Rues de Saint-Péray
261 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Antoine Cotte-Vergne
patrimoineAllée de Beaumartel
patrimoineAllée de Biousse
patrimoineAllée de Crussol
patrimoineAllée de Crussol Résidentiel
patrimoineAllée de Farlaix
patrimoineAllée de Garenne
patrimoineAllée de la Bogue
patrimoineAllée de la Briale
patrimoineAllée de la Chapelle
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patrimoineAllée de la Tuilière
patrimoineAllée de Plein Ciel
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patrimoineAllée des Anémones
patrimoineAllée des Brémondières
patrimoineAllée des Cerisiers
patrimoineAllée des Guérets
patrimoineAllée des Jonquilles
patrimoineAllée des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Allée des Lys
patrimoineAllée des Marsanne
patrimoineAllée des Perdriolles
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Romarins
patrimoineAllée des Tamaris
patrimoineAllée des Vignes de Beauregard
natureAllée du Bois des Champs
patrimoineAllée du Collège
patrimoineAllée du Garet
patrimoineAllée du Mistral
patrimoineAllée du Mois de Mai
patrimoineAllée du Parc
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patrimoineAllée du Plantier C
patrimoineAllée du Sauvat
patrimoineAllée du Verger
patrimoineAllée Hippolyte Bernéra
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patrimoineAllée Léopold Lantheaume
patrimoineAllée Les Hauts du Mialan
patrimoineAllée Raymond Crouzet
patrimoineAllée Sainte-Fleurie
patrimoineArzalier
patrimoineAvenue Colette Dimberton
patrimoineAvenue de Asso
patrimoineAvenue de Gross Umstadt
patrimoineAvenue du 11 Novembre
patrimoineAvenue du 8 Mai
patrimoineAvenue du Colonel Rousset
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue du Puy en Velay
patrimoineAvenue François Mitterrand
patrimoineAvenue Louis Frédéric Ducros
patrimoineAvenue Marc Bouvat
patrimoineAvenue Victor Tassini
patrimoineChemin d'Amourdedieu
patrimoineChemin de Balai
patrimoineChemin de Beauregard
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patrimoineChemin de Biousse
patrimoineChemin de Bouyou
patrimoineChemin de Chabrier
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patrimoineChemin de Farlaix
patrimoineChemin de Fauterie
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patrimoineChemin de la Beaume des Bois
patrimoineChemin de la Briale
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patrimoineChemin de la Grande Traverse
patrimoineChemin de la Grange
patrimoineChemin de la Mouline
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin de l'Ancienne Route de Verno
patrimoineChemin de la Pinatte
patrimoineChemin de la Plaine
patrimoineChemin de l'Arzalier
patrimoineChemin de Lorient
patrimoineChemin de Monneron
patrimoineChemin de Passevite
patrimoineChemin de Pataud
patrimoineChemin de Penny
patrimoineChemin de Peyni
patrimoineChemin de Pincenas
patrimoineChemin de Ploye
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patrimoineChemin de Revirand
patrimoineChemin de Rochette
patrimoineChemin de Rochette à Gachet
patrimoineChemin de Roussier
patrimoineChemin de Sauvy
patrimoineChemin de Sauzet
patrimoineChemin des Blaches
patrimoineChemin des Campanules
patrimoineChemin des Champs
patrimoineChemin des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin des Chèvres
patrimoineChemin des Civières
patrimoineChemin des Grandes Blaches
patrimoineChemin des Guérets
patrimoineChemin des Lapins
patrimoineChemin des Molles
patrimoineChemin des Molles aux Combes
patrimoineChemin des Mulets
patrimoineChemin des Petites Blaches
patrimoineChemin des Plaines à Clarençon
patrimoineChemin des Putiers
patrimoineChemin des Soulignasse
patrimoineChemin des Terres Longues
patrimoineChemin des Trémolets
patrimoineChemin de Tourtousse
patrimoineChemin de Vergomas
patrimoineChemin de Violon
patrimoineChemin d'Exploitation
patrimoineChemin du Buisson
patrimoineChemin du Cerisier
