Rues de Tournefeuille
542 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de Bigorre
patrimoineAllée de Gavarnie
patrimoineAllée des Bartavelles
patrimoineAllée des Corbières
patrimoineAllée des Frères Higouneng
patrimoineAllée des Landes
natureAllée des Platanes
patrimoineAllée des Sports
patrimoineAllée du Lac
patrimoineAllée du Var
patrimoineAllée Gérard Dader
patrimoineAllée Pierre Bordes
patrimoineAllée Samuel Paty
patrimoineAvenue de Gascogne
patrimoineAvenue de la Limagne
patrimoineAvenue de Lardenne
patrimoineAvenue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Avenue de l'Ariège
patrimoineAvenue du Comminges
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
patrimoineAvenue du Général de Monsabert
patrimoineAvenue du Maréchal Leclerc de Hautecloque
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue du Marquisat
patrimoineAvenue François Verdier
patrimoineAvenue James Clerk Maxwell
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue Pierre Mendès France
patrimoineAvenue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Boulevard Alain Savary
patrimoineBoulevard de l'Île-de-France
patrimoineBoulevard de l'Industrie
patrimoineBoulevard des Pyrénées
patrimoineBoulevard Eugène Montel
patrimoineBoulevard François Mitterrand
patrimoineBoulevard Goya
patrimoineBoulevard Jean Gay
patrimoineBoulevard Marcel Paul
patrimoineBoulevard Vincent Auriol
patrimoineBus en site propre Linéo 3
patrimoineChemin Alfred Nakache
patrimoineChemin Anne-Caroline Chausson
patrimoineChemin Antoine Albeau
patrimoineChemin Claude Onesta
patrimoineChemin Colette Besson
patrimoineChemin de Bergon
patrimoineChemin de Bordeneuve
patrimoineChemin de Bordenoire
patrimoineChemin de Cournaudis
patrimoineChemin de Ferret
patrimoineChemin de Ferro Lébrès
patrimoineChemin de Fournaulis
patrimoineChemin de Jarlandis
patrimoineChemin de la Branère
patrimoineChemin de la Gravette
patrimoineChemin de la Grenouillette
patrimoineChemin de la Peyrette
patrimoineChemin de l'Armagnac
patrimoineChemin de l'Armurié
patrimoineChemin de Larramet
patrimoineChemin de l'Haut-Saut
patrimoineChemin de Pahin
patrimoineChemin de Panegans
patrimoineChemin de Panicarda
patrimoineChemin de Peydou
patrimoineChemin des Bourdets
patrimoineChemin des Carnières
patrimoineChemin d'Estiou
patrimoineChemin de Valette Bas
patrimoineChemin de Valette Haut
patrimoineChemin du Bois
patrimoineChemin du Canal
patrimoineChemin du Chandelier
patrimoineChemin du Cheval Blanc
patrimoineChemin du Grillou
patrimoineChemin du Prat
patrimoineChemin du Ramelet Moundi
patrimoineChemin du Touch
patrimoineChemin Jacques Secrétin
patrimoineChemin Jean-Claude Tequi
patrimoineChemin Jeannie Longo
patrimoineChemin Jérôme Costinot
patrimoineChemin Just Fontaine
patrimoineChemin Kelly Slater
patrimoineChemin Mady Moreau
patrimoineChemin Olivia Hegron
patrimoineChemin Olivier Marceau
patrimoineChemin Philippe Suchaud
patrimoineChemin Saint-Exupéry
patrimoineChemin Saint-Pierre
patrimoineChemin Suzanne Lenglen
patrimoineChemin Taïg Chris
patrimoineChemin Ugo Croustillat
patrimoineChemin Victor Dubuisson
patrimoineCité du Parc
patrimoineClos Ambroise Paré
patrimoineClos Antoine Lavoisier
patrimoineClos de Chartreuse
patrimoineClos de la Ciboulette
patrimoineClos de la Digue
patrimoineClos de la Treille
patrimoineClos de l'Autan Blanc
