Rues de Sainte-Adresse
156 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Beauséjour
patrimoineAllée des Pêcheurs
patrimoineAvenue de l'Hippodrome
patrimoineAvenue Désiré Dehors
patrimoineAvenue du Nice Havrais
patrimoineAvenue du Souvenir Français
patrimoineAvenue du Stade
patrimoineBoulevard Albert 1er
patrimoineBoulevard Dufayel
patrimoineBoulevard du Président Félix Faure
patrimoineBoulevard Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Chemin de la Batterie
patrimoineChemin de la Mer
patrimoineEscalier Beauregard
patrimoineEscalier de la Hève
patrimoineEscalier Jean Boulard
patrimoineImpasse aux Verts
patrimoineImpasse Berryer
patrimoineImpasse Charles Haas
patrimoineImpasse de Bléville
patrimoineImpasse de la Bourdonnais
patrimoineImpasse de la Sous-Bretonne
patrimoineImpasse de la Tombola
patrimoineImpasse des Castillans
patrimoineImpasse des Fermes
patrimoineImpasse des Marches
patrimoineImpasse des Phares
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse Douche
patrimoineImpasse du Cap
patrimoineImpasse du Carrousel
patrimoineImpasse du Vagabond Bien-Aimé
patrimoineImpasse Ferdinand Koechlin
patrimoineImpasse Hérault
patrimoineImpasse Houyvet
patrimoineImpasse Jean Boulard
patrimoineImpasse Jeanne d'Arc
patrimoineImpasse Lechevallier
patrimoineImpasse Magellan
patrimoineImpasse Parmentier
patrimoineImpasse Thieullent
patrimoinePassage des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Passage du Vallot
patrimoinePassage Joseph Candon
patrimoinePlace Clemenceau
patrimoinePlace de l'Abbé Hardy
patrimoinePlace de la Broche à Rôtir
patrimoinePlace du Commandant Vandevelde
patrimoinePlace du Trianon
patrimoinePlace Frédéric Sauvage
patrimoinePlace Maréchal Joffre
patrimoinePlace Masquelier
patrimoinePlace Raymond Quirié
patrimoinePromenade des Régates
patrimoinePromenade François Lebel
patrimoineRoute d'Octeville
patrimoineRoute du Cap
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Albert Dubosc
patrimoineRue Beaulieu
patrimoineRue Bellevue
patrimoineRue Berryer
patrimoineRue Charles-Alexandre Lesueur
patrimoineRue Charles Dalencour
patrimoineRue Chef de Caux
patrimoineRue Chef Mécanicien Mijotte
patrimoineRue Claude Forbin
patrimoineRue Claude Monet
patrimoineRue de Bléville
patrimoineRue de la Cavée Haize
patrimoineRue de la Croix
patrimoineRue de la Fondation Brévillier
patrimoineRue de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Rue Delarbre
patrimoineRue de la Reine Élisabeth
patrimoineRue de la Résidence
patrimoineRue de l'Arsenal
patrimoineRue de la Solitude
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de l'Enseigne de Vaisseau Yves Le Hagre
patrimoineRue des Castillans
patrimoineRue des Chalets
patrimoineRue des Fermes
patrimoineRue des Fermes Prolongée
patrimoineRue des Guêpes
patrimoineRue des Pêcheurs
patrimoineRue des Phares
patrimoineRue des Quatre Frères Biard
patrimoineRue des Sapins
patrimoineRue de Tourville
patrimoineRue de Vitanval
patrimoineRue d'Ignauval
patrimoineRue du Beau Panorama
patrimoineRue du Beau Site
patrimoineRue du Carrousel
patrimoineRue du Chef Mécanicien Prigent
patrimoineRue du Commandant Charcot
patrimoineRue du Commandant Édouard Le Guennec
patrimoineRue du Commandant François Rebillard
patrimoineRue du Commandant Henry Vesco
patrimoineRue du Commandant Levavasseur
patrimoineRue du Général de Gaulle
patrimoineRue du Gymnase
patrimoineRue du Manoir
patrimoineRue du Puits
patrimoineRue Duquesne
patrimoineRue du Roi Albert
patrimoineRue du Vagabond Bien-Aimé
patrimoineRue Édith Cavell
patrimoineRue Ernest Hérouard
patrimoineRue Eustache Libert
patrimoineRue Ferdinand Koechlin
patrimoineRue Georges Boissaye du Boacage
patrimoineRue Georges Boissaye du Bocage
patrimoineRue Guillaume Apollinaire
patrimoineRue Guillaume Liard
patrimoineRue Gustave Lennier
patrimoineRue Henri Marin
patrimoineRue Jean Baptiste Paul Frémont
patrimoineRue Jean Bart
patrimoineRue Jean Boulard
patrimoineRue Jean Boulard Prolongée
patrimoineRue Jean Devilder
patrimoineRue Jean-Louis Pesle
patrimoineRue Joseph Candon
patrimoineRue Joseph Querhoent
patrimoineRue La Pérouse
patrimoineRue Lechevallier
patrimoineRuelle du Vallon
patrimoineRue Marie Talbot
patrimoineRue Maurice Taconet
patrimoineRue Messerli
patrimoineRue Montebello
patrimoineRue Noire Pel
patrimoineRue Palestro
patrimoineRue Plateau de Dollemard
patrimoineRue René Delille
patrimoineRue René Dellile
patrimoineRue Saint-Jean
patrimoineRue Suffren
patrimoineRue Surcouf
patrimoineRue Thieullent
patrimoineRue Thomas François Paumelle
patrimoineRue Vacquerie
patrimoineSente Alphonse Karr
patrimoineSente Augustin Fresnel
patrimoineSente de la Chapelle
patrimoineSente de l'Arsenal
patrimoineSente de la Tombola
patrimoineSente de l'Ermitage
patrimoineSente des Hommes d'Armes
patrimoineSente du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Sente du Pain de Sucre
patrimoineSente du Puits
patrimoineSente Lemonnier
patrimoineSentier Enzo Hautot
patrimoine