Rues de Tauriac-de-Naucelle
84 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allee des Camelias
patrimoineChemin de Cabrespines
patrimoineChemin de Calvin
patrimoineChemin de Garrigues
patrimoineChemin de la Caralette
patrimoineChemin de la Forge
patrimoineChemin de la Voie Royale
patrimoineChemin de l’Igue
patrimoineChemin des Cabors
patrimoineChemin des Douves
patrimoineChemin de Selis
patrimoineChemin de Vergnouse
patrimoineChemin du Martinenc
patrimoineChemin du Plot
patrimoineChemin du Rosier
patrimoineChemin Vieux
patrimoineHalte Paul Bodin
patrimoineImpasse de Cros
patrimoineImpasse de Florentin
patrimoineImpasse de la Batherie Basse
patrimoineImpasse de Lacan
patrimoineImpasse de la Deveze
patrimoineImpasse de la Fontaine
patrimoineImpasse de la Passade
patrimoineImpasse de la Plaine des Clauzels
patrimoineImpasse de la Salle des Fetes
patrimoineImpasse de la Sicardie Basse
patrimoineImpasse de la Trivale
patrimoineImpasse de l’Ecrin
patrimoineImpasse Delrieu
patrimoineImpasse de Putac
patrimoineImpasse des Bessieres
patrimoineImpasse de Selves
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse du Barrage
patrimoineImpasse du Bassin
patrimoineImpasse du Bourgnounet
patrimoineImpasse du Bouyssou
patrimoineImpasse du Catet
patrimoineImpasse du Chemin de Fer
patrimoineImpasse du Cimetiere
patrimoineImpasse du Landas
patrimoineImpasse du Lotissement de la Plaine
patrimoineImpasse du Pouget
patrimoineImpasse du Pressoir
patrimoineImpasse du Puech
patrimoineImpasse du Riou
patrimoineImpasse du Theron
patrimoineImpasse le Sol
patrimoinePassage de Lagarrigue
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoineSymbole de la République et cœur administratif de la commune, la mairie est née directement de la Révolution française — c'est le décret du 14 décembre 1789 qui créa les communes modernes, dont chacune, aujourd'hui encore, se rassemble autour de son « hôtel de ville ». Le mot mairie est d'origine médiévale — il apparaît dans le polyptyque d'Irminon, ouvrage de droit rédigé par un abbé de Saint-Germain-des-Prés au IXᵉ siècle. Il désignait alors le maire, régisseur d'un domaine agricole. Le terme a longtemps coexisté avec d'autres formes — le consul dans le Midi de la France, l'échevin dans le Nord, le prévôt des marchands à Paris, tous chargés d'administrer leur cité selon des règles propres à chaque province. La France d'avant 1789 était une mosaïque de coutumes où chaque bourg avait son mode de gouvernement local. Tout bascule avec la Révolution. Le décret du 14 décembre 1789 abolit d'un trait toutes ces institutions anciennes et crée, pour la première fois dans l'histoire française, 44 000 communes dotées d'une structure identique : un conseil municipal élu et un maire à sa tête. C'est l'un des grands actes fondateurs de la France moderne — la naissance de la commune comme cellule élémentaire de la République. La loi de 1884 achèvera cette œuvre en garantissant définitivement les libertés municipales. Longtemps improvisée — dans une maison particulière louée, chez un notaire, chez le maire lui-même, parfois même à l'auberge du village —, la mairie ne s'est fixée dans un bâtiment propre qu'au fil du XIXᵉ siècle. La loi de 1837 est la première à imposer aux communes l'entretien d'un « hôtel de ville ou local affecté à la mairie ». À partir de là, les municipalités françaises se lancent dans la construction de ces édifices sobres et solennels qu'on connaît partout : perron surélevé, drapeau tricolore, buste de Marianne, devise « Liberté, Égalité, Fraternité » en façade. L'architecture des mairies suit l'esprit du temps. Au XIXᵉ siècle, elles s'inspirent souvent des hôtels de ville d'Ancien Régime — colonnes, frontons, campaniles — pour affirmer la dignité républicaine. Beaucoup adoptent le triptyque symbolique de la République : la mairie, l'école, le monument aux morts, souvent regroupés autour d'une même place, formant le « forum républicain » que la loi Ferry sur l'instruction obligatoire (1881-1882) et la Grande Guerre viendront compléter. À l'intérieur, la salle du conseil municipal est le lieu du débat démocratique local. La salle des mariages — souvent la plus belle pièce, ornée du buste de Marianne et de tableaux allégoriques — reste aujourd'hui, pour beaucoup de Français, le seul lieu institutionnel dans lequel ils entreront de leur vivant. C'est aussi à la mairie qu'on déclare une naissance, qu'on reconnaît un enfant, qu'on enregistre un décès, qu'on vote aux élections locales, régionales, présidentielles et européennes. En temps de crise — inondation, tempête, épidémie —, elle devient le centre de coordination de la commune. Elle est aujourd'hui le seul bâtiment public obligatoire dans chaque commune française : plus de 34 000 mairies quadrillent le territoire, du village de 20 habitants aux métropoles millionnaires. Toutes ont, à leur porte, la même plaque tricolore et le même mot inscrit — République française. Peu de nations ont un maillage démocratique aussi dense. La place de la Mairie est probablement, avec la place de l'Église, l'un des noms de lieu les plus répandus du pays. Les deux se répondent souvent, à quelques pas l'une de l'autre : l'ancien et le nouveau cœur du village, la paroisse et la commune, la cloche et le drapeau.
