Rues de Sainte-Sigolène
194 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Blaise Pascal
sciences« L'homme est un roseau pensant », « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie »… Les Pensées de Blaise Pascal (1623-1662) sont un incontournable de la philosophie française. Le penseur y décrit la condition humaine avec une profondeur pénétrante qui laisse difficilement indifférent. Il voit en Dieu la réponse à la faiblesse de l'Homme, qui ne peut ni douter de tout ni tout savoir absolument — ce en quoi il s'oppose au rationalisme de Descartes, qu'il jugeait trop orgueilleux : pour Pascal, Dieu se sent « au cœur, non à la raison ». Toute son œuvre porte la trace d'une nuit fondatrice : le 23 novembre 1654, il vit une expérience mystique bouleversante qu'il note fébrilement sur un parchemin — le fameux « Mémorial » — cousu dans la doublure de son pourpoint et qu'il portera sur lui jusqu'à sa mort, à trente-neuf ans. Une brièveté qui n'aura empêché ni sa géniale carrière de mathématicien et de physicien, ni la révolution philosophique qu'il aura, en si peu de temps, laissée derrière lui. Inventeur à dix-neuf ans d'une machine à calculer — la fameuse Pascaline, ancêtre lointain de nos ordinateurs, voir l'image — Blaise Pascal fut aussi l'un des plus grands physiciens de son siècle. On lui doit notamment l'expérience du crève-tonneau : introduire dans un tonneau fermé un fin tuyau vertical de plusieurs mètres, puis le remplir d'eau. À partir d'une certaine hauteur, la pression exercée par la petite colonne d'eau du tuyau suffit à faire exploser le tonneau ! En 1648, il mit également son beau-frère à contribution pour gravir le puy de Dôme avec un baromètre au mercure, prouvant que la colonne baissait en altitude — preuve définitive de l'existence de la pression atmosphérique et démentant les cartésiens qui prétendaient que « la nature a horreur du vide ». C'est d'ailleurs en son honneur que l'unité internationale de pression s'appelle le pascal (1 hectopascal = 100 pascals) — celle-là même qu'affichent les baromètres et les bulletins météo. La pression correspond à une force par unité de surface. Qu'est-ce qu'une force, au fait ?
Allée des Flachères
patrimoineAllée du Villard
patrimoineAllée Jean Bost
patrimoineAllée Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Allée Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Avenue Ciro Spataro
patrimoineAvenue de Marinéo
patrimoineAvenue du Stade
patrimoineAvenue Eugène Cornillon
patrimoineAvenue Lafayette
patrimoineChemin de Bellevue
patrimoineChemin de Chazalet
patrimoineChemin de Chêne
natureChemin de Cherblanc
patrimoineChemin de Cheyroux
patrimoineChemin de Cornassac
patrimoineChemin de Fey
patrimoineChemin de Huelles
patrimoineChemin de la Bâtie
patrimoineChemin de la Carrière
patrimoineChemin de la Collange
patrimoineChemin de la Drey
patrimoineChemin de La Goutte
patrimoineChemin de la Peyrousse
patrimoineChemin de la Pièce
patrimoineChemin de la Roue
patrimoineChemin de la Tuilerie
patrimoineChemin de l'Aulanière
patrimoineChemin de Messignac
patrimoineChemin de Mialaure
patrimoineChemin de Mortesomme
patrimoineChemin de Peyrelas
patrimoineChemin de Pinet à Petit-Pevre
patrimoineChemin de Saint-Roch
patrimoineChemin de Saint-Romain
patrimoineChemin des Bleuets
patrimoineChemin des Bruyérettes
patrimoineChemin des Chambeaux
patrimoineChemin des Chardons
patrimoineChemin des Fougères
patrimoineChemin des Navettes
patrimoineChemin des Paturaux
patrimoineChemin des Pâtures
patrimoineChemin des Prés
patrimoineChemin des Quarres
patrimoineChemin des Trois Croix
patrimoineChemin du Bois
patrimoineChemin du Bois de Jax
patrimoineChemin du Chalet
patrimoineChemin du Chovet
patrimoineChemin du Communal
patrimoineChemin du Faut
patrimoineChemin du Garay de Saint-Romain
patrimoineChemin du Joug
patrimoineChemin du Meyrat
patrimoineChemin du Montillon
patrimoineChemin du Petit Peyre
patrimoineChemin du Pont de Chazeaux
patrimoineChemin du Ruisseau
natureChemin du Soulier Bas
patrimoineChemin du Télégraphe
patrimoineChemin du Tour des Prés
patrimoineCité Bois de Fruges
patrimoineCité Paradis
patrimoineFaubourg Saint-Barthélémy
patrimoineImpasse de Beau Site
patrimoineImpasse de la Carrière
