Rues de Terrats
47 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Avenue des Corbières
patrimoineAvenue du Vallespir
patrimoineCami de la Font
patrimoineCamí de les Olivedes
patrimoineCamí dels Garrigassous
patrimoineChemin del Bougata
patrimoineImpasse de la Marinade
patrimoineImpasse de los Coumails
patrimoineImpasse de Mirmande
patrimoineImpasse des Palmiers
patrimoineImpasse des Pins
patrimoineImpasse du Contrepas
patrimoineLotissement Plein Sud
patrimoinePlace Saint-Julien
patrimoinePlace Saint-Vincent
patrimoineRoute de Sainte-Colombe
patrimoineRue d'Argila
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de l'Ancienne Mairie
patrimoineRue de la Sardane
patrimoineRue de l'Aspre
patrimoineRue de la Tramontane
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue des Aires
patrimoineRue des Albères
patrimoineRue des Aloès
natureÉtrange plante que l'aloès. Aucun tronc, aucune branche — juste une rosette charnue de feuilles épaisses, dressées vers le ciel, gorgées d'un gel translucide qui a fait sa gloire à travers les siècles. Cassez une feuille : il en coule une sève fraîche et gluante dont l'humanité s'est servie depuis l'Antiquité pour soigner ses brûlures, ses coupures et ses plaies. Le genre Aloe compte près de 500 espèces, apparues il y a 19 millions d'années en Afrique australe. Contrairement à ce qu'on croit souvent, ce n'est pas un cactus mais une plante succulente de la famille des Asphodélacées. Son usage médicinal est millénaire : on en trouve trace sur des tablettes sumériennes de 2100 avant notre ère, puis dans le célèbre papyrus Ebers d'Égypte (1550 avant J.-C.). La légende veut même qu'Aristote ait persuadé Alexandre le Grand de s'emparer de l'île de Socotra pour approvisionner ses armées. Sa feuille cache deux substances distinctes : le gel intérieur, cicatrisant et hydratant, utilisé dans mille crèmes et boissons ; et le latex jaune juste sous l'écorce, riche en aloïne — puissant laxatif que l'ANSES a classé depuis 2018 parmi les cancérogènes possibles. Le remède et son excès, dans la même feuille. Un pot d'aloès sur un rebord de fenêtre, c'est peut-être le seul objet dans une cuisine à réunir sur lui-même quatre mille ans de médecine, une part d'Égypte antique, et une petite pharmacie familiale — le tout sans jamais parler.
Rue des Castellers
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Glaïeuls
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Jasmins
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Liserons
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Muscats
patrimoineRue des Œillets
patrimoineRue des Oiseaux
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patrimoineRue des Orangers
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Vignes
natureRue du Canigou
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patrimoine