Rues de Saint-Médard-en-Jalles
596 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Armand Gensonné
histoireNé à Bordeaux, avocat au Parlement de sa ville avant la Révolution, Armand Gensonné (1758-1793) est élu député en 1791 et siège d'abord à l'Assemblée législative — organe créé par la monarchie constitutionnelle concédée par Louis XVI — puis à la Convention à partir de 1792, après la proclamation de la Première République. Il devient rapidement l'un des principaux orateurs des Girondins, sensibilité politique républicaine modérée, opposée à la radicalité des Montagnards. Avec ses amis Vergniaud et Guadet, également bordelais, il forme un « triumvirat » qui domine un temps l'assemblée par la puissance de sa parole. Emporté par la chute des Girondins en juin 1793, il refuse pourtant de fuir Paris et de rejoindre l'insurrection fédéraliste. On lui attribue ces mots : « Je ne me fais aucune illusion sur le sort qui m'attend, mais je le subirai sans m'avilir. Mes commettants m'ont envoyé ici : je dois mourir au poste qu'ils m'ont assigné. » Condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire le 30 octobre 1793, il est guillotiné le lendemain avec vingt et un autres députés girondins, place de la Révolution — actuelle place de la Concorde. Il aurait embrassé Vergniaud au pied de l'échafaud. Il avait 35 ans.
Allée Camille Saint-Saëns
cultureEntré au Conservatoire à l'âge de treize ans, Camille Saint-Saëns (1835-1921) acquit rapidement une renommée significative auprès de grands compositeurs comme Rossini ou Berlioz. Organiste titulaire de la Madeleine à Paris pendant vingt ans, puis professeur de piano, il composa dans tous les genres : les opéras Samson et Dalila (1877) et Déjanire (1898) assirent sa notoriété, tandis que le Carnaval des animaux — qu'il refusa de publier de son vivant, le jugeant trop léger — reste aujourd'hui son œuvre la plus jouée à travers le monde. Souvent en opposition avec le wagnérisme, son style contribua au développement du poème symphonique, genre nouveau également porté par Liszt. Pris par l'élan patriotique qui succéda à la défaite française lors de la guerre franco-prussienne, Saint-Saëns fonda en 1871 la Société nationale de musique pour promouvoir les compositeurs de l'hexagone. Fait notable dans l'histoire du cinéma, il fut aussi le premier à composer spécialement une musique pour un film — celle de L'Assassinat du duc de Guise, en 1908.
Allée Cap de Bos
patrimoineAllée Charles-André Julien
histoireJournaliste et historien engagé contre la colonialisation, Charles-André Julien (1891-1991) devint président de la Ligue des droits de l'homme puis conseiller général pour le parti socialiste à Oran (Algérie) avant ses 30 ans. Dans sa jeunesse il rencontra Lénine, Trotski et Ho-Chi-Minh, en fin de carrière il côtoyait Vincent Auriol alors président de la Quatrième République. Collaborateur de Léon Blum (direction Hastignan pour en savoir plus), il fonda et dirigea le Haut comité méditerranéen qui dédié aux relations entre la France et le Maghreb. Il est notamment l'auteur de l'ouvrage de référence "Histoire de l'Afrique du Nord : Des origines à 1830".
Allée Charles Voisin
patrimoineAllée Daurat
patrimoineAllée de Bacquet
cultureOriginaire de Dunkerque, Honoré Louis Ernest Bacquet (1852-?) était un fonctionnaire de l’administration française. Aux alentours de 1890, il composa une harmonisation des chants populaires Flamands comme le relate le Bulletin du Comité Flamand du 18 juin 1890 : « frappé de l'harmonie naïve et originale des anciens airs populaires chantés jusqu'en ces derniers temps en Flandre Maritime, [Ernest Bacquet] a écrit, pour cinq d'entre eux, un accompagnement de piano, les mettant ainsi à la portée de tous. Pourquoi n'auraient-ils pas leur place dans la musique des salons, aujourd'hui surtout que l'on y fait entendre de vieux airs bretons et lorrains, auxquels ils ne sont certainement pas inférieurs. M. Bacquet, voulant faire connaître nos vieilles chansons flamandes hors de notre province, les a traduites d’une manière littérale ; chaque mot français vient y prendre la place du mot flamand correspondant et la musique naïve de nos pères s'adapte parfaitement à la phrase nouvelle. » Il composa également quelques chansons qui furent publiées dans la revue Nos Chansons Françaises.
Allée de Beauminé
patrimoineAllée de Crabey
patrimoineAllée de Feuillas
patrimoineAllée de la Convention
histoireLa Convention nationale est une assemblée qui détint le pouvoir exécutif et législatif de 1792 à 1795. Elle proclama la Première République en rédigeant la Constitution de l'an I, mettant fin à la monarchie constitutionnelle concédée difficilement par Louis XVI depuis 1789. C'est de la Convention Nationale qu'est issu le Comité de Salut Public, responsable des nombreuses exécutions pendant la Terreur. La Convention fut dissoute en 1795 et laissa la place au Directoire, lui même dissout après le coup d'état de Napoléon Bonaparte le 9 novembre 1799.
Allée de la Pargau
patrimoine...
Allée de la Rose des Sables
natureUne rose des sables est une formation minérale qui tire de son nom de son aspect, semblable à celui d'un amas de pétales de roses. Ces roches se forment au cours de l'évaporation d'un bassin salin par cristallisation de plaques circulaires (de gypse ou de baryte le plus souvent). Le processus piège de nombreux grains de sables qui confèrent aux roses leurs textures et leurs teintes sablonneuses. Si le sable alentour est riche en oxyde de fer, la rose prendra une couleur rougeâtre. Cette roche a donné son nom à une pâtisserie croustillante à base de corn-flakes. Mélangez autant de corn-flakes que de beurre, ajoutez une bonne dose de chocolat fondu, faites des petits tas à partir de la préparation et laissez reposer quelques heures ou une nuit... Un délice ! Sauriez-vous reconnaître la roche des pâtisseries sur les images ?
Allée de la Terre Vieille
patrimoineCette allée devait border un terrain qui a été abandonné ou bien c'était justement un terrain qui n'avait jamais servi... Dur d'en dire plus sur l'origine du nom de ce chemin, mais c'est toujours ça de dit !
Allée de Ninon
histoireAnne « Ninon » de l'Enclos, aussi appelée Ninon de Lenclos ou Ninon de Lanclos (1620-1705) était une femme de lettres. Éternelle courtisane, elle eut une longue liste d'amants jusqu'à la fin de sa vie, à l'image du parrain de Voltaire qu'elle fréquenta à l'âge de 77 ans. Cultivée et d'une grande intelligence, on dit que le roi Louis XIV cherchait souvent à connaître l'opinion de Ninon, mais sans la rencontrer directement (la reine-mère Anne-d'Autriche n'ayant pas une bonne image des mœurs de la jeune femme, au point de la faire placer plusieurs années dans un couvent en 1656). Est-ce que cette rue est baptisée en l'honneur de Ninon, au point que l'impasse des "Prés de Ninon" soit une déformation de "Ninon de l'enclos" ? Pas certain, mais avouez que c'est une hypothèse intéressante... D'ailleurs, la rue Voltaire n'est pas loin, or Ninon est connu pour lui avoir légué 2 000 livres tournois (monnaie antérieure au franc qui ne fut frappé qu'à partir de 1795, 1 livre tournoi équivaut à 10-20 Euros).
Allée de Péricot
patrimoineAllée de Picot
patrimoine...
Allée de Plantebourg
patrimoineAllée de Poupay
patrimoine....
Allée de Pudo
patrimoineAllée des Abeilles
natureAucun autre insecte n'a autant fasciné les hommes. Depuis au moins 4 500 ans — le plus ancien témoignage connu d'une ruche domestiquée, un bas-relief du temple solaire de Niouserrê, près du Caire, date de 2400 avant notre ère — l'humanité récolte le miel de l'abeille et lui prête des pouvoirs presque sacrés. Un vieux mythe égyptien, conservé sur un papyrus rituel, raconte que le dieu solaire Rê pleura, que ses larmes tombèrent sur le sol, et que chacune d'elles devint une abeille aussitôt mise au travail parmi les fleurs. L'hiéroglyphe de l'abeille (bit) désignait la royauté de Basse-Égypte, et le nom des pharaons était précédé de la formule « Celui qui appartient au jonc et à l'abeille ». Napoléon reprendra cette symbolique impériale des siècles plus tard, en cousant des abeilles d'or sur son manteau du sacre. Sous le vernis mythologique, une petite merveille de biologie. L'abeille appartient à l'ordre des hyménoptères — celui des insectes à quatre ailes membraneuses, qui compte aussi les guêpes et les fourmis. L'abeille européenne, Apis mellifera, doit son nom au latin mel, le miel : elle est dite mellifère, littéralement « qui porte le miel ». Elle forme des colonies pouvant compter jusqu'à 80 000 individus organisées autour d'une reine unique. Ses ouvrières, longues de douze millimètres à peine, arborent sur l'abdomen la fameuse zébrure brun-doré et noir qui la fait parfois confondre avec la guêpe — mais son corps est couvert d'une pilosité dense là où celui de la guêpe reste lisse et brillant, seul critère vraiment fiable pour les distinguer. Ses pattes postérieures portent des corbeilles à pollen, et elle bâtit des alvéoles à l'angle mathématiquement parfait — l'hexagone, forme la plus économe en cire pour la surface qu'elle occupe. Le monde compte environ 20 000 espèces d'abeilles, dont un millier en France — la plupart sauvages, solitaires, et sans miel à offrir. C'est l'espèce Apis mellifera est, à l'échelle mondiale, le pollinisateur agricole le plus précieux : environ trois quarts des cultures vivrières — pommiers, amandiers, cerisiers, colza, tournesol — dépendent en partie du travail des pollinisateurs. Depuis plusieurs décennies pourtant, un phénomène d'effondrement des colonies inquiète chercheurs et apiculteurs : pesticides, acarien Varroa destructor arrivé en Europe dans les années 1980, monocultures, frelon asiatique, dérèglement climatique — les causes s'additionnent plus qu'elles ne se substituent. Il paraît qu'une seule abeille ne produit, dans toute sa vie, qu'un douzième de cuillère à café de miel. Sur le rebord d'une tartine, c'est donc l'œuvre d'une douzaine de vies entières — un été de travail, une part de mythologie égyptienne, et un service écologique planétaire, le tout sans jamais rien réclamer.
Allée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Allée des Anémones
natureLes fleurs des anémones sont réputées pour leurs couleurs vives. On dénombre une grande variété d'espèces dont les noms peuvent être inspirés par leur lieu d'origine (anémone du Canada, de Grèce), leur lieu de première description (anémone du Japon) ou encore la forme de leurs fleurs (anémone couronnée, hépatique en forme de foie). Aux pieds des hêtres (qui ont une rue sur la commune), l'anémone Sylvie s'ouvre et se ferme au grès des caprices de l’ensoleillement et de la température. Les arbres dont la base en est tapissée ne sont pas approchés par les animaux, cette plante étant très toxique. Du côté des jardineries, "anémone de Caen" est une appellation indiquant qu'elles sont issues de l'horticulture. En voyez-vous dans cette rue ?
Allée des Arbousiers
patrimoineAllée des Aubépines
patrimoineAllée des Biges
patrimoineUn bige désignait un char antique à deux roues, attelé de deux chevaux de front, généralement utilisé pour les courses. Dans l'Antiquité, les courses de char comportaient huit tours de piste (environ 9 500 mètres) dans un cirque, mais se distinguaient en différentes épreuves en fonction de l'attelage : le quadrige (300 av. J.-C.) puis le bige (268 av. J.-C.). Bien plus tard, au XIXème siècle, on retrouve le mot bige dans l'argot pour désigner un idiot facile à duper... Cela étant dit je vous accorde que la raison pour laquelle cette rue porte ce nom reste obscur...
Allée des Bruyères
patrimoineAllée des Cèdres
natureArbres pouvant culminer jusqu'à plusieurs dizaines de mètres, les cèdres possèdent un tronc large et un port aplati. L'espèce la plus commune de ce conifère aux aiguilles persistantes est le cèdre de Liban. Originaire du Moyen-Orient, il apparaît sur le drapeau de la République libanaise : un cèdre vert sur un fond blanc aux horizontales bordées de rouge. Présent dans les récits bibliques, cet arbre peut vivre jusqu'à 2000 ans... L'espèce a été répandu en France après une première importation en 1734 par le Jardin des Plantes. N'hésitez pas à vous rendre rue Georges Buffon pour en savoir plus sur ce jardin.
Allée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Cytises
patrimoineAllée des Écureuils
natureLes écureuils sont des rongeurs grimpeurs de taille moyenne qui possèdent une queue en plumeau caractéristique. Ce panache touffu se retrouve dans l'étymologie du nom, écureuil dérivant de la contraction des mots "queue" et "ombre". Connu pour accumuler des provisions pour l'hiver, cet animal est un acteur important dans les écosystèmes puisqu'il participe à la reproduction des plantes en disséminant leurs graines (car il en laisse tomber sur le chemin de son nid...). S'il existe près de 300 espèces différentes, la plus répandue en Europe est l'écureuil Roux au pelage chatoyant. En avez-vous déjà rencontré sur la piste cyclable du Lycée Sud-Médoc juste derrière ?
Allée des Escarrets
patrimoineAllée des Étoiles
natureLes étoiles sont des astres constitués par une immense quantité de gaz (hydrogène et hélium en majorité) organisée en une structure sphérique (le gaz est dit "autogravitant"). La pression au cœur des étoiles est suffisante pour que les noyaux atomiques fusionnent pour former des noyaux plus lourds (on parle de nucléosynthèse stellaire). Ces réactions de fusion nucléaire dégagent une grande quantité d'énergie dont une partie est évacuée sous forme de lumière : l'étoile brille. L'étoile la plus proche de la Terre est le Soleil (8 minutes de voyage à la vitesse lumière pour l'atteindre), la seconde est Proxima du Centaure (3,2 années de voyage). Les astrophysiciens distinguent différents types d'étoiles en fonction de leur température de surface (décrit par une lettre) et de leur luminosité (décrit par un chiffre romain entre I et V). Notre Soleil est une étoile de type GV, c'est-à-dire une naine (classe G) de couleur jaune (type V).
