Rues de Saint-Pierre-de-Chignac
48 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Avenue du Manoire
patrimoineChemin de la Vallée
patrimoineChemin des Pierres Brunes
patrimoineImpasse Bas Fayard
patrimoineImpasse de la Béronie
patrimoineImpasse de la Chapelle
patrimoineImpasse de Larcherie
patrimoineImpasse des Côtelets
patrimoineImpasse des Maneufs
patrimoineImpasse des Vieux Maillots
patrimoineImpasse du Château d'Eau
patrimoineImpasse du Defey
patrimoineImpasse du Grand Sud
patrimoineImpasse du Maine
patrimoineImpasse du Paradis
patrimoineImpasse du Truttou
patrimoineImpasse Fayolle
patrimoineRoute de Beausoleil
patrimoineRoute de Brive
patrimoineRoute de Caleix
patrimoineRoute de Fayard
patrimoineRoute de Giverzat
patrimoineRoute de Grafeuille
patrimoineRoute de la Bouyge
patrimoineRoute de la Fargennerie
patrimoineRoute de la Maurandie
patrimoineRoute de la Peyzie
patrimoineRoute de Lardimalie
patrimoineRoute de l'Étang de Sauge
natureRoute de Queyrel
patrimoineRoute de Sarlat
patrimoineRoute des Cluzeaux
patrimoineRoute des Drouillets
patrimoineRoute des Sablières
patrimoineRoute des Versannes
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patrimoineRoute d'Eyliac
patrimoineRoute du 8 Mai 1945
patrimoineRoute du Pont Noir
patrimoineRoute du Taboury
patrimoineRoute Étienne de la Boétie
cultureHumaniste précoce et homme de lettres brillant, Étienne de La Boétie (1530-1563) fut à la fois magistrat au Parlement de Bordeaux dès l'âge de vingt-trois ans, poète en latin et en français, et surtout penseur politique d'un texte génial qu'il écrivit entre dix-huit et vingt-trois ans : le Discours de la servitude volontaire, aussi appelé Le Contr'Un. Dans ce texte fulgurant, il retourne la question classique de la tyrannie : et si le vrai problème n'était pas la cruauté du tyran, mais le consentement du peuple à sa propre soumission ? « D'où a-t-il pris tant d'yeux dont il vous épie, si vous ne les lui baillez ? » interroge-t-il vertigineusement. Sa thèse frappe encore aujourd'hui : les dominés sont les premiers responsables de leur domination — car il suffirait qu'ils cessent de servir pour que les tyrans tombent. D'où sa formule légendaire, appel à la désobéissance civile qui inspirera Gandhi, Thoreau, Rousseau et toute la tradition de la résistance non-violente : « Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. » Écrit en pleine Renaissance, publié seulement onze ans après sa mort, en 1574, dans le contexte tourmenté des guerres de religion — les protestants monarchomaques s'en emparèrent comme d'un manifeste anti-royaliste — le Discours traverse depuis les siècles comme un feu qu'aucun régime n'a réussi à éteindre. La Boétie ne connut pas sa gloire : il mourut d'une dysenterie le 18 août 1563, à seulement trente-deux ans, veillé par son ami Michel de Montaigne qui laissa de son agonie un récit bouleversant. Cette amitié fut si intense qu'elle devint pour Montaigne le paradigme même de l'amitié parfaite, résumée par la phrase la plus célèbre des Essais : « Parce que c'était lui, parce que c'était moi. » Une phrase qui, à elle seule, aurait suffi à faire entrer La Boétie dans l'éternité.
Route Impériale
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patrimoine