Rues de Saint-Vincent-de-Paul
159 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Avenue des Platanes
patrimoineAvenue du 19 Mars 1962
patrimoineChemin de Baiou
patrimoineChemin de Becdessus
patrimoineChemin de Bel Air
patrimoineChemin de Broustous
patrimoineChemin de Chiouleben
patrimoineChemin de Laborde
patrimoineChemin de la Caoule
patrimoineChemin de la Houn dou Corn
patrimoineChemin de Lelanne
patrimoineChemin de l'Homy
patrimoineChemin de Peyrotie
patrimoineChemin Desbieys
patrimoineChemin du Bayle
patrimoineChemin du Bousquet
patrimoineChemin du Chalet Blanc
patrimoineChemin du Dos
patrimoineChemin du Gouadas
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Parc
patrimoineChemin du Pont Carré
patrimoineChemin du Pont de l'Homy
patrimoineClos du Mahourat
patrimoineImpasse Andrée Chédid
patrimoineImpasse Anne Franck
patrimoineImpasse Boudigue
patrimoineImpasse Cap Dou Braou
patrimoineImpasse de la Bruyère
patrimoineImpasse de la Carrère
patrimoineImpasse de la Kiaou
patrimoineImpasse de la Renoncule
patrimoineImpasse de la Sapinière
patrimoineImpasse de l'Aube
patrimoineImpasse de Layère
patrimoineImpasse de l'Oeuvre du Berceau
patrimoineImpasse de Nouste
patrimoineImpasse de Petite Peyre
patrimoineImpasse des Ateliers
patrimoineImpasse des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Forges
patrimoineImpasse des Girolles
patrimoineImpasse des Grives
patrimoineImpasse des Hérons
patrimoineImpasse des Hirondelles
natureImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse des Ortolans
patrimoineImpasse des Pins
patrimoineImpasse des Pyrénées
patrimoineImpasse des Roitelets
patrimoineImpasse des Tourterelles
patrimoineImpasse des Verdiers
patrimoineImpasse des Violettes
patrimoineImpasse Diane d'Andoins
patrimoineImpasse Dou Paloumet
patrimoineImpasse du Bayle
patrimoineImpasse du Beth
patrimoineImpasse du Bon Coin
patrimoineImpasse du Briou
patrimoineImpasse du Château d'Eau
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Normand
patrimoineImpasse du Rossignol
patrimoineImpasse Ginette Kolinka
patrimoineImpasse Jomies
patrimoineImpasse Joséphine Baker
patrimoineImpasse Jouandéou
patrimoineImpasse Laborde
patrimoineImpasse l'Autre Part
patrimoineImpasse Notre Dame
patrimoineImpasse Océane
patrimoineImpasse Pelanne
patrimoineImpasse Salomon
patrimoineImpasse Temps
patrimoineImpasse Yvette Vacher
patrimoinePiste de Taller à Pontonx-sur-l'Adour
patrimoineRétablissement - Route de Gourbera
patrimoineRoute Arnaudin
patrimoineRoute de Basta
patrimoineRoute de Buglose
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patrimoineRoute de Coustaou
patrimoineRoute de Dax
patrimoineRoute de Georges
patrimoineRoute de Gordes
patrimoineRoute de Gourbera
patrimoineRoute de Houn dou Bern
patrimoineRoute de Jouanon
patrimoineRoute de la Carrère
patrimoineRoute de l'Adour
patrimoineRoute de la Gare
patrimoineRoute de la Glacière
patrimoineRoute de la Gouanère
patrimoineRoute de la Houn Dou Bern
patrimoineRoute de la Kiaou
patrimoineRoute de Laluque
patrimoineRoute de Lanusse
patrimoineRoute de Larrouy
patrimoineRoute de la Targue
patrimoineRoute de l’Estuyade
patrimoineRoute de l'Étang
natureRoute de Libe
patrimoineRoute de Marcot
patrimoineRoute de Monsieur Vincent
patrimoineRoute de Pontonx
patrimoineRoute de Quotidies
patrimoineRoute des Gravières
patrimoineRoute de Tethieu
patrimoineRoute de Vic
patrimoineRoute du Berceau
patrimoineRoute du Chalet
patrimoineRoute du Chalet Blanc
patrimoineRoute du Gouadas
patrimoineRoute du Guirlet
patrimoineRoute du Halage
patrimoineRoute du Hort
patrimoineRoute du Marensin
patrimoineRoute du Mouliot
patrimoineRoute du Pitan
patrimoineRoute du Preau
patrimoineRoute du Stade
patrimoineRoute d'Yzosse
patrimoineRoute Lanusse
patrimoineRoute Salomon
patrimoineRue de Bidaou
patrimoineRue de Chine
patrimoineRue de la Cantère
patrimoineRue de la Feria
patrimoineRue de Lamic
patrimoineRue de la Rectoure
patrimoineRue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Rue de l'Arriou Tort
patrimoineRue de la Scierie
patrimoineRue de Mariterre
patrimoineRue des Aigrettes
patrimoineRue des Alouettes
patrimoineRue des Carillons
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Champs
patrimoineRue des Charmes
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Enfants
patrimoineRue des Érables
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Pèlerins
patrimoineRue des Pivoines
patrimoineRue des Routiers
patrimoineRue des Sports
patrimoineRue des Tulipiers
patrimoineRue du Cèpe
patrimoineRue du Foyer
patrimoineRue du Pouy
patrimoineRue du Sabotier
patrimoineRue Hélène Darroze
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Simone de Beauvoir
patrimoine