Rues de Sinceny
71 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Henri Barbusse
patrimoineCense des Bouleaux
patrimoineChaussée Brunehaut
patrimoineChemin Balin au Clos de Bussy
patrimoineChemin Caillote
patrimoineChemin d'Autreville aux Usages
patrimoineChemin de Baraque
patrimoineChemin de la Cense des Bouleaux
patrimoineChemin de la Soudière
patrimoineChemin de l'Engrenoire
patrimoineChemin de l'Entrée de la Prairie
natureChemin de Pierremande au Rond d'Orléans
patrimoineChemin de Soude
patrimoineChemin des Pièces Menteuses
patrimoineChemin du Bordage
patrimoineChemin du Fond de l'Usage
patrimoineChemin du Rond d'Orléans
patrimoineChemin Latéral au Chemin de Fer
patrimoineCité de la Glacerie
patrimoineCité du Chemin de Soude
patrimoineCité Godart
patrimoineCité Kirgener
patrimoineCité Trou Bleu
patrimoineImpasse Fayard
patrimoineImpasse Pellevé
patrimoineLaie de Servais
patrimoineLaie du Débucher
patrimoinePlace du 11 Novembre
patrimoineRésidence Pierre Descourtieux
patrimoineRoute d'Autreville
patrimoineRoute de Barisis
patrimoineRoute de Saint-Gobain
patrimoineRue Achille Chemin
patrimoineRue Ann Morgan
patrimoineRue Arthur Lacroix
patrimoineRue Bernard Lefèvre
patrimoineRue Charles Fouquet
patrimoineRue Charlotte Bégard
patrimoineRue de la Mare Balin
patrimoineRue de la Mare Balin au Clos de Bussy
patrimoineRue de la Prairie
natureRue de la République
patrimoineRue des Faiences
patrimoineRue des Fortes Terres
patrimoineRue du Cimetière
patrimoineRue du Moulin à Vent
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Petit Clos de Bussy
patrimoineRue du Pré aux Bois
patrimoineRue du Rond d'Orléans
patrimoineRue Émile Duployé
patrimoineRue François Couturier
patrimoineRue Gaston Didier
patrimoineRue Gaston Rigot
patrimoineRue Georges Vincey
patrimoineRue Henri Barre
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Ruelle Corneaux
patrimoineRuelle des Quinze Setiers
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patrimoineRuelle Perrotin
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patrimoineRue Lucien Delage
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