Rues de Signes
139 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
1ère Impasse
patrimoine1ère Impasse Ancien Chemin de Toulon
patrimoine1ère Impasse Chemin de la Gaude
patrimoine1ère Impasse Chemin de Saint-Clair
patrimoine1ère Impasse Chemin Puits d'Encastre
patrimoine1ère Impasse de la Bergerie
patrimoine1ère Tra. Cabanette
patrimoine2ème Impasse
patrimoine2ème Impasse Chemin de la Gaude
patrimoine2ème Impasse Chemin de Saint-Clair
patrimoine2ème Impasse Chemin Puits d'Encastre
patrimoine2ème Tra. Cabanette
patrimoine3ème Impasse
patrimoine3ème Tra. Cabanette
patrimoine3ème Traverse Cabanette
patrimoine4ème Impasse
patrimoineAllée d'Athènes
patrimoineAllée de Prague
patrimoineAllée des Jacarandas
patrimoineAllée de Stockholm
patrimoineAllée de Vienne
patrimoineAllée d'Helsinki
patrimoineAllée du Luxembourg
patrimoineAllées d'Amsterdam
patrimoineAllées de Bruxelles
patrimoineAllées de Dublin
patrimoineAllées de Lisbonne
patrimoineAncien Chemin de Signes
patrimoineAncien Chemin de Toulon
patrimoineAvenue de Berlin
patrimoineAvenue de Budapest
patrimoineAvenue de Copenhague
patrimoineAvenue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Avenue de Londres
patrimoineAvenue de Madrid
patrimoineAvenue de Paris
patrimoineAvenue de Rome
patrimoineAvenue de Varsovie
patrimoineAvenue du Cheval Blanc
patrimoineAvenue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Bastide Neuve
patrimoineBrise Charge
patrimoineChemin de Figaret
patrimoineChemin de la Bastide Neuve
patrimoineChemin de la Bergerie
patrimoineChemin de la Chapelle
patrimoineChemin de la Gaude
patrimoineChemin de la Limate
patrimoineChemin de la Rode
patrimoineChemin de Limate
patrimoineChemin de l'Infirmerie
patrimoineChemin de Relevage
patrimoineChemin de Saint-Clair
patrimoineChemin de Saint-Joseph
patrimoineChemin de Sammiguier
patrimoineChemin des Bas Adrechs
patrimoineChemin des Beaussieres
patrimoineChemin de Signes au Revest
patrimoineChemin de Siou Blanc
patrimoineChemin des Launes
patrimoineChemin des Platrieres
patrimoineChemin des Plauques
patrimoineChemin de Vergine
patrimoineChemin dit des Vooutes
patrimoineChemin du Canal
patrimoineChemin du Cimetière
patrimoineChemin du Collet de Gapeau
patrimoineChemin du Jas de Marquand
patrimoineChemin du Lotissement des Launes
patrimoineChemin du Petit Plan
patrimoineChemin du Plan de Chibron
patrimoineChemin du Raby
patrimoineChemin du Vallon Marseillais
patrimoineChemin La Male Gouargue
patrimoineChemin Puits d'Encastre
patrimoineChemin Saint-Joseph
patrimoineChemin Saint-Roch
patrimoineDanjean
patrimoineDomaines des Fontaines
patrimoineEsplanade Claude Meiffret
patrimoineEsplanade Paul Ricard
patrimoineGapeau
patrimoineImpasse Bartavelles
patrimoineImpasse Bourgade
patrimoineImpasse Cigales
patrimoineImpasse des Grives
patrimoineImpasse du Monument aux Morts
patrimoineImpasse Ferraillette
patrimoineLa Martelle
patrimoineLe CLos Darmène
patrimoineLes Combes
patrimoineLes Ferrages
patrimoineLes Jardins de Signes
patrimoineL'Hubac de Gaget
patrimoineLotissement Bois Soleil
patrimoineLotissement Grillon Saint-Pierre
patrimoineLotissement la Gaude
patrimoineLotissement Puits d'Encastre
patrimoineLotissement Sainte-Fleur
patrimoinePassage des Écoles
patrimoinePiste du Caucadis
patrimoinePlace de Chaudronniers
patrimoinePlace de l'Horloge
patrimoinePlace Paul Ricard
patrimoineRond-Point des États Unis
patrimoineRoudeliere
patrimoineRoute de Belgentier
patrimoineRoute de Marseille
patrimoineRoute de Méounes
patrimoineRoute du Maquis
histoireRoute Forestière Siou Blanc
patrimoineRue Bourgade
patrimoineRue Briançon
patrimoineRue Croix Vieille
patrimoineRue de l'Asile
patrimoineRue de l'Égalité
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Hôpital
patrimoineRue de l'Horloge
patrimoineRue des Étables
patrimoineRue des Fours
patrimoineRue Droite
patrimoineRue du Lotissement des Cigales
patrimoineRue du Portail
patrimoineRue du Queirier
patrimoineRue Ferraillette
patrimoineRue Frédéric Mistral
patrimoineRue Louis Lumiére
patrimoineRue Marseillaise
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Rompicul
patrimoineRue Saint-Jean
patrimoineSainte-Croix
patrimoineSquare Marcel Pagnol
patrimoineTraverse Briançon
patrimoineTraverse de Briançon
patrimoineTraverse des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Traverse du Tombadou
patrimoineTrou de Julien
patrimoine