patrimoineClos de l'Iseran
patrimoineClos des Alpilles
patrimoineClos des Bleuets
patrimoineClos des Buissonnets
patrimoineClos des Cardabelles
patrimoineClos des Cigales
patrimoineClos des Garrigues
patrimoineClos des Genêts
patrimoineClos des Joncs
patrimoineClos des Massettes
patrimoineClos des Myrtilles
patrimoineClos des Nénuphars
patrimoineClos du Bosquet
patrimoineClos du Cep
patrimoineClos du Chandelier
patrimoineClos du Gardon
patrimoineClos du Grésivaudan
patrimoineClos du Luberon
patrimoineClos du Marboré
patrimoineClos du Médoc
patrimoineClos du Vaccares
patrimoineClos Gabriel Fauré
patrimoineClos Henri Becquerel
patrimoineClos Herbettes
patrimoineClos Jean-Baptiste Lulli
patrimoineClos Joliot Curie
patrimoineClos Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Clos Petiot
patrimoineImpasse Adolphe Coll
patrimoineImpasse Auguste Quercy
patrimoineImpasse Bertrand Panouse
patrimoineImpasse Chante Brise
patrimoineImpasse d'Anjou
patrimoineImpasse Danton
patrimoineImpasse d'Artois
patrimoineImpasse de Belbèze
patrimoineImpasse de Bordenoire
patrimoineImpasse de Bordenoire II
patrimoineImpasse de Bourgogne
patrimoineImpasse de Ferrolébres
patrimoineImpasse de Jarlandis
patrimoineImpasse de la Bastille
patrimoineImpasse de la Bergerie
patrimoineImpasse de la Champagne
patrimoineImpasse de la Clairière
patrimoineImpasse de l'Adret
patrimoineImpasse de la Garenne
patrimoineImpasse de la Grenouilette
patrimoineImpasse de la Licorne
patrimoineImpasse de la Menthe
patrimoineImpasse de la Meuse
patrimoineImpasse de la Neste
patrimoineImpasse de la Palombière
patrimoineImpasse de la Peyrette
patrimoineImpasse de la Sardane
patrimoineImpasse de la Sarriette
patrimoineImpasse de la Sologne
patrimoineImpasse de l'Aubépine
patrimoineImpasse de l'Aubrac
patrimoineImpasse de l'Indre
patrimoineImpasse de l'Ubac
patrimoineImpasse de Néouvielle
patrimoineImpasse Denis Papin
patrimoineImpasse de Pahin
patrimoineImpasse des Cailles
patrimoineImpasse des Catalpas
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Cévennes
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Costes
patrimoineImpasse des Ecarts
patrimoineImpasse des Églantines
patrimoineImpasse des Érables
patrimoineImpasse des Graves
patrimoineImpasse des Jacinthes
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Liserons
patrimoineImpasse des Marronniers
patrimoineImpasse des Myosotis
patrimoineImpasse des Néfliers
patrimoineImpasse des Pampres
patrimoineImpasse des Perdrix
patrimoineImpasse des Pommiers
patrimoineImpasse des Rameaux
patrimoineImpasse des Romarins
patrimoineImpasse des Sarcelles
patrimoineImpasse des Sillons
patrimoineImpasse des Sorbiers
patrimoineImpasse des Sureaux
patrimoineImpasse des Tonnelles
patrimoineImpasse des Tournesols
patrimoineImpasse des Trèfles
patrimoineImpasse des Vignerons
natureImpasse d'Oc
patrimoineImpasse d'Occitanie
patrimoineImpasse d'Orhy
patrimoineImpasse du 14 Juillet 1789
patrimoineImpasse du Béarn
patrimoineImpasse du Bois
patrimoineImpasse du Canalet
patrimoineImpasse du Causse
patrimoineImpasse du Céciré
patrimoineImpasse du Chasselas
patrimoineImpasse du Château
patrimoineImpasse du Chèvrefeuille
patrimoineImpasse du Clos des Roses
patrimoineImpasse du Corps Franc Pomiès
patrimoineImpasse du Couserans
patrimoineImpasse du Docteur Pierre Baudet
patrimoineImpasse du Gard
