Rues de Thizy-les-Bourgs
397 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Raze
patrimoineAllée des Lupins
patrimoineAllée des Muriers
patrimoineAllée du Collège
patrimoineAncienne Route de Mardore
patrimoineAvenue des Granges
patrimoineAvenue du Docteur Albert Schweitzer
patrimoineAvenue Simone Albert
patrimoineBoulevard Bellevue
patrimoineBoulevard d'Alsace Lorraine
patrimoineChemin Château Verrière
patrimoineChemin Chez Cadet
patrimoineChemin Chez Chapelle
patrimoineChemin Chez Patay
patrimoineChemin Crozet
patrimoineChemin de Bachasse
patrimoineChemin de Bazin
patrimoineChemin de Beau Côté
patrimoineChemin de Bel-Air
patrimoineChemin de Bethleem
patrimoineChemin de Chalatofray
patrimoineChemin de Chatignasse
patrimoineChemin de Chazelle
patrimoineChemin de Clair Matin
patrimoineChemin de Cocogne
patrimoineChemin de Courcenay
patrimoineChemin de Deauvilliers
patrimoineChemin de Digas
patrimoineChemin de Fond Ronde
patrimoineChemin de Fournel
patrimoineChemin de la Bachasse
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patrimoineChemin de la Croix Botillon
patrimoineChemin de la Croix Mulsant
patrimoineChemin de la Croix Saint-Claude
patrimoineChemin de la Faille
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natureChemin de la Jouterie
patrimoineChemin de la Livrée
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patrimoineChemin de la Paix
patrimoineChemin de la Parelle
patrimoineChemin de la Pierre à l’Âne
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patrimoineChemin de la Ranche
patrimoineChemin de la Riniere
patrimoineChemin de la Roche
patrimoineChemin de la Roche Bocailleux
patrimoineChemin de la Serve
patrimoineChemin de la Tessonnière
patrimoineChemin de la Triche
patrimoineChemin de la Villette
patrimoineChemin de l’Enfer
patrimoineChemin de l'Étang
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patrimoineChemin de Montguimbard
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patrimoineChemin de Paillac
patrimoineChemin de Plat de Cœur
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patrimoineChemin des Aidons
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patrimoineChemin de Traizette
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patrimoineChemin du Constantin
patrimoineChemin du Corret
patrimoineChemin du Fouilloux
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patrimoineChemin du Garnaron
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patrimoineChemin du Levon
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patrimoineChemin du Marnanton
patrimoineChemin du Martignon
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patrimoineChemin du Pont Gaty
patrimoineChemin du Pont Villiers
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patrimoineChemin du Quartier Collonges
patrimoineChemin du Replat
patrimoineChemin du Ronchet
patrimoineChemin du Roulier
patrimoineChemin du Sapin
patrimoineChemin du Sel
patrimoineChemin du Servageon
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patrimoineChemin du Souchon
patrimoineChemin du Suchet
patrimoineChemin du Torail
patrimoineChemin du Vernayon
patrimoineChemin Farjas
patrimoineChemin Julien
patrimoineChemin les Mouilles
patrimoineChemin les Roches
patrimoineChemin Pré Vernay
patrimoineChemin Rochard
patrimoineChemin Saint-Laurent
patrimoineChemin Verroux
patrimoineChemin Vers la Croix
patrimoineChemin Vers le Bois
patrimoineImpasse Auguste Renoir
patrimoineImpasse Chaboud
patrimoineImpasse Charles Bouttier
patrimoineImpasse Claude Monnet
patrimoineImpasse Claudius Chervin
patrimoineImpasse Clos de la Madone
patrimoineImpasse Darcy