Allée des Fougères
patrimoineLe 26 Aout 1944, les armées nazies quittaient Saint-Médard après trois années d'occupation. La guerre n'était pas pour autant terminée. Elle se poursuivit sur le sol français jusqu'au 8 mai 1945, date de la capitulation. Une semaine plus tôt, le 30 avril 1945, alors qu'Adolphe Hitler (1889-1945) se suicidait, l'armée française lançait l'opération Jupiter, nom de code du débarquement de l'île d'Oléron (Charente-Maritime). Parmi les 9 000 soldats qui déferlèrent des barges pour remonter la plage sous le feu des 2 800 combattants allemands retranchés dans les bunkers, se trouvait le lieutenant André Nicolas. Ce saint-médardais, mortellement touché par un obus, fut l'une des 18 victimes du débarquement d'Oléron, une bataille presque oublié de la mémoire collective, mais pas par les saint-médardais !
Allée des Genêts
patrimoineAllée des Glycines
patrimoineAllée des Gravettes
natureLa gravette blanche (Nephtys hombergii) est une espèce de ver marin long de 10 à 20 cm est de couleur beige clair. Également appelé la néréide des sables en référence aux nymphes marines de la mythologie grecque, ce ver possède des cils de soie (poils durs et épais) fixés sur des appendices de part et d'autres de son corps (parapodes). Par extension, les pêcheurs parlent de gravettes pour qualifier les vers qu'ils placent sur leurs hameçons. Dans notre région, le terme gravette peut aussi faire référence à des huîtres "sauvages", c'est-à-dire ne provenant pas d'un parc ostréicole (gravettes d’Arcachon).
Allée des Hêtres
natureArbre élancé, puissant et majestueux, le hêtre pousse dans des sols meubles argileux sous des climats tempérés et humides. Également appelé fayard, il possède un tronc cylindrique droit qui lui permet de culminer jusqu'à 40 m. Pour se développer, le hêtre pousse d'abord dans l'ombre d'un arbre plus grand avant de s'élancer et de le dépasser. Cette croissance permet à l'espèce de s'implanter facilement et d'éliminer la concurrence. Ce feuillu peut vivre jusqu'à 300 ans, et on l'utilise dans certaines régions de Normandie comme haie pour protéger les fermes du vent.
Allée des Iris
patrimoineAllée des Jonquilles
patrimoineAllée des Marronniers
natureLe marronnier d'Inde est l'espèce de marronnier la plus commune en France. Introduit sur notre territoire au XVIème siècle, il est originaire, comme son nom ne l'indique pas, du nord de la Grèce et de la Turquie. Le marronnier, qui peut vivre jusqu’à 300 ans, aime les sols à la fois riches, frais et humides. On le retrouve d'une part loin des forêts car il déteste l'ombre et d'autre part loin des villes où les sols asséchés par l'asphalte l'air pollué ne lui convienne guère. Le houppier de ce solitaire peut culminer à 30 m et l'arbre en lui-même peut vivre jusqu'à 300 ans.
Allée des Mélèzes
natureLes mélèzes possèdent des silhouettes élancées d'une vingtaine à une quarantaine de mètres et leur feuillage d'aiguilles prend une teinte chaude en automne. Ils se plaisent entre 1600 et 2600 m d'altitude et possèdent une croissance rapide, ce qui fait du Mélèze une espèce très utilisée dans le reboisement suite à des avalanches. Cultivé en plaine, son bois est utilisé pour fabriquer de la pâte à papier ou de la charpente. Connaissez vous les deux autres rues du quartier qui portent des noms de conifères ?
Allée des Millepertuis
natureParmi les 400 espèces d'herbacée Millepertuis ou Hypericum, la plus connue est le millepertuis perforé. En effet, Hypericum perforatum fait partie des plantes longtemps considérées comme ayant des propriétés magiques. Nommé "herbe de Saint-Jean" ou "Chasse-diable", son usage médicinal visait à réduire la mélancolie ou la dépression nerveuse. Le qualificatif "perforé" fait référence aux nombreux petits trous que l'on observe sur les feuilles par transparence, mais qui sont en réalité des glandes translucides dont on extrait une huile essentielle. L'espèce "perforée" à donner le nom au genre, car "Millipertuis" contracte "mille" et "pertuis", ce dernier signifiant "trou" en ancien français. Les feuilles de Millepertuis sont simples, opposées et de forme ovale tandis que leurs fleurs possèdent de nombreuses étamines serties de cinq pétales de couleur jaune plus ou moins vif. Quant à leurs fruits, ils consistent en de petites capsules sèches qui éclatent à maturité en libérant un grand nombre de graines.
Allée des Mimosas
patrimoineAllée des Palombes
natureAllée des Peupliers
natureAllée des Pins
natureDans la classification du vivant, les Pins sont un genre, c'est-à-dire qu'il existe plusieurs espèces de Pins. En France on rencontre quatre. Le pin cembro (image de gauche), haut de 15 à 20 m, vit dans le froid alpin à plus de 2500 m d'altitude. Le pin sylvestre (centre), plus haut pin avec un hauteur moyenne de 40 m, vit lui aussi en montagne mais sur des versants secs d'altitude plus basse, entre 600 et 1600 m. Très résistant, ce pin est une des rares rescapées de la dernière période glaciaires. Loin des froides altitudes vivent le pin parasol et le pin maritime. Le premier, répandu depuis l'Italie par la conquête romaine, se plaît dans la chaleur méditerranéenne et produit des graines oléagineuses comestibles. Plus petits que ces congénères, il est identifiable à son port large rappelant un parasol (droite). Vient enfin le pin maritime, omniprésent dans notre région, un arbre résistant qui survit dans les sols pauvres mais aime le soleil. Il est donc très adapté aux milieux dunaires du littoral aquitain. Pas d'image pour lui, car il suffit de rejoindre la piste cyclable du lycée Sud-Médoc à 100 m pour en voir de très beaux... Allez voir !
Allée des Préludes
cultureLes Préludes est un poème symphonique créé aux alentours de 1854 par le compositeur Frantz Liszt au théâtre de Weimar en Allemagne. Comme nombre d'autres compositeurs de son époque, Liszt se trouve dans ce quartier. L'avez-vous déjà trouvé ?
Allée des Roses
patrimoineAllée des Symphonies
cultureEn musique classique, on distingue deux grands types de compositions à plusieurs mouvements : les cantates, chantées, et les sonates, uniquement jouées. Les symphonies appartiennent à la catégorie des sonates pour orchestre et se caractérisent par la multiplicité des exécutants pour chaque partie instrumentale (un nombre important de musiciens jouant du même instrument) ainsi que par la diversité des timbres (un nombre important d'instruments différents). Au regard des rues qui vous entourent, il est aisé de comprendre pourquoi cette rue porte ce nom... N'est-ce pas ?
Allée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée de Vieilleville
patrimoineVous souhaitez en savoir plus sur le domaine de Vieilleville ? Allez-voir la route de Feydit ! Vous souhaitez en savoir plus sur Joseph Vieilleville ? Direction le centre, à l'est du parc du bourdieu !
Allée Diderot
cultureFils d'un couvreur devenu maître coutelier de Langres, dans la Haute-Marne, Denis Diderot (1713-1784) fut l'un des esprits les plus vastes et les plus audacieux de son siècle. Athée, matérialiste, précurseur de l'évolutionnisme un siècle avant Darwin, hostile aux dogmes religieux comme aux tyrannies politiques, il incarna toutes les hardiesses des Lumières. Sa réputation moderne tient d'abord à son grand œuvre : l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, coécrite avec le mathématicien Jean Le Rond d'Alembert, à laquelle il consacra vingt années de sa vie. Initialement conçue comme une simple traduction de la Cyclopædia de l'Anglais Chambers, elle explosa sous sa plume en une entreprise philosophique et militante d'une ampleur inédite : 17 volumes de texte, 11 volumes de planches, 71 818 articles — véritable arsenal de la raison contre les préjugés, mise à l'Index par le pape et plusieurs fois interdite. Mais Diderot ne fut pas seulement encyclopédiste. Il est aussi l'un des grands prosateurs français : Le Neveu de Rameau (dialogue vertigineux entre un philosophe et un parasite génial, découvert et traduit par Goethe), Jacques le Fataliste (roman précurseur du modernisme), La Religieuse (réquisitoire brûlant contre la vie conventuelle forcée). Il inventa aussi la critique d'art moderne avec ses Salons commentant les expositions du Louvre. Il pensa le théâtre avec le Paradoxe sur le comédien. Et sa correspondance avec sa maîtresse Sophie Volland compte parmi les plus belles pages du XVIIIᵉ siècle. Emprisonné à Vincennes en 1749 pour ses écrits athées — c'est là que Rousseau vint le voir à pied depuis Paris, moment fondateur de leur amitié —, il vécut toute sa vie dans une gêne financière que sa gloire n'atténuait pas. À soixante ans, il vendit sa bibliothèque à Catherine II de Russie, qui lui en laissa l'usage jusqu'à sa mort, et fit le voyage à Saint-Pétersbourg dans l'espoir vain de convaincre l'impératrice d'appliquer les principes des Lumières. Il mourut à Paris en 1784, cinq ans avant la Révolution qu'il avait tant fait pour préparer. Étrangement, il n'entra jamais au Panthéon — malgré plusieurs tentatives récentes. Il repose discrètement dans l'église Saint-Roch, à quelques rues du Louvre — un des rares grands des Lumières que la République n'a jamais consacré. L'héritage d'une vie de travail au service de la raison.
Allée Dordins
patrimoineIngénieur à la poudrerie nationale, Paul-Sébastien Dordins (1845-1873) est décédé suite à une explosion dans un atelier à l'âge de 28 ans. C'est en 1965 que le directeur de la poudrerie et Christian Dussédat, maire de l'époque, convinrent de donner le nom d'Allée Dordins à cette toute nouvelle rue dont les habitations étaient destinées aux personnels de la poudrerie.
Allée du Barradot
patrimoineAllée du Béarn
patrimoineAllée du Bécut
cultureCraignez le bécut ! Ce cyclope solitaire, redouté dans les contes gascons, béarnais, bigourdans et comminges, est un géant mangeur d'hommes. Son nom vient du gascon becut, « qui a un bec », en référence à son groin de cochon ou à son nez démesuré. On le décrit avec un œil unique au milieu du front, une force herculéenne, et il élèverait — comme le Polyphème d'Homère — des troupeaux de moutons dans les cavernes des hautes Pyrénées. Pour vaincre ce colosse, un seul moyen : lui crever l'œil d'un coup de broche rougie au feu, puis se cacher sous une peau de mouton pour sortir de sa caverne, et espérer qu'il tombe dans un ravin en vous poursuivant. Sans quoi, gare au gril ! La ressemblance avec l'épisode d'Ulysse chez les cyclopes n'est pas fortuite : le bécut appartient à une grande famille indo-européenne de mangeurs d'hommes borgnes que l'on retrouve un peu partout — le Polyphème grec, le tartaro basque, l'ojancanu asturien, le tepegöz turc… Cousins mythologiques d'un même arrière-fond très ancien. La belle image du bécut a été popularisée en France par le Panthéon pyrénéen d'Olivier de Marliave et Jean-Claude Pertuzé (éd. Loubatières). Mais pour lire de vraies histoires de bécuts telles que les racontaient autrefois les bergers autour du feu, il faut se plonger dans les Contes populaires de la Gascogne de Jean-François Bladé (1827-1900), grand collecteur des traditions orales du Sud-Ouest et frère jumeau français des Grimm. Vous admettrez que c'est l'occasion d'y jeter un œil.
Allée du Berdus
patrimoineAllée du Pasten
patrimoineAllée du Pont de la Pierre
patrimoine"Pont de la pierre" fait certainement référence à un ancien pont en pierre à structure dite de dos-d’âne. En architecture, la surface de tels ponts est l'union de deux pentes inclinées de part et d'autre d'une ligne de jonction appelé "arête". Voyez-vous les vestiges d'un ancien pont non loin ?
Allée du Poupay
patrimoineAllée du Preuilhà
patrimoineAllée Fabre D'Eglantine
histoireSurnommé Fabre d’Églantine, le poète Philippe-François-Nazaire Fabre (1750-1794) était un député Montagnard de la Convention nationale sous la Première République. C'est lui qui inventa les noms des mois du calendrier républicain en s'appuyant sur le cycle des saisons, du point de vue de la nature et de l'agriculture. Signalons que l'inventeur de ce calendrier révolutionnaire n'est pas loin... le trouverez-vous ?
Allée Fabre d'Églantine
patrimoineAllée Félix Dujardin
sciencesBiologiste, Félix Dujardin (1801-1860) était connu pour avoir défini le groupe des protozoaires. Ces organismes microscopiques sont constitués d'une ou quelques cellules qui possèdent un noyau (ce sont donc des eucaryotes par opposition aux procaryotes qui n'en ont pas) et dont le métabolisme est basé comme le nôtre sur l'assimilation de matière organique (on parle d'hétérotrophie, par opposition à l'autotrophie qui consiste à convertir de la matière minérale en organique comme font les plantes par exemple). Les protozoaires forment un groupe "paraphylétique" dans la classification du vivant. Si vous-voulez en savoir plus sur cette classification, allez-rendre visite à Linné, il n'est pas très loin...
Allée Fernand Braudel
sciencesMobilisé pendant la Seconde Guerre Mondiale, l’historien Fernand Braudel (1902-1985) est fait prisonnier en envoyé en Allemagne. C'est là-bas, dans son camp d'internement, qu'il va rédiger de mémoire son traité sur "La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II". Ses travaux, qu'il relit après la guerre, lui permettent d'obtenir son doctorat d'histoire. Sa brillante carrière repose sur le mélange de l'histoire traditionnelle de son temps avec la géographie, l'économie et la sociologie. Il distingue notamment trois temporalités de l'histoire : le "temps géographique" (interaction de l'Homme avec son milieu), le "temps social" (histoire des groupes humains) et le "temps individuel" (histoire des grands évènements de l'histoire). Prenez le temps d'y réfléchir...
