Rues de Sérignan
353 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de Beauséjour
patrimoineAllée de la Grande Maïre
patrimoineAllée de la République
patrimoineAllée des Dunes
patrimoineAllée des Pins
patrimoineAllée Lucien Cianni
patrimoineApricotiers
patrimoineAvenue Charles Cauquil
patrimoineAvenue de Béziers
patrimoineAvenue de la Pêche
patrimoineAvenue de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Avenue de la Tartane
patrimoineAvenue du Chalutier
patrimoineAvenue du Pattes Rouges
patrimoineAvenue Edgar Faure
patrimoineAvenue Georges Frêche
patrimoineAvenue Georges Pompidou
patrimoineAvenue Lafayette
patrimoineAvenue Roger Audoux
patrimoineAvenue Valéry Giscard d'Estaing
patrimoineBougainvilliers
patrimoineBoulevard de la Marine
patrimoineBoulevard de Lattre de Tassigny
patrimoineBoulevard du Général de Gaulle
patrimoineBoulevard Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Boulevard Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Boulevard Voltaire
patrimoineChamp de la Jasse
patrimoineChemin Creux / Cami Founjut
patrimoineChemin de Falgairas
patrimoineChemin de la Barque
patrimoineChemin de la Cave-Boyère
patrimoineChemin de la Drague
patrimoineChemin de la Galine
patrimoineChemin de la Garenque
patrimoineChemin de la Grangette
patrimoineChemin de l'Airoule
patrimoineChemin de la Mer
patrimoineChemin de la Vistoule
patrimoineChemin de la Yole
patrimoineChemin de l'Hermitage
patrimoineChemin de l'Oranger
patrimoineChemin de Pierre-Jean
patrimoineChemin de Portiragnes
patrimoineChemin de Querelle
patrimoineChemin de Querelles
patrimoineChemin de Riquet
patrimoineChemin de Saint-Génies
patrimoineChemin des Cigales
patrimoineChemin des Condamines sous la Tour
patrimoineChemin des Cosses de la Jasse Neuve
patrimoineChemin des Flottes à Sérignan
patrimoineChemin des Layres
patrimoineChemin des Mouysses
patrimoineChemin des Orpellières
patrimoineChemin des Passes Basses
patrimoineChemin des Pêcheurs
patrimoineChemin des Salaverts
patrimoineChemin du Canal de Crête
patrimoineChemin du Carreyrou
patrimoineChemin du Paradis
patrimoineChemin du Pataou
patrimoineChemin du Thou
patrimoineChemin rural
patrimoineCité Le Lido
patrimoineCitronniers
patrimoineClos Aimé Bertrand
patrimoineClos du Col Casse
patrimoineDahlias
patrimoineEucalyptus
patrimoineGlycines
patrimoineImpasse Alfred Sisley
patrimoineImpasse André Bresoux
patrimoineImpasse André Chénier
patrimoineImpasse Anne Frank
patrimoineImpasse Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineImpasse Auguste Renoir
patrimoineImpasse Boileau
patrimoineImpasse Camille Pissarro
patrimoineImpasse Charles Baudelaire
patrimoineImpasse Charles Gounod
patrimoineImpasse Claire Poursines
patrimoineImpasse Claudie
patrimoineImpasse Condorcet
patrimoineImpasse Daniel Balavoine
patrimoineImpasse de la Bécasse
patrimoineImpasse de la Démocratie
patrimoineImpasse de l'Ancien Château
patrimoineImpasse de la Roselière
patrimoineImpasse de la Sansouire
patrimoineImpasse de la Treille
patrimoineImpasse de l'Hippocampe
patrimoineImpasse de l'Obione
patrimoineImpasse des Aramons
patrimoineImpasse des Bouteillous
patrimoineImpasse des Charmettes Boisées
patrimoineImpasse des Chasselas
patrimoineImpasse des Figuiers
patrimoineImpasse des Hybrides
patrimoineImpasse des Lavandes
patrimoineImpasse des Layres
patrimoineImpasse des Magnolias
patrimoineImpasse des Montilles
patrimoineImpasse des Moulières
patrimoineImpasse des Mûriers
patrimoineImpasse des Peupliers
natureImpasse des Romarins
patrimoineImpasse des Serpolets
patrimoineImpasse des Tamaris
patrimoineImpasse des Tournesols
patrimoineImpasse des Vendanges
patrimoineImpasse du 14 Juillet
patrimoineImpasse du 4 Septembre
patrimoineImpasse du Bel-Air
patrimoineImpasse du Fenouil
patrimoineImpasse du Général Thomières
patrimoineImpasse du Grenache
patrimoineImpasse du Hameau
patrimoineImpasse du Liseron
patrimoineImpasse du Mannanou
patrimoineImpasse du Marin
patrimoineImpasse du Merlot
patrimoineImpasse du Muscat
patrimoineImpasse du Navigateur
patrimoineImpasse du Pescadou
patrimoineImpasse du Petit Mousse
patrimoineImpasse du Phare
patrimoineImpasse du Pointu
patrimoineImpasse du Sauvignon
patrimoineImpasse du Terret
patrimoineImpasse du Thym
patrimoineImpasse Edgar Degas
patrimoineImpasse Émile Pouytes
patrimoineImpasse Érik Satie
patrimoineImpasse Eugène Delacroix
patrimoineImpasse François Couperin
patrimoineImpasse Gabriel Fauré
patrimoineImpasse Galilée
patrimoineImpasse Garibaldi
patrimoineImpasse Général Chanzy
patrimoineImpasse Georges Bizet
patrimoineImpasse Gilles Deleuze
patrimoineImpasse Henri Rousseau
patrimoineImpasse Jacques Brel
patrimoineImpasse Jean-Baptiste Lully
patrimoineImpasse Jean-Jacques Rousseau
patrimoineImpasse Jean-Philippe Rameau
patrimoineImpasse la Célestine
patrimoineImpasse Lavoisier
patrimoineImpasse Les Hauts de Sérignan
patrimoineImpasse Louis Aragon
patrimoineImpasse Louis Dénat
patrimoineImpasse Marguerite Yourcenar
patrimoineImpasse Maurice de Vlaminck
patrimoineImpasse Maurice Ravel
