Rues de Savigny-sur-Braye
255 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Allée des Érables
patrimoineAllée des Marronniers
patrimoineAllée du Claireau
patrimoineAllée Vendômoise
patrimoineAvenue de la Braye
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue des Grands Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Avenue de Vendôme
patrimoineChemin aux Boeufs
patrimoineChemin d'Auvine
patrimoineChemin de Bordebeurre
patrimoineChemin de Champrenais
patrimoineChemin de Coudeloup
patrimoineChemin d'écoute s'il pleut
patrimoineChemin de Fautran
patrimoineChemin de la Basse Cour
patrimoineChemin de la Beauvairie
patrimoineChemin de la Belle Maison
patrimoineChemin de la Besnardière
patrimoineChemin de la Brosse
patrimoineChemin de la Brosserie
patrimoineChemin de la Cambuse
patrimoineChemin de la Châtaignière
patrimoineChemin de la Connardière
patrimoineChemin de la Courtevue
patrimoineChemin de la Crochetière
patrimoineChemin de la Grosse Pierre
patrimoineChemin de la Halte des Fossés
patrimoineChemin de la Huberdière
patrimoineChemin de la Jeudonnière
patrimoineChemin de la Joinière à Montcorbon
patrimoineChemin de la Maillardière
patrimoineChemin de la Maslerie à les Hayes
patrimoineChemin de la Paradisière
patrimoineChemin de la Poissonnière
patrimoineChemin de la Poulinière à Montempaille
patrimoineChemin de la Pré
patrimoineChemin de la Rouillère aux Auberts
patrimoineChemin de la Roullière aux Auberts
patrimoineChemin de la Templerie
patrimoineChemin de la Vallée aux Bœufs
patrimoineChemin de la Vilaine
patrimoineChemin de la Villoisière
patrimoineChemin de Montcorbon à la Maslerie
patrimoineChemin de Montempaille
patrimoineChemin de Mont Saint Père
patrimoineChemin de Montsumier
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Faisans
patrimoineChemin des Fossés
patrimoineChemin des Genêts
patrimoineChemin des Métaux
patrimoineChemin des Salmons
patrimoineChemin des Terriers
patrimoineChemin des Trois Bornes
patrimoineChemin d'Etangé
natureChemin de Vauteaux
patrimoineChemin de Villeaux
patrimoineChemin de Villée
patrimoineChemin de Villoiseau
patrimoineChemin du Bois
patrimoineChemin du Bois Bénéré
patrimoineChemin du Bossu
patrimoineChemin du Buisson
patrimoineChemin du Château
patrimoineChemin du Chatelier
patrimoineChemin du Clos Esnault
patrimoineChemin du Grand Coullieu
patrimoineChemin du Grand Guinais
patrimoineChemin du Jarrier
patrimoineChemin du Mont
patrimoineChemin du Moulin de Marcé
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Paradis
patrimoineChemin du Patis des Hayes
patrimoineChemin du Petit Chatelier
patrimoineChemin du Petit Pineau
patrimoineChemin du Puits
patrimoineChemin du Tertre
patrimoineChemin du Vieux Puits
patrimoineChemin le Vau
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse de Champrenais
patrimoineImpasse de Champ Rond
patrimoineImpasse de Coullieu
patrimoineImpasse de la Bleaumière
patrimoineImpasse de la Budinière
patrimoineImpasse de la Cailletière
patrimoineImpasse de la Chaslerie
patrimoineImpasse de la Chupinière
patrimoineImpasse de la Cohue
patrimoineImpasse de la Dupasserie
patrimoineImpasse de la Fontaine
patrimoineImpasse de la Forêt
natureImpasse de la Fredonnière
patrimoineImpasse de la Frogerie
patrimoineImpasse de la Giraudière
patrimoineImpasse de la Goismière
patrimoineImpasse de la Gonterie
patrimoineImpasse de la Grande Borde
patrimoineImpasse de la Grande Fouquerie
patrimoineImpasse de la Guilberdière
patrimoineImpasse de la Haie
patrimoineImpasse de la Hardonnière
patrimoineImpasse de la Jouasnière
patrimoineImpasse de la Maslerie
patrimoineImpasse de la Meslerie
patrimoineImpasse de la Morinière
patrimoineImpasse de la Mussetière
patrimoineImpasse de la Petite Borde
patrimoineImpasse de la Petite Fouquerie
patrimoineImpasse de la Préjoulière
patrimoineImpasse de la Roche
patrimoineImpasse de la Roncière
patrimoineImpasse de la Roue
patrimoineImpasse de la Sausserie
