Rues de Saverne
238 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
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patrimoineAllée de la licorne
patrimoineAllée des Bretzels
patrimoineAllée des cigognes
patrimoineAllée des Écureuils
patrimoineAllée des Fauvettes
patrimoineAllée des mirabelles
patrimoineAllée des Pinsons
patrimoineAllée des Rohans
patrimoineAllée des singes
patrimoineAllée du canal
patrimoineAllée du Haut-Barr
patrimoineAllée du Kougloff
patrimoineAllée du Niederbarr
patrimoineChemin de la Zorn
patrimoineChemin des Alisiers
patrimoineChemin de saverne
patrimoineChemin des Églantines
patrimoineChemin de Windsbourg
patrimoineChemin d'exploitation
patrimoineChemin du Bouc d'Or
patrimoineChemin du Cimetière
patrimoineChemin du Koepfel
patrimoineChemin du Niederbarr
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patrimoineChemin Forestier
patrimoineChemin Forestier du Breitkopf
patrimoineChemin Forestier du Brunnenkopf
patrimoineChemin Forestier du Chalet
patrimoineChemin rural
patrimoineChemin Rural
patrimoineChemin rural dit Kuerzlingweg
patrimoineCôte de Saverne
patrimoineEsplanade du Monument aux Morts
patrimoineFossé des Remparts
patrimoineGrand'Rue
patrimoineImpasse de la Fontaine
patrimoineImpasse de la Hardt
patrimoineImpasse de la Mossel
patrimoineImpasse de la Roseraie
patrimoineImpasse de l'Ermitage
patrimoineImpasse de Malte
patrimoineImpasse des Carrières
patrimoineImpasse des Fabriques
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse de Wangenbourg
patrimoineImpasse du Hohwald
patrimoineImpasse du Spitzberg
patrimoineImpasse du Tournesol
patrimoineKreutzfeld
patrimoineLe Gansweg
patrimoineLe Pont du Diable
patrimoinePassage Achille Demange
patrimoinePassage des Tanneurs
patrimoinePassage Gaby Andres
patrimoinePassage Louis Walter
patrimoinePassage Robert Kuhn
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la Pépinière
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Ardennes
patrimoinePlace du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place Monet
patrimoinePlace Saint-Nicolas
patrimoinePont-canal de la Wach
patrimoinePromenade de la Schlitte
patrimoineQuai de la Zorn
patrimoineQuai de l'Écluse
patrimoineQuai de l'École
patrimoineQuai du Canal
patrimoineQuai du Château
patrimoineRoute de la Vallée de la Zorn
patrimoineRoute de Paris
patrimoineRoute Forestière de Ramsthal
patrimoineRoute forestière des Pandours
patrimoineRoute Romaine
patrimoineRue Alte Steige
patrimoineRue Charles Biedermann
patrimoineRue Charles Guillaume Klein
patrimoineRue Charles Kilian
patrimoineRue Clemenceau
patrimoineRue Dagobert Fischer
patrimoineRue d'Allemagne
patrimoineRue d'Angleterre
patrimoineRue d'Autriche
patrimoineRue de Belgique
patrimoineRue de Bouxwiller
patrimoineRue de Dettwiller
patrimoineRue de Donaueschingen
patrimoineRue de Furchhausen
patrimoineRue de Gottenhouse
patrimoineRue de Haegen
patrimoineRue de Haguenau
patrimoineRue de la 2e Division Blindée
patrimoineRue de la Bergerie
patrimoineRue de la Citadelle
patrimoineRue de la Citerne
patrimoineRue de la Colline
patrimoineRue de la Côte
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Garenne
patrimoineRue de la Grotte
patrimoineRue de la Hoube
patrimoineRue de la Maille
patrimoineRue de la Mésange
patrimoineRue de la Mossel
patrimoineRue de l'Ancienne Synagogue
patrimoineRue de la Pépinière
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de l'Arc
patrimoineRue de la Résidence
patrimoineRue de la Roseraie
patrimoineRue de l'Artisanat
patrimoineRue de la Scierie
patrimoineRue de la Vedette
patrimoineRue de la Vieille Blanchisserie
patrimoineRue de Léominster
patrimoineRue de l'Ermitage
patrimoineRue de l’Europe
patrimoineRue Dell
patrimoineRue de l'Oignon
patrimoineRue de l'Orangerie
patrimoineRue de Lorraine
patrimoineRue de Maennolsheim
patrimoineRue de Molsheim
patrimoineRue de Monswiller
patrimoineRue de Prague
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Aubépines
patrimoineRue des Bains
patrimoineRue des Bonnes Gens
patrimoineRue des Bosquets
patrimoineRue des Capucines
patrimoineRue des Champs
patrimoineRue de Schwenheim
patrimoineRue des Clés
patrimoineRue des Clous
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue des Diables Bleus
patrimoineRue des Dragons
patrimoineRue des Églises
patrimoineRue des Emouleurs
patrimoineRue des Frères
patrimoineRue des Glycines
patrimoineRue des Gravières
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Magnolias
patrimoineRue des Murs
patrimoineRue des Pâturages
patrimoineRue des Pères
patrimoineRue des Prés
patrimoineRue des Primevères
patrimoineRue des Roseaux
patrimoineRue des Sablonnières
patrimoineRue des Sources
patrimoineRue des Vergers
patrimoineRue des Vignes
natureRue d'Italie
patrimoineRue d'Ottersthal
patrimoineRue d'Otterswiller
patrimoineRue du 10e Chasseur
patrimoineRue du 19 Novembre
patrimoineRue du Bastberg
patrimoineRue du Boeuf
patrimoineRue du Brotsch
patrimoineRue du Centre Nautique
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Chemin de Fer
patrimoineRue du Cygne
patrimoineRue du Dabo
patrimoineRue du Donon
patrimoineRue du Fer
patrimoineRue du Feu
patrimoineRue du Fort
patrimoineRue du Frère Médard
patrimoineRue du Général de Gouvello
patrimoineRue du Général Fetter
patrimoineRue du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue du Geroldseck
patrimoineRue du Griffon
patrimoineRue du Haut-Barr
patrimoineRue du Kochersberg
patrimoineRue du Liard
patrimoineRue du Lohbach
patrimoineRue du Luxembourg
patrimoineRue du Maire Knoepffler
patrimoineRue du Maréchal Clarke
patrimoineRue du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Rue du Maréchal Joffre
patrimoineRue du Martelberg
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Nideck
patrimoineRue du Nord
patrimoineRue du Parc Celtique
patrimoineRue du Père Libermann
patrimoineRue du Recteur Adam
patrimoineRue du Rossignol
patrimoineRue du Schneeberg
patrimoineRue du Serpent
patrimoineRue du Tribunal
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patrimoineRue Saint-Vit
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patrimoineRue Théodore Gerhards
patrimoineRue Traversière
patrimoine