Rues de Saint-Michel-de-Montaigne
33 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Chemin d'Eléonor
patrimoineChemin de Mathelin
patrimoineChemin de Saint Blaise
patrimoineChemin des Jacinthes
patrimoineChemin des Passeurs
patrimoineChemin du Merlot
patrimoineChemin du Sémillon
patrimoineChemin Louise Labé
patrimoineChemin Marie de Gamaches
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patrimoineImpasse de Claudis
patrimoineImpasse de la Digue
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patrimoineImpasse du Genouillas
patrimoineImpasse du Malbec
patrimoineImpasse Pierre Eyquem
patrimoinePlace des Essais
patrimoinePlace Georges Ciller-Duffey
patrimoineRoute Antoinette de Louppes
patrimoineRoute de la Lavaure
patrimoineRoute de la Nourrice
patrimoineRoute de Matecoulon
patrimoineRoute des Sources
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patrimoineRoute de Virolles
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patrimoineRoute Françoise de la Chassaigne
patrimoineRoute Michel Eyquem de Montaigne
patrimoineRue de la Confrérie
patrimoineRue du Cabernet
patrimoineRue du Méridien
patrimoineRue Étienne de La Boétie
cultureHumaniste précoce et homme de lettres brillant, Étienne de La Boétie (1530-1563) fut à la fois magistrat au Parlement de Bordeaux dès l'âge de vingt-trois ans, poète en latin et en français, et surtout penseur politique d'un texte génial qu'il écrivit entre dix-huit et vingt-trois ans : le Discours de la servitude volontaire, aussi appelé Le Contr'Un. Dans ce texte fulgurant, il retourne la question classique de la tyrannie : et si le vrai problème n'était pas la cruauté du tyran, mais le consentement du peuple à sa propre soumission ? « D'où a-t-il pris tant d'yeux dont il vous épie, si vous ne les lui baillez ? » interroge-t-il vertigineusement. Sa thèse frappe encore aujourd'hui : les dominés sont les premiers responsables de leur domination — car il suffirait qu'ils cessent de servir pour que les tyrans tombent. D'où sa formule légendaire, appel à la désobéissance civile qui inspirera Gandhi, Thoreau, Rousseau et toute la tradition de la résistance non-violente : « Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. » Écrit en pleine Renaissance, publié seulement onze ans après sa mort, en 1574, dans le contexte tourmenté des guerres de religion — les protestants monarchomaques s'en emparèrent comme d'un manifeste anti-royaliste — le Discours traverse depuis les siècles comme un feu qu'aucun régime n'a réussi à éteindre. La Boétie ne connut pas sa gloire : il mourut d'une dysenterie le 18 août 1563, à seulement trente-deux ans, veillé par son ami Michel de Montaigne qui laissa de son agonie un récit bouleversant. Cette amitié fut si intense qu'elle devint pour Montaigne le paradigme même de l'amitié parfaite, résumée par la phrase la plus célèbre des Essais : « Parce que c'était lui, parce que c'était moi. » Une phrase qui, à elle seule, aurait suffi à faire entrer La Boétie dans l'éternité.
Rue Marie de Gournay
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