Rues de Sorges et Ligueux en Périgord
181 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Alphonse Daudet
patrimoineAllée Beausoleil
patrimoineAllée Champelin
patrimoineAllée du Château de Jaillac
patrimoineAllée du Foirail
patrimoineAllée du Pigeonnier
patrimoineAvenue André Le Nôtre
patrimoineAvenue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Avenue de la Voie Romaine
patrimoineAvenue de Limoges
patrimoineAvenue des Arts
patrimoineAvenue Jean Chateaureynaud
patrimoineAvenue Simone Veil
patrimoineBoulevard des Saveurs
patrimoineChemin Claude Monet
patrimoineChemin de Belle Combe
patrimoineChemin de Bluze
patrimoineChemin de Fonneuve
patrimoineChemin de la Doucie
patrimoineChemin de la Garenne
patrimoineChemin de l'Alambic
patrimoineChemin de la Savonnerie
patrimoineChemin de la Station
patrimoineChemin de la Stèle
patrimoineChemin de la Veyssière
patrimoineChemin de Monchateau
patrimoineChemin de Roufflat
patrimoineChemin des Carrières
patrimoineChemin des Cavaliers
patrimoineChemin des Combes
patrimoineChemin des Fasses
patrimoineChemin des Jalaplans
patrimoineChemin des Jarthes
patrimoineChemin des Lavandières
patrimoineChemin des Mangeoires
patrimoineChemin des Menissoux
patrimoineChemin des Pautys
patrimoineChemin des Terres Blanches
patrimoineChemin du Cabanon
patrimoineChemin du Lac Corgnac
patrimoineChemin du Lac Ferrier
patrimoineChemin du Lalirou
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Pavillon
patrimoineChemin du Vallon
patrimoineChemin Fontaine de Jayac
patrimoineChemin le Vézelay
patrimoineChemin Lou Sendarel
patrimoineImpasse Augustin
patrimoineImpasse Bertran de Born
patrimoineImpasse de la Bûche
patrimoineImpasse de la Chevalerie
patrimoineImpasse de la Croze
patrimoineImpasse de la Leygue
patrimoineImpasse de la Ligorie
patrimoineImpasse de la Noyeraie
patrimoineImpasse de la Pancouchie
patrimoineImpasse de la Reille
patrimoineImpasse de la Tour
patrimoineImpasse de la Vacherie
patrimoineImpasse de la Veyssière
patrimoineImpasse de l'Hospitalité
patrimoineImpasse de Mallegrolle
patrimoineImpasse de Payeret
patrimoineImpasse de Pyrat
patrimoineImpasse de Rouchou
patrimoineImpasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Impasse des Artistes
patrimoineImpasse des Brugères
patrimoineImpasse des Clèdes
patrimoineImpasse des Églantiers
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Hêtres
natureImpasse des Lavandes
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Michaux
patrimoineImpasse des Ormeaux
patrimoineImpasse des Sapinettes
patrimoineImpasse de Trevias
patrimoineImpasse de Vialard
patrimoineImpasse de Vige
patrimoineImpasse du Brouillet
patrimoineImpasse du Caillou
patrimoineImpasse du Cluzeau
patrimoineImpasse du Peytavit
patrimoineImpasse du Puy
patrimoineImpasse du Relais
patrimoineImpasse du Réservoir
patrimoineImpasse Gabriel Fontaine
patrimoineImpasse la Grange
patrimoineImpasse les Peyrières
patrimoineImpasse les Vignasses
patrimoineImpasse Promareuil
patrimoinePassage du Pèlerin
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace du Tramail
patrimoinePlace Nicolas Feyte
patrimoineRond-Point de la Reine de la Mélano
patrimoineRoute de l'Abbé Farnier
patrimoineRoute de la Beauronne
patrimoineRoute de la Brigade RAC
patrimoineRoute de la Noix
patrimoineRoute de la Peyrasse
patrimoineRoute de la Pigeassonie
patrimoineRoute de la Quadraria
patrimoineRoute de la Vigerie
patrimoineRoute de Parnet
patrimoineRoute de Rochemorin
patrimoineRoute de Saint-Jacques
patrimoineRoute des Ajoncs
patrimoineRoute des Bories
patrimoineRoute des Chênes Verts
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Route des Chevreuils
patrimoineRoute des Coudriers
patrimoineRoute des Cyclamens
patrimoineRoute des Genevriers
patrimoineRoute des Grandes Plaines
patrimoineRoute des Grands Bois
patrimoineRoute des Hautes Terres
patrimoineRoute des Orchidées
patrimoineRoute de Sorges
patrimoineRoute des Reinettes
patrimoineRoute des Saules
patrimoineRoute des Truffières
patrimoineRoute de Vivier
patrimoineRoute du Causse
patrimoineRoute du Clapier
patrimoineRoute du Clos des Dames
patrimoineRoute du Colombier
patrimoineRoute du Docteur Pradel
patrimoineRoute du Lac Perrier
patrimoineRoute du Puy d'Habran
patrimoineRoute du Tuquet
patrimoineRoute du Viguier
patrimoineRoute Frédéric Mistral
patrimoineRoute Joseph Boin
patrimoineRoute l'Ancienne Poste
patrimoineRoute Michel de Montaigne
patrimoineRoute Napoléon
patrimoineRoute Rn 21
patrimoineRue Brillat-Savarin
patrimoineRue de Fossieux
patrimoineRue de l'Abbé Farnier
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Mazille
patrimoineRue de la Sagesse
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de l'Orée de Lanmary
patrimoineRue des Basques
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Charmes
patrimoineRue des Clématites
patrimoineRue des Figuiers
patrimoineRue des Glycines
patrimoineRue des Jardins Fleuris
patrimoineRue des Maraîchers
patrimoineRue des Noisetiers
patrimoineRue des Palombes
natureRue des Peupliers
natureRue des Pommiers
patrimoineRue des Tournesols
patrimoineRue des Troubadours
patrimoineRue du Béret
patrimoineRue du Bourdon
patrimoineRue du Château des Chabannes
patrimoineRue du Jardin de Compostelle
patrimoineRue du Lac
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Puits
patrimoineRue du Sabotier
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Sud
patrimoineRue Fulbert-Dumonteil
patrimoineRue Héros de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Rue Jean Geneste
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Paul Carreau
patrimoineRue Reine des Prés
patrimoineSquare Léopold Chapeyroux
patrimoineSquare Léopold CHAPEYROUX
patrimoineSquare Roger François
patrimoine