Rues de Sore
75 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Avenue Bernard Martin
patrimoineAvenue de Verdun
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
patrimoineBoulevard de la Gare
patrimoineChemin Courgeyre
patrimoineChemin de Bertron la Sègue
patrimoineChemin de Bourdiel
patrimoineChemin de Bourtoumiou
patrimoineChemin de Brassens
patrimoineChemin de Brunet
patrimoineChemin de Courteillat
patrimoineChemin de Cruque
patrimoineChemin de Debauchon
patrimoineChemin de Duron
patrimoineChemin de Gadin
patrimoineChemin de Guillemot
patrimoineChemin de Houaste
patrimoineChemin de Jourdan
patrimoineChemin de la Houdié
patrimoineChemin de la Ligne
patrimoineChemin de Machic
patrimoineChemin de Matha
patrimoineChemin de Micheou
patrimoineChemin de Naudin
patrimoineChemin de Pichouret
patrimoineChemin de Picoy
patrimoineChemin de Pinot
patrimoineChemin de Pleurevin
patrimoineChemin de Poudio
patrimoineChemin de Sarregrand
patrimoineChemin des Arrocqs
patrimoineChemin des Balcons de Leyre
patrimoineChemin d'Escot
patrimoineChemin d’Harribey
patrimoineChemin du Château
patrimoineChemin du Luc
patrimoineChemin du Pradeou
patrimoineChemin du Stroucs
patrimoineChemin du Thus
patrimoineImpasse Peyronnet
patrimoinePlace de la République
patrimoineRoute d’Argelouse
patrimoineRoute de Bourideys
patrimoineRoute de Callen
patrimoineRoute de Duron
patrimoineRoute de la Bourgade
patrimoineRoute de la Piscine
patrimoineRoute de la Ville
patrimoineRoute de Luxey
patrimoineRoute de Matha
patrimoineRoute de Morderet
patrimoineRoute de Moucherucq
patrimoineRoute de Pissos
patrimoineRoute de Saint-Symphorien
patrimoineRoute des Cultures
patrimoineRoute de Sore
patrimoineRoute de Trensacq
patrimoineRoute de Trounquet
patrimoineRoute du Stade
patrimoineRoute du Thus
patrimoineRue Broustra
patrimoineRue de la Coopérative
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Grotte
patrimoineRue des Arènes
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Chevreuils
patrimoineRue des Ortolans
patrimoineRue des Palombes
natureRue des Rouquets
patrimoineRue Émile Combes
patrimoineRue Léon Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Victor Callen
patrimoineSquare des Becades
patrimoineSquare des Esquirous
patrimoine