Rues de Tignes
130 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Accès Réservoirs Tignes le Lac
patrimoineAllée du Géant
patrimoineArcosses
patrimoineAvenue de la Grande Motte
patrimoineAvenue des Neiges
patrimoineAvenue du Lac
patrimoineBlue Lagoon
patrimoineBollinette
patrimoineBorsattack
patrimoineBoucle de l'Edelweiss
patrimoineBoucle de l'Illaz
patrimoineBoucle des Roches Rouges
patrimoineBoucle du Chevril
patrimoineBoucle du Rosset
patrimoineChardons
patrimoineChemin Adèle Milloz
patrimoineChemin de Crouze
patrimoineChemin de la Clittaz
patrimoineChemin de la Gouille de Salin
patrimoineChemin de l'Aiguille Percée
patrimoineChemin de l'Aiguille Rouge
patrimoineChemin de l'Alpage
patrimoineChemin de la Maison Neuve
patrimoineChemin de la Pachona
patrimoineChemin de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Chemin de la Sachette
patrimoineChemin de Lognan
patrimoineChemin des Boisses
patrimoineChemin des Chartreux
patrimoineChemin des Chaudannes
patrimoineChemin des Combes
patrimoineChemin des Condus
patrimoineChemin des Lanches
patrimoineChemin des Pêcheurs
patrimoineChemin de Tovière
patrimoineChemin du Blondin
patrimoineChemin du Bois de la Laye
patrimoineChemin du Borsat
patrimoineChemin du Glacier
patrimoineChemin du Grand Pré
patrimoineChemin du Marais
patrimoineChemin Lo Tournavel
patrimoineCombe des Militaires
patrimoineDH Black Metal
patrimoineDH Fresse Taga
patrimoineDH Gypsy
patrimoineDH Jump Around
patrimoineDH Kamasutrail
patrimoineDH Moustache
patrimoineDH Scarefresse
patrimoineDH Smoothie
patrimoineEasyride
patrimoineEsplanade des Campanules
patrimoineEsplanade des Montayes
patrimoineGalerie du Chardonnet
patrimoineGare Routière Maison de Tignes
patrimoineGunpowder
patrimoineGunPowder
patrimoineGypsy
patrimoineImpasse de la Croix
patrimoineImpasse de la Digue
patrimoineImpasse de la Leissière
patrimoineImpasse de la Marlière
patrimoineImpasse de la Marmitte
patrimoineImpasse de la Ravine
patrimoineImpasse de la Rosière
patrimoineImpasse des Mélèzes
patrimoineImpasse des Moutières
patrimoineImpasse des Platières
patrimoineImpasse des Terres Rouges
patrimoineImpasse de Villarstrassiaz
patrimoineImpasse du Bollin
patrimoineImpasse Grapillon
patrimoineImpasse Saint Jacques
patrimoineJump Around
patrimoineKangooride
patrimoineL'Aiguille Percée
patrimoineMélézes
patrimoineMélèzes
patrimoineMontée de la Trinité
patrimoineMontée de lo Nanssil
patrimoineMontée des Boissières
patrimoineMontée des Hauts des Brévières
patrimoineMontée des Maisonnettes
patrimoineMontée des Tufs
patrimoineMontée du Golf
patrimoineMontée du Sarrasin
patrimoineParavalanche de la Forêt
natureVaste étendue arborée couvrant aujourd'hui près d'un tiers du territoire français, la forêt est bien plus qu'un paysage : c'est une histoire de dix mille ans, une ressource économique majeure protégée depuis Colbert par un droit unique en Europe, un refuge écologique menacé, et l'un des grands imaginaires collectifs de la culture française.
Une forêt n'est pas une simple étendue d'arbres — c'est un écosystème complet, avec ses strates superposées : la canopée des arbres adultes (chênes, hêtres, pins, sapins selon les régions), la strate arbustive (noisetiers, houx, sureaux), la strate herbacée (fougères, mousses, fleurs de sous-bois), et le sol vivant grouillant de champignons, d'insectes et de mycorhizes. On distingue les feuillus (chêne, hêtre, châtaignier, charme — dominants dans le nord et le centre) des résineux (pin, sapin, épicéa, mélèze — dominants en montagne et dans les Landes). Une forêt de futaie est composée d'arbres élevés et espacés ; un taillis de rejets courts et denses coupés régulièrement ; une futaie sur taillis mêle les deux systèmes — mode d'exploitation traditionnel français encore fréquent.