patrimoineImpasse de Boisserat
patrimoineImpasse de Chassière
patrimoineImpasse de Compostelle
patrimoineImpasse de la Blanchisserie
patrimoineImpasse de la Clartière
patrimoineImpasse de la Coquinière
patrimoineImpasse de la Pepinière
patrimoineImpasse de la Providence
patrimoineImpasse de la Rivière
natureImpasse de la Sarre
patrimoineImpasse de l’Atelier
patrimoineImpasse de la Trambouze
patrimoineImpasse de la Truite
patrimoineImpasse de l'Écureuil
patrimoineImpasse de l'Épicerie
patrimoineImpasse de l’Euro
patrimoineImpasse d'Éole
patrimoineImpasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Impasse des Anciènes Résidences
patrimoineImpasse des Beurrys
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Champs
patrimoineImpasse des Fargettes
patrimoineImpasse des Fourches
patrimoineImpasse des Francs
patrimoineImpasse des Géraniums
patrimoineImpasse des Glaïeuls
patrimoineImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Lilas
patrimoineImpasse des Noisetiers
patrimoineImpasse des Peupliers
natureImpasse des Pierres Bleues
patrimoineImpasse des Prés
patrimoineImpasse des Primeurs
patrimoineImpasse des Rochers
patrimoineImpasse des Salaisons
patrimoineImpasse des Sources
patrimoineImpasse des Thévenins
patrimoineImpasse d’Hessle
patrimoineImpasse du 11 Novembre 1918
patrimoineImpasse du 8 Mai 1945
patrimoineImpasse du Camp
patrimoineImpasse du Cimetière
patrimoineImpasse du Faurézien
patrimoineImpasse du Four à Chaux
patrimoineImpasse du Four Banal
patrimoineImpasse du Mantelier
patrimoineImpasse du Marechal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Impasse du Mont
patrimoineImpasse du Mont Roux
patrimoineImpasse du Petit Jean
patrimoineImpasse du Puits
patrimoineImpasse du Ruisseau
natureImpasse Freerie
patrimoineImpasse Fromental
patrimoineImpasse Goutamard
patrimoineImpasse Henri IV
patrimoineImpasse Kisbou
patrimoineImpasse le Chollet
patrimoineImpasse Lepine
patrimoineImpasse les Seilleires
patrimoineImpasse Marius Berliet
patrimoineImpasse Montcorge
patrimoineImpasse Pasmaval
patrimoineImpasse Reclaine
patrimoineImpasse Richard
patrimoineImpasse Saint-André
patrimoineImpasse Saint-Charles
patrimoineImpasse Sainte-Catherine
patrimoineLa Croix des Ardilliers
patrimoineLe Bourg
patrimoineParking du Tacot
patrimoinePassage Bouttard
patrimoinePassage de la Fontaine
patrimoinePassage de la Gare
patrimoinePassage des 100 Marches
patrimoinePassage des Cités Roche Bâties
patrimoinePassage des Écoliers
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patrimoinePassage du Vieux Couvent
patrimoinePlace Aristide Briand
patrimoinePlace Charles Bouttier
patrimoinePlace Chervin
patrimoinePlace de Bouverie
patrimoinePlace de la Rancune
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l’Europe
patrimoinePlace de Notre Dame
patrimoinePlace de Notre-Dame
patrimoinePlace du Commerce
patrimoinePlace du Marché
patrimoinePlace du Souvenir Français
patrimoinePlace Gabriel Péri
patrimoinePlace Jean Gabin
patrimoinePlace Paul Guérry
patrimoinePlace Rouget de l’Isle
patrimoinePlace Saint-Jean
patrimoinePont Buffard
patrimoineRoute Chez Giraud
patrimoineRoute de Cours
patrimoineRoute de la Carrière
patrimoineRoute de la Drioule
patrimoineRoute de la Gresle
patrimoineRoute de Lagresle
patrimoineRoute de la Lièvre
patrimoineRoute de la Montagne
patrimoineRoute de la Terre des Mille
patrimoineRoute de Mardore
patrimoineRoute de Marnand
patrimoineRoute de Régny
patrimoineRoute de Saint-Victor
patrimoineRoute de Saint-Vincent
patrimoineRoute des Couvertures
patrimoineRoute des Noirs
patrimoineRoute des sous Bois
patrimoineRoute de Thizy