Allée Fonfrède
histoireNatif de la région bordelaise, Jean-Baptiste Boyer-Fonfrède (1760-1793) était un révolutionnaire appartenant sans surprise au groupe politique des Girondins. Comme beaucoup de ses collègues, il fut exécuté pendant la Terreur, décapité un 31 décembre... Son fils Henri Jean Étienne Boyer-Fonfrède (1788-1841), âgé de 5 ans lors de l’exécution, devint un homme de lettres. Est-ce la mort de son père qui le conduisit à se faire élire député dans le camp des royalistes sous la Monarchie de Juillet du roi Louis-Philippe ?
Allée Georges Canguilhem
culturePhilosophe spécialiste d'épistémologie — cette branche de la philosophie qui se consacre à l'étude critique des sciences pour en interroger l'origine logique, la valeur et la portée —, Georges Canguilhem (1904-1995) fut aussi un homme d'action au moment le plus grave. Dès le vote des pleins pouvoirs à Pétain, en juillet 1940, il se met en congé de l'université en signe de refus, puis entreprend, à trente-six ans, des études de médecine qu'il achève en 1941. Il rejoint alors la Résistance dans l'un des grands maquis d'Auvergne, le Mont-Mouchet, où il devient médecin des combattants sous le pseudonyme de « Lafont », participant notamment aux violents combats de juin 1944. Il en sortira avec la Croix de guerre et la Médaille de la Résistance. Son grand livre naît de cette double vie : Le Normal et le Pathologique (1943, thèse de médecine), où il propose une pensée neuve de la maladie — le pathologique n'y est plus une simple déviation par rapport au sain, mais une autre norme que le vivant se donne pour survivre. Cette réflexion sur le vivant, le corps et la vie transformera durablement la médecine, la biologie et la psychiatrie. En 1955, il succède à Gaston Bachelard à la direction de l'Institut d'histoire des sciences et des techniques, poursuivant une véritable dynastie française de l'épistémologie : Bachelard → Canguilhem → Foucault, chacun renouvelant l'œuvre de son maître. Car Canguilhem fut le professeur d'une génération entière : Michel Foucault (dont il dirigea la thèse), Louis Althusser, Pierre Bourdieu, Gilles Deleuze, Jacques Derrida — tous reconnaîtront sa dette. Foucault dira à sa mort : « Il n'y a pas un philosophe français important de la seconde moitié du XXᵉ siècle qui n'ait été formé par Canguilhem. » Il mourut discrètement en 1995, en Marne-la-Vallée, à quatre-vingt-onze ans. Discret, exigeant, il fut de ces maîtres qui ne cherchent pas la gloire — mais dont la pensée irrigue en silence tout un siècle.
Allée Georges Clemenceau
patrimoineAllée Igor Stravinski
cultureCompositeur, pianiste, et chef d’orchestre russe naturalisé français puis américain, Igor Stravinsky (1882-1971) était un véritable citoyen du monde. Sa jeunesse fut marquée par le manque de tendresse et l’insistance de ses parents pour qu’il ne fasse pas de la musique son métier. Après des cours de Droit à l’université de Saint-Pétersbourg, il abandonna à la mort de son père pour se consacrer entièrement à sa passion. Il fit de nombreuses rencontres au grès de ses voyages, parmi lesquelles Coco Chanel (1883-1971) avec qui il eut une relation ou encore son grand ami Picasso que vous retrouverez sur Corbiac. Stranvinsky lança sa carrière en attirant l'attention de l'impressario Serge de Diaghilev (1872-1929). Ses compositions provocatrices, à l'encontre des codes classiques, ne plaisent pas à tous à l'image du Sacre du Printemps qui suscita la moquerie et le scandale. D’abord très inspiré par le folklore russe, il se tourna un temps vers un style plus dépouillé avant de revenir à des formes plus classiques. La fontaine Stravinsky à Paris de Jean Tinguely (1925-1991) et Niki de Saint Phalle (elle est à Corbiac !) fut inspirée par son œuvre.
Allée Jacques Boutet
patrimoineAllée Jacques Brissot
histoirePendant la Révolution française, Jacques Pierre Brissot (1754-1793) était considéré comme étant à la tête du parti des Girondins. Il s'opposa énergiquement à l'exécution de Louis XVI réclamée par les Montagnards, mais sans succès. Sous la Convention, le Comité de Salut Public le déclara "ennemi de la Révolution" et le condamna à la peine capitale. Après une évasion avortée aux portes de Paris, il fut exécuté avec de nombreux autres Girondins le 30 octobre 1793.
Allée Jacques Pulon
patrimoineAllée Jaufré Rudel
patrimoineAllée Jean Cavaillès
histoireAgrégé de philosophie et grand spécialiste des mathématiques, Jean Cavaillès (1903-1944) enseigna à Amiens puis à Strasbourg, développant une œuvre majeure sur la philosophie des mathématiques et une affinité profonde pour le bourbakisme — ce courant qui visait à refonder toute la discipline mathématique à partir de la théorie des ensembles. Sa vie bascula avec la guerre. Mobilisé en 1940, fait prisonnier, il s'évada dans une série d'aventures rocambolesques — l'aide d'une religieuse, un garagiste complice, une nouvelle carte d'identité fournie par l'université de Lille — puis, plutôt que de retourner à ses livres, il s'engagea immédiatement dans la Résistance. Nommé professeur à la Sorbonne en 1941 (chaire de logique et méthode des sciences), il mena dès lors une double vie fulgurante : le jour, il enseignait la logique aux étudiants ; la nuit, il fondait et dirigeait le réseau Cohors-Asturies, l'un des plus grands réseaux de renseignement de la France libre, qui transmit à Londres des milliers d'informations vitales pour préparer le débarquement. Cavaillès fut arrêté deux fois, mais ne s'évada qu'une seule. Torturé par la Gestapo, déporté au fort de Romainville puis à la prison de Compiègne, il fut fusillé à la citadelle d'Arras le 17 février 1944, avec quatre autres résistants, et enterré dans une fosse anonyme sous la mention « inconnu n°5 ». Ses restes furent identifiés après la guerre grâce à un morceau de chapeau. Il repose désormais à la crypte de la Sorbonne. Son grand livre — Sur la logique et la théorie de la science — fut écrit en prison, alors qu'il attendait d'être fusillé, et publié posthumément par sa sœur Gabrielle Ferrières. Sa dernière phrase, restée légendaire, résume sa vie : « Il faut philosopher, il faut créer. » Compagnon de la Libération à titre posthume, Croix de guerre, Médaille de la Résistance, Légion d'honneur — Cavaillès demeure l'une des grandes figures fondatrices de la Résistance intellectuelle française.
Allée Jean-Étienne Esquirol
patrimoineAllée Jean Jossomme
patrimoine...
Allée Joseph Cruchon
patrimoineAllée Jules Védrines
patrimoineAllée Léo Drouyn
patrimoineBordelais de naissance, François-Joseph Drouyn (1816-1896) — dit Léo, sans doute en hommage à Léonard de Vinci — fut à la fois dessinateur, graveur, historien et archéologue. Formé aux Beaux-Arts de Bordeaux puis de Paris, il consacra sa vie à parcourir la Gironde et l'Aquitaine à pied ou à cheval, un carnet dans une main, un crayon dans l'autre, pour dessiner ce qu'il voyait avec une précision quasi photographique. Membre de la Commission des monuments historiques de la Gironde, il publia des ouvrages devenus des références, dont La Guyenne militaire (1865) — vaste inventaire illustré des châteaux forts médiévaux du Sud-Ouest —, et laissa des milliers de dessins, gravures et peintures d'un réalisme saisissant. À une époque où l'on démolissait sans état d'âme des bâtiments médiévaux jugés démodés, Drouyn fut, dans l'esprit de Prosper Mérimée, un précurseur de la protection du patrimoine : son œuvre est aujourd'hui, pour maints monuments disparus, la seule trace visuelle qui nous reste. Sur cette gravure de 1864, on peut voir le grand chantier autour de la cathédrale Saint-André, entrepris alors que Bordeaux, en pleine croissance démographique, engageait ses propres grands travaux d'aménagement urbain d'inspiration haussmannienne : dégagement des abords, élargissement des rues, démolition d'anciens bâtiments accolés à la cathédrale et de vestiges de l'enceinte gallo-romaine. Ce que Léo Drouyn capte au fusain, c'est le passage d'un monde à l'autre — d'un Bordeaux médiéval encore compact et enchevêtré à la ville moderne aux perspectives dégagées. Un problème d'urbanisme intemporel et universel, dont son crayon nous a laissé le témoignage.
Allée Marie Laurencin
patrimoineAllée Maurice Chevalier
cultureNé à Ménilmontant dans le 20ᵉ arrondissement de Paris, d'un père alcoolique qui abandonna la famille, Maurice Chevalier (1888-1972) connut la pauvreté et l'usine avant les cafés-concerts, où il se produisit dès quatorze ans. Il se disait « artisan de France » — modeste formule pour l'un des plus grands chanteurs et acteurs français du XXᵉ siècle. Sa vie chevaucha les deux guerres mondiales et deux continents. Enrôlé en 1914, il fut blessé et capturé dès les premières semaines de la Première Guerre. Il ne fut libéré qu'en 1916, grâce à l'intervention étonnante de son amante et complice de scène Mistinguett (Jeanne Bourgeois, 1875-1956), qui obtint sa libération par les canaux diplomatiques du roi d'Espagne. Entre les deux guerres, il conquit Hollywood. Deux fois nommé aux Oscars dès 1930, il tourna sous la direction d'Ernst Lubitsch, dans Parade d'amour, Une heure près de toi (1932) et La Veuve joyeuse — parmi les plus grands films de comédie musicale des studios américains. Rentré en France à la déclaration de la Seconde Guerre, il resta en zone libre dans le Midi mais accepta certaines tournées à Paris et Berlin, pour n'offenser ni le public français ni l'Occupant qui surveillait son attitude. C'est lors d'un concert donné dans le camp même où il avait été prisonnier vingt-cinq ans plus tôt qu'il obtint son plus beau cachet : à la place de sa rémunération, il exigea la libération de dix prisonniers français. Ce geste ne le protégea pas complètement à la Libération, où il faillit être inscrit sur les listes noires ; l'écrivain Louis Aragon témoigna en sa faveur et le blanchit définitivement. La suite est un triomphe : il continua sa carrière internationale, chanta le célèbre « Thank Heaven for Little Girls » dans le Gigi de Vincente Minnelli (1958), et reçut à Hollywood un Oscar d'honneur en 1959 pour l'ensemble de sa carrière — l'un des rares Français à cet honneur. Il mourut en 1972, à quatre-vingt-trois ans, sans jamais avoir quitté son fidèle canotier qui reste, avec sa moue gouailleuse et son accent parigot, sa signature éternelle. À écouter : Ah si vous connaissiez ma poule (1938) et Ça fait d'excellents Français (1939).
Allée Mirabeau
histoireHonoré-Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau (1749-1791) était un personnage emblématique de la Révolution française. Tout à la fois issu de la noblesse et député du Tiers-état, il manœuvra dans l'ombre aussi bien pour les révolutionnaires que pour Louis XVI et les monarchistes. Il mourut de maladie à 42 ans dans ses appartements, situés dans la rue de la capitale qui porte aujourd'hui son nom.
Allée Moulin de Bonneau
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Allée Muraour
patrimoine...
Allée Nicolas Appert
sciencesEn 1795, le confiseur Nicolas Appert (1749-1841) mit au point une méthode de conservation des aliments basée sur le chauffage de bouteilles en verre en y portant de l'eau à ébullition (voir image). Ces bouteilles évolueront rapidement en des boîtes métalliques en fer-blanc : les conserves. Il créa d'ailleurs la première usine de conserves au monde. Le chauffage requis par le procédé d'Appert (appertisation ou stérilisation) élimine les micro-organismes et enzymes susceptibles d’altérer ou de rendre impropre à la consommation le produit à conserver. Les contenants stérilisés doivent être hermétiques pour éviter une recontamination ultérieure mais aussi pour que l'intérieur soit appauvri en oxygène (cela limite le métabolisme des micro-organismes présents). Nous devons également à Appert le bouillon en tablettes, le lait concentré ou encore le premier lait pasteurisé (conservable 2 semaines en plein été). Ces découvertes sont l'objet de son "Livre de tous les ménages", publié 30 ans avant les travaux de Pasteur... D'ailleurs, sauriez-vous indiquer l'avenue Pasteur ?
Allée Niki de Saint-Phalle
cultureCompositeur, pianiste et chef d'orchestre russe naturalisé français puis américain, Igor Stravinsky (1882-1971) fut un véritable citoyen du monde. Sa jeunesse à Saint-Pétersbourg fut marquée par un manque de tendresse familial et l'insistance de ses parents pour qu'il ne fasse pas de la musique son métier. Il commença des études de droit et ne les abandonna qu'à la mort de son père, pour se consacrer entièrement à sa passion. Tout bascula en 1909 lorsqu'il rencontra à Paris l'imprésario Serge de Diaghilev (1872-1929), qui lui commanda pour ses Ballets russes trois œuvres coup sur coup : L'Oiseau de feu (1910), Petrouchka (1911), et Le Sacre du Printemps (1913). La création de ce dernier, le 29 mai 1913 au Théâtre des Champs-Élysées, provoqua une quasi-émeute : sifflets, huées, coups échangés dans le public, police obligée d'intervenir — l'un des plus grands scandales musicaux du XXᵉ siècle, aujourd'hui reconnu comme l'œuvre fondatrice de la musique moderne. Trois grandes périodes rythmèrent ensuite sa carrière : la période russe inspirée du folklore, la période néoclassique en dialogue avec les formes du XVIIIᵉ siècle, et enfin une période sérielle tardive où il se convertit aux techniques d'avant-garde qu'il avait longtemps rejetées. Ses déchirements géographiques accompagnèrent ces mutations : exil en Suisse pendant la Grande Guerre, installation en France en 1920 après la Révolution, fuite aux États-Unis en 1939 puis naturalisation américaine à Hollywood. Il ne reverra sa Russie natale qu'en 1962, un an avant sa mort — visite bouleversante après cinquante ans d'exil. Il croisa au fil de ses voyages une pléiade d'artistes — parmi lesquels Coco Chanel (1883-1971), avec qui il eut une brève liaison en 1920, et Pablo Picasso, son grand ami de la période parisienne. Un demi-siècle après sa mort, la fontaine Stravinsky de Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle, installée à Paris à côté du Centre Pompidou, continue de célébrer avec ses seize sculptures colorées et hydrauliques l'énergie sauvage de sa musique.
