Rues de Sanguinet
238 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Accès Parking
patrimoineAllée de Couton
patrimoineAllée Deison
patrimoineAllée de la Forge
patrimoineAllée de la Pirogue
patrimoineAllée de Loustouret
patrimoineAllée de Mounay
patrimoineAllée de Pradeu
patrimoineAllée des Ajoncs
patrimoineAllée des Alouettes
naturePetit passereau des campagnes ouvertes, l'alouette des champs (Alauda arvensis) est l'un des oiseaux les plus emblématiques du monde rural européen — chanteuse incomparable, oiseau sacré des Gaulois, muse des poètes et des peintres depuis vingt siècles, elle est aujourd'hui devenue le symbole silencieux du déclin de la biodiversité agricole française.
Comment la reconnaître ? Long d'une vingtaine de centimètres, l'oiseau est discret au sol grâce à son plumage cryptique brun-sable moucheté de sombre, parfaitement mimétique dans les labours et les prairies rases. Trois signes distinctifs permettent de l'identifier : un sourcil blanchâtre au-dessus de l'œil, une petite huppe érectile qu'il redresse quand il est alerté, et surtout les rectrices externes de la queue d'un blanc pur qui contrastent quand il s'envole. Contrairement à la plupart des passereaux qui chantent perchés, l'alouette chante en vol vertical stationnaire : elle s'élève en spirale à 50 ou 100 mètres du sol, se maintient en battant rapidement des ailes, et redescend en piqué avant d'ouvrir un « parachute » au dernier moment pour se poser dans l'herbe.
Son chant est peut-être le plus complexe de toute l'avifaune européenne. Là où le coucou n'a que deux notes, l'alouette dispose de plus de 6 000 syllabes agencées selon une syntaxe particulière, dans une succession ininterrompue de trilles, de vocalises et de pépiements. Le mâle chante de l'aube au crépuscule, de fin janvier à mi-juillet, chaque séquence pouvant durer de trois à quinze minutes sans reprendre souffle. Le français populaire a créé des verbes rien que pour lui : l'alouette grisolle, turlute ou tirelire. Aucun autre oiseau n'a inspiré autant de vocabulaire spécialisé.
Le mot vient du gaulois alauda — composé de al (« grand ») et aud (« le chant »), soit littéralement « la grande chanteuse ». Les Gaulois vénéraient l'oiseau comme sacré, et Jules César baptisa même l'une de ses légions Alaudae (« les Alouettes »), recrutée en Gaule narbonnaise — les casques des soldats portaient à leur cimier une aile d'alouette. Depuis, l'oiseau est resté dans l'imaginaire collectif un médiateur entre terre et ciel, symbole de bon augure et de joie matinale.
Chaucer l'appelait « le messager du jour », Shakespeare la fit chanter dans Roméo et Juliette pour signaler la venue de l'aube fatale, Ronsard et Victor Hugo lui consacrèrent des vers. Ce dernier concluait un poème par ces vers restés célèbres :
« Et l'aube est là sur la plaine !
J'admire, en vérité,
Qu'on puisse avoir de la haine
Quand l'alouette a chanté. »
En peinture, Jules Breton en fit le sujet de son chef-d'œuvre Le Chant de l'alouette (1884, Art Institute of Chicago) — une paysanne pieds nus regardant l'oiseau chanter au-dessus des champs. Van Gogh peignit son Champ de blé avec une alouette. Sans oublier la comptine enfantine qui traverse les générations : « Alouette, gentille alouette ».