patrimoineImpasse du Grillou
patrimoineImpasse du Languedoc
patrimoineImpasse du Maou
patrimoineImpasse du Muscat
patrimoineImpasse du Petit Train
patrimoineImpasse du Pradal
patrimoineImpasse du Prat
patrimoineImpasse d'Usse
patrimoineImpasse du Tertre
patrimoineImpasse François Verdier
patrimoineImpasse Gaston Doumergue
patrimoineImpasse Henri Grégoire
patrimoineImpasse Jean Cocteau
patrimoineImpasse Jean Mermoz
patrimoineImpasse Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Impasse les Pins de Peyrette
patrimoineImpasse Marat
patrimoineImpasse Marcel Paul
patrimoineImpasse Max Baylac
patrimoineImpasse Michel Montagné
patrimoineImpasse Orée de la Ramée 1
patrimoineImpasse Orée de la Ramée II
patrimoineImpasse Paul Gauguin
patrimoineImpasse Pirac
patrimoineImpasse Saint-Jacques
patrimoineImpasse Saintonge
patrimoineImpasse Vincent Scotto
patrimoineMontel
patrimoinePassage Alexandre Calder
patrimoinePassage de Bordenoire
patrimoinePassage de Cornaudis
patrimoinePassage de l'Allier
patrimoinePassage des Chasseurs
patrimoinePassage des Collégiens
patrimoinePassage Elisa Lemonnier
patrimoinePassage Orée de la Ramée
patrimoinePassage Saint-Pierre
patrimoinePassage Yves Klein
patrimoinePasserelle de Carrelas
patrimoinePlace d'Anjou
patrimoinePlace d'Artois
patrimoinePlace de Graus
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace des Iris
patrimoinePlace du Cantal
patrimoinePlace Léopold Sédar Senghor
patrimoinePlace Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Place Pierre de Fermat
patrimoineRésidence d'Oc
patrimoineRésidence La Cheneraie
natureRésidence Parc Rimbaud
patrimoineRocade Arc-en-Ciel
patrimoineRond-Point des Époux Mongelard
patrimoineRond-Point des Français Libres
patrimoineRond-Point du Serment de Koufra
patrimoineRond-Point Henry Dunant
patrimoineRond-Point Paul Micas
patrimoineRond-Point Terre d'Envol
patrimoineRoute de Pibrac
patrimoineRoute de Tarbes
patrimoineRoute de Tournefeuille
patrimoineRue Achille Viadieu
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Alfred de Musset
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue Amedeo Modigliani
patrimoineRue André Messager
patrimoineRue Auguste Renoir
patrimoineRue Berthelot
patrimoineRue Bertrand Panouse
patrimoineRue Boris Vian
patrimoineRue Camille Saint-Saëns
cultureEntré au Conservatoire à l'âge de treize ans, Camille Saint-Saëns (1835-1921) acquit rapidement une renommée significative auprès de grands compositeurs comme Rossini ou Berlioz. Organiste titulaire de la Madeleine à Paris pendant vingt ans, puis professeur de piano, il composa dans tous les genres : les opéras Samson et Dalila (1877) et Déjanire (1898) assirent sa notoriété, tandis que le Carnaval des animaux — qu'il refusa de publier de son vivant, le jugeant trop léger — reste aujourd'hui son œuvre la plus jouée à travers le monde. Souvent en opposition avec le wagnérisme, son style contribua au développement du poème symphonique, genre nouveau également porté par Liszt. Pris par l'élan patriotique qui succéda à la défaite française lors de la guerre franco-prussienne, Saint-Saëns fonda en 1871 la Société nationale de musique pour promouvoir les compositeurs de l'hexagone. Fait notable dans l'histoire du cinéma, il fut aussi le premier à composer spécialement une musique pour un film — celle de L'Assassinat du duc de Guise, en 1908.
