Rues de Saint-Pierre-Quiberon
234 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de Ker Héol
patrimoineAllée du Camping
patrimoineAllée Jabadao
patrimoineAvenue Courbet
patrimoineAvenue de Bretagne
patrimoineAvenue de Groix
patrimoineAvenue de la Grève
patrimoineAvenue de la Mer
patrimoineAvenue de la Presqu'Ile
patrimoineAvenue de l'Atlantique
patrimoineAvenue de l'Océan
patrimoineAvenue de Saint-Malo
patrimoineAvenue de Saint-Pierre
patrimoineAvenue des Druides
patrimoineAvenue de Suffren
patrimoineAvenue de Tourville
patrimoineAvenue du Bois
patrimoineAvenue du Couédic
patrimoineAvenue Duguay-Trouin
patrimoineAvenue du Lizeau
patrimoineAvenue Duperré
patrimoineAvenue du Petit Thouars
patrimoineAvenue Dupuy de Lôme
patrimoineAvenue Duquesne
patrimoineAvenue Guynemer
patrimoineAvenue Jacques Cartier
patrimoineAvenue Jean Bart
patrimoineAvenue Louis Blériot
patrimoineAvenue Surcouf
patrimoineBoulevard de l'Océan
patrimoineCale de Mise à l'eau
patrimoineChemin de la Diligence
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de la Plaine
patrimoineChemin de Park Kergonan
patrimoineChemin de Prat Er Fetuan
patrimoineChemin des Marais
patrimoineChemin du Cromlech
patrimoineChemin du Lizeau
patrimoineChemin du Men Du
patrimoineChemin du Pouladen
patrimoineChemin du Rouzenn
patrimoineChemin Er Belanneguy
patrimoineChemin Iliz Coz
patrimoineChemin Park Er Veleign
patrimoineChemin Park Praner
patrimoineDomaine de Portivy
patrimoineHent-dall ar Hent-Houarn
patrimoineImpasse Beg Quilvy
patrimoineImpasse de Beg Rohu
patrimoineImpasse de Keraude
patrimoineImpasse de Keriaquer
patrimoineImpasse de Kermahé
patrimoineImpasse de la Balise
patrimoineImpasse de la Mer
patrimoineImpasse de la Plaine
patrimoineImpasse de l'Ours
patrimoineImpasse des Ajoncs
patrimoineImpasse des Champs
patrimoineImpasse des Cormorans
patrimoineImpasse des Corsaires
patrimoineImpasse des Courlis
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Menhirs
patrimoineImpasse des Mouettes
patrimoineImpasse de Sombreuil
patrimoineImpasse de Toul Bragne
patrimoineImpasse du Douet
patrimoineImpasse du Lavoir
patrimoineImpasse du Levant
patrimoineImpasse du Lion
patrimoineImpasse du Lizeau
patrimoineImpasse du Men Toul
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Percho
patrimoineImpasse du Varquez
patrimoineImpasse du Zal
patrimoineImpasse En Herveter
patrimoineImpasse Er Pelladeuc
patrimoineImpasse Monte Cristo
patrimoineImpasse Notre-Dame-de-Lotivy
patrimoineImpasse Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Impasse Prat Er Varquez
patrimoineLe Clos du Briolage
patrimoineLotissement de Kerdavid
patrimoineLotissement de Keridenvel
patrimoineLotissement du Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Passage de Basse Corvec
patrimoinePassage de la Gallas
patrimoinePassage de la Pompe
patrimoinePassage de Men Melein
patrimoinePassage des Hortensias
patrimoinePassage du Poul Bazin
patrimoinePassage Morgane
patrimoinePlace de Kerbourgnec
patrimoinePlace de Kerdavid
patrimoinePlace de Keridenvel
patrimoinePlace de Kervihan
patrimoinePlace de la Chapelle
patrimoinePlace de la Marne
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace du Grand Rohu
patrimoinePlace du Petit Rohu
patrimoinePlace du Renaron
patrimoinePlace Georges Le Hyaric
patrimoinePlace Léon Duval-Gozlan
patrimoinePlace Maufra
patrimoinePlace Maxime Tuffigo
patrimoinePlace Neptune
patrimoinePlace Saint-Ivy
patrimoinePromenade des Iles
patrimoinePromenade de Téviec