À l'époque gallo-romaine, la forêt couvrait environ 30 millions d'hectares — la moitié du territoire. Les Gaulois y vénéraient les chênes, les druides y célébraient leurs cultes, les légendes s'y déployaient. Puis vinrent les grands défrichements médiévaux, les besoins de la marine, les forges, les charpentes : en 1700, il ne restait plus que 8 à 9 millions d'hectares boisés. La forêt française, saccagée, menaçait de disparaître.
En août 1669, le ministre de Louis XIV promulgue l'Ordonnance sur le fait des Eaux et Forêts — véritable premier code forestier français, l'un des premiers au monde. Elle règle tout : formation des officiers forestiers, planification des coupes, mise en réserve du quart de la superficie pour de grands arbres, exclusion du bétail, droit de préemption de l'État sur les meilleurs bois pour la construction navale. Cette ordonnance visionnaire — véritable ancêtre du concept moderne de développement durable — restera en vigueur jusqu'à la Révolution et inspirera le Code forestier de 1827 toujours à la base du droit français.
Au début du XIXᵉ siècle, la forêt française avait encore reculé à 16 % du territoire sous les besoins de la révolution industrielle. La création de l'École forestière de Nancy en 1824 puis de l'Office national des forêts (ONF) en 1964 ont accompagné une reconquête spectaculaire. Aujourd'hui, la forêt française couvre près de 17 millions d'hectares — soit 31 % du territoire national —, faisant de la France le quatrième pays le plus boisé d'Europe après la Suède, la Finlande et l'Espagne. Elle progresse encore d'environ 50 000 hectares par an.
Le régime foncier français est original : 75 % des forêts appartiennent à des propriétaires privés (environ 3,5 millions de particuliers et sociétés), 15 % aux communes (forêts communales), et 10 % à l'État (forêts domaniales — Fontainebleau, Compiègne, Rambouillet, Tronçais, Bercé). Les forêts publiques sont gérées par l'ONF ; les forêts privées, par leurs propriétaires sous encadrement du Centre national de la propriété forestière.
Au-delà de sa fonction économique (bois de construction, chauffage, papier), la forêt française est un refuge de biodiversité — plus de 130 espèces d'arbres, des milliers d'espèces animales, des dizaines de milliers d'insectes —, un piège à carbone essentiel dans la lutte contre le dérèglement climatique, et un lieu d'imaginaire collectif qui traverse toute la culture française, des contes de Perrault aux romans de Giono, des chasses royales de Fontainebleau aux promenades dominicales contemporaines. En temps de crise climatique, elle est aussi de plus en plus menacée — incendies (Landes 2022, Gard 2023, Gironde 2026), scolytes, sécheresses répétées — rappelant que Colbert avait vu juste dès 1669 : la forêt est un patrimoine fragile qu'il faut, à chaque génération, choisir de préserver.Paravalanche des Combes
patrimoineParavalanche des Combes d'Amont
patrimoineParavalanche du Vèpier
patrimoineParking du Lac 1
patrimoineParking du Rosset
patrimoinePassage Olympique 2
patrimoinePlace de la Vanoise
patrimoinePlace du Curling
patrimoinePlace du Lac
patrimoinePlace du Rond-Point des Pistes
patrimoinePlace Kalinda
patrimoinePlace Santa Terra
patrimoinePlace Tignes Semper Vivens
patrimoinePromenade de Tovière
patrimoineRoute de la Ferme
patrimoineRoute de la Sassière
patrimoineRoute de Lavachet
patrimoineRoute de l'Estive
patrimoineRoute des Alpages
patrimoineRoute des Avanchers
patrimoineRoute des Hameaux
patrimoineRoute des Ruines
patrimoineRoute du Barrage
patrimoineRoute du Glattier
patrimoineRoute du Lavachet
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de Ronnaz
patrimoineRue des Almes
patrimoineRue du Val Claret
patrimoineRuelle de l'Église
patrimoineSur les cent mille édifices religieux disséminés à travers le pays, quarante-cinq mille sont des églises paroissiales.