Allée Noël Lacoste
patrimoinePlus d'informations à venir...
Allée Odilon Redon
patrimoineAllée Olympe de Gouge
histoireOlympe de Gouges, de son vrai nom Marie Gouze (1748-1793) était une femme de lettres très engagée en politique. Opposée au parti des Girondins de Brissot qui fit déclarer la guerre à l'Autriche en 1792, elle soutint le parti des Montagnards avant de se raviser lorsque ces derniers firent sombrer la Révolution dans la Terreur. Elle fut exécutée deux jours après Brissot et d'autres Girondins à la suite un procès sommaire et sans avocat. Sa rédaction d'une "Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne" fait d'elle une figure du féminisme français. Un autre femme révolutionnaire se cache dans le quartier, l'avez-vous rencontrée ?
Allée Olympe de Gouges
patrimoineAllée Paul Doumer
patrimoineAllée René Couzinet
patrimoineAllée René Desfontaines
sciencesRené Louiche Desfontaines (1750-1833) était un naturaliste et grand pédagogue qui fut un temps directeur du Muséum national d'histoire naturelle à Paris. Les troubles révolutionnaires ne l'empêchèrent pas, en 1789, de décrire le Bulbul des jardins et le Cratérope fauve, deux espèces d'oiseaux. Spécialiste des plantes, il les étudia sur la côte des Barbaresques (ou Barbarie, actuel Maghreb). En vieillissant il devint aveugle et se mit à passer des heures dans les serres du jardin botanique du Museum pour apprendre à reconnaître les plantes au touché... En seriez-vous capable ?
Allée Siéyès
geographieL'abbé Emmanuel-Joseph Sieyès (1748-1836) participa à la Révolution française, au point de se faire élire au Directoire (Assemblée de la Première République au pouvoir de 1795 à 1799). Soutenant le coup d'état de Napoléon Bonaparte en 1799, il devint Consul Provisoire sous le Consulat (1799-1804) puis termina sa carrière au Sénat Conservateur sous le Premier Empire (1804-1814) avant de se retirer des affaires après la défaite de l'Empereur.
Allée Vieille
patrimoineLes raisons sont pour laquelle cette allée porte ce nom sont certainement perdues à jamais...
Avenue Anatole France
cultureFils de libraire parisien, Jacques Anatole François Thibault (1844-1924) commença par écrire de la poésie avant de se tourner vers la prose. Sous le pseudonyme d'Anatole France, hommage à son père, il devint bibliothécaire au Sénat en 1876 et rédigea la chronique littéraire du prestigieux journal Le Temps de 1886 à 1893, forgeant peu à peu sa réputation d'humaniste sceptique et lettré. Il obtint la notoriété en 1881 avec Le Crime de Sylvestre Bonnard, l'histoire d'un vieil érudit selon lequel « savoir n'est rien, imaginer est tout », et qui n'hésite pas à enlever une petite fille pour la protéger d'un tuteur abusif. Grand admirateur — et amant fidèle vingt-cinq années durant — de Léontine Arman de Caillavet, hôtesse d'un des salons les plus influents de Paris qui fut sa muse et sa correctrice, il donna dans les années 1890 sa fresque en quatre volumes de l'Histoire contemporaine (1897-1901), tableau ironique et féroce de la société de son temps. Politiquement, l'affaire Dreyfus le radicalisa : il fut l'un des premiers signataires du Manifeste des intellectuels en 1898, aux côtés de son ami Émile Zola, et alla jusqu'à rendre sa Légion d'honneur en signe de protestation. Sa satire féroce de la classe politique, L'Île des Pingouins (1908), acheva de le placer à gauche. Compagnon de route de Jaurès, il salua en 1919 la Révolution russe et soutint le jeune Parti communiste français. Sa gloire fut immense : couronné du prix Nobel de littérature en 1921, il reçut à sa mort en 1924 des funérailles nationales. Mais dès le lendemain, les jeunes surréalistes — Breton, Aragon, Éluard — publiaient contre lui un pamphlet vengeur intitulé « Un cadavre », marquant le début d'un long purgatoire littéraire dont il ne se relèvera jamais. Son ironie mordante reste pourtant étonnamment actuelle : « On croit mourir pour la patrie et on meurt pour des industriels. »
Avenue Andromède
natureDans l'univers, les étoiles sont regroupées en des ensembles gigantesques mais très distincts les uns des autres : ce sont les galaxies. Certaines, proches, sont visibles à l’œil nu : c'est le cas d'Andromède ! La première mention de la galaxie Andromède remonte à 964, dans un écrit de l'astronome persan Abd al-Rahman al-Soufi. Elle se trouve à 2,5 millions d'années-lumière de chez nous et son diamètre avoisine les 220 000 années-lumières. Pour rappel, une année lumière représente une distance : celle que parcourt la lumière en un an, soit environ 9500 milliards de kilomètres. Vertigineux mais pourtant il suffit de lever les yeux pour l'apercevoir...
Avenue Beethoven
cultureFils d'un père alcoolique qui le voulait enfant prodige à la manière de Mozart, Ludwig van Beethoven (1770-1827) s'imposa à Vienne dès sa jeunesse comme un pianiste virtuose fulgurant, élève de Haydn, promis à un brillant avenir. Descendant d'une famille flamande — le nom évoque en vieux néerlandais l'idée d'un « jardin de betteraves » — il grandit dans une Europe en pleine ébullition sociale et politique, et s'enthousiasma pour la Révolution française et la naissance de la démocratie, devenant un grand admirateur de Napoléon Bonaparte. Sortant du cadre musical classique de son temps, il fit basculer la musique dans le romantisme, favorisant l'expression des sentiments et des états d'âme sur les codes de forme hérités du XVIIIᵉ siècle. Il alla jusqu'à dédier au Premier Consul français sa Symphonie n°3, l'Héroïque (1803), rêvant de transgresser les codes sociaux d'une noblesse viennoise qui le jugeait talentueux mais toujours par son sang. La proclamation du Premier Empire l'année suivante fut vécue comme une trahison : il déchira rageusement la dédicace. « [Napoléon] n'est rien de plus qu'un homme ordinaire ! Maintenant il va fouler aux pieds tous les droits humains, il n'obéira plus qu'à son ambition, il deviendra un tyran ! » C'est à la même époque que commença sa surdité progressive, apparue vers 1798 et devenue presque totale vers 1818. Le fougueux Beethoven, rongé par le silence et la solitude, écrivit dès 1802 le bouleversant Testament de Heiligenstadt, lettre à ses frères où il envisageait le suicide — puis renonça à mourir *« pour l'art »*. Après avoir mis un terme à sa carrière de pianiste, il continua de composer des œuvres qu'il ne pourrait plus jamais entendre autrement que par son audition intérieure, comme sa monumentale Symphonie n°9, chef-d'œuvre que Richard Wagner qualifiera de « dernière des symphonies » — et dont le mouvement final, l'Ode à la joie, est aujourd'hui l'hymne officiel de l'Union européenne. Ce que Beethoven avait espéré de Napoléon, l'Europe des peuples le lui aura finalement rendu, deux siècles plus tard.
Avenue Blaise Pascal
sciences« L'homme est un roseau pensant », « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie »… Les Pensées de Blaise Pascal (1623-1662) sont un incontournable de la philosophie française. Le penseur y décrit la condition humaine avec une profondeur pénétrante qui laisse difficilement indifférent. Il voit en Dieu la réponse à la faiblesse de l'Homme, qui ne peut ni douter de tout ni tout savoir absolument — ce en quoi il s'oppose au rationalisme de Descartes, qu'il jugeait trop orgueilleux : pour Pascal, Dieu se sent « au cœur, non à la raison ». Toute son œuvre porte la trace d'une nuit fondatrice : le 23 novembre 1654, il vit une expérience mystique bouleversante qu'il note fébrilement sur un parchemin — le fameux « Mémorial » — cousu dans la doublure de son pourpoint et qu'il portera sur lui jusqu'à sa mort, à trente-neuf ans. Une brièveté qui n'aura empêché ni sa géniale carrière de mathématicien et de physicien, ni la révolution philosophique qu'il aura, en si peu de temps, laissée derrière lui. Inventeur à dix-neuf ans d'une machine à calculer — la fameuse Pascaline, ancêtre lointain de nos ordinateurs, voir l'image — Blaise Pascal fut aussi l'un des plus grands physiciens de son siècle. On lui doit notamment l'expérience du crève-tonneau : introduire dans un tonneau fermé un fin tuyau vertical de plusieurs mètres, puis le remplir d'eau. À partir d'une certaine hauteur, la pression exercée par la petite colonne d'eau du tuyau suffit à faire exploser le tonneau ! En 1648, il mit également son beau-frère à contribution pour gravir le puy de Dôme avec un baromètre au mercure, prouvant que la colonne baissait en altitude — preuve définitive de l'existence de la pression atmosphérique et démentant les cartésiens qui prétendaient que « la nature a horreur du vide ». C'est d'ailleurs en son honneur que l'unité internationale de pression s'appelle le pascal (1 hectopascal = 100 pascals) — celle-là même qu'affichent les baromètres et les bulletins météo. La pression correspond à une force par unité de surface. Qu'est-ce qu'une force, au fait ?
Avenue de Berlincan
patrimoineAvenue de Cap de Bos
patrimoineLe mot cap désigne dans notre vocabulaire une pointe de terre s'avançant dans l'océan (presqu’île) ou bien une direction à suivre (maintenir le cap). Le terme se retrouve en langue gascone, où "cap" signifie "tête" de manière analogue à sa racine latine "caput" (on retrouve cela dans les mots "chef" et "capitaine", mais vous le savez déjà si vous êtes allés visiter les rues de Magudas...). De son côté, "bos" dérive de "bosquet" en d'autres termes "un petit bois". En combinant les deux, on comprend que "Cap de Bos" fait référence au chemin menant au bois ou encore à la bordure du bois. Ce nom semble tout à fait adapté à la rue, ne trouvez-vous pas ?
Avenue de Capeyron
patrimoineAvenue de la Boétie
cultureHumaniste précoce et homme de lettres brillant, Étienne de La Boétie (1530-1563) fut à la fois magistrat au Parlement de Bordeaux dès l'âge de vingt-trois ans, poète en latin et en français, et surtout penseur politique d'un texte génial qu'il écrivit entre dix-huit et vingt-trois ans : le Discours de la servitude volontaire, aussi appelé Le Contr'Un. Dans ce texte fulgurant, il retourne la question classique de la tyrannie : et si le vrai problème n'était pas la cruauté du tyran, mais le consentement du peuple à sa propre soumission ? « D'où a-t-il pris tant d'yeux dont il vous épie, si vous ne les lui baillez ? » interroge-t-il vertigineusement. Sa thèse frappe encore aujourd'hui : les dominés sont les premiers responsables de leur domination — car il suffirait qu'ils cessent de servir pour que les tyrans tombent. D'où sa formule légendaire, appel à la désobéissance civile qui inspirera Gandhi, Thoreau, Rousseau et toute la tradition de la résistance non-violente : « Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. » Écrit en pleine Renaissance, publié seulement onze ans après sa mort, en 1574, dans le contexte tourmenté des guerres de religion — les protestants monarchomaques s'en emparèrent comme d'un manifeste anti-royaliste — le Discours traverse depuis les siècles comme un feu qu'aucun régime n'a réussi à éteindre. La Boétie ne connut pas sa gloire : il mourut d'une dysenterie le 18 août 1563, à seulement trente-deux ans, veillé par son ami Michel de Montaigne qui laissa de son agonie un récit bouleversant. Cette amitié fut si intense qu'elle devint pour Montaigne le paradigme même de l'amitié parfaite, résumée par la phrase la plus célèbre des Essais : « Parce que c'était lui, parce que c'était moi. » Une phrase qui, à elle seule, aurait suffi à faire entrer La Boétie dans l'éternité.
Avenue de Magudas
geographieTout au sud de la commune, Magudas est un petit quartier cerné par la forêt. Isolé du centre-ville par la poudrerie, il est traversé par le ruisseau de Magudas. Autrefois seigneurie, ces terres abritaient des domaines agricoles, principalement des fermes destinées à l'élevage. Le développement de l'industrie favorisa une évolution des métiers, beaucoup de femmes devenant lavandières, comme à Gajac. Allez voir près de l'école du quartier, vous en apprendrez davantage ! Thématiques : Révolution française, Sciences de la Nature
Avenue de Martignas
geographieHabitée par près de 8000 Martignassais, la commune s'étend sur 26 km². En 1453, dernière année de la Guerre de Cent Ans (1337-1453), eut lieu à Martignas la bataille de la Journée manquée. La commune abrite une partie du camp de Souge, vaste terrain militaire encore en activité qui fut le triste théâtre d’exécutions de résistants sous l'occupation nazie de 1940 à 1945. Jusqu'en 2011, de nombreux jeunes Saint-Médardais s'y rendaient pour effectuer leur Journée d'Appel Pour la Défense (JAPD). En centre-ville de Martignas, allez découvrir le parc Moulin Bidon avec son amphithéâtre et sa Jalle ! Oui, Jalle, car à Martignas-sur-Jalle, pas de pluriel ! Vous l'aviez remarqué ?
Avenue de Mazeau
patrimoineAu XIXème siècle, le mazéage désignait une opération d'affinage visant à extraire le silicium contenu dans de la fonte (alliage de fer et de carbone). Le produit obtenu après mazéage s'appelle le mazeau. Est-ce que cette route menait à une telle usine par le passé ? Si le terme mazeau est tombé en désuétude depuis le début du XXème siècle, il reste néanmoins un terme en rapport avec un traitement de revalorisation. N'y aurait-il pas une déchetterie dans les parages ? Ironie du destin qu'elle ait été installée ici en 1983 ou bien héritage d'un temps plus ancien...