Rue Cantegril
patrimoineRue Cesar Franck
patrimoineRue Chante Brise
patrimoineRue Charles Gounod
patrimoineRue Claude Debussy
patrimoineRue Claude Monet
patrimoineRue Clément Ader
patrimoineRue Colbert
patrimoineRue Corneille
patrimoineRue d'Alsace
patrimoineRue d'Anjou
patrimoineRue d'Aquitaine
patrimoineRue d'Aspin
patrimoineRue d'Auteuil
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patrimoineRue de Belbèze
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patrimoineRue de Cerdagne
patrimoineRue de Chambord
patrimoineRue de Chateaubriand
patrimoineRue de Chenonceaux
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patrimoineRue de Coudercy
patrimoineRue de Guyenne
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patrimoineRue de la Digue
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patrimoineRue de la Gibecière
patrimoineRue de la Gimone
patrimoineRue de la Gironde
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patrimoineRue de la Licorne
patrimoineRue de la Limagne
patrimoineRue de l'Alouette
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patrimoineRue de l'Amandier
patrimoineRue de la Marne
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patrimoineRue de la Montjoie
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natureRue de l'Ardêche
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patrimoineRue de la Somme
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patrimoineRue de l'Estive
patrimoineRue de l'Isére
patrimoineRue de l'Occitanie
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patrimoineRue de l'Oustalet
patrimoineRue de Montaigu
patrimoineRue de Néouvielle
patrimoineRue de Passerive
patrimoineRue de Perthus
patrimoineRue de Peyresourde
patrimoineRue de Provence
patrimoineRue de Rouergue
patrimoineRue des Abeilles
natureLes abeilles sont des insectes volants que l'on reconnaît au pelage (contrairement aux guêpes) qui recouvre leur abdomen zébré de jaune de et noir. Il y existe plus de 20 000 espèces différentes dans le monde, mais c'est l'abeille mellifère qui est la plus présente sur le sol européen. Elles butinent pour collecter du nectar, un liquide sucré qui dont elles se nourrissent et qu'elles utilisent pour faire des réserves sous forme de miel (d'où "mellifère"). En prélevant ce précieux nectar, leur corps se couvrent de poussière de pollen qu'elles transportent inconsciemment vers d'autres fleurs, contribuant au cycle de reproduction des plantes. Les abeilles sont précieuses : protégeons-les !
Rue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue des Alpilles
patrimoineRue des Aulnes
patrimoineRue des Bergeronnettes
patrimoineRue des Biches
patrimoineRue des Blés
patrimoineRue des Bouquets
patrimoineRue des Bouvreuils
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Buis
patrimoineRue des Capitouls
patrimoineRue des Catalpas
patrimoineRue des Cèdres
patrimoineRue des Cévennes
patrimoineRue des Champs
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Chevreuils
patrimoineRue des Clématites
patrimoineRue des Corbières
patrimoineRue des Coteaux
patrimoineRue des Coudriers
patrimoineRue des Églantines
patrimoineRue des Épis
patrimoineRue des Érables
patrimoineRue des Fougères
patrimoineRue des Frênes
patrimoineRue des Frères
patrimoineRue des Graves
patrimoineRue des Grives
patrimoineRue des Hêtres
natureRue des Hirondelles
natureRue des Libellules
patrimoineRue des Lilas
patrimoineRue des Marronniers
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patrimoineRue des Oliviers
patrimoineRue des Ombrages
patrimoineRue des Ormes
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patrimoineRue des Perdreaux
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Pins
patrimoineRue des Pinsons
patrimoineRue des Platanes
patrimoineRue des Primevères
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patrimoineRue des Rameaux
patrimoineRue des Roitelets
patrimoineRue des Rossignols
patrimoineRue des Sapins
patrimoineRue des Saules
patrimoineRue des Sources
patrimoineRue des Tamaris
patrimoineRue des Templiers
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Tonnelles
patrimoineRue des Tournesols
patrimoineRue des Vendanges
patrimoineRue des Violettes
patrimoineRue des Vosges
patrimoineRue de Touraine
patrimoineRue de Valençay
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patrimoineRue de Villandry
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patrimoineRue Didier Daurat
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patrimoineRue du 14 Juillet 1789
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du 8 Mai 1945
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natureRue du Vignoble
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patrimoineRue Eugène Castell
patrimoineRue Fernand Leger
patrimoineRue Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Rue Francis de Riols de Fonclare
patrimoineRue Frédéric Mistral
patrimoineRue Gaston Doumergue
