Rues de Sap-en-Auge
95 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la ZA Nord
patrimoineAllée de la ZA Sud
patrimoineAllée du Grand Jardin
patrimoineAllée du Verger
patrimoineAllée du Vieux Buisson
patrimoineAncienne Route de Lisieux
patrimoineChemin de Bouillant
patrimoineChemin de Campigny
patrimoineChemin de la Cardaie
patrimoineChemin de La Croix au Jean
patrimoineChemin de la Duvallière
patrimoineChemin de la Froudière
patrimoineChemin de la Futelaie
patrimoineChemin de la Roulandière
patrimoineChemin de la Verette
patrimoineChemin des Boschiaux
patrimoineChemin des Bruyères
patrimoineChemin des Londes
patrimoineChemin des Ménages
patrimoineChemin des Petits Champs
patrimoineChemin des Petits Prés
patrimoineChemin du Bocage
patrimoineChemin du Clos Vaillot
patrimoineChemin du Fort Banny
patrimoineChemin du Grand Val
patrimoineChemin du Presbytère
patrimoineCour de la Louée
patrimoineCour du Point du Jour
natureL'expression « point du jour » désigne l'aube, ce moment de transition entre la fin de la nuit et le début du plein jour. Techniquement, les astronomes en distinguent trois : l'aube astronomique (les étoiles disparaissent, soleil à 18° sous l'horizon), l'aube nautique (l'horizon devient identifiable, soleil à 12°), et l'aube civile (l'activité humaine peut se passer d'éclairage, soleil à 6°). À ne pas confondre avec l'aurore, où le disque du soleil est déjà visible mais partiellement masqué par l'horizon. Lorsque l'aube commence à poindre, le ciel se teinte de couleurs rouge-orangées : la lumière du soleil traverse alors une épaisseur d'air bien plus grande qu'au zénith, si bien que le bleu est diffusé sur les côtés et que seules les longueurs d'onde chaudes parviennent jusqu'à nos yeux — c'est le fameux phénomène de diffusion de Rayleigh, celui-là même qui explique aussi la couleur du ciel diurne et des couchers de soleil. Historiquement, beaucoup de rues « du Point du Jour » désignaient à l'origine la sortie orientale d'une ville, du côté où le soleil se lève — repère précieux pour les voyageurs et les paysans qui partaient aux champs à la première clarté. Victor Hugo, lui, a immortalisé cet instant dans un vers célèbre des Contemplations : « à l'heure où blanchit la campagne ».
Cour Lehoult
patrimoineCour Thierry
patrimoineImpasse de la Croix Beuzelin
patrimoineImpasse de la Grande Pille
patrimoineImpasse de la Roulandière
patrimoineImpasse de la Saussaye
patrimoineImpasse de la Tillaye
patrimoineImpasse des Terriers
patrimoineImpasse du Clos Vaillot
patrimoineImpasse du Fort Banny
patrimoineImpasse du Fort Montpellier
patrimoineImpasse du Manoir
patrimoineImpasse du Vieux Buisson
patrimoineImpasse le Vaux Morel
patrimoineImpasse Saint-Latuin
patrimoineLe Parc l'Escu
patrimoinePassage Aubrée
patrimoinePassage du Fort
patrimoinePassage du Val Boissière
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace du Marché
patrimoineRoute de Chaumont
patrimoineRoute de Gacé
patrimoineRoute de La Vallée de la Touques
patrimoineRoute de Monnai
patrimoineRoute de Neuville
patrimoineRoute de Paperotte
patrimoineRoute de Roiville
patrimoineRoute des Châteaux
patrimoineRoute des Roches
patrimoineRoute de Ticheville
patrimoineRoute de Vimoutiers
patrimoineRoute d'Heugon
patrimoineRoute d'Orbec
patrimoineRoute d'Orville
patrimoineRoute du Bois Ecard
patrimoineRoute du Bosc-Renoult
patrimoineRoute du Calvaire
patrimoineRoute du Costil
patrimoineRoute du Rouvray
patrimoineRue Berthelot
patrimoineRue Boudin
patrimoineRue de la Pictière
patrimoineRue de la Verette
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Terriers
patrimoineRue du 22 Août 1944
patrimoineRue du Bois Bénard
patrimoineRue du Bois Biquet
patrimoineRue du Commerce
patrimoineRue du Docteur Mouton
patrimoineRue du Grand Fossé
patrimoineRue du Grand Jardin
patrimoineRue du Tour des Halles
patrimoineRue Eugène Foulon
patrimoineRue Homo
patrimoineRue Hubert Laniel
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Ruelle de la Bourse
patrimoineRuelle de l'Ancienne Prison
patrimoineRuelle de la Verette
patrimoineRue Nicolas Lesieur
patrimoineRue Raoul Hergault
patrimoineRue Saint-Latuin
patrimoineSentier de la Duvallière
patrimoineSquare Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Square Paul Leroy
patrimoine