Rues de Saint-Pargoire
87 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Ancien Chemin de Pézenas
patrimoineAvenue Albert Laurens
patrimoineAvenue de Campagnan
patrimoineAvenue de la Cave Coopérative
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de Miliac
patrimoineAvenue de Plaissan
patrimoineAvenue des Confourniers
patrimoineAvenue des Pigeonniers
patrimoineAvenue du Languedoc
patrimoineAvenue du Mas d'Affre
patrimoineAvenue du Val d'Or
patrimoineBoulevard de la Victoire
patrimoineChemin de Besses Basses
patrimoineChemin de l'Aire Vieille
patrimoineChemin de Montplaisir
patrimoineChemin de Piquemolle
patrimoineChemin de Roquefort
patrimoineChemin de Saint-Guilhem
patrimoineChemin des Roques
patrimoineChemin de Virins
patrimoineChemin du Cimetière
patrimoineChemin du Crès
patrimoineChemin du Pont de Miusse
patrimoineChemin du Vigne
natureDFCI
patrimoineImpasse de Bel Air
patrimoineImpasse de la Chapelle
patrimoineImpasse de l'Olivier
patrimoineImpasse des Prats Naus
patrimoineImpasse des Vendanges
patrimoineImpasse Domitienne
patrimoineImpasse du Crès
patrimoineImpasse du Serment d'Assas
patrimoineImpasse du Val d'Or
patrimoineLotissement Cambinières
patrimoineLotissement Clos de Gellone
patrimoineLotissement la Rose des Vents
patrimoineLotissement le Clos des Amandiers
patrimoineLotissement le Clos des Vignes
natureLotissement Le Jardin de Jean
patrimoineLotissement Le Pré de Saint-Thomas
patrimoineLotissement Lou Perdigal
patrimoineLotissement Mas d'Affre
patrimoineLotissement Rocafol
patrimoineLotissement Saint-Guilhem
patrimoineMas de Vedel
patrimoinePassage du Gour des Pezouls
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace du Bicentenaire
patrimoinePlace du Plan
patrimoinePlace Roger Salengro
patrimoinePortail de Cers
patrimoineRoute de Saint-Pargoire
patrimoineRoute de Villeveyrac
patrimoineRue Boutonnet
patrimoineRue Cope Cambe
patrimoineRue Costette
patrimoineRue de la Croix Haute
patrimoineRue de la Distillerie
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Masse
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Révolution
histoireRue de la Trésorerie
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue Derrière les Murs
patrimoineRue des Camps Neufs
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Lierres
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Carreau
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Portalet
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Temple
patrimoineRue du Vignoble
patrimoineRue Emmanuel Gourmand
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Porte Neuve
patrimoineRue Veuve Durand
patrimoineTunnel de Cantagals
patrimoineVoie de Contournement du Camp de la Cousse
patrimoine