Malgré cette gloire poétique, l'alouette des champs est aujourd'hui l'un des symboles les plus alarmants de la crise écologique française. Ses effectifs nicheurs ont chuté de plus de 30 % depuis 1989, ceux des populations hivernantes de 31 % depuis 2001. En cause : l'intensification agricole (labours répétés qui détruisent les nids au sol), la disparition des jachères, l'usage massif des pesticides qui privent l'oiseau de ses insectes, et la chasse traditionnelle — la France autorise encore chaque année le prélèvement de plus de 300 000 alouettes par tir et par piégeage (matoles, pantes), pratique aujourd'hui vivement contestée par la LPO et la Commission européenne. L'oiseau qui donnait son nom aux légions romaines, qui inspirait Hugo et Shakespeare, disparaît en silence des campagnes françaises — non par accident, mais par choix collectif.Allée des Aubépines
patrimoineAllée des Aulnes
patrimoineAllée des Compagnons
patrimoineAllée des Eaux qui Rient
patrimoineAllée des Fougères
patrimoineAllée des Galips
patrimoineAllée des Gemmeurs
patrimoineAllée des Grives
patrimoineAllée des Jardins
patrimoineAllée des Morilles
patrimoineAllée des Roses des Prés
patrimoineAllée des Saules
patrimoineAllée des Tennis
patrimoineAllée du Bois de Larrat
patrimoineAllée du Campot
patrimoineAllée du Caplanne
patrimoineAllée du Cazalot
patrimoineAllée du Centenaire
patrimoineAllée du Chêne Liege
natureAllée du Crastail
patrimoineAllée du Lac
patrimoineAllée du Musée
cultureAllée du Pescadou
patrimoineAllée du Pin Franc
patrimoineAllée du Ruisseau
natureAllée Labadie
patrimoineAllée Raba
patrimoineAvenue Alhena
patrimoineAvenue Charles Castets
patrimoineAvenue d'Alhéna
patrimoineAvenue de Bordeaux
patrimoineAvenue de Bordeaux - RD 652
patrimoineAvenue de la Côte d'Argent
patrimoineAvenue de Losa
patrimoineAvenue de Parentis
patrimoineAvenue des Grands Lacs
patrimoineAvenue des Landes
natureAvenue du Born
patrimoineAvenue du Stade
patrimoineChemin d'Andrillon
patrimoineChemin de Basile
patrimoineChemin de Bernon
patrimoineChemin de Boulongue
patrimoineChemin de Cadichon
patrimoineChemin de Compagne
patrimoineChemin de Guimoy
patrimoineChemin de Jeandrille
patrimoineChemin de la Levée
patrimoineChemin de la Louse
patrimoineChemin de la Mole
patrimoineChemin de la Moulette
patrimoineChemin de Lanègue
patrimoineChemin de Laouguey
patrimoineChemin de Lapiraou
patrimoineChemin de Léchourt
patrimoineChemin de l'Estey
patrimoineChemin de Liahon
patrimoineChemin de Lillot
patrimoineChemin de Louse
patrimoineChemin de Marceau
patrimoineChemin de Marrache
patrimoineChemin de Martinot
patrimoineChemin de Matrouche
patrimoineChemin de Ménicon
patrimoineChemin de Méoule
patrimoineChemin de Méoule à Beyriques
patrimoineChemin de Nelson
patrimoineChemin de Pirot
patrimoineChemin de Rives
patrimoineChemin de Sabas
patrimoineChemin de Sainte-Rose
patrimoineChemin des Airelles
patrimoineChemin des Arbousiers
naturePetit arbre à feuillage persistant du pourtour méditerranéen et du littoral atlantique, l'arbousier (Arbutus unedo) est l'un des arbres les plus originaux de la flore française : ses fruits mettant une année entière à mûrir, il porte au même moment, à l'automne, les grappes de clochettes blanches de sa nouvelle floraison et les baies rouges vif de l'année précédente — spectacle unique qui lui a valu son surnom populaire d'« arbre aux fraises ».
Comment le reconnaître ? L'arbousier est un petit arbre ou grand arbuste mesurant généralement 3 à 5 mètres de haut, à croissance lente. Sa feuille persistante est d'un vert foncé brillant, elliptique, coriace, aux bords finement dentés. Son écorce brune se desquame par plaques révélant des tons rougeâtres. À l'automne (août à novembre), il fleurit en grappes pendantes de clochettes blanches — parfois rosées chez la variété 'Rubra' — au parfum délicat de miel. À la même saison mûrissent les arbouses de l'année précédente : baies sphériques d'un à deux centimètres, à la peau rugueuse hérissée de petites protubérances pyramidales, passant du jaune-orangé au rouge vif à pleine maturité. C'est cette coexistence simultanée des fleurs et des fruits — chose rare dans le règne végétal — qui rend l'arbre immédiatement identifiable.