patrimoineRoute de Vareilles
patrimoineRoute du Burdel
patrimoineRoute du Col du Burdel
patrimoineRoute du Courtioux
patrimoineRoute du Lac des Sapins
patrimoineRoute du Lachal
patrimoineRoute du Mardoret
patrimoineRoute du Milieu
patrimoineRoute du Pavillon
patrimoineRoute du Sabatinois
patrimoineRoute du Sud
patrimoineRoute du Tonnelier
patrimoineRue Alexandre Cherpin
patrimoineRue Alexandre Dumas
patrimoineRue Anatole France
patrimoineRue Benoît Verchère
patrimoineRue Charlemagne
patrimoineRue Charles Moncorgé
patrimoineRue Christorée
patrimoineRue Clapisson
patrimoineRue Claude Bernard
patrimoineRue Clovis
patrimoineRue Colin
patrimoineRue de Cours
patrimoineRue de l'Abbaye
patrimoineRue de la Condemine
patrimoineRue de la Croix Rempart
patrimoineRue de la Croix Rousse
patrimoineRue de Lafond
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de la Montée
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natureRue de la République
patrimoineRue de la Roche
patrimoineRue de la Tour
patrimoineRue de la Victoire
patrimoineRue de l’Est
patrimoineRue de l'Hôpital
patrimoineRue de l'Hospice
patrimoineRue de l'Industrie
patrimoineRue de Montagny
patrimoineRue de Roanne
patrimoineRue de Ronzy
patrimoineRue de Saint-Pierre
patrimoineRue des Alliés
patrimoineRue des Écoles
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patrimoineRue des Folies
patrimoineRue des Grands Hommes
patrimoineRue des Lavandières
patrimoineRue des Madeleines
patrimoineRue des Romains
patrimoineRue de Trambouze
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue du 18 Juin 1940
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Bois Brochet
patrimoineRue du Bois Semé
patrimoineRue du Chalet
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Colas
patrimoineRue du Grand Creux
patrimoineRue du Grand Puits
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Maréchal de Lattre de Tassigny
patrimoineRue du Moulin Dézalaire
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Nord
patrimoineRue du Peintre
patrimoineRue du Petit Donjon
patrimoineRue du Petit Vessin
patrimoineRue du Pont Buffard
patrimoineRue du Presbytère
patrimoineRue du Raidillon
patrimoineRue du Square
patrimoineRue du Verger
patrimoineRue Édouard Millaud
patrimoineRue Eugène Déchavanne
patrimoineRue François Coquard
patrimoineRue Freerie
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Général de Gaulle
patrimoineRue Georges Bizet
patrimoineRue Georges Brassens
patrimoineRue Hector Berlioz
patrimoineRue Jacquard
patrimoineRue Jean-Baptiste Fournier
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Merle
patrimoineRue Jean Monnet
patrimoineRue Jean Renard
patrimoineRue Juiverie
patrimoineRue Jules Vallet
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue Marie Couturier
patrimoineRue Maurice Ravel
patrimoineRue Napoléon
patrimoineRue Nouvelle
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Chamrion
patrimoineRue Perrin Frères
patrimoineRue Pierre Chevenard
patrimoineRue Pierre Michel
patrimoineRue Pierre Poizat
patrimoineRue Pont Gauthier
patrimoineRue Porte Jacquot
patrimoineRue Roche Bâtie
patrimoineRue Roger Salengro
patrimoineRue Roland de la Platière
patrimoineRue Roncevaux
patrimoineRue Saint-Georges
patrimoineRue Saint-Roch
patrimoineRue Simone de Beauvoir
patrimoineRue Traversière
patrimoineRue Veuve Crozet
patrimoineRue Victor Clément
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Rue Victor Thoviste
patrimoineVenelle des Gaulois
patrimoineVenelle du Chatelard
patrimoineVenelle du Clocher
patrimoineVenelle du Coucou
patrimoineVenelle Jules Ferry
patrimoineVenelle Pierrefeu
patrimoine