Avenue de Monteillon
patrimoineAvenue Denis Papin
sciencesImaginez une seringue remplie à moitié d'eau. Lorsqu'on chauffe cette seringue, une partie de l'eau devient vapeur, soulevant le piston. Si l'on bloque ce piston et qu'on arrête de chauffer, la vapeur redevient liquide et le piston aimerait redescendre. Par conséquent, il suffit d'attacher une charge à l'extrémité du piston avant de le libérer pour que la dépression dans la seringue puisse tirer la charge ! Avec son piston à vapeur, Denis Papin (1647-1713) réussit à soulever 30 kg, une prouesse sous le règne de Louis XIV ! C'est l'élèment de base des machines à vapeur, qui convertissent de la chaleur (par exemple par combustion de charbon) en mouvement (par exemple les bielles d'une locomotive). Ces travaux furent le socle sur lequel se construisit la "thermodynamique" sur laquelle Carnot, dans le quartier d'Issac, pourra vous en dire plus...
Avenue de Pagnot
patrimoine.... Signifie "lit" ou "bon à rien"
Avenue Descartes
patrimoineVous fréquentez certainement la zone commerciale, mais avez-vous remarqué la statue au centre de ce rond-point ? Il y est écrit "L'Homme et l'atome", le nom de l'artiste ne figure pas. Un atome est constitué d'un noyau et d'électrons qui orbitent autour. Ici les électrons ont disparu, mais il fut un temps où l'on pouvait en voir, quand la statue était ailleurs, sur une place proche de l'hôtel de ville... Quoiqu'il en soit, cette œuvre ne vous donne-t-elle pas envie de philosopher ? En son siècle, Démocrite, disait : "Convention que la couleur, convention que le doux, convention de l’amer ; une réalité : les atomes et le vide". Bien plus tard Lamartine (présent dans le quartier) écrira dans ses Méditations poétiques : "Me voici ! mais que suis-je ! un atome pensant". Étant sur l'avenue Descartes, auteur du "Je pense donc je suis", devrions-nous en conclure que l'Homme est l'atome ? Même si nous avons domestiqué avec succès le cœur de la matière, n'oublions pas Einstein (également dans le quartier) qui nous rappelle que "le problème aujourd'hui n'est pas l'énergie atomique, mais le cœur des hommes".
Avenue des Martyrs de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Avenue de Touban
patrimoineLe Touban est une marque déposée de compost naturel distribué par l'entreprise la Grande Jaugue. A-t-il été mis au point par un monsieur ou madame Touban ou est-ce simplement nommé d'après la rue ? Pourquoi ne pas demander lors de votre prochaine visite !
Avenue du Cramat
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue du Haillan
geographiePrès de 12 000 Haillanais se partage les 9 km² de la commune. Comme Martignas, le Haillan fut le théâtre d'une bataille pendant la Guerre de Cent Ans (1337-1453), connue sous le nom de la Male Jornade, en 1450. La commune du Haillan fut créée sous Napoléon III, résultat d'un partition d'Eysines. C'est au Haillan que se trouve le club du F.C. des Girondins de Bordeaux, dont le domaine est un ancien bourdieu, comme le centre de Saint-Médard (plus d'informations au parc du bourdieu). Le ruisseau du Haillan traverse la commune du sud au nord pour se jeter dans la Jalle. Allez vous promener dans le parc du ruisseau à l'occasion !
Avenue du Jeandron
patrimoine...
Avenue du Lignan
patrimoineL'étude des langues est la linguistique. L'étude d'une langue dans un contexte historique et littéraire est la philologie. La branche de la philologie dédiée aux noms propres est l'onomastique, qui regroupe la toponymie (noms de lieu) et l'anthroponymie (noms de personnes). Lignan est donc un toponyme dont l'étude montre qu'il proviendrait soit de : - Linus ou Linius, un anthroponyme latin. - Lineus, un nom commun latin signifiant "bois"
Avenue du Temple
geographieUn peu plus de 600 habitants vivent sur les 72 km² de la commune du Temple. La localité tire son nom d'une ancienne commanderie des Templiers, appelée le Temple de Sautuges, implantée non loin du bourg. Cette commune du Médoc, essentiellement forestière, est un passage obligé sur la route du Porge.
Avenue du Thil
patrimoineAvenue Édouard Manet
patrimoineAvenue Gay-Lussac
geographieLe scientifique Joseph Louis Gay-Lussac (1778-1850) était connu pour ses travaux sur les gaz (expérience de la détente dite de Joule-Gay Lussac) qui démontre que l'énergie interne d'un gaz parfait ne dépend que de la température. En outre, il s'intéressa au champ magnétique terrestre qu'il étudia en aérostat à l'été 1804, partant faire des mesures à 7 000 mètres d'altitude, seul. Courageux de sa part, car rappelons que le parachute n'était pas encore au point à l'époque...
Avenue Jean-Jacques Rousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Avenue Jean-Paul Sartre
culturePhilosophe, romancier, dramaturge, essayiste, journaliste politique — Jean-Paul Sartre (1905-1980) fut l'intellectuel le plus influent de la France de l'après-guerre, incarnation même de la figure de « l'intellectuel engagé ». Sa pensée, l'existentialisme, se résume en une formule fulgurante : « L'existence précède l'essence ». Autrement dit, l'être humain ne naît pas avec un but ou une nature définis ; il est d'abord une existence libre, condamnée à se choisir à chaque instant. Ses actes construisent, jour après jour, ce qu'il est — jusqu'à la mort, qui le fige enfin dans une essence. Cette philosophie de la liberté et de la responsabilité éclate dans son grand œuvre philosophique L'Être et le Néant (1943), et se déploie dans ses romans (La Nausée, 1938), ses pièces (Huis clos, Les Mains sales), et sa splendide autobiographie Les Mots (1964). Politiquement, Sartre incarne dès la fin de la guerre une gauche radicalement critique du capitalisme occidental. Longtemps compagnon de route du Parti communiste sans jamais y adhérer, il rompt avec l'URSS après l'écrasement de la révolte hongroise en 1956, puis avec toute forme d'orthodoxie communiste après l'invasion de la Tchécoslovaquie en 1968. Il se rapproche alors des mouvements gauchistes issus de Mai 68, dont il partage un temps le maoïsme. Cette trajectoire l'opposa à son ami de jeunesse Raymond Aron, philosophe libéral et atlantiste — d'où la formule célèbre : « Il vaut mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron. » En 1964, il refuse le prix Nobel de littérature, geste inédit dans l'histoire : « Un écrivain doit refuser de se laisser transformer en institution. » Sa vie sentimentale et intellectuelle fut inséparable de celle de Simone de Beauvoir, avec qui il scella en 1929 un pacte de couple libre, sans mariage, mais avec une complicité à vie qui durera cinquante-et-un ans. Ils reposent ensemble au cimetière du Montparnasse.
Avenue Léon Blum
histoireAvant de devenir l’une des grandes figures du socialisme français, Léon Blum (1872-1950) a été écrivain et conseiller d’état. Combattant au côté des intellectuels dreyfusards, il adhèra à la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO) en 1905 et entra définitivement dans la vie politique et parlementaire en devenant chef de cabinet du ministère des Travaux Publics en 1914. Élu député de Paris en 1919, il refusa d’adhérer à la Troisième internationale communiste lors du congrès de Tours de 1920, trop en désaccord avec les idées bolchéviques. Blum devint président du Conseil des Ministres à deux reprises (en 1936 et 1938), suite aux victoires électorales du Front populaire (une coalition de parti de gauche). Emprisonné sous le régime de Vichy, il fut déporté dans le camp de concentration de Buchenwald (Allemagne), avant d'en être libéré en 1945. Il devint alors président du gouvernement provisoire de la République française, dont la charge visait à instituer la Quatrième République.
Avenue Mirabeau
histoireHonoré-Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau (1749-1791) était un personnage emblématique de la Révolution française. Tout à la fois issu de la noblesse et député du Tiers-état, il manœuvra dans l'ombre aussi bien pour les révolutionnaires que pour Louis XVI et les monarchistes. Il mourut de maladie à 42 ans dans ses appartements, situés dans la rue de la capitale qui porte aujourd'hui son nom.
Avenue Montaigne
patrimoineVous avez bien lu. C'est l'avenue Montaigne et pourtant il est écrit Fernand Labrousse... Aucune erreur ici, il suffit de remonter le temps pour comprendre. En 1941, Saint-Médard devint zone occupée. Le maire de l'époque, Antonin Larroque, est contraint de rebaptiser la route de Bordeaux sur laquelle vous êtes en avenue Maréchal Pétain. Le maire, démis de ses fonctions par le régime de Vichy, ne revint à la mairie à la Libération en 1944. Quelques mois à peine après son retour, il fait rebaptiser l'avenue en l'honneur de Fernand Labrousse, militant communiste dénoncé et fusillé au camp de Souge. C'est le maire Christian Dussédat qui donnera le nom actuel d'Avenue Montaigne ! Pour en savoir plus sur Montaigne, descendez l'avenue, pour en savoir plus sur Fernand Labrousse, cap sur Cérillan !
Avenue Montesquieu
patrimoineAvenue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Avenue Paul Berniard
patrimoineMaire de la commune de 1977 à 1979.
Avenue Robespierre
geographieAvocat de profession, Maximilien de Robespierre (1758-1794) est certainement l'un des hommes les plus emblématiques de la Révolution française. Surnommé "l'incorruptible", il appartenait au parti des Montagnards et souhaitait ardemment la fin de la Monarchie. Co-instigateur de la Terreur avec les autres membres du Comité de Salut Public, il en fut lui-même victime, guillotiné sur la place de la Révolution (actuelle Concorde à Paris).
Avenue Voltaire
histoireIssu de la bourgeoisie parisienne, François-Marie Arouet (1694-1778) fit de brillantes études chez les jésuites de Louis-le-Grand. Son pseudonyme Voltaire est l'anagramme d'Arovet L.J. — « Arouet le Jeune » — à une époque où u et v ne se distinguaient pas encore à l'écrit. Ses vers irrévérencieux contre le Régent lui valurent onze mois de Bastille en 1717, où il écrivit sa première tragédie et se choisit son nouveau nom. Un franc-parler récidiviste l'exila ensuite en Angleterre pendant trois ans, séjour décisif : il en revint transformé, avec une philosophie réformatrice de la justice et de la société inspirée du modèle anglais, et une défense ardente de la liberté d'expression. Rentré en France, il ne cessa dès lors de critiquer la guerre, le dogme chrétien et surtout la monarchie absolue de droit divin. Historiographe du roi en 1745, il entra à l'Académie française l'année suivante — mais ses écrits scandaleux (Zadig, 1747) le forcèrent à l'exil, d'abord chez Frédéric II à Berlin, puis en Suisse. En 1759, il s'installa à Ferney, village frontalier de la Suisse qui portera désormais son nom : il y accueillit toute l'Europe éclairée pendant vingt ans, devenant le « patriarche de Ferney », référence intellectuelle du siècle. La même année, il publia Candide, roman satirique où sa naïveté imaginaire dénonce le fanatisme, la guerre, l'esclavage et l'optimisme métaphysique de Leibniz — le fameux « Il faut cultiver notre jardin » qui clôt le livre. Avec ses pamphlets mordants, il se battit contre les injustices judiciaires : l'affaire Calas (protestant toulousain roué en 1762, réhabilité grâce à lui en 1765), l'affaire Sirven, l'exécution du jeune chevalier de La Barre. À chacun il opposa sa devise, signée à la fin de ses lettres : « Écrasons l'infâme » — l'infâme étant le fanatisme religieux. En 1778, à quatre-vingt-trois ans, il revint triomphalement à Paris après vingt-huit ans d'absence : la Comédie-Française l'acclama debout, la foule l'idolâtra. Il mourut trois mois plus tard. Refusé de sépulture chrétienne, enterré à la sauvette en Champagne, il fut transféré au Panthéon par la Révolution en 1791. Il y repose depuis, face à Rousseau — les deux frères ennemis des Lumières.
Bois de Corbiac
patrimoineChemin de Berri
patrimoineChemin de Bos
patrimoineLe mot "bos" dérive de "bosquet" en d'autres termes "un petit bois". Si aujourd'hui le nom semble un peu étrange pour une rue bordée de résidences pavillonnaires, nul doute qu'il existait ici une zone boisée par le passé. Si vous mettez le cap sur Issac, vous devriez trouver un chemin au nom similaire qui lui n'a rien perdu de sa forêt !
Chemin de Cantelaude
patrimoineChemin de Cassy Vigney
histoireUn palus (ou palud) est une marais, terrain rendu humide par la présence d'un court d'eau proche. Dans le bordelais du XVIIe siècle, ils ont été l'objet de drainages pour satisfaire à l’urbanisation croissante. Pourtant, ces lisières de terre étaient très appréciées au XIV et XVème siècle. Réputées pour leur fertilité, elles étaient exploitées par des seigneurs, des ecclésiastiques et des bourgeois, notamment comme vignobles. Ces ancêtres de châteaux s’appelaient des bourdieux. Ce sont les témoins d'une transition entre l'époque médiévale et l'époque moderne. Le centre-ville actuel de St-Médard devait être intégré dans un bourdieux qui profitait d'être baigné par le bassin des jalles. C'est de ces temps reculés que le parc du centre-ville a hérité son nom : "Domaine du bourdieu".
Chemin de Gamarde
patrimoineChemin de Jalès
natureJalès est un terme gascon signifiant "cours d'eau". Par extension, c'est devenu le nom des ruisseaux qui sillonnent la région depuis Saint-Jean-d'Illac vers l'estuaire de la gironde et alimente notamment le parc Majolan à Blanquefort. Les différentes jalles confluent vers le marais de Bruges où se trouve la une magnifique réserve naturelle nationale. N'hésitez pas à aller vous y promener pour observer la nature !
Chemin de la Métairie
patrimoineChemin de l'Atelier
patrimoineChemin de l'École
patrimoineSeriez-vous par hasard sur cette photo de l'école de Gajac datant du 4 mai 1964 ?
Chemin de Linas
patrimoineChemin de Mauran
patrimoineChemin de Mauriet
patrimoineChemin de Mingot
patrimoineChemin de Peyremartin
sciencesIngénieur mais surtout inventeur, Clément Ader (1841-1925) mit au point de nombreuses machines. La plus célèbre est certainement Avion II ou Zéphyr, un prototype d'avion reposant sur l'utilisation d'une machine à vapeur (voir l'image). Ce pionnier de l'aviation affirma avoir fait voler son engin sur une centaine de mètres, mais malheureusement rien n'en atteste. Quoi qu'il en soit, ce girondin a contribué au rêve de Léonard de Vinci et de beaucoup d'autres, alors n'hésitez pas à penser à lui la prochaine fois que vous survolerez les nuages...
