Rues de Sébazac-Concourès
103 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
100 à 114
patrimoine200 à 214
patrimoine300 à 314
patrimoineAllée des Carrefours
patrimoineAllée du Château de Concourès
patrimoineAllée Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Avenue du Tindoul
patrimoineAvenue Joël Pilon
patrimoineAvenue Tabardel
patrimoineCap del Mas
patrimoineChemin de Campagnac
patrimoineChemin de Cardenouze
patrimoineChemin de Laborie
patrimoineChemin de la Devèze
patrimoineChemin de la Divinie
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de Lamayou
patrimoineChemin de la Voie
patrimoineChemin de Lestourquié à Concourès
patrimoineChemin de Vabre
patrimoineChemin du Causse
patrimoineChemin du Clot
patrimoineChemin du Couderc
patrimoineChemin du Rescoundudou
patrimoineCité Beau Soleil
patrimoineCité des Camps Sarrats
patrimoineGiratoire de l'Eldorado
patrimoineGiratoire du Comtal
patrimoineImpasse de Cabillou
patrimoineImpasse de la Halte de Gajac
patrimoineImpasse des Barthètes
patrimoineImpasse des Cades
patrimoineImpasse des Caussenus
patrimoineImpasse des Costes
patrimoineImpasse des Cousteilles
patrimoineImpasse des Thuyas
patrimoineImpasse des Trois Pibouls
patrimoineImpasse du Cros
patrimoineImpasse du Levant
patrimoineImpasse du Tremblant
patrimoineImpasse Peyre Stèbe
patrimoineLe Colombier
patrimoineLe Coudrec
patrimoineLes Barthètes
patrimoineLotissement Les Cayres
patrimoineLotissement Les Combes
patrimoineLotissement Les Manharez
patrimoinePassage des Causses Fleuris
patrimoinePlace de la Paix
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Marronniers
patrimoinePlace des Platanes
patrimoinePlace des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Place Saint-Barnabé
patrimoineQuartier Les Tourettes
patrimoineRoute d'Argent
patrimoineRoute de Barrez à Sébazac
patrimoineRoute de Bezonne
patrimoineRoute de Bezonnes
patrimoineRoute de Bozouls
patrimoineRoute de Gajac
patrimoineRoute de Rodez
patrimoineRoute d'Espalion
patrimoineRoute de Villecomtal
patrimoineRoute d'Onet l'Église
patrimoineRue Beauregard
patrimoineRue de Bourran
patrimoineRue de la Croix de Gajac
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de l'Astragale
patrimoineRue de l'École
patrimoineRue de l'Eldorado
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Babissous
patrimoineRue des Barthètes
patrimoineRue des Buis
patrimoineRue des Carrals
patrimoineRue des Caussenus
patrimoineRue des Causses Fleuris
patrimoineRue des Clots Fleuris
patrimoineRue des Costes
patrimoineRue des Genèvriers
patrimoineRue des Grèzes
patrimoineRue des Pasiments
patrimoineRue des Roques de Gajac
patrimoineRue des Ségalières
patrimoineRue des Thuyas
patrimoineRue des Tuilières
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Clos de Gajac
patrimoineRue du Cros
patrimoineRue du Gardas
patrimoineRue du Levant
patrimoineRue du Marronnier
patrimoineRue du Puech Del Pal
patrimoineRue du Salès
patrimoineRue du Soleil Levant
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Tremblant
patrimoineRue Frédéric Mistral
patrimoineRue Peyre Stèbe
patrimoineSentier de Flacet
patrimoine