patrimoineQuai d'Orange
patrimoineQuai Saint-Ivy
patrimoineRésidence des Tamaris
patrimoineRésidence Ker Mor
patrimoineRésidence Le Clos du Roch
patrimoineRésidence Le Hameau de Portivy
patrimoineRésidence le Parco
patrimoineRésidence Roch En Aud
patrimoineRoute de Kerboulevin
patrimoineRoute de Kergroix
patrimoineRoute de Kervihan
patrimoineRoute de la Côte Sauvage
patrimoineRoute de Port Blanc
patrimoineRoute de Portivy
patrimoineRoute de Quiberon
patrimoineRoute des Tamaris
patrimoineRoute du Chemin de Fer
patrimoineRoute du Fort de Penthièvre
patrimoineRoute du Fozo
patrimoineRoute du Prado
patrimoineRoute du Roch
patrimoineRue Barr Avel
patrimoineRue Bisson
patrimoineRue Constant Vinet
patrimoineRue Curie
patrimoineRue de Basseledan
patrimoineRue de Beg en Aud
patrimoineRue de Grand
patrimoineRue de Kerboulevin
patrimoineRue de Kerbourgnec
patrimoineRue de Kerdavid
patrimoineRue de Kergroix
patrimoineRue de la Baie
patrimoineRue de la Batterie
patrimoineRue de la Caravelle
patrimoineRue de la Comédie
patrimoineRue de la Distillerie
patrimoineRue de la Grande-Côte
patrimoineRue de la Marine
patrimoineRue de l'Arche
patrimoineRue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Rue de la Roche Noire
patrimoineRue de l'École de Voile
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Éolienne
patrimoineRue de l'Observatoire
patrimoineRue de Poul Perneau
patrimoineRue de Renaron
patrimoineRue des Ajoncs
patrimoineRue des Albatros
patrimoineRue des Birvideaux
patrimoineRue des Boutons d'Or
patrimoineRue des Campeurs
patrimoineRue des Courlis
patrimoineRue des Deux Mers
patrimoineRue des Dunes
patrimoineRue des Embruns
patrimoineRue des Galets
patrimoineRue des Guernic
patrimoineRue des Maraichers
patrimoineRue des Menhirs
patrimoineRue de Sombreuil
patrimoineRue des Oyats
patrimoineRue des Pêcheurs
patrimoineRue des Régatiers
patrimoineRue des Rochers
patrimoineRue des Roseaux
patrimoineRue des Sables
patrimoineRue des Thoniers
patrimoineRue des Voiliers
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue du Bois d'Amour
patrimoineRue du Chasse Marée
patrimoineRue du Couchant
patrimoineRue du Cromlech
patrimoineRue du Docteur Le Gall
patrimoineRue du Dolmen
patrimoineRue du Fozo
patrimoineRue du Gouvello
patrimoineRue du Grand Large
patrimoineRue du Grand Revidy
patrimoineRue du Grand Rohu
patrimoineRue du Guernic
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Lion
patrimoineRue du Manoir
patrimoineRue du Men er Roue
patrimoineRue du Ouarh
patrimoineRue du Parco
patrimoineRue du Percho
patrimoineRue du Petit Revidy
patrimoineRue du Petit Rohu
patrimoineRue du Port
patrimoineRue du Port Rhu
patrimoineRue du Praner
patrimoineRue du Relais
patrimoineRue du Rouzenn
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Zal
patrimoineRue Émile Guillas
patrimoineRue Enez Thinic
patrimoineRue Général de Gaulle
patrimoineRue Georges Clemenceau
patrimoineRue Hoche
patrimoineRue Jean Rio
patrimoineRue Joseph Le Bourges
patrimoineRuel de l'Usine
patrimoineRue Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Rue Marthe Delpirou
patrimoineRue Maurice Le Baron
patrimoineRue Maurice le Gloahec
patrimoineRue Men Bihan
patrimoineRue N.D. de Lotivy
patrimoineRue Noire
patrimoineRue Notre-Dame-de-Lotivy
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Primauguet
patrimoineRue Thierry d'Argenlieu
patrimoineSentier Côtier
patrimoineSentier de la Baie
patrimoineSentier des Emigrés
patrimoineSentier littoral
patrimoine