Le nom scientifique Arbutus unedo fut donné par Linné en 1753, mais le second mot vient tout droit de Pline l'Ancien au Iᵉʳ siècle : unedo est la contraction de unum edo — « j'en mange un (seul) » — car, dit-il, « l'arbouse est un fruit peu considéré : on n'en mange qu'une ». Le fruit est en effet savoureux mais rassasiant, un peu farineux, et à forte dose légèrement fermenté — certains auteurs anciens prétendaient même qu'il pouvait griser ! Le nom français arbousier viendrait quant à lui, selon les sources, du celte arbois (fruit rugueux) ou du provençal arbousso dérivé du latin arbor (arbre). En Corse, on l'appelle albitru.
Chez les Romains, l'arbousier était consacré à la déesse Cardea, sœur d'Apollon et déesse des gonds et des portes, qui utilisait ses rameaux magiques pour éloigner les sorcières et protéger les enfants — d'où la tradition antique de déposer des branches d'arbousier sur les cercueils, en symbole d'immortalité (par son feuillage toujours vert). Virgile en parle dans les Géorgiques, Horace vantait son ombre, Pline louait sa résistance au feu — car l'arbousier a la particularité d'être pyrophile : loin d'être détruit par les incendies, il repousse rapidement depuis sa souche, faisant partie des espèces reines de la reconquête post-feu des garrigues méditerranéennes. En Corse du Sud, une légende raconte que le Christ trahi par Judas se réfugia sous un arbousier — qui devint symbole de loyauté. En Afrique du Nord, les Berbères le plantent pour se protéger des démons. Il figure enfin, glorieusement, sur le blason de la ville de Madrid — représenté avec un ours dressé qui s'appuie contre son tronc (El Oso y el Madroño), symbole millénaire de la capitale espagnole.
L'arbouse est comestible — riche en vitamine C —, se consomme crue mais donne surtout d'excellentes confitures, gelées et liqueurs. En Espagne, on en distille des eaux-de-vie et des liqueurs traditionnelles. En France, sur le bassin d'Arcachon, on fabriquait autrefois le ledounat, boisson pétillante qu'un membre de la Société linnéenne de Bordeaux comparait en 1865 à « un vin de Champagne ». Les Portugais en tirent leur célèbre eau-de-vie medronho. Les fleurs, très mellifères, donnent aussi un miel amer et rare, notamment en Sardaigne où il est très prisé.
Traditionnellement sauvage dans le sud de la France (garrigues, maquis, chênaies claires), l'arbousier gagne aujourd'hui les parcs et jardins jusque dans le nord — résistant jusqu'à -16 °C, il s'adapte au calcaire, à la sécheresse, et sa double coloration automnale (blanc des fleurs, rouge des fruits sur fond de feuillage vert brillant) en fait l'un des arbres d'ornement les plus spectaculaires de la fin d'année. Discret dans les campagnes, chargé de symboles antiques, gourmand pour les oiseaux comme pour les hommes : il mérite pleinement les rues et jardins qui portent son nom.Chemin des Aynes
patrimoineChemin des Bardets
patrimoineChemin des Champs
patrimoineChemin des Écureuils
patrimoineChemin des Fauvettes
patrimoineChemin de Sillac
patrimoineChemin des Liserons
patrimoineChemin des Marais
patrimoineChemin des Prés Perdus
patrimoineChemin des Résiniers
patrimoineChemin des Tonnes
patrimoineChemin de Tchin Tchan
patrimoineChemin de Tinon
patrimoineChemin du Bouges
patrimoineChemin du Cam Neou
patrimoineChemin du Clercq
patrimoineChemin du Coy
patrimoineChemin du Fil de l'Eau
patrimoineChemin du Gard
patrimoineChemin du Gauchey
patrimoineChemin du Haou
patrimoineChemin du Médocain
patrimoineChemin du Micq
patrimoineChemin du Mignon
patrimoineChemin du Petit Homme
patrimoineChemin du Petit Mignon
patrimoineChemin du Pignada
patrimoineChemin Mulet
patrimoineChemin Piétonnier
patrimoineChemin Privé
patrimoineChemin rural
patrimoineChemin Rural
