Rues de Subligny
45 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Avenue de la Gare
patrimoineChemin de la Commune
patrimoineChemin de la Haie Pellerine à Serbois
patrimoineChemin des Cerceaux
patrimoineChemin des Clouzeaux
patrimoineChemin des Galettes
patrimoineChemin des Govilles
patrimoineChemin des Grosses Pierres
patrimoineChemin des Jacquins
patrimoineImpasse de la Haie Pèlerine
patrimoineImpasse du Chaudron
patrimoineImpasse du Four à Chaux
patrimoineLigne de Montargis à Sens
patrimoinePlace Pierre Julien
patrimoineRoute de Paron aux Masures
patrimoineRoute des Fleuris
patrimoineRue Aristide Bruant
patrimoineRue de Collemiers
patrimoineRue de Courtenay
patrimoineRue de la Bougauderie
patrimoineRue de la Commune
patrimoineRue de la Cour d'Oizelle
patrimoineRue de la Nancelle
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de Nemours
patrimoineRue de Paron
patrimoineRue des Bois
patrimoineRue des Bougelots
patrimoineRue des Chétives
patrimoineRue de Serbois
patrimoineRue des Fleuris
patrimoineRue des Fours
patrimoineRue des Grands Duports
patrimoineRue des Grosses Pierres
patrimoineRue des Petits Duports
patrimoineRue des Renards
patrimoineRue des Vallées
patrimoineRue des Vignes
natureRue de Villeroy
patrimoineRue du Caron
patrimoineRue du Champ du Cerf
patrimoineRue du Perret
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jodrillat
patrimoineSentier de la Poste
patrimoine