Rues de Saint-Rémy-de-Sillé
52 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée le Pré Moreau
patrimoineAllée Pierre Leloup
patrimoineBoulevard des Jardiniers
patrimoineChemin de Beauverger
patrimoineChemin de Courmenant à Sillé-le-Guillaume
patrimoineChemin de la Beauvaiserie au Chêne Vert
natureChemin de la Brandarie
patrimoineChemin de la Brunetière
patrimoineChemin de la Cogue
patrimoineChemin de la Croix-Rouge à la Croix des Bruyères
patrimoineChemin de la Grange
patrimoineChemin de la Maladrerie
patrimoineChemin de la Morinière
patrimoineChemin de la Rafourière
patrimoineChemin de la Rafourière à la Belle Fontaine
patrimoineChemin de l'Arc-Bougeon
patrimoineChemin des Barbelières
patrimoineChemin des Loges
patrimoineChemin des Noisetiers
patrimoineChemin du Pâtis des Bluttières
patrimoineChemin du Val des Prés
patrimoineChemin Le Bourg Chevreuil
patrimoineChemin Léon Besnardeau
patrimoineImpasse de la Maison Edin
patrimoineImpasse de Trouveron
patrimoineImpasse le Noyer
patrimoineRésidence de la Couture
patrimoineRoute de Beaumont
patrimoineRoute de la Barbottière
patrimoineRoute de la Maladrerie à Loiron
patrimoineRoute de Mont-Saint-Jean
patrimoineRoute du Mans
patrimoineRoute Paul Scarron
patrimoineRue de Beaumont
patrimoineRue de Grasby
patrimoineRue de la Grand Maison
patrimoineRue de l'Ondée
patrimoineRue des Buchettes
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Épinettes
patrimoineRue des Érables
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Tisserands
patrimoineRue de Vernie
patrimoineRue du Chêne
natureRue Godard
patrimoineRuelle aux Larrons
patrimoineRuelle du Merdereau
patrimoineRuelle Saint-Denis
patrimoineRue Robert
patrimoineZA des Jardiniers
patrimoine