Chemin des Biots
patrimoineChemin des Terres de Sans-Soucis
patrimoine...
Chemin des Vergers
patrimoine...
Chemin de Touyà
patrimoineChemin de Veillance
patrimoineÉtrange nom pour une rue. La veillance — de quoi s'agit-il exactement ? Le mot est aujourd'hui presque tombé en désuétude, mais il vient d'une riche famille latine bien vivante. Le verbe latin vigilare signifiait « être éveillé, veiller », et donnait déjà vigil (éveillé), vigilia (la veille, la garde de nuit) et vigilantia (la vigilance). En passant par l'ancien français veiller, cette racine a essaimé dans notre langue en une petite tribu de mots cousins : veille, veillée (le temps de la garde qui devint le temps de la convivialité au village), éveil, éveillé, veilleur, et donc veillance — l'attitude bienveillante et attentive à l'égard d'autrui. Si le mot seul est devenu rare, il est en réalité présent partout, caché dans ses composés : la bienveillance dont on rêve, la malveillance dont on se garde, la surveillance que l'on redoute. Ces trois-là ont fait carrière, tandis que le mot-racine restait dans l'ombre. Ce sont pourtant des philosophes contemporains qui l'ont récemment tiré de l'oubli, cherchant à distinguer la simple surveillance — devenue synonyme d'un regard technique, souvent policier ou numérique — d'une veillance plus chaleureuse et plus morale : celle du parent qui veille au chevet d'un enfant malade, du guetteur qui protège son village, de l'ami qui prend des nouvelles. Un beau mot à réhabiliter, peut-être. Ou plus simplement à porter, comme cette rue, pour rappeler qu'il existe encore.
Chemin de Vimaney
patrimoineLa terminaison "-eir", dérivée du latin "-arium" et caractéristique du gascon septentrional, se retrouve abondamment à l'écrit dans le suffixe toponymique -ey (voir carte). Citons par exemple les mots Castagney (le châtaignier), Courbey (le corbeau), Claouey (le concierge, le portier) ou encore Vinamey (l'oseraie). Peut-être qu'il fut un temps où ce chemin bordait ou menait à terrain planté d'osiers. Jetez un coup d’œil aux alentours, en voyez-vous des traces ?
Chemin du Camp des Lanciers
patrimoineChemin du Castéra
patrimoineChemin du Commandant Cousteau
patrimoineChemin du Déhès
patrimoineChemin du Moulinat
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Petit Bois
patrimoineChemin du Roy
patrimoineChemin du Tiran
patrimoineChemin Lafon
patrimoineClos Crabey
patrimoineClos de Corbiac
geographieA l'est de la Poudrerie, le grand quartier de Corbiac abritait par le passé une paysannerie agricole et maraîchère, dont le parc du Feydit est un héritage. Il est séparé du Haillan, commune adjacente, par un cours d'eau. Mais si vous le connaissez ! C'est l'écrin de verdure bordant le grand près rue du Haillan ! Il devient souterrain jusqu'à la statue "L'Homme et l'atome" à Berlincan puis rejoint le ruisseau du Haillan une centaine de mètre au nord. Cherchez-le vous verrez ! Thématiques : Artistes, Philosophes
Impasse Abel
sciencesNiels Henrik Abel (1802-1829) était un mathématicien norvégien connu pour son travail sur la convergence des séries (un objet basé sur les suites) et en théorie des groupes avec le groupe abélien (un groupe est un ensemble mathématique auquel on greffe une liste de propriétés, comme l'addition par exemple - les manipulations du RubixCube forment un groupe). Attendez... Est-ce bien de cet Abel qu'il s'agit ou est-ce le fils d'Adam et Eve dans les écritures, celui qui fut assassiné par son frère aîné Caïn jaloux que Dieu lui ait préféré ses offrandes ? Qu'importe, vous connaissez les deux maintenant...
Impasse Albert Camus
patrimoineImpasse Amédée Berque
patrimoineImpasse Apollinaire
patrimoineImpasse aux Saux
patrimoineImpasse Charles Capsec
patrimoineImpasse de la Hudine
patrimoineHudine. Qui c'est pourquoi cette petite impasse porte ce nom... Une personnalité ? Un lieu-dit ? Quoiqu'il en soit, vous savez où la trouver !
Impasse de la Motte
patrimoineLe système féodal s'est construit sur un besoin de garantir la protection des terres. Avant l'âge des châteaux forts, les défenses étaient assurées grâce à des "mottes castrales", une infrastructure comportant essentiellement un fortin cerné d'une palissade. On les construisait sur des points en hauteur, au sommet d'une colline naturelle ou d'un remblai artificiel en ce qui concerne les régions sans trop de relief. Il y avait, à l’entrée d’Hastignan, une motte castrale qui portait le nom de "trou de la Motte", qui a donné son nom à cet impasse. Le terme "motte" prend ici le sens de "tas", conformément à l'idée que l'on retrouve dans l'unité de la vente au détail du beurre (motte de beurre), les accumulations de terre par les taupes (motte de terre) ou encore en poterie (tournage à la motte).
Impasse Deniges
patrimoineMaire de la commune de 1834 à 1836.
Impasse des Lavandières
histoireAu XIXème siècle, beaucoup de Saint-Médardaises travaillaient comme lavandière, notamment dans les quartier de Gajac et de Magudas. Ce métier, physiquement éreintant, consistait à laver la lingerie dont se servaient des manufactures ou bien des établissements hôteliers. La Jalle était le lieu de rendez-vous de ces travailleuses. Laver du linge nécessitait plusieurs jours. Après le triage du linge (blanc et couleur) venait le trempage (eau froide) puis le coulage (imprégner le linge d'eau de plus en plus chaude jusqu'à arriver à de l'eau bouillante pour décoller progressivement la saleté sans la cuire). Le coulage se voyait réussi lorsque l'eau bouillante était marron, et on évacuait alors cette eau dite "de lessive". De là on s'approchait du cours d'eau pour le battage du linge (extraction de l'eau de lessive encore dans le tissu) avant le rinçage puis l'essorage (à la main). La dernière lavandière de Saint-Médard prit sa retraite en 1965. C'est en l'honneur de ces femmes de l'époque que le rond-point à l'entrée du quartier comporte une reconstitution de lavoir.
Impasse des Prés de Ninon
patrimoineImpasse Donant
patrimoineD'où vient le nom de cette impasse ? Un lieu-dit, Monsieur ou Madame Donant ? Quoiqu'il en soit, un habitant de Magudas sait que d'impasse elle n'a que le nom, car au bout un pont de fortune permet de traverser le ruisseau de Magudas pour rejoindre la rue François Arago... Si vous ne connaissez pas cet homme, allez jeter un œil !
Impasse du Capitaine
cultureLe mot capitaine vient du latin caput, « tête » — la tête comme siège de la pensée, du commandement, de la direction. Il a donné en bas-latin capitaneus, « celui qui est à la tête », puis en français, dès le XIVᵉ siècle, notre capitaine. La même racine a essaimé dans toute une famille de mots parfois surprenants : capital, capitale, chef, chevet, chapiteau, chapitre, cheveu, précipiter (tomber la tête la première). Grade militaire situé entre le lieutenant et le commandant, le capitaine commande selon les armes une compagnie (armée de terre), une escadrille (armée de l'air), un escadron (cavalerie et gendarmerie), ou encore un petit navire de guerre dans la marine. Mais le mot déborde largement du seul militaire. On parle aussi de capitaine d'équipe au sport — celui qui porte le brassard et donne l'exemple —, de capitaine des pompiers, de capitaine d'industrie (les grands patrons du XIXᵉ), et bien sûr de capitaine de bateau. À terre comme en mer, sur le terrain comme au sommet d'une entreprise, le capitaine est toujours celui qui mène — et qui répond. La fiction n'a jamais cessé de le célébrer : le capitaine Nemo à bord du Nautilus, l'obsessionnel capitaine Achab poursuivant sa baleine blanche, le sublime capitaine Fracasse, le pittoresque capitaine Haddock qui jure comme un cent-mille sabords, ou encore le pirate Jack Sparrow… Sans oublier le plus émouvant de tous, celui à qui Walt Whitman dédia ce vers immortel : « Ô Capitaine, mon Capitaine ! », écrit à la mort d'Abraham Lincoln — et qu'un professeur de littérature fit hurler à ses élèves en montant sur les tables dans Le Cercle des poètes disparus. Alors : oui, mon Capitaine.
Impasse du Gabachot
patrimoineImpasse Étienne Fournier
patrimoineEtienne Fournier (???-???) était un instituteur, mais surtout l'un des premiers a exercé à Saint-Médard. Il fut en outre le secrétaire greffier de l'administration municipale pendant la période de la Révolution française.
Impasse Fernand Braudel
patrimoineImpasse Jean Gabriel
patrimoine...
Impasse Lafon
patrimoineImpasse Marguerite Duras
patrimoineImpasse Noble
patrimoineImpasse Paul Éluard
patrimoineImpasse Raoul Dautry
patrimoineImpasse Robespierre
histoireAvocat de profession, Maximilien de Robespierre (1758-1794) est certainement l'un des hommes les plus emblématiques de la Révolution française. Surnommé "l’incorruptible", il appartenait au parti des Montagnards et souhaitait ardemment la fin de la Monarchie. Co-instigateur de la Terreur avec les autres membres du Comité de Salut Public, il en fut lui-même victime, guillotiné sur la place de la Révolution (actuelle Concorde à Paris). Combien d'autres Montagnards se cachent dans le quartier ?
La Chaumière
patrimoineParc d'Issac
geographieSitué tout à l'ouest de la commune, le quartier d’Issac est entouré de bois. On y trouve quelques vignes et le château de Belfort, qui héberge un centre équestre. Au delà d'Issac s'étend le vaste domaine forestier qui occupe la majeure partie de la surface de Saint-Médard, et bien au delà encore se trouve l'océan Atlantique... Thématiques : Sciences Physiques, Inventions
Passage Briand
patrimoinePassage Cadier
patrimoinePassage Chaumel
patrimoinePassage Pichelèbre
patrimoinePassage Soulié
patrimoinePiste Cyclable Bordeaux - Lacanau
geographieMerzig est une ville allemande située non loin de la Lorraine. Elle appartient à la Sarre, l'une des 16 régions du pays, appelées Land (on retrouve le terme dans le nom "Deutschland" signifiant "terre des allemands" donc Allemagne). Le nom Sarre est également celui d'une rivière franco-allemande dont le cours passe justement non loin de Merzig. Depuis 1986, un jumelage animé lie notre commune à Merzig. Saviez vous que depuis 2012 un tramway en circulation porte le nom et le blason de Merzig en haut à gauche de la première porte ? C'est le cas pour toutes les villes jumelées avec une commune de la Métropole bordelaise. D'ailleurs, Saint-Médard a deux autres jumelles, les connaissez-vous ? N'hésitez pas à profitez des comités de jumelage de notre ville pour apprendre de nouvelles langues et découvrir de nouvelles cultures !
Piste de La Boëtie
patrimoinePiste du Bourdieu
patrimoinePiste du Collège François Mauriac
cultureFils d'une riche famille de la bourgeoisie bordelaise, François Mauriac (1885-1970) fut élevé par sa mère dans la stricte rigueur de la foi catholique, après la mort précoce de son père. Le domaine familial de Malagar, sur les coteaux de Langon — aujourd'hui visitable —, et le collège de Grand-Lebrun à Bordeaux, formèrent le décor et l'atmosphère qui hanteront toute son œuvre : celle d'une bourgeoisie provinciale, catholique, prisonnière de ses secrets et de son argent, saisie par la tentation constante du péché. De ce milieu il tira ses plus grands romans — Le Baiser au lépreux (1922), Genitrix (1923), Le Désert de l'amour, et surtout Thérèse Desqueyroux (1927), portrait implacable d'une empoisonneuse landaise devenue l'un des personnages féminins les plus mystérieux de la littérature française. Puis Le Nœud de vipères (1932), sommet de son œuvre, chronique corrosive d'une famille rongée par la haine et la cupidité. Écrivain profondément catholique, il défendait un droit rare : celui d'écrire des romans chrétiens qui n'aient rien d'édifiant. « Un romancier chrétien est celui qui pose des problèmes chrétiens, non celui qui donne des solutions chrétiennes. » Sa foi le mit souvent en tension avec l'Église officielle, qui lui reprochait de peindre trop cruellement les âmes catholiques. Sous l'Occupation, Mauriac fut résistant : membre du Comité national des écrivains, il publia clandestinement en 1943, sous le pseudonyme de Forez, son Cahier noir aux Éditions de Minuit — l'un des textes fondateurs de la Résistance culturelle. Il reçut en 1952 le Prix Nobel de littérature. Après la guerre, il devint l'un des plus grands éditorialistes français : son Bloc-notes publié au Figaro puis à L'Express forme un monument du journalisme politique. Fervent défenseur du général de Gaulle, il prit aussi position contre la torture en Algérie, croisant le fer avec Camus, Sartre et l'ensemble de sa génération. Il mourut à Paris en 1970 et repose à Vémars, dans le Val-d'Oise. Sur la fin de sa vie, il définissait son propre destin littéraire avec cette ironie mélancolique dont il avait le secret : « Personne ne se sera tenu plus opiniâtrement que moi à l'arrière-garde de la littérature. »
Place Charles Garaud
patrimoinePlace de la Carreyre
patrimoinePlace de la Liberté
patrimoinePlace de la Pompe
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de l'Hôtel de Ville
patrimoinePlace des Ormeaux
natureLe nom savant des Ormeaux, ou "oreilles de mer", est Haliotis. Ce genre regroupe une soixantaine d'espèces de mollusques gastéropodes marins à coquille unique. Producteur de nacre (revêtement intérieur irisé composée de cristaux d'aragonite liés par une protéine - image de droite) et mets de choix des fins gourmets, ils ont quasiment disparu dans les zones de pêches et sont principalement issus de l'élevage. La manipulation des Ormeaux doit y être précautionneuse car c'est un animal hémophile (son sang ne coagule pas donc la cicatrisation est extrêmement difficile). Ces animaux nocturnes vivent accrochés aux rochers, dans une zone bercée par les vagues et les courants (bonne oxygénation de l'eau). Ils mangent des algues qu'ils râpent sur la roche ou de particules végétales en suspension dans l’eau. La larve forme d'abord une fine coquille transparente en escargot et elle peut nager avant sa métamorphose, moment où la coquille commence à croître à plat. Admettons qu'un nom de mollusque dans un quartier aux noms d'arbres est étrange... Cherchez plus loin pour découvrir l'espèce d'arbre homonyme !
