Rues de Sainte-Austreberthe
35 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Chemin de Beaucamp
patrimoineChemin de l'Église du Hameau de l'Enfer
patrimoineChemin de l'Épine
patrimoineChemin du Hameau Gris
patrimoineGris Hameau
patrimoineImpasse des Écureuils
patrimoineImpasse Guy de Maupassant
patrimoineRésidence Jacques Prévert
patrimoineRésidence Robert Delaporte
patrimoineRoute de Clères
patrimoineRoute de la Côte des Monts
patrimoineRoute de Langrume
patrimoineRoute d'Émanville
patrimoineRoute de Pivard
patrimoineRoute des Charmilles
patrimoineRoute des Fleurs
patrimoineRoute des Houx
patrimoineRoute du Bas Fond
patrimoineRoute du Calvaire
patrimoineRoute du Château Blanc
patrimoineRoute du Hameau Gris
patrimoineRoutes des Lilas
patrimoineRue André Marie
patrimoineRue de Fontenelle
patrimoineRue des Bas Fond
patrimoineRue des Séquoias
patrimoineRue Francis Yard
patrimoineRue Géricault
patrimoineRue Gustave Flaubert
patrimoineRue Guy de Maupassant
patrimoineRue Joseph Roy
patrimoineRue Pierre Corneille
patrimoineRue Raymond Subes
patrimoineSente des Marronniers
patrimoineSentier du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...