Rues de Solliès-Pont
292 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Greffière
patrimoineAllée de la Sariette
patrimoineAllée de la Vieille Bastide
patrimoineAllée des Anémones
patrimoineAllée des Cèdres
patrimoineAllée des Glaïeuls
patrimoineAllée des Jacinthes
patrimoineAllée des Jonquilles
patrimoineAllée des Narcisses
patrimoineAllée des Platanes
patrimoineAllée des Relais
patrimoineAllée des Troènes
patrimoineAllée des Tulipes
patrimoineAllée du Cuirassé Bretag
patrimoineAllée du Cuirassé le Provence
patrimoineAllée du Relais
patrimoineAllée du Thym
patrimoineAllée Georges Durando
patrimoineAllée Marcel Cairety
patrimoineAvenue Alphonse Tavan
patrimoineAvenue Amiral Jubelin
patrimoineAvenue Anselme Mathieu
patrimoineAvenue Bernard Palissy
sciencesArtisan autodidacte devenu l'un des plus grands céramistes de la Renaissance, Bernard Palissy (v.1510-1589) passa seize ans de sa vie obstinément penché sur son four, à chercher le secret de l'émail blanc à la vénitienne — ruinant sa famille, brûlant ses meubles pour alimenter son feu quand le bois vint à manquer. La légende, colportée jusque dans l'Encyclopédie de Diderot, veut qu'il ait sacrifié jusqu'aux planches de son plancher. Sa persévérance finit par payer : il inventa les fameuses « rustiques figulines », plats et bassins émaillés où grouillent, en relief saisissant, lézards, poissons, serpents, grenouilles et coquillages moulés d'après nature. Sa virtuosité lui valut la protection de Catherine de Médicis, pour qui il aménagea une grotte céramique aux Tuileries. Mais Palissy fut aussi un précurseur des sciences : converti au protestantisme vers 1546, il donna des conférences remarquées sur les eaux, les métaux, la formation des roches, et défendit contre l'Église l'idée révolutionnaire que les fossiles sont des restes d'animaux réels — bien avant la naissance de la paléontologie. Ses convictions religieuses lui valurent la prison sous Henri II, puis la Bastille à près de quatre-vingts ans, où il mourut en 1589. La légende raconte qu'Henri III, venu le presser d'abjurer, s'entendit répondre : « Sire, vous ne pouvez rien contre moi, car je sais mourir. »
Avenue Charles Bouvant
patrimoineAvenue Charles Bouvant Prolongée
patrimoineAvenue Charles Poncy
patrimoineAvenue Charloun Rieu
patrimoineAvenue Clovis Hugues
patrimoineAvenue de Beaulieu
patrimoineAvenue de la Ferrage
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de la Liberté
patrimoineAvenue de la République
patrimoineAvenue de l'Arlésienne
patrimoineAvenue de l'Arlésienne Prolongée
patrimoineAvenue de l’Arrousaire
patrimoineAvenue de la Since
patrimoineAvenue de l'Europe
patrimoineAvenue des Aiguiers
patrimoineAvenue des Andues
patrimoineAvenue des Cerisiers
patrimoineAvenue des Félibres
patrimoineAvenue des Fourches
patrimoineAvenue des Griottiers
patrimoineAvenue des Hautes Plantades
patrimoineAvenue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Avenue des Muriers
patrimoineAvenue des Oiseaux
patrimoineAvenue des Oliviers
patrimoineAvenue des Palmiers
patrimoineAvenue des Plantades
patrimoineAvenue des Sénès
patrimoineAvenue d'Estienne d'Orves
patrimoineAvenue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Avenue des Villas
patrimoineAvenue Didier Daurat
patrimoineAvenue du 6ième R.T.S.
patrimoineAvenue du 8 Mai 1945
patrimoineAvenue du 9ième D.I.C.