patrimoineImpasse Mignard
patrimoineImpasse Montaigne
patrimoineImpasse Pablo Picasso
patrimoineImpasse Pache
patrimoineImpasse Paul Valéry
patrimoineImpasse Pierre Bonnard
patrimoineImpasse Rabelais
patrimoineImpasse Renan
patrimoineImpasse Sébastopol
patrimoineImpasse Voltaire
patrimoineJasmins
patrimoineLa Cossette
patrimoineLa Jasse Neuve
patrimoineLes Cosses sous la Jasse Neuve
patrimoineOliviers
patrimoineOrangers
patrimoinePalmiers
patrimoineParc
patrimoinePassage du Pontil
patrimoinePasserelle Saint-Roch
patrimoinePlace de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Place de l'Église
patrimoineRésidence Les Capitelles
patrimoineRésidence Maxime Kalinski
patrimoineRond-Point François Mitterrand
patrimoineRond-Point Jacques Chirac
patrimoineRoute de Sauvian
patrimoineRoute de Valras
patrimoineRoute de Vendres
patrimoineRoute de Villeneuve
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Amat
patrimoineRue Amiral Courbet
patrimoineRue André Jolivet
patrimoineRue André Malraux
patrimoineRue Antonin Artaud
patrimoineRue Arago
patrimoineRue Barbès
patrimoineRue Carnot
patrimoineRue Charles Bombal
patrimoineRue Claude Debussy
patrimoineRue Claude Monet
patrimoineRue Commandant Espinadel
patrimoineRue Danton
patrimoineRue de la Bonite
patrimoineRue de la Cane de Provence
patrimoineRue de la Clairette
patrimoineRue de la Criée
patrimoineRue de la Farigoule
patrimoineRue de la Foulque
patrimoineRue de la Galinette
patrimoineRue de l'Aigrette
patrimoineRue de la Murène
patrimoineRue de l'Ancien Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue de la Prud'Homie
patrimoineRue de la Rascasse
patrimoineRue de la Révolution
histoireRue de la Rose des Vents
patrimoineRue de la Saladelle
patrimoineRue de la Salicorne
patrimoineRue de la Sole
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de la Tour d'Auvergne
patrimoineRue de la Tramontane
patrimoineRue de la Vigie
patrimoineRue de l'Azerolier
patrimoineRue de l'Égalité
patrimoineRue de l'Euphorbe
patrimoineRue de l'Olivier de Bohème
patrimoineRue de l'Orb
patrimoineRue de l'Oyat
patrimoineRue de Montplaisir
patrimoineRue Denfert Rochereau
patrimoineRue de Ronde
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue des Carignans
patrimoineRue Descartes
patrimoineRue des Jardins du Stade
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patrimoineRue des Lavandes
patrimoineRue des Lucioles
patrimoineRue des Micocouliers
patrimoineRue des Pivoines
patrimoineRue des Platanes
patrimoineRue des Quatre Oliviers
patrimoineRue des Remparts
patrimoineRue des Salanquiers
patrimoineRue des Tamarins
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Vendanges
patrimoineRue Docteur Blanchon
patrimoineRue Docteur Vernhes
patrimoineRue du 11 Novembre 1918
patrimoineRue du 14 Juillet
patrimoineRue du 18 Février 1931
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Bar
patrimoineRue du Bruant
patrimoineRue du Capelan
patrimoineRue du Carrelet
patrimoineRue du Chaland
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patrimoineRue du Frère Olive Jean Pierre
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patrimoineRue du Petit Bois
patrimoineRue du Pluvier
patrimoineRue du Pont
patrimoineRue du Pressoir
patrimoineRue du Raison de Mer
patrimoineRue du Saint-Pierre
patrimoineRue du Sar
patrimoineRue Émile Turco
patrimoineRue Emmanuel Cabrillac
patrimoineRue Faidherbe
patrimoineRue François Astier
patrimoineRue Francois Desnoyer
patrimoineRue Françoise Giroud
patrimoineRue Frédéric Bazille
patrimoineRue Gabriel Péri
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Général Cabrie
patrimoineRue Général Crouzat
patrimoineRue Général Domergue
patrimoineRue Général Henric
patrimoineRue Général Margueritte
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patrimoineRue Georges Brassens
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patrimoineRue Gérard Saumade
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patrimoineRue Henri Laborit
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patrimoineRue Henri Stumbo
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patrimoineRue Herman Rouzaud
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patrimoineRue Izard
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patrimoineRue Jacques Duclos
patrimoineRue Jean Cocteau
patrimoineRue Jean-François Millet
patrimoineRue Jean Marais
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jean-Paul Sartre
patrimoineRue Joseph Delteil
patrimoineRue Joseph Lazare
patrimoineRue Joseph Ségarra
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Kleber
patrimoineRue La Fontaine
patrimoineRue Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Ledru Rollin
patrimoineRue Léo Lagrange
patrimoineRue Léon Baylet
patrimoineRue Léon Blum
patrimoineRue Lieutenant Raymond Ferrer
patrimoineRue Malakoff
patrimoineRue Marat
patrimoineRue Marceau
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sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
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