Rues de Selongey
172 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Accès déchèterie
patrimoineAire de la Villa des Tuillières
patrimoineAire de Sainte-Gertrude
patrimoineAllée Claude Meunot
patrimoineAutoroute de Lorraine-Bourgogne
patrimoineAvenue de la Paix
patrimoineAvenue Édouard Spahr
patrimoineChemin au Moulin à Selongey
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin de Bayet
patrimoineChemin de Boussenois à Occey
patrimoineChemin de Chazeuil
patrimoineChemin d'Echevannes
patrimoineChemin de derrière Petit Cerf
patrimoineChemin de Foncegrive
patrimoineChemin de Geney
patrimoineChemin de la Barme à Vernois
patrimoineChemin de La Brotte à Boussenois
patrimoineChemin de la Côte
patrimoineChemin de la Côte de Binge
patrimoineChemin de la Côte de la Vanne
patrimoineChemin de la Crâa
patrimoineChemin de la Croix d'Or
patrimoineChemin de la Daniée
patrimoineChemin de la Faas
patrimoineChemin de la Fin
patrimoineChemin de la Forêt de Champberceau
natureChemin de la Grande Perche
patrimoineChemin de la Terrière Grasse
patrimoineChemin de la Vanne
patrimoineChemin de la Voie aux Vaches
patrimoineChemin de Layer
patrimoineChemin de Marey
patrimoineChemin de Montagny-Nord
patrimoineChemin de Montsaugeon
patrimoineChemin de Morchet
patrimoineChemin de Préliard
patrimoineChemin de Saint-Antoine
patrimoineChemin de Sainte-Anne
patrimoineChemin de Saquenay à Orville
patrimoineChemin de Selongey
patrimoineChemin de Selongey à Esnoms
patrimoineChemin des Fouilles
patrimoineChemin des Prés d'Orville
patrimoineChemin des Saulx
patrimoineChemin de Til-Châtel
patrimoineChemin de Vénallon
patrimoineChemin d'Exploitation de Brantalon
patrimoineChemin d'Exploitation de la Brûloire
patrimoineChemin d'Exploitation de la Combe de la Faas
patrimoineChemin d'Exploitation de la Comme de la Duy
patrimoineChemin d'exploitation de Sainte-Gertrude
patrimoineChemin d'Exploitation des Allemands
patrimoineChemin d'Exploitation des Noyers Cholot
patrimoineChemin d'Exploitation du Cimetière
patrimoineChemin d'Occey
patrimoineChemin du Foulon
patrimoineChemin du Petit Tertre
patrimoineChemin forestier parc éoliennes
patrimoineD27F-Route de Chazeuil
patrimoineD27 - Rue de la Gare
patrimoineGrand Sentier du Tetot
patrimoineImpasse de la Rièpe
patrimoineImpasse des Courvelles
patrimoineImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Lilas
patrimoineImpasse des Meurgers
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse des Roses
patrimoineImpasse des Violettes
patrimoineImpasse de Tremolois
patrimoineImpasse du Tertre
patrimoineImpasse du Trou Roussel
patrimoineImpasse du Vignière
patrimoinePassage marqué
patrimoinePetit Chemin de la Faas
patrimoinePetit Sentier du Tetot
patrimoinePiste
patrimoinePiste forestière sans issue
patrimoinePiste karting Selongey
patrimoinePlace des Halles
patrimoinePlace du Commerce
patrimoinePlace Lucien Jeny
patrimoineQuai Charbonnel
patrimoineQuai d'Antioche
patrimoineQuai Derrière l'Eau
patrimoineQuai du Bief
patrimoineQuai du Petit Pont
patrimoineQuai Garnier
patrimoineRoute de Boussenois
patrimoineRoute de Selongey à Esnoms
patrimoineRoute d'Is-sur-Tille
patrimoineRue Basse
patrimoineRue de Bussin
patrimoineRue de Champoint
patrimoineRue de Grancey
patrimoineRue de Grenand
patrimoineRue de la Charme
patrimoineRue de la Charmette
patrimoineRue de la Cité
patrimoineRue de la Combe
patrimoineRue de la Côte
patrimoineRue de la Côte Bayet
patrimoineRue de la Côte du Tertre
patrimoineRue de la Crâa
patrimoineRue de la Fin
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Greuillotte
patrimoineRue de la Patenée
patrimoineRue de la Pierre Virant
patrimoineRue de la Roche
patrimoineRue de l'Eau
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de Marey
patrimoineRue Derrière la Tour
patrimoineRue Derrière l'Église
patrimoineRue de Sainte-Anne
patrimoineRue des Alouettes
patrimoineRue des Bleuets
patrimoineRue des Buttes
patrimoineRue des Carrières
patrimoineRue des Craies
patrimoineRue des Croisottes
patrimoineRue des Moutons
patrimoineRue des Plantes Bonjour
patrimoineRue des Roches
patrimoineRue des Sarments
patrimoineRue des Saulx
patrimoineRue dessus de la Poterne
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Tulipes
patrimoineRue de Villey
patrimoineRue du 11 Novembre
patrimoineRue du 12 Juillet 1998
patrimoineRue du Chainot
patrimoineRue du Champ de Mars
patrimoineRue du Champs
patrimoineRue du Huit Mai
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Petit Cerf
patrimoineRue du Rang
patrimoineRue du Rang Pastourelle
patrimoineRue du Renard
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Tertre
patrimoineRue du Vif Arrêt
patrimoineRue du Vignière
patrimoineRue Geliot
patrimoineRue Général de Gaulle
patrimoineRue Henri Jevain
patrimoineRue Jarraud
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Ruelle de Foncegrive
patrimoineRuelle de Morchet
patrimoineRuelle des Communaux
patrimoineRuelle du Chevreuil
patrimoineRuelle du Vignière
patrimoineRuelles de Grancey
patrimoineRue Malpierre
patrimoineRue Mathieu
patrimoineRue Meville
patrimoineRue Pastourelle
patrimoineRue Philippe
patrimoineRue sur les Rues
patrimoineRue Véroille
patrimoineRue Viochot
patrimoineSentier du Vif Arrêt
patrimoineSentier du Vif-Arrêt
patrimoineSentier Sainte-Anne
patrimoineVoie Communale de Saint-Antoine
patrimoineVoie Communale de Selongey à Boussenois
patrimoineVoie de Sainte-Gertrude
patrimoineVoie du Marché
patrimoine