patrimoineAvenue du Général Magnan
patrimoineAvenue du Lion
patrimoineAvenue du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue du Sous-Marin Casablanca
patrimoineAvenue du Vieux Puits
patrimoineAvenue Félix Gras
patrimoineAvenue Frédéric Mistral
patrimoineAvenue Général Magnan
patrimoineAvenue Jean
patrimoineAvenue Jean Brunet
patrimoineAvenue Jean Monnet
patrimoineAvenue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Avenue Joseph Aillaud
patrimoineAvenue Joseph d'Arbaud
patrimoineAvenue Joseph Roumanille
patrimoineAvenue Léon Vérane
patrimoineAvenue Les Arène Émile
patrimoineAvenue Marcel Pagnol
patrimoineAvenue Maréchal Delattre de Tassigny
patrimoineAvenue Maréchal Juin
patrimoineAvenue Octave Girardot
patrimoineAvenue Olivier de Serres
patrimoineAvenue Sainte-Claire Deville
patrimoineAvenue Saint-Roch
patrimoineAvenue Sénes
patrimoineAvenue Séverin Morelli
patrimoineCae dei Lardiro
patrimoineCae dei Tourdre
patrimoineCalade de l'Estoularié
patrimoineCariero dei Baguie
patrimoineCarriera Dei Bouscarlo
patrimoineCarriera dei Cardelinas
patrimoineCarriera Dei Cardelino
patrimoineCarriera Dei Estourneu
patrimoineCarriera dei Lardiro
patrimoineCarriera Dei Magnoti
patrimoineCarriera Dei Pétouso
patrimoineCarriera dei Quinsons
patrimoineCarriera deis Agaças
patrimoineCarriera dei Tordres
patrimoineCarriero Dei Dindouleto
patrimoineCarriero Dei Estourneo
patrimoineChemin de Cuers
patrimoineChemin de la Bayole
patrimoineChemin de la Bicyclette Jaune
patrimoineChemin de la Colline
patrimoineChemin de la Collinette
patrimoineChemin de la Cressonnière
patrimoineChemin de la Diligence
patrimoineChemin de la Ferrage
patrimoineChemin de la Gerine
patrimoineChemin de la Grande Bastide
patrimoineChemin de l'Alibran
patrimoineChemin de la Pellene
patrimoineChemin de la Tour
patrimoineChemin de la Verte Vallée
patrimoineChemin de l'Enclos
patrimoineChemin des Aiguiers
patrimoineChemin de Saint-Antoine
patrimoineChemin des Amandiers
patrimoineChemin des Andues
patrimoineChemin de Sauvebonne
patrimoineChemin des Bancaous
patrimoineChemin des Bartavelles
patrimoineChemin des Campagnes
patrimoineChemin des Carraire
patrimoineChemin des Ferrages
patrimoineChemin des Fillols
patrimoineChemin des Floralies
patrimoineChemin des Fouches
patrimoineChemin des Fours à Chaux
patrimoineChemin des Garennes
patrimoineChemin des Laugiers
patrimoineChemin des Lingoustes
patrimoineChemin des Micocouliers
patrimoineChemin des Pachiquous
patrimoineChemin des Penchiers
patrimoineChemin des Pousselons
patrimoineChemin des Renaudes
patrimoineChemin des Ruscats
patrimoineChemin des Sigues
patrimoineChemin du Bois de Maraval
patrimoineChemin du Petit Réal
patrimoineChemin du Picarlet
patrimoineChemin du Pont de Pey
patrimoineChemin du Pont Neuf
patrimoineChemin Latéral de Désenclavement
patrimoineChemin Rural des Renaudes
patrimoineChemin Rural des Suvières
patrimoineChemin Sainte-Christine
patrimoineChemin Simon Prat
patrimoineDomaine de la Tousque
patrimoineFaubourg Notre-Dame
patrimoineFaubourg Saint-Antoine
patrimoineImpasse Canteperdrix
patrimoineImpasse de la Cremorine
patrimoineImpasse de la Sauge
patrimoineImpasse de la Tour
patrimoineImpasse de la Voulte
patrimoineImpasse de l'Enclos
patrimoineImpasse de L'Escoudello
patrimoineImpasse des Bouffiers
patrimoineImpasse des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Cigales
patrimoineImpasse des Cigalons
patrimoineImpasse des Écureuils
patrimoineImpasse des Fougères
patrimoineImpasse des Jardins d'Élise
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Lices
patrimoineImpasse des Lingoustes
patrimoineImpasse des Maurettes
patrimoineImpasse des Pachiquous
patrimoineImpasse des Rosiers
patrimoineImpasse des Rubions
patrimoineImpasse des Terrins