Le mot vient du grec ekklêsia — « l'assemblée des convoqués ». Il désignait d'abord la communauté des fidèles rassemblés, avant de glisser vers le bâtiment qui les accueillait. Ce double sens n'a jamais disparu : quand on parle de l'Église catholique, on désigne encore la communauté ; quand on parle d'une église romane, on désigne le bâtiment. Deux mille ans après, le mot porte toujours ses deux mémoires.
Si le clocher en est l'élément le plus emblématique — souvent la première silhouette qu'on aperçoit de loin — chaque église cache un vocabulaire propre qui vaut la peine d'être connu. On franchit le portail (parfois surmonté d'un tympan sculpté qui raconte, en pierre, une scène biblique) et l'on entre dans la nef, longue salle centrale bordée d'une ou de plusieurs travées collatérales. Elle mène au chœur, réservé au clergé, souvent séparé de la nef par un transept — cette « aile » transversale qui donne à l'édifice sa forme de croix latine. Tout au fond, derrière l'autel, le chevet clôt l'édifice, tantôt plat, tantôt arrondi en abside. Les vitraux — véritables bibles de lumière pour les fidèles illettrés du Moyen Âge — colorent la pierre de rouge, de bleu, d'or. Au-dessus, les voûtes sont maintenues par des arcs de pierre scellés en leur sommet par une clé de voûte — pièce maîtresse qui, une fois posée, verrouille tout l'édifice. La grande rosace de la façade occidentale, quand elle existe, achève de faire de l'église un lieu d'harmonie et de lumière.
L'architecture raconte les siècles superposés. Le roman (XIᵉ-XIIᵉ siècle) est trapu, aux murs épais, aux ouvertures étroites, aux arcs en plein cintre. Le gothique (à partir du XIIᵉ) élance ses voûtes sur croisées d'ogives et laisse entrer la lumière à flots par de vastes verrières. Le baroque (XVIIᵉ-XVIIIᵉ) déploie les courbes, les dorures et les statues théâtrales. Le néogothique du XIXᵉ siècle revient aux flèches élancées, dans un élan de restauration romantique. La plupart des églises paroissiales sont en réalité des palimpsestes où chaque génération a laissé sa trace : un chœur reconstruit, une chapelle ajoutée, un porche refait.
Ces lieux au cœur du village abritent l'âme de la religion catholique, mais leur rôle a longtemps dépassé le seul culte. Au Moyen Âge, on y était baptisé, marié, enterré au cimetière attenant — les trois moments essentiels de la vie. On y payait la dîme — cet impôt d'origine biblique, littéralement le « dixième », prélevé sur toutes les récoltes de la paroisse au profit du clergé pour son entretien et le culte. Devenue au fil des siècles l'une des grandes charges pesant sur les paysans, elle fut abolie dans la nuit du 4 août 1789, symbole de la fin de l'Ancien Régime.
Les cloches, attestées dès le XIIIᵉ siècle, rythmaient la journée : angélus du matin, du midi et du soir, tocsin d'alerte, glas des morts, volées joyeuses des mariages. Le fameux coq au sommet du clocher — symbole de vigilance et de résurrection — apparaît en France dès le IXᵉ siècle et deviendra un emblème national.Ruelle des Boisses
patrimoineRuelle du Picheru
patrimoineRuelle Saint-Maurice
patrimoineRue Saint-Pierre aux Liens
patrimoineSmoothie
patrimoineSweet Sweet
patrimoineTarentaise Airline
patrimoineTarte à Lognan
patrimoineTignes le Lac (ESF)
patrimoineToviere
patrimoineTunnel des Brévières
patrimoineTunnel du Glattier
patrimoine