patrimoineChemin rural de Beyriques
patrimoineChemin Rural de Joualieu à Lagnereau
patrimoineChemin Rural de Joualieu à Marceau
patrimoineChemin Rural de la Mole à Lugos
patrimoineChemin Rural de la VC 3 au CD 147
patrimoineChemin Rural de Lhoste à Lugos
patrimoinechemin rural de Marceau au Baron
patrimoineChemin Rural de Méoule à Beyriques
patrimoineChemin rural de Pirot
patrimoineChemin Rural de Rives à la Mole
patrimoineChemin Rural de Souhays à Moulias
patrimoinechemin rural du Bourg à la Mole
patrimoineGiratoire du Pas du Braou
patrimoineImpasse de la Biballe
patrimoineImpasse de la Bourdaine
patrimoineImpasse de la Calune
patrimoineImpasse de la Clairière
patrimoineImpasse de la Gourgue
patrimoineImpasse de la Lande du Clercq
natureImpasse de la Rainette du Lac
patrimoineImpasse de Liahon
patrimoineImpasse de l'Orée
patrimoineImpasse de Matrouche
patrimoineImpasse de Peyot
patrimoineImpasse des Agarics
patrimoineImpasse des Bergeronnettes
patrimoineImpasse des Bois de Pinton
patrimoineImpasse des Bouvreuils
patrimoineImpasse des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Coprins
patrimoineImpasse des Courlis
patrimoineImpasse des Fauvettes
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Martinets
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Mûres
patrimoineImpasse des Nenuphars
patrimoineImpasse des Prés
patrimoineImpasse des Rossignols
patrimoineImpasse des Vergnes
patrimoineImpasse de Tchin Tchan
patrimoineImpasse du Bournac
patrimoineImpasse du Braou
patrimoineImpasse du Brucq
patrimoineImpasse du Cam-Néou
patrimoineImpasse du Cazaou
patrimoineImpasse du Clos de Losa
patrimoineImpasse du Clos du Broustaricq
patrimoineImpasse du Colonel Beltrame
patrimoineImpasse du Micq
patrimoineImpasse du Piaou
patrimoineImpasse du Pignon
patrimoineImpasse du Pit
patrimoineImpasse du Stade
patrimoineImpasse Fabouet
patrimoineLa Closeraie du Lac
patrimoinePare-feu de Lechourt
patrimoinePare-feu de Nelson
patrimoinePare-feu du Cinquième
patrimoinePare-feu du Guimoy
patrimoinePare-feu du Quatrième
patrimoineParking des Bardets
patrimoineParking du Stade
patrimoinePiste de Téchoueyres
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoineSymbole de la République et cœur administratif de la commune, la mairie est née directement de la Révolution française — c'est le décret du 14 décembre 1789 qui créa les communes modernes, dont chacune, aujourd'hui encore, se rassemble autour de son « hôtel de ville ». Le mot mairie est d'origine médiévale — il apparaît dans le polyptyque d'Irminon, ouvrage de droit rédigé par un abbé de Saint-Germain-des-Prés au IXᵉ siècle. Il désignait alors le maire, régisseur d'un domaine agricole. Le terme a longtemps coexisté avec d'autres formes — le consul dans le Midi de la France, l'échevin dans le Nord, le prévôt des marchands à Paris, tous chargés d'administrer leur cité selon des règles propres à chaque province. La France d'avant 1789 était une mosaïque de coutumes où chaque bourg avait son mode de gouvernement local. Tout bascule avec la Révolution. Le décret du 14 décembre 1789 abolit d'un trait toutes ces institutions anciennes et crée, pour la première fois dans l'histoire française, 44 000 communes dotées d'une structure identique : un conseil municipal élu et un maire à sa tête. C'est l'un des grands actes fondateurs de la France moderne — la naissance de la commune comme cellule élémentaire de la République. La loi de 1884 achèvera cette œuvre en garantissant définitivement les libertés municipales. Longtemps improvisée — dans une maison particulière louée, chez un notaire, chez le maire lui-même, parfois même à l'auberge du village —, la mairie ne s'est fixée dans un bâtiment propre qu'au fil du XIXᵉ siècle. La