patrimoineChemin du Châtaignier
patrimoineChemin du Coupier
patrimoineChemin du Dézeret
patrimoineChemin du Grand Bois
patrimoineChemin du Grand Bois
patrimoineChemin du Mialan
patrimoineChemin du Mois de Mai
patrimoineChemin du Perrier
patrimoineChemin du Pin
patrimoineChemin du Rhône
patrimoineChemin du Rhône à Monneron
patrimoineChemin du Serre
patrimoineChemin du Suchat
patrimoineChemin du Tramway
patrimoineChemin le Champ du Lièvre
patrimoineDomaine du Bret
patrimoineImpasse André Thouzery
patrimoineImpasse de la République
patrimoineImpasse de l'Arzalier
patrimoineImpasse de l'Église
patrimoineImpasse des Basses Rues
patrimoineImpasse des Bonnetiers
patrimoineImpasse des Écoliers
patrimoineImpasse des Guérets
patrimoineImpasse des Serruriers
patrimoineImpasse du Temple
patrimoineImpasse du Vieux Marcale
patrimoineImpasse Marcel Pagnol
patrimoineImpasse René Destrait
patrimoineLotissement les Chardons
patrimoineMarcale
patrimoinePasserelle à Piétons
patrimoinePasserelle Piétons
patrimoinePlace André Pic
patrimoinePlace de la Paix
patrimoinePlace de la Treille
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l'Hôtel de Ville
patrimoinePlace des Brémondières
patrimoinePlace du Belvédère
patrimoinePlace du Maréchal Juin
patrimoinePlace Jacques Antoine Dode
patrimoinePlace Louis Alexandre Faure
patrimoinePlace Rémy Roure
patrimoinePlace Rose Boucharin
patrimoinePlace Santo Tirso
patrimoinePont de La Beylesse
patrimoineProjet de déviation de Saint-Péray
patrimoinePromenade des Peyrouses
patrimoineQuai du Docteur Jules Bouvat
patrimoineRoute de Biguet
patrimoineRoute de Nîmes
patrimoineRoute de Saint-Romain-de-Lerps
patrimoineRoute de Toulaud
patrimoineRue Abbé Pierre
patrimoineRue Adolphe Baumle
patrimoineRue Antonin Basset
patrimoineRue Baptiste Marcet
patrimoineRue Claude Chappe
patrimoineRue Costebelle
patrimoineRue de Crussol
patrimoineRue de Farlaix
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Maladière
patrimoineRue de la Passerelle des Gendarmes
patrimoineRue de la Pompe
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de l'Arzalier
patrimoineRue de l'Équerre
patrimoineRue de Marcale
patrimoineRue de Narvik
patrimoineRue Denis Papin
patrimoineRue des Alpes
patrimoineRue des Anémones
patrimoineRue des Entreprenants
patrimoineRue des Frères Montgolfier
patrimoineRue des Logis Fleuris Allée A
patrimoineRue des Logis Fleuris Allée B
patrimoineRue des Sarments
patrimoineRue de Tourtousse
patrimoineRue du Docteur Émile Palayer
patrimoineRue du Docteur Schweitzer
patrimoineRue du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue du Grand Mail
patrimoineRue du Jéroboam
patrimoineRue du Levant
patrimoineRue du Magnum
patrimoineRue du Maréchal de Lattre de Tassigny
patrimoineRue du Maréchal Juin
patrimoineRue du Petit-Blanc
patrimoineRue du Pressoir
patrimoineRue du Prieuré
patrimoineRue du Vieux Pont
patrimoineRue Ferdinand Malet
patrimoineRue Ferrachat
patrimoineRue Guy Basset
patrimoineRue Henri Baudson
patrimoineRue Henri Dunant
patrimoineRue Hugo Seibert
patrimoineRue James Rey
patrimoineRue Jean-Baptiste Vivares
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jeanne d'Arc
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Louis Blanc
patrimoineRue Louis de Villeneuve
patrimoineRue Louis Victor Allier
patrimoineRue Marc Seguin
patrimoineRue Marie Durand
patrimoineRue Marie-Jeanne Bouaffar
patrimoineRue Marie-Jeanne Gauthier
patrimoineRue Napoléon Martin
patrimoineRue Olivier de Serres
patrimoineRue Oscar Saint-Prix
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Langevin
patrimoineRue Pierre de Coubertin
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Pôle 2000
patrimoineRue Raoul Follereau
patrimoineRue Rémy Roure
patrimoineRue René Cassin
patrimoineRue Roger Soléan
patrimoineRue Roland Garros
patrimoineRue Sœur Dominique
patrimoineRue Sully Arnald
patrimoineRue Vincent d'Indy
patrimoineSquare du Sud
patrimoineVoie Bleue
patrimoine