patrimoineImpasse de la Trépinière
patrimoineImpasse de la Tuinière
patrimoineImpasse de la Vallée
patrimoineImpasse de la Vieille Haie
patrimoineImpasse de l'Oisellière
patrimoineImpasse de Moncorbon
patrimoineImpasse de Pineau
patrimoineImpasse des Auberts
patrimoineImpasse des Hayes
patrimoineImpasse des Joglinières
patrimoineImpasse des Madaires
patrimoineImpasse des Mûres
patrimoineImpasse des Rochettes
patrimoineImpasse de Vaudevenay
patrimoineImpasse de Vendôme
patrimoineImpasse de Villeprovert
patrimoineImpasse du Bas Rossay
patrimoineImpasse du Bois
patrimoineImpasse du Bois Neuf
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patrimoineImpasse du Claireau
patrimoineImpasse du Coteau
patrimoineImpasse du Maréchal Juin
patrimoineImpasse du Petit Bois
patrimoineImpasse du Pressoir
patrimoineImpasse du Puits
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patrimoineImpasse du Viaduc
patrimoineImpasse Guinais
patrimoineImpasse la Bataille
patrimoineImpasse le Marchais
patrimoineImpasse Verte
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace du Chatelier
patrimoinePlace du Maréchal Juin
patrimoineRoute Basse de Sargé
patrimoineRoute Coeur de France
patrimoineRoute de Bellevue
patrimoineRoute de Bessé
patrimoineRoute de Champillon
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patrimoineRoute de Champvoy
patrimoineRoute de Courgenard
patrimoineRoute de Fortan
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patrimoineRoute de la Bourrelière
patrimoineRoute de la Chaslerie
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patrimoineRoute de la Cohue
patrimoineRoute de la Galougère
patrimoineRoute de la Gare
patrimoineRoute de la Garlière
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patrimoineRoute de la Grilletière
patrimoineRoute de la Guilberdière
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patrimoineRoute de la Poissetière
patrimoineRoute de la Poulinière
patrimoineRoute de la Richardière
patrimoineRoute de la Roncherie
patrimoineRoute de la Roncière
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patrimoineRoute de l’Aurière
patrimoineRoute de la Vallée de la Braye
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patrimoineRoute des Tuffières
patrimoineRoute des Vignes
natureRoute des Volomberts
patrimoineRoute du Bois Neuf
patrimoineRoute du Bosquet
patrimoineRoute du Chemin Bossu
patrimoineRoute du Chemin de Fer
patrimoineRoute du Chêne Suard
natureRoute du Claireau
patrimoineRoute du Gué du Loir
patrimoineRoute du Mineray
patrimoineRoute du Moulin du Bas-Rossay
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Parc de Guinais
patrimoineRoute du Tonkin
patrimoineRue Alfred de Musset
patrimoineRue Alphonse de Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Charles Baudelaire
patrimoineRue de Bessé
patrimoineRue de la Bourgeoiserie
patrimoineRue de la Brunellière
patrimoineRue de la Canardière
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Grande Prairie
natureRue de la Gravelle
patrimoineRue de la Jeunesse
patrimoineRue de l'Ancien Passage
patrimoineRue de l'Ancien Pont de la Fontaine
patrimoineRue de la Receveuserie
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Sausserie
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de l'Audience
patrimoineRue de Montbaril
patrimoineRue de Montgreffier
patrimoineRue de Montoire
patrimoineRue des Baladets
patrimoineRue des Pâtis
patrimoineRue des Pépinières
patrimoineRue des Sorbiers
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Collège
patrimoineRue Georges Bizet
patrimoineRue Hector Berlioz
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRuelle des Brunettes
patrimoineRuelle des Pépinières
patrimoineRue Louis Chauvin
patrimoineRue Maurice Ravel
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Paul Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Rue Pierre de Ronsard
patrimoineRue Sainte-Barbe
patrimoine