Place d'Issac
patrimoineLe terme "Issac" pourrait venir du nom de famille d'un propriétaire terrien nommé "Iccius" comme suggéré pour d'autres lieux homonymes en France. Une autre possibilité serait un lien avec le prénom hébreux "Isaac" (siginifiant "rire" car la mère du personnage biblique aurait ri en apprenant qu'elle était enceinte), mais là encore, pure conjecture...
Place du 11 Novembre 1918
histoireLe 11 novembre 1918, à 5h15, dans la forêt de Compiègne, l'armistice (contraction de latin "arma", arme, et "statio", état d’immobilité) fut ratifiée dans la voiture-restaurant d'un train spécialement affrété. Cette signature mit un terme à la Première Guerre Mondiale, qui opposait les Alliés (parmi lesquel la France, le Royaume-Uni et la Russie) aux Empires Centraux (parmi lesquels l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Empire Ottoman). Cette guerre causa la perte de plus de 10 millions de vie.
Place François Mitterrand
patrimoinePlace Georges Blanc
patrimoineHabitant de Magudas, Antoine Georges Blanc (1906-1973/1974) était un militaire qui siégea au conseil municipal de la ville.
Place Marceron
patrimoinePont du stade
patrimoinePont Rouge
patrimoineRésidence Clos d'Hastignan
geographieAstignan par le passé, le quartier d'Hastigan
Résidence Les Jardins de Cassiopée
patrimoineRésidence Saint-Omer
patrimoineRoute de Corbiac
patrimoinePeu de mystère sur la raison d'être du nom de cette route : elle mène au quartier de Corbiac, et même à la place de Corbiac (près de l'ancienne jardinerie Dupoirier). L'étymologie de Corbiac dérive probablement de la forme latine corvus (ou occitane corb) signifiant "corbeau", auquel s'ajoute le suffixe "ac" (de acum) exprimant l'idée de propriété. Voyez-vous beaucoup de corbeaux dans les environs ?
Route de Feydit
geographieCapeyron est un quartier de Mérignac, ville de 48 km² habitée par 70 000 Mérignacais. Mérignac jouxte notre commune tout au sud, après le quartier de Magudas. Dans ce cas, pourquoi Capeyron, et pourquoi ce nom sur la route qui mène au Haillan ? Si on prend du recul, on peut voir d'une part que Capeyron est un quartier important du centre de Mérignac, et d'autre part que le prolongement de cette route en ligne droite y mène directement, même si au Haillan, elle prend le nom de route de Magudas...
Route de Lacanau
geographieLa ville de Lacanau comporte deux centres urbains : l'historique, localisé aux abords de l'étang de Lacanau (Lacanau-ville) et la station balnéaire, sur le front Atlantique (Lacanau-océan). La commune s'étend sur 214 km² et l'on recense près de 5000 Canolais et Canolaises. La plage de Lacanau est bien connue des amateurs de surf, le club de la ville étant le plus ancien d'Europe, fondé en 1968. Quoi de plus agréable qu'une promenade sur le front de mer de Lacanau pour regarder le coucher de Soleil... mais pour le moment, restez chez vous !
Route de Picot
patrimoineRoute de Saint-Aubin
geographieBordant la périphérie nord de Saint-Médard-en-Jalles, la commune de Saint-Aubin-de-Médoc compte 7500 habitants pour un surface de 35 km². Historiquement, c'était un territoire à vocation pastorale avec quelques vignobles. Comme les quelques centaines d'habitants tiraient de large profit de la vente de fumier, ils vécurent mal l'après Révolution française lorsque l'état força la commune à se tourner vers l’agriculture et la sylviculture. Le nom de la ville vient de Saint-Aubin (468-549), moine breton devenu évêque d'Angers que la paroisse se choisit comme saint-patron au VIIIème siècle. Pendant un certain temps, on ajouta "en-Jalles", mais on l'abandonna en raison du trop grand nombre de villages homonymes alentours. De décembre 1816 à avril 1817, la commune fut rattachée à Saint-Médard et s'appela "Saint-Médard et Saint-Aubin réunies". Vinrent ensuite Saint-Aubin-en-Médoc puis Saint-Aubin-de-Médoc, devenu officiel après une délibération du conseil municipal du 7 juin 1931. Gare à celui qui dirait « du-Médoc » !
Route du Mayne d'Esteve
patrimoineRoute du Temple
patrimoineRoute Interzone
patrimoineRue Adrienne Bolland
patrimoineRue Aimé Césaire
patrimoineRue Alain Fournier
patrimoineRue Alain Gerbault
cultureSkipper, joueur de tennis et écrivain, Alain Gerbault (1893 -1941) fut le premier navigateur en solitaire à traverser l'Atlantique à la voile d'Est en Ouest ainsi que le premier Français à achever un tour du monde à la voile. Mobilisé comme pilote d'avion pendant la Première guerre mondiale, Gerbault survécut au conflit meurtrier et passa le reste de sa vie à explorer la polynésie. L’infatigable navigateur mourut des suites de la malaria en Indonésie où il s'était installé. Son célèbre ouvrage "L'Évangile du soleil" est un plaidoyer en faveur du peuple et de la culture polynésienne.
Rue Albert Calmette
patrimoineRue Albert Dubet
patrimoineRue Albert Einstein
sciencesL'allemand Albert Einstein (1879-1955) était l'un des physiciens les plus célèbres au monde. En 1905, encore inconnu de la communauté scientifique, il publia coup sur coup quatre articles qui révolutionnèrent leur domaine respectif. Le premier, qui lui valut un prix Nobel en 1921, explique l'effet photo-électrique, à savoir pourquoi lorsqu'on arrache des électrons à un matériau en l'éclairant, le nombre d'électrons arrachés dépend de la couleur (fréquence) de la lumière et pas du tout de la quantité de lumière envoyée (éclairement). Einstein y répondit avec la quantification de l'énergie (approche quantique). Le deuxième article concilie l'existence d'atomes (positions déterminées) et l'observation du mouvement brownien (mouvement aléatoire, visiter la rue Langevin). Le troisième article développe les conséquences conceptuelles de relativité restreinte et le dernier traite du postulat d'équivalence entre masse grave et masse inerte (cherchez Newton dans une rue parallèle). Finalement, en 1915, il publia ses travaux les plus célèbres traitant de la relativité générale, théorie conceptualisant la notion d'espace-temps. Une anecdote oubliée sur Einstein est qu'il fut le concepteur de divers modèles de réfrigérateurs sans pièce mobile ! La photographie le représente aux côtés de Maria Skłodowska (épouse Curie), que vous pouvez retrouver quelque part dans le quartier de Corbiac...
Rue Albert Marquet
patrimoineRue Albert Menaut
patrimoineMaire de la commune pendant une année, entre 1946 et 1947.
Rue Alberto Santos-Dumont
sciencesEn 1898, le brésilien Santos-Dumont (1873-1932) adapta un moteur à essence sur un dirigeable. En 1901 (19 octobre) il contournait la Tour Eiffel sur son Santos Dumont VI et remporte le prix Deutsch de cent mille francs or. Le 23 Octobre 1906, le richissime brésilien qui réside en France, effectue un premier vol de 60 m en distance, à 3 m de haut. Son avion, le "14 bis" est un biplan, doté d'un train d'atterrissage constitué de deux roues de bicyclette. Il est équipé d'un moteur léger et puissant de 50 CV appelé "Antoinette". Peu de temps après, il parcourt 220 m en distance, à la vitesse de 41 km/h. Lorsque débutèrent la conception d' vions plus légers en vue de la commercialisation, Santos-Dumont mit au point la "Demoiselle", sur laquelle un certain Roland Garros fera les premiers essais... allez lui demander ! Il ne devrait pas être loin de la piscine !
Rue Albert Sarraut
patrimoineRue Alcide Bouchon
patrimoineRue Alcide Castaing
patrimoineMédecin saint-médardais, Alcide Castaing (1874-1954) écrivit quelques ouvrages sur le patrimoine de la ville, étant un grand amateur d'histoire.
Rue Alexandre Dumas
patrimoineRue Alexandre Falguière
patrimoineRue Alexis Puyo
patrimoineAdjoint au maire entre 1914 et 1925. Plus d'informations à venir. Un autre adjoint de la même époque se cache non loin de la gare cycliste... Le trouverez-vous ?
Rue Alfred de Musset
patrimoineRue Alfred de Vigny
patrimoineRue Alfred Nobel
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue Ambroise Paré
sciencesD'abord barbier puis aide-soignant, Ambroise Paré (1509-1590) étudia la chirurgie à l’Hôtel Dieu avant de rentrer au service de nobles comme chirurgien. Pendant la huitième guerre d'Italie (qui opposait François Ier à son ennemi de toujours Charles Quint), Paré profite de l'horreur de la guerre pour ses travaux sur l'anatomie et la médecine, découvrit notamment que la poudre des arquebuses n'empoisonnait pas les plaies contrairement aux croyances de l'époque. Pour les blessures sévères, il préconisa de renoncer aux habituelles cautérisations à l'huile bouillante ou au fer rouge pour une méthode plus douce : la ligature, technique consistant à serrer un lien autour d'un vaisseau sanguin pour empêcher l’écoulement du sang. Il publia de nombreux ouvrages sur les questions d'anatomie et de chirurgie, et il semblerait qu'il soit le premier à employer le mot bistouri (dans la terminologie actuel, un bistouri est stérilisable contrairement à un scalpel). Sa renommée le conduisit au service du roi Charles IX comme premier chirurgien. En dépit de ses succès, Paré resta toujours modeste par sa foi, et on lui attribut d'avoir dit à propos d'un patient rétabli : "je l'ai pansé, Dieu l'a guéri".
Rue Amédée Berque
histoireLe 15 janvier 1944, dans la clairière de La Braconne près de Ruelle-sur-Touvre, un peloton d’exécution allemand fusillait dix résistants charentais condamnés à mort lors de deux jugements rendus par le tribunal militaire allemand d’Angoulême. Trois résistants, dans l’affaire dite de l’Organisation civile et militaire (OCM) le 22 décembre 1943 (trois furent exécutés sur les 16 condamnations à mort prononcées, les autres furent graciés) : Robert Geoffroy, Armand Jean, Francis Louvel. Et sept résistants, dans l’affaire dite du groupe Angoulême-Ruelle des Francs-tireurs et partisans français (FTP), le 6 janvier 1944 (Sept furent exécutés sur les neuf condamnations à mort prononcées, les autres furent graciés) : Marcel Baud, Amédée Berque, Pierre Camus, Raymond Corbiat, Pierre Gaborit, René Gillardie, Gérard Vandeputte.
Rue André Ampère
sciencesDans la physique du XIXème siècle se trouvaient d'un côté l'électricité (étude des courants électriques) et de l'autre le magnétisme (études des aimants et champs magnétiques). En réalisant de nombreuses expériences à l'interface de ces domaines, le physicien André-Marie Ampère (1775-1836) contribua à les unifier (les équations synthétiques seront formulées par James Clerk Maxwell (1831-1879) en 1865). Pour cela, Ampère inventa les premiers solénoïdes (un enroulement cylindrique de cuivre - voir image) et les premiers électroaimants (un solénoïde dans lequel on insère un matériau métallique). C'est à lui que l'on doit les termes "courant", "tension" et "circuit électrique". L'unité de l'intensité électrique (nombre de charge électrique circulant chaque seconde) est nommée en son honneur, et par extension l'instrument de mesure associé (ampèremètre). Combien de physiciens contemporains d'Ampère se cachent dans le quartier ?
Rue André Gendreux
patrimoineRue André Gide
patrimoineRue André Malraux
patrimoineRue Ange-Jacques Gabriel
patrimoineRue Antoine Bérard
patrimoineRue Antoine Bourdelle
cultureFils d'ébéniste de Montauban, dans le Tarn-et-Garonne, Émile-Antoine Bourdelle (1861-1929) grimpa très jeune l'échelle du talent : après les Beaux-Arts de Toulouse et de Paris, il devint en 1893 l'assistant et l'ami de Rodin, à qui il resta fidèle quinze années durant, travaillant à ses côtés sur Les Bourgeois de Calais et le Balzac. Il se fit connaître à l'Exposition universelle de 1900 avec sa Tête d'Apollon, à la frontalité sévère inspirée de l'art grec archaïque. En 1906, il abandonna son prénom d'Émile pour devenir Antoine Bourdelle, hommage à son père tout juste décédé. Vers 1908, il rompit progressivement avec Rodin pour affirmer un style personnel plus anguleux, plus architectural, plus archaïque, qui fera de lui le grand pont entre le sculpteur romantique du XIXᵉ siècle et les modernes. Son Héraklès archer de 1909, statue tendue comme un arc bandé, entra immédiatement dans l'histoire de l'art. Suivirent les reliefs monumentaux du Théâtre des Champs-Élysées à Paris (1912), le colossal monument équestre au général Alvear à Buenos Aires, et de nombreux monuments aux morts qui témoignent d'un patriotisme sincère — au premier rang desquels celui de sa Montauban natale, l'un des tout premiers de France. Bourdelle mourut en 1929 dans son atelier de Montparnasse, aujourd'hui devenu le musée Bourdelle, l'un des plus beaux musées d'atelier de la capitale. Il forma une génération de sculpteurs — parmi ses élèves : Giacometti, Germaine Richier, Vera Mukhina. Peu de maîtres auront eu si belle postérité.