patrimoineImpasse du Cadenet
patrimoineImpasse du Chasselas
patrimoineImpasse du Chemin de la Tour
patrimoineImpasse du Cormier
patrimoineImpasse du Cubertix
patrimoineImpasse du Galoubet
patrimoineImpasse du Petit Canal
patrimoineImpasse du Tambourin
patrimoineImpasse du Vieux Canal
patrimoineImpasse Estour
patrimoineImpasse Lion
patrimoineImpasse Mireille
patrimoineImpasse Notre-Dame
patrimoineImpasse Reboeuf
patrimoineImpasse Robert Schuman
patrimoineImpasse Saint-Antoine
patrimoineImpasse Vincent
patrimoineLa Toulonnaise
patrimoineLes Aiguiers
patrimoineLes Anduès
patrimoineLes Castellas
patrimoineLes Plantades
patrimoineLotissement Le Micocoulier
patrimoineLotissement Les Trêfles
patrimoineMontée Bellavista
patrimoineMontée Bellevue
patrimoineMontée de Cremorin
patrimoineMontée de Fiés
patrimoineMontée de la Garrigue
patrimoineMontèe de la Peirouard
patrimoineMontée de la picholine
patrimoineMontée des Amoureux
patrimoineMontée des Écureuils
patrimoineMontée des Genêts
patrimoineMontée des Hautes Plantades
patrimoineMontée des Lingoustes
patrimoineMontée des Restanques
patrimoineMontée du Cimetière
patrimoineMontée du Guet
patrimoineMontée du Soleil
patrimoinePassage Faubourg Saint-Antoine
patrimoinePassage Roman Lauderi
patrimoinePassage Saint-Jacques
patrimoinePlace des Argelas
patrimoinePlace des Capucins
patrimoinePlace Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place Pierre Reynier
patrimoinePlace Saint-Jacques
patrimoinePlacette du Docteur Raymond Angot
patrimoineProm. de la Pastorale
patrimoinePromenade des Danese et es Messieurs
patrimoinePromenade des Solliès
patrimoineRond-Point Antoine Pinay
patrimoineRond-Point de l'Artisanat
patrimoineRond-Point de l'Enclos
patrimoineRond-Point de l'Europe
patrimoineRond-Point des Soldats du Feu
patrimoineRond-Point du Château
patrimoineRond-Point du Grand Galop
patrimoineRoute des Maures
patrimoineRoute Nationale 97
patrimoineRue Antoine Crousillat
patrimoineRue Beausoleil
patrimoineRue Camille Claudel
patrimoineRue Charles Terrin
patrimoineRue Colette
patrimoineRue de Bruxelles
patrimoineRue de la Pepiniere
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Serre
patrimoineRue de la Tour
patrimoineRue des Boutons d'Or
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue des Fillols
patrimoineRue des Frères Maunier
patrimoineRue des Griottiers
patrimoineRue des Jonquières
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Lavandes
patrimoineRue des Perles Rouges
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Sénés
patrimoineRue de Strasbourg
patrimoineRue des Troënes
patrimoineRue du Frène
patrimoineRue du Jasmin
patrimoineRue du Lotissement Domaine Sainte-Claire
patrimoineRue du Petit Jardin
patrimoineRue du Souvenir Français
patrimoineRue du Verger
patrimoineRue du Vieux Hameau
patrimoineRue Edouard Gerfroid
patrimoineRue Émile Funel
patrimoineRue Félix Pey
patrimoineRue Gabriel Péri
patrimoineRue Georges Cisson
patrimoineRue Guibaud
patrimoineRue Hélies
patrimoineRue Jean Aicard
patrimoineRue Jean Brunet
patrimoineRue Jules Charleux
patrimoineRue Jules Muraire
patrimoineRue Lucien Simon
patrimoineRue Marguerite Yourcenar
patrimoineRue Marie-Christine Blachas
patrimoineRue Nelson Mandela
patrimoineRue Notre-Dame
patrimoineRue Pierre Brossolette
patrimoineRue Pierre Curie