Place Pierre Vernier
patrimoineRoute d’Argent
patrimoineRoute de Bertrazes
patrimoineRoute de Bouvert
patrimoineRoute de Crespin
patrimoineRoute de Cros Viel
patrimoineRoute de Fontbelle
patrimoineRoute de la Baraque Saint-Jean
patrimoineRoute de la Batherie
patrimoineRoute de Lacan
patrimoineRoute de la Greze
patrimoineRoute de la Martinie
patrimoineRoute de la Maurie
patrimoineRoute de la Sicardie
patrimoineRoute de la Zone Artisanale
patrimoineRoute de Mader
patrimoineRoute de Masmajou
patrimoineRoute de Pampelonne
patrimoineRoute de Pomeyrols
patrimoineRoute de Saint-Just
patrimoineRoute de Senican
patrimoineRoute de Tauriac
patrimoineRoute de Teillet
patrimoineRoute de Vezes
patrimoineRoute du Bois Nouvel
patrimoineRoute du Clot
patrimoineRoute du Garrigol
patrimoineRoute du Gô
patrimoineRoute du Pas d'Auribal
patrimoineRoute du Peyronenq
patrimoineRoute du Viaduc du Viaur
patrimoineRue de l’Eglise de Tauriac
patrimoineSur les cent mille édifices religieux disséminés à travers le pays, quarante-cinq mille sont des églises paroissiales.
Le mot vient du grec ekklêsia — « l'assemblée des convoqués ». Il désignait d'abord la communauté des fidèles rassemblés, avant de glisser vers le bâtiment qui les accueillait. Ce double sens n'a jamais disparu : quand on parle de l'Église catholique, on désigne encore la communauté ; quand on parle d'une église romane, on désigne le bâtiment. Deux mille ans après, le mot porte toujours ses deux mémoires.
Si le clocher en est l'élément le plus emblématique — souvent la première silhouette qu'on aperçoit de loin — chaque église cache un vocabulaire propre qui vaut la peine d'être connu. On franchit le portail (parfois surmonté d'un tympan sculpté qui raconte, en pierre, une scène biblique) et l'on entre dans la nef, longue salle centrale bordée d'une ou de plusieurs travées collatérales. Elle mène au chœur, réservé au clergé, souvent séparé de la nef par un transept — cette « aile » transversale qui donne à l'édifice sa forme de croix latine. Tout au fond, derrière l'autel, le chevet clôt l'édifice, tantôt plat, tantôt arrondi en abside. Les vitraux — véritables bibles de lumière pour les fidèles illettrés du Moyen Âge — colorent la pierre de rouge, de bleu, d'or. Au-dessus, les voûtes sont maintenues par des arcs de pierre scellés en leur sommet par une clé de voûte — pièce maîtresse qui, une fois posée, verrouille tout l'édifice. La grande rosace de la façade occidentale, quand elle existe, achève de faire de l'église un lieu d'harmonie et de lumière.
L'architecture raconte les siècles superposés. Le roman (XIᵉ-XIIᵉ siècle) est trapu, aux murs épais, aux ouvertures étroites, aux arcs en plein cintre. Le gothique (à partir du XIIᵉ) élance ses voûtes sur croisées d'ogives et laisse entrer la lumière à flots par de vastes verrières. Le baroque (XVIIᵉ-XVIIIᵉ) déploie les courbes, les dorures et les statues théâtrales. Le néogothique du XIXᵉ siècle revient aux flèches élancées, dans un élan de restauration romantique. La plupart des églises paroissiales sont en réalité des palimpsestes où chaque génération a laissé sa trace : un chœur reconstruit, une chapelle ajoutée, un porche refait.
Ces lieux au cœur du village abritent l'âme de la religion catholique, mais leur rôle a longtemps dépassé le seul culte. Au Moyen Âge, on y était baptisé, marié, enterré au cimetière attenant — les trois moments essentiels de la vie. On y payait la dîme — cet impôt d'origine biblique, littéralement le « dixième », prélevé sur toutes les récoltes de la paroisse au profit du clergé pour son entretien et le culte. Devenue au fil des siècles l'une des grandes charges pesant sur les paysans, elle fut abolie dans la nuit du 4 août 1789, symbole de la fin de l'Ancien Régime.
Les cloches, attestées dès le XIIIᵉ siècle, rythmaient la journée : angélus du matin, du midi et du soir, tocsin d'alerte, glas des morts, volées joyeuses des mariages. Le fameux coq au sommet du clocher — symbole de vigilance et de résurrection — apparaît en France dès le IXᵉ siècle et deviendra un emblème national.Viaduc du Viaur
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