Rues de Saintines
37 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Peupliers
natureAllée des Roseaux
patrimoineCavée de l'Église
patrimoineCavée Philippe
patrimoineCavée Richez
patrimoineChemin de Fay
patrimoineChemin de Fay à Vaucelles
patrimoineChemin de la Cavée des Vaches à Fay
patrimoineChemin de la Croix Saint-Amand
patrimoineChemin des Prés Bergere
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Paillard
patrimoineImpasse du Lavoir
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace du Maréchal Joffre
histoireEn septembre 1914, Joseph Joffre (1852-1931) sauva peut-être la France — ou du moins, sa République. En décembre 1916, l'opinion publique commençait à se lasser de lui. Entre les deux dates, il fut le général le plus populaire que le pays ait connu depuis Napoléon : entre 1915 et 1918, 398 garçons français reçurent le prénom Joffre, et 700 filles celui de Joffrette. Peu d'hommes ont connu une telle apothéose civile de leur vivant. Il naquit le 12 janvier 1852 à Rivesaltes, dans les Pyrénées-Orientales, fils d'un tonnelier catalan. Élève brillant, il obtint à seize ans une bourse pour Polytechnique, dont il fut le benjamin de sa promotion. La guerre de 1870 éclata pendant sa première année d'école ; il participa à la défense de Paris comme sous-lieutenant d'artillerie, à peine sorti de l'adolescence. Son destin militaire était scellé — il choisit le Génie, arme rigoureuse et technique qui correspondait à son tempérament méthodique. Sa longue carrière avant la Grande Guerre se déroula presque entièrement dans les colonies : Tonkin en Indochine, Soudan français (aujourd'hui Mali) où il commanda la marche sur Tombouctou en 1894, Madagascar sous les ordres de Gallieni. Il y bâtit sa réputation d'organisateur méthodique, spécialiste des transports et de la logistique ferroviaire — qualités qui lui vaudront, en 1911, le poste ultime : chef d'état-major général de l'Armée. Il s'attelle à préparer l'armée française à l'affrontement qu'il prévoit avec l'Allemagne. Août 1914 : la guerre éclate, et le plan XVII de Joffre — offensive massive en Alsace-Lorraine à la baïonnette, dans l'esprit de « l'offensive à outrance » — s'effondre en quinze jours. Trois cent mille victimes françaises dans la seule bataille des Frontières. C'est le pire désastre militaire français depuis 1870. Joffre réagit avec un sang-froid glacial : il limoge en trois semaines cinquante généraux — carnage hiérarchique sans précédent —, nomme des hommes compétents à leur place (Gallieni à Paris, Franchet d'Espèrey à la 5ᵉ armée, Foch à la 9ᵉ armée), puis attend son moment. Il vint le 6 septembre 1914. Alors que l'armée allemande pivote imprudemment vers le sud-est au lieu de contourner Paris, Joffre déclenche la contre-attaque générale sur la Marne, précédée d'un ordre du jour resté célèbre : « Au moment où s'engage une bataille dont dépend le salut du pays, il importe de rappeler à tous que le moment n'est plus de regarder en arrière. » Une semaine plus tard, les Allemands reculent. Paris est sauvé, la France aussi. Joffre devient du jour au lendemain le « vainqueur de la Marne », adulé dans tout le pays et chez les Alliés. La suite fut moins glorieuse. Toute l'année 1915, Joffre s'obstina dans une litanie d'offensives sanglantes et vaines en Artois, en Champagne, sur la Somme, avec sa formule tristement célèbre : « Je les grignote » — parlant des Allemands, mais accusant surtout des dizaines de milliers de soldats français par mois. Verdun en 1916 aggrava les tensions avec le pouvoir politique. Après le désastre de la Somme (juillet-novembre 1916), le gouvernement le remplaça par Nivelle — qui ne fera guère mieux. Pour ménager l'opinion, on éleva Joffre à la dignité de maréchal de France le 26 décembre 1916 : il fut le premier maréchal de la IIIᵉ République, dignité qui n'avait plus été attribuée depuis la chute de Napoléon III. La mission diplomatique aux États-Unis en 1917 aux côtés de René Viviani fut l'un des derniers grands services rendus au pays : elle contribua largement à l'entrée américaine en guerre. Élu à l'unanimité à l'Académie française en 1918, Joffre mourut à Paris le 3 janvier 1931, presque octogénaire. Il n'est pas une ville de France qui ne lui ait donné son nom à une rue, une place ou une avenue. Peu importe que la postérité historique ait, depuis, nuancé la légende : dans la mémoire collective française, Joffre reste l'homme qui n'a pas cédé quand tout menaçait de céder.
Place Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Route du Cimetière
patrimoineRue Adrien Débuire
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Clos de Chaly
patrimoineRue du Fond Mottelet
patrimoineRue du Moulin Rouge
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Stade
patrimoineRue Édouard Collas
patrimoineRue Gérard Philipe
patrimoineRue Jacques Duclos
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Joliot Curie
patrimoineRue Jules Lelarge
patrimoineRuelle Entre-Deux
patrimoineRue Maurice Thorez
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Sente de la Fontaine Houry
patrimoineSentier de Fay
patrimoineVoie Communales Cavée Philippe
patrimoine