loi de 1837 est la première à imposer aux communes l'entretien d'un « hôtel de ville ou local affecté à la mairie ». À partir de là, les municipalités françaises se lancent dans la construction de ces édifices sobres et solennels qu'on connaît partout : perron surélevé, drapeau tricolore, buste de Marianne, devise « Liberté, Égalité, Fraternité » en façade. L'architecture des mairies suit l'esprit du temps. Au XIXᵉ siècle, elles s'inspirent souvent des hôtels de ville d'Ancien Régime — colonnes, frontons, campaniles — pour affirmer la dignité républicaine. Beaucoup adoptent le triptyque symbolique de la République : la mairie, l'école, le monument aux morts, souvent regroupés autour d'une même place, formant le « forum républicain » que la loi Ferry sur l'instruction obligatoire (1881-1882) et la Grande Guerre viendront compléter. À l'intérieur, la salle du conseil municipal est le lieu du débat démocratique local. La salle des mariages — souvent la plus belle pièce, ornée du buste de Marianne et de tableaux allégoriques — reste aujourd'hui, pour beaucoup de Français, le seul lieu institutionnel dans lequel ils entreront de leur vivant. C'est aussi à la mairie qu'on déclare une naissance, qu'on reconnaît un enfant, qu'on enregistre un décès, qu'on vote aux élections locales, régionales, présidentielles et européennes. En temps de crise — inondation, tempête, épidémie —, elle devient le centre de coordination de la commune. Elle est aujourd'hui le seul bâtiment public obligatoire dans chaque commune française : plus de 34 000 mairies quadrillent le territoire, du village de 20 habitants aux métropoles millionnaires. Toutes ont, à leur porte, la même plaque tricolore et le même mot inscrit — République française. Peu de nations ont un maillage démocratique aussi dense. La place de la Mairie est probablement, avec la place de l'Église, l'un des noms de lieu les plus répandus du pays. Les deux se répondent souvent, à quelques pas l'une de l'autre : l'ancien et le nouveau cœur du village, la paroisse et la commune, la cloche et le drapeau.
Place du Marché
patrimoineRésidence Personnes Agées
patrimoineRoute d'Arcachon
patrimoineRoute de Biscarrosse
patrimoineRoute de Bordeaux
patrimoineRoute de Courlouze
patrimoineRoute de la Lucate
patrimoineRoute de Langeot
patrimoineRoute de Lugos
patrimoineRoute de Sillac
patrimoineRue de Belle Rive
patrimoineRue de Berrand
patrimoineRue de Beyriques
patrimoineRue de Cabougnon
patrimoineRue de Caton
patrimoineRue de la Clairière
patrimoineRue de l'Anguille
patrimoineRue de la Rainette du Lac
patrimoineRue de l'Arieste
patrimoineRue de l'Orée
patrimoineRue de Meniques
patrimoineRue de Pinton
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Bernaches
patrimoineRue des Bidaous
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Catalans
patrimoineRue des Cèpes
patrimoineRue des Chanterelles
patrimoineRue des Coulemelles
patrimoineRue des Entrepreneurs
patrimoineRue des Girolles
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Mousserons
patrimoineRue des Palombes
natureRue des Pins de l'Étang
natureRue des Prés de la Gourgue
patrimoineRue des Vergnes
patrimoineRue des Vire Vents
patrimoineRue de Tasta
patrimoineRue du Bosquet
patrimoineRue du Calicot
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Fer à Cheval
patrimoineRue du Hapchot
patrimoineRue du Lac en Bernon
patrimoineRue du Maréchal Ferrant
patrimoineRue du Marensin
patrimoineRue du Parc
patrimoineRue Guillaume
patrimoineRue Les Landes du Lac
natureRue Nouvelle
patrimoineSortie Parking
patrimoineStation Service Intermarché -Lavage- Pain-Laverie
patrimoineTuc de la Gourgue
patrimoineTuc du Regain
patrimoineVoie Privée
patrimoineVoie Verte Avenue de Losa
patrimoine