sciencesDans l'ombre immense de Marie, on oublie souvent son mari Pierre Curie (1859-1906). C'est pourtant un physicien de premier rang, l'un des plus brillants de son temps, et sans lui l'histoire du radium n'aurait sans doute jamais été écrite. Né à Paris dans une famille de médecins libres-penseurs, Pierre Curie n'est jamais allé à l'école. Son père, jugeant l'instruction publique trop rigide pour ce fils rêveur et lent à l'écrit, se charge lui-même de son éducation, dans le jardin familial et devant les vitrines des herboristes. Il apprend en observant la nature, en dessinant les fleurs, en démontant les mécanismes. À 16 ans, il entre à la Sorbonne. À 21, il est agrégé de physique. Avec son frère Jacques, il fait sa première grande découverte à 21 ans : certains cristaux — comme le quartz — produisent un courant électrique quand on les comprime, et se déforment quand on leur applique une tension. C'est la piézoélectricité. Découverte élégante et discrète, dont personne ne mesure alors la portée : elle équipe aujourd'hui les briquets, les montres à quartz, les échographies, les capteurs de smartphones, les sonars. Un siècle et demi plus tard, notre monde vibre littéralement au rythme de sa trouvaille de jeunesse. Il consacre ensuite quinze ans à étudier le magnétisme, formule la fameuse loi de Curie — qui décrit comment les matériaux magnétiques se comportent en fonction de la température — et découvre la température de Curie, au-delà de laquelle un aimant perd ses propriétés. Ces travaux lui vaudront enfin son doctorat, à 36 ans seulement. Il est brillant, mais lent, désintéressé, absorbé par ses expériences. Il travaille dans un laboratoire misérable à l'École de physique et chimie de Paris. Il refuse la Légion d'honneur, refuse les mondanités, refuse à peu près tout ce qui ressemble à un honneur. En 1894, un ami lui présente une jeune Polonaise venue étudier à Paris : Maria Skłodowska. Elle cherche un laboratoire pour ses recherches sur le magnétisme, il en cherche une pour partager sa vie. Ils se marient en 1895 — voyage de noces à vélo à travers la France, chacun un baluchon sur le porte-bagages. Pierre a 36 ans, Marie 27. Naît alors l'un des couples scientifiques les plus féconds de l'histoire. Quand Marie décide d'explorer les mystérieux rayons de l'uranium découverts par Becquerel, Pierre abandonne ses propres recherches pour s'associer à elle. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage ni ventilation, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême. En 1898, ils isolent successivement deux nouveaux éléments : le polonium (baptisé en l'honneur de la patrie de Marie) et le radium. Ils inventent le mot « radioactivité ». Prix Nobel de physique en 1903 — que Pierre exige de partager avec Marie, alors que le comité voulait n'honorer que les hommes. Les mains couvertes de brûlures, épuisé par les longues heures de laboratoire, il souffre de douleurs osseuses de plus en plus violentes — les premiers effets, ignorés à l'époque, des rayonnements. Il continue pourtant : professeur enfin à la Sorbonne en 1904, élu à l'Académie des sciences en 1905. Il commence à peine à goûter la reconnaissance. Une rue sous la pluie. Le 19 avril 1906, à Paris, il traverse la rue Dauphine sous une pluie battante, distrait, épuisé, sans doute déjà malade. Il glisse. Un lourd fardier tiré par un cheval passe à cet instant : sa roue lui écrase le crâne. Il meurt sur le coup, à 46 ans. Marie ne s'en remettra jamais tout à fait ; elle poursuivra seule leurs travaux, obtiendra un second Nobel en son honneur autant qu'au sien. En 1995, presque un siècle après sa mort, il entre au Panthéon aux côtés de Marie. Sur son cercueil, quelques mots gravés — les seuls qui lui vont : physicien, savant, humble. On disait de lui qu'il aurait suffi qu'il tende la main pour recevoir toutes les gloires. Il ne l'a jamais tendue. C'est peut-être pour cela qu'on ne les lui a jamais retirées.
Rue Polycarpe
patrimoineRue rené Char
patrimoineRue Saint-André
patrimoineRue Simone Veil
patrimoineTraverse des Maurettes Basses
patrimoineTraverse des Maurettes Hautes
patrimoineTraverse du Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Traverse Saint-Roch
patrimoine