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patrimoineRue Jean Giono
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jean Petit
patrimoineRue Joan Miro
patrimoineRue Joffre
patrimoineRue Jules Massenet
patrimoineRue Jules Védrines
patrimoineRue l'Etourneau
patrimoineRue Louis Blériot
patrimoineRue Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Lucien Lafay
patrimoineRue Lurçat
patrimoineRue Marcel Pagnol
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patrimoineRue Paul Valéry
patrimoineRue Pierre Brossolette
patrimoineRue Pierre Curie
sciencesDans l'ombre immense de Marie, on oublie souvent son mari Pierre Curie (1859-1906). C'est pourtant un physicien de premier rang, l'un des plus brillants de son temps, et sans lui l'histoire du radium n'aurait sans doute jamais été écrite. Né à Paris dans une famille de médecins libres-penseurs, Pierre Curie n'est jamais allé à l'école. Son père, jugeant l'instruction publique trop rigide pour ce fils rêveur et lent à l'écrit, se charge lui-même de son éducation, dans le jardin familial et devant les vitrines des herboristes. Il apprend en observant la nature, en dessinant les fleurs, en démontant les mécanismes. À 16 ans, il entre à la Sorbonne. À 21, il est agrégé de physique. Avec son frère Jacques, il fait sa première grande découverte à 21 ans : certains cristaux — comme le quartz — produisent un courant électrique quand on les comprime, et se déforment quand on leur applique une tension. C'est la piézoélectricité. Découverte élégante et discrète, dont personne ne mesure alors la portée : elle équipe aujourd'hui les briquets, les montres à quartz, les échographies, les capteurs de smartphones, les sonars. Un siècle et demi plus tard, notre monde vibre littéralement au rythme de sa trouvaille de jeunesse. Il consacre ensuite quinze ans à étudier le magnétisme, formule la fameuse loi de Curie — qui décrit comment les matériaux magnétiques se comportent en fonction de la température — et découvre la température de Curie, au-delà de laquelle un aimant perd ses propriétés. Ces travaux lui vaudront enfin son doctorat, à 36 ans seulement. Il est brillant, mais lent, désintéressé, absorbé par ses expériences. Il travaille dans un laboratoire misérable à l'École de physique et chimie de Paris. Il refuse la Légion d'honneur, refuse les mondanités, refuse à peu près tout ce qui ressemble à un honneur. En 1894, un ami lui présente une jeune Polonaise venue étudier à Paris : Maria Skłodowska. Elle cherche un laboratoire pour ses recherches sur le magnétisme, il en cherche une pour partager sa vie. Ils se marient en 1895 — voyage de noces à vélo à travers la France, chacun un baluchon sur le porte-bagages. Pierre a 36 ans, Marie 27. Naît alors l'un des couples scientifiques les plus féconds de l'histoire. Quand Marie décide d'explorer les mystérieux rayons de l'uranium découverts par Becquerel, Pierre abandonne ses propres recherches pour s'associer à elle. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage ni ventilation, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême. En 1898, ils isolent successivement deux nouveaux éléments : le polonium (baptisé en l'honneur de la patrie de Marie) et le radium. Ils inventent le mot « radioactivité ». Prix Nobel de physique en 1903 — que Pierre exige de partager avec Marie, alors que le comité voulait n'honorer que les hommes. Les mains couvertes de brûlures, épuisé par les longues heures de laboratoire, il souffre de douleurs osseuses de plus en plus violentes — les premiers effets, ignorés à l'époque, des rayonnements. Il continue pourtant : professeur enfin à la Sorbonne en 1904, élu à l'Académie des sciences en 1905. Il commence à peine à goûter la reconnaissance. Une rue sous la pluie. Le 19 avril 1906, à Paris, il traverse la rue Dauphine sous une pluie battante, distrait, épuisé, sans doute déjà malade. Il glisse. Un lourd fardier tiré par un cheval passe à cet instant : sa roue lui écrase le crâne. Il meurt sur le coup, à 46 ans. Marie ne s'en remettra jamais tout à fait ; elle poursuivra seule leurs travaux, obtiendra un second Nobel en son honneur autant qu'au sien. En 1995, presque un siècle après sa mort, il entre au Panthéon aux côtés de Marie. Sur son cercueil, quelques mots gravés — les seuls qui lui vont : physicien, savant, humble. On disait de lui qu'il aurait suffi qu'il tende la main pour recevoir toutes les gloires. Il ne l'a jamais tendue. C'est peut-être pour cela qu'on ne les lui a jamais retirées.
Rue Pierre Labitrie
patrimoineRue Racine
patrimoineRue René Magritte
patrimoineRue Robert Desnos
patrimoineRue Robespierre
patrimoineRue Sonia Delaunay
patrimoineRue Toulouse Lautrec
patrimoineRue Vélasquez
patrimoineRue Vincent d'Indy
patrimoineRue Vincent Van Gogh
patrimoineSentier des chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Sentier du casse
patrimoineSentier du romègue
patrimoineSquare Antonin Balancy
patrimoineSquare Jean Giono
patrimoineSquare Luis Companys
patrimoineSquare Paul Camy
patrimoine