patrimoineImpasse de la Paix
patrimoineImpasse de la Roche des Taillas
patrimoineImpasse des Flachères
patrimoineImpasse des Jonquilles
patrimoineImpasse des Lavoirs
patrimoineImpasse des Lys
patrimoineImpasse des Primevères
patrimoineImpasse des Riouses
patrimoineImpasse du Fialau
patrimoineImpasse du Meyrat
patrimoineImpasse du Montillon
patrimoineImpasse du Muguet
patrimoineImpasse du Ruban
patrimoineImpasse Jeanne d'Arc
patrimoineLotissement Beau Soleil
patrimoineLotissement Croix de la Chaux
patrimoineLotissement de la Collange
patrimoineLotissement Domaine de Chambeaux
patrimoineLotissement du Stade
patrimoineLotissement La Clairière
patrimoineLotissement La Clé des Champs 1
patrimoineLotissement La Clé des Champs 2
patrimoineLotissement La Croix des Rameaux
patrimoineLotissement La Prairie
natureLotissement La Sagne
patrimoineLotissement Le Belvédère
patrimoineLotissement Le Bois de Jax
patrimoineLotissement Lebré
patrimoineLotissement Le Chovet
patrimoineLotissement Le Clos de la Source
patrimoineLotissement Le Clos de l'Étang
natureLotissement Le Crêt
patrimoineLotissement Le Martouret
patrimoineLotissement Le Petit Clos
patrimoineLotissement Le Petit Martouret
patrimoineLotissement Le Peycher
patrimoineLotissement Les Blés Dorés
patrimoineLotissement Les Boutons d'Or
patrimoineLotissement Les Cèdres
patrimoineLotissement Les Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Lotissement Les Érables
patrimoineLotissement Les Genêts
patrimoineLotissement Les Genêts Fleuris
patrimoineLotissement Les Jardins
patrimoineLotissement Les Lilas
patrimoineLotissement Le Soleil Levant
patrimoineLotissement Les Prés Fleuris
patrimoineLotissement Les Quatre Vents
patrimoineLotissement Les Roches
patrimoineLotissement Les Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Lotissement Les Violettes
patrimoineLotissement L'Ilot du Pinet
patrimoineLotissement L'Orée du Bois
patrimoineLotissement Peybessous
patrimoineLotissement Plein Sud
patrimoinePassage du Charreyron
patrimoinePlace de la Tour Maubourg
patrimoinePlace de l'Hôtel de Ville
patrimoinePlace du 8 Mai 1945
patrimoinePont de Vaubarlet
patrimoineRoute d'Aurec-sur-Loire à Fay-sur-Lignon
patrimoineRoute de Bonnefont
patrimoineRoute de Cornassac
patrimoineRoute de Firminy à Mende
patrimoineRoute de Grangeneuve
patrimoineRoute de Jarnioux
patrimoineRoute de la Bâtie
patrimoineRoute de la Garna
patrimoineRoute de la Janouissaire
patrimoineRoute de la Peyrière
patrimoineRoute de la Pontchardière
patrimoineRoute de la Roche des Taillas
patrimoineRoute de Monistrol
patrimoineRoute de Reveyrolles
patrimoineRoute des Bachats
patrimoineRoute des Chazeaux du Villard
patrimoineRoute des Palles
patrimoineRoute des Peupliers
natureRoute des Taillas
patrimoineRoute de Vérines
patrimoineRoute du Bois de Fruges
patrimoineRoute du Bois de la Garde
patrimoineRoute du Mont
patrimoineRoute du Peycher
patrimoineRoute du Pinet
patrimoineRoute du Queyrat
patrimoineRoute du Réservoir
patrimoineRoute d'Yssingeaux
patrimoineRue Charles Dupuy
patrimoineRue de Beau Site
patrimoineRue de Cenoux
patrimoineRue de Fontaine
patrimoineRue de la Croix des Rameaux
patrimoineRue de la Découverte
patrimoineRue de la Fraternité
patrimoineRue de la Gendarmerie
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de La Victoire
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Hospice
patrimoineRue de l'Hôtel de Ville
patrimoineRue de Saint-Didier
patrimoineRue des Flachères
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Passementiers
patrimoineRue des Riouses
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue du Belvédère
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Clos de la Source
patrimoineRue du Fond de Sac
patrimoineRue du Lieutenant Januel
patrimoineRue du Parvis de l'Église
patrimoineRue du Quartier Robin
patrimoineRue du Sergent Garnier
patrimoineRue du Suc des Flachères
patrimoineRue Fayard Guillaumond
patrimoineRuelle de la Source
patrimoineRuelle du Chansou
patrimoineRue Notre-Dame-des-Anges
patrimoineRue Saint-Austrégésile
patrimoineSquare Charreyron
patrimoineSquare Sainte-Sigolène
patrimoineVenelle de la Béate
patrimoineVenelle de la Boucle
patrimoineVoie Anne Fauriel
patrimoine