Rue Antoine Thierrée
patrimoineRue Antoine Watteau
cultureNé dans une famille modeste de Valenciennes — son père était couvreur —, Jean-Antoine Watteau (1684-1721) monta à Paris à dix-huit ans, sans le sou, et gagna d'abord sa vie en peignant des enseignes de boutique et des décors de fêtes militaires. Un talent hors du commun le fit vite remarquer. Il devint le peintre le plus original de son temps, inventant un genre entièrement nouveau : la fête galante — ces réunions élégantes où l'aristocratie, loin du faste écrasant de Versailles, s'adonne dans des parcs et des pavillons ombragés à la conversation, à la musique, à la séduction, dans un esprit directement inspiré du théâtre populaire italien, la commedia dell'arte. Le succès fut tel que l'Académie royale de peinture dut, en 1717, créer une catégorie inédite pour pouvoir l'admettre : jusque-là, on ne peignait officiellement que des sujets nobles — histoire, mythologie, religion. Watteau obligea l'institution à reconnaître un art nouveau. Son morceau de réception, l'immense Embarquement pour Cythère (aujourd'hui au Louvre - en illustration), est l'archétype et le sommet du genre. Son œuvre s'inscrit dans l'élan du Rococo naissant, ce style d'après le Grand Siècle qui, après la mort de Louis XIV en 1715, remplaçait les colonnades majestueuses par des courbes légères, des ornements en rocaille, des couleurs claires — le nom même vient de « rocaille » (les fausses grottes et coquillages des jardins) mêlé au « barocco » portugais qui signifie « perle irrégulière ». Mais Watteau, plus qu'un décorateur du bonheur, fut le peintre secret d'une mélancolie voilée : dans ses fêtes brille toujours, quelque part, un couple qui se sépare, un visage perdu dans l'ombre, un Pierrot solitaire au regard triste — son sublime Gilles du Louvre pourrait bien être son propre autoportrait spirituel. La raison de cette gaieté teintée de tristesse est simple : Watteau était tuberculeux. Il mourut à trente-six ans, en 1721, à peine quatre ans après son entrée triomphale à l'Académie. Cent cinquante ans plus tard, un jeune poète nommé Paul Verlaine puiserait à cette même source pour ses Fêtes galantes — preuve qu'un peintre peut vraiment inventer, pour toujours, un climat de l'âme.
Rue Antonin Larroque
patrimoineMaire de la commune de 1925 à 1941, début de l'occupation de la région par l'Allemagne nazie. Il revint à la tête de la mairie à Libération, en 1944, et resta en poste jusqu'en 1946.
Rue Aristide Bergès
patrimoineRue Aristide Briand
patrimoineRue Aristide Maillol
patrimoineRue Armand Berlan
patrimoineConseiller municipal de 1947 à 1955, le maire de l'époque étant Pierre Ramond. Savez-vous où se trouve sa rue d'ailleurs ?
Rue Arnaud Deniges
patrimoineRue Arsène Lauba
patrimoineRue Arthur Rimbaud
patrimoineRue Auguste Renoir
patrimoineRue Auguste Rodin
patrimoineRue Augustin Fresnel
sciencesIngénieur de formation, Augustin Fresnel (1788-1827) travailla particulièrement sur le phénomène optique de diffraction (modification de la trajectoire des rayons associés à une onde lorsque ceux-ci rencontrent un obstacle). Ses travaux réaffirmèrent la nature "ondulatoire" de la lumière (il s'agit d'une onde) abordée dans les expériences de l'anglais Thomas Young (1773-1829). Pour Fresnel, la diffraction résulte de la superposition des interférences lumineuses entre les points du front d'onde qui se comportent comme des sources (principe d'Huygens-Fresnel). Sa théorie permet d'expliquer que si l'on place un petit disque opaque devant une source de lumière, on observe après le disque un point de lumière (cette observation qui semble paradoxale porte le nom de point d'Arago, que vous pouvez rencontrer à Magudas). Fresnel étudia d'autres aspects de la lumière (polarisation, réfraction) mais termina sa carrière en travaillant sur des lentilles pour les phares maritimes, comme le montre ce timbre à son effigie.
Rue Aurel Chazeau
patrimoineRue Barthélémy Giraudeau
patrimoineRue Becquerel
sciencesPhysicien français, Henri Becquerel (1852-1908) était un expérimentateur hors-pair qui s'intéressa aux rayons X, découverts et baptisés par le physicien allemand Wilhelm Röntgen (1845-1923). Pour les produire, Röntgen provoquait une décharge électrique dans un gaz, décharge (on parlait de rayons cathodiques, plus tard identifiés comme un faisceau d'électrons) qui formait sur l'ampoule en verre une tâche luminescente source de rayons X ! Röntgen remarqua que ces rayons X pouvaient être absorbés par un objet situé entre la tâche (source) et la plaque photographique (détecteur). Becquerel pensa que les matériaux fluorescents devaient aussi produire ces rayons. Pour le vérifier, il déposa une lame de sulfate d'uranyle (source) sur une croix de cuivre (objet), elle-même sur plaque photographique (détecteur) protégée de la lumière visible. Il voulut exposer son montage au Soleil pour exciter la source fluorescente, mais le ciel de Paris en mars 1896 était couvert... Becquerel, curieux, développa malgré tout l'image : la croix apparut ! Il renouvela ses expériences dans le noir et avec d'autres matériaux fluorescents : rien ne fonctionna sauf avec des composés à base d'uranium ! Ces "rayons uraniques", aujourd'hui appelés rayons Gamma, sont émis par le phénomène de radioactivité. Cette découverte lui valut le prix Nobel de Physique en 1903, un prix partagé avec le couple Curie, qui ont une rue non loin d'ici...
Rue Beethoven
cultureFils d'un père alcoolique qui le voulait enfant prodige à la manière de Mozart, Ludwig van Beethoven (1770-1827) s'imposa à Vienne dès sa jeunesse comme un pianiste virtuose fulgurant, élève de Haydn, promis à un brillant avenir. Descendant d'une famille flamande — le nom évoque en vieux néerlandais l'idée d'un « jardin de betteraves » — il grandit dans une Europe en pleine ébullition sociale et politique, et s'enthousiasma pour la Révolution française et la naissance de la démocratie, devenant un grand admirateur de Napoléon Bonaparte. Sortant du cadre musical classique de son temps, il fit basculer la musique dans le romantisme, favorisant l'expression des sentiments et des états d'âme sur les codes de forme hérités du XVIIIᵉ siècle. Il alla jusqu'à dédier au Premier Consul français sa Symphonie n°3, l'Héroïque (1803), rêvant de transgresser les codes sociaux d'une noblesse viennoise qui le jugeait talentueux mais toujours par son sang. La proclamation du Premier Empire l'année suivante fut vécue comme une trahison : il déchira rageusement la dédicace. « [Napoléon] n'est rien de plus qu'un homme ordinaire ! Maintenant il va fouler aux pieds tous les droits humains, il n'obéira plus qu'à son ambition, il deviendra un tyran ! » C'est à la même époque que commença sa surdité progressive, apparue vers 1798 et devenue presque totale vers 1818. Le fougueux Beethoven, rongé par le silence et la solitude, écrivit dès 1802 le bouleversant Testament de Heiligenstadt, lettre à ses frères où il envisageait le suicide — puis renonça à mourir *« pour l'art »*. Après avoir mis un terme à sa carrière de pianiste, il continua de composer des œuvres qu'il ne pourrait plus jamais entendre autrement que par son audition intérieure, comme sa monumentale Symphonie n°9, chef-d'œuvre que Richard Wagner qualifiera de « dernière des symphonies » — et dont le mouvement final, l'Ode à la joie, est aujourd'hui l'hymne officiel de l'Union européenne. Ce que Beethoven avait espéré de Napoléon, l'Europe des peuples le lui aura finalement rendu, deux siècles plus tard.
Rue Bellonte
patrimoineRue Benjamin Franklin
patrimoineRue Bernard Palissy
sciencesArtisan autodidacte devenu l'un des plus grands céramistes de la Renaissance, Bernard Palissy (v.1510-1589) passa seize ans de sa vie obstinément penché sur son four, à chercher le secret de l'émail blanc à la vénitienne — ruinant sa famille, brûlant ses meubles pour alimenter son feu quand le bois vint à manquer. La légende, colportée jusque dans l'Encyclopédie de Diderot, veut qu'il ait sacrifié jusqu'aux planches de son plancher. Sa persévérance finit par payer : il inventa les fameuses « rustiques figulines », plats et bassins émaillés où grouillent, en relief saisissant, lézards, poissons, serpents, grenouilles et coquillages moulés d'après nature. Sa virtuosité lui valut la protection de Catherine de Médicis, pour qui il aménagea une grotte céramique aux Tuileries. Mais Palissy fut aussi un précurseur des sciences : converti au protestantisme vers 1546, il donna des conférences remarquées sur les eaux, les métaux, la formation des roches, et défendit contre l'Église l'idée révolutionnaire que les fossiles sont des restes d'animaux réels — bien avant la naissance de la paléontologie. Ses convictions religieuses lui valurent la prison sous Henri II, puis la Bastille à près de quatre-vingts ans, où il mourut en 1589. La légende raconte qu'Henri III, venu le presser d'abjurer, s'entendit répondre : « Sire, vous ne pouvez rien contre moi, car je sais mourir. »
Rue Berthollet
patrimoineRue Brémontier
sciencesOriginaire de l'Eure (Normandie), Nicolas Brémontier (1738-1809) fut l'un des premiers ingénieurs diplômé de l'école des Ponts-et-Chaussées qui fut créée par Louis XV en 1747. Il descendit dans le sud-ouest pour s'intéresser aux problème de fixations des dunes littorales, celles-ci menaçant les prairies fertiles et empêchant la construction d'un canal Bordeaux-Espagne. Les responsables locaux de l'époque tentaient d'enrayer la progression en plantant des pins (vers 1713 puis 1727), mais certains bergers les brûlèrent, craignant de voir disparaître leurs maigres pâturages. D'autres tentatives eurent lieu dans les “lettes”, des vallons entre les dunes mieux protégés du vent, mais sans succès. En 1769, les frères Desbiey (1725/1734-1785/1817) développèrent une méthode consistant à recouvrir le sol de branchages pour fixer le sable, laissant ainsi le temps aux jeunes pins de prendre racines. Possédant plus de moyens et d'appuis politiques, Brémontier, expérimenta en 1787 la fixation des sables de dunes de sept mille mètres de long et deux cents mètres de large, entre le Pilat et Arcachon. Sa méthode améliore la fixation des arbres en rajoutant des palissades qui forment un cordon protecteur. Malgré la débâcle de la Révolution française, le rapport prometteur de Brémontier poussent les politiques à poursuivre les efforts (toujours dans l'optique de percer un canal). Brémontier devint président de la commission des Dunes. S'il fut emporté par la tuberculose, plus de quatre mille cinq cents hectares de forêts de pins lui ont survécu grâce à ses efforts.
Rue Burlot
patrimoineRue Camille Desmoulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Camille Guérin
patrimoineRue Camille Jullian
sciencesHistorien originaire de Marseille, Henri-Irénée Marrou (1904-1977) était un spécialiste de renommé internationale de l'origine du christianisme. Il publia plusieurs ouvrages sur Saint-Augustin dont un, publié en 1942 sous la signature d'Henri Davenson, intitulé "Traité de la musique selon l'esprit de saint Augustin". Même s'il est plus connue pour ses œuvres signées Marrou, la qualité des ces ouvrages de musicologie montrent que ce savant était aussi un artiste de talent.
Rue Carle Vernet
patrimoineRue Carl von Linné
sciencesOriginaire de Suède, le naturaliste Carl von Linné (1707-1778) a posé les bases de la nomenclature binomiale. Cette classification du vivant consiste à nommer un être vivant par deux noms : son genre et son espèce (Homo sapiens = l'Homme, Canis Lupus = loup...). Cette approche repose sur des similitudes anatomiques, ce qui exclut l'aspect évolutif défendu plus tard par Lamarck et Darwin. Aujourd'hui, la nomenclature binomiale reste utilisée mais les groupes ne sont pas toujours cohérent avec la classification évolutive (dite phylogénétique). Un groupe selon Linné qui n'est pas un groupe évolutif est dit "paraphylétique", à l'inverse d'un groupe "monophylétique" où toutes les espèces du groupe partagent un même ancêtre commun.
Rue Carnot
sciencesFils du grand Lazare Carnot (1753-1823) — mathématicien, ministre de la Guerre et « Organisateur de la Victoire » sous la Révolution française —, Sadi Carnot (1796-1832) fut, comme son père, formé à Polytechnique. Il n'a laissé qu'un seul livre, mais quel livre : les Réflexions sur la puissance motrice du feu, publiées à ses frais en 1824, à vingt-huit ans. Cet ouvrage passé quasi inaperçu à sa parution deviendra, quelques décennies plus tard, l'un des textes fondateurs de la science moderne. Carnot y étudie le fonctionnement des machines thermiques, ces systèmes qui convertissent la chaleur en énergie mécanique — celle qui met en mouvement une roue, une turbine, un piston. Il montre qu'une machine idéale décrit un cycle entre deux sources de chaleur, une chaude et une froide, et que son rendement maximum ne dépend que de la différence de température entre ces deux sources, jamais de la nature du fluide utilisé. Ce résultat fulgurant jetait les bases du deuxième principe de la thermodynamique, que formalisera plus tard l'Allemand Rudolph Clausius (1822-1888) en 1850. Du fameux cycle de Carnot sont issues d'innombrables applications de la vie quotidienne : les moteurs des voitures (cycle Diesel pour le gazole, cycle Beau de Rochas pour l'essence), les réfrigérateurs, les climatiseurs, les pompes à chaleur. Chose bouleversante : Carnot mourut du choléra à 36 ans, lors de l'épidémie parisienne de 1832. Selon les usages sanitaires de l'époque, ses carnets scientifiques furent brûlés pour éviter la contagion — des années de recherches disparurent en fumée. Les fragments retrouvés ont montré qu'il avait aussi entrevu, bien avant les autres, la loi de conservation de l'énergie. Avez-vous déjà entendu parler de son neveu et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Sadi Carnot.
Rue Cassiopée
natureCassiopée est la rue de la poste, mais c'est avant tout une constellation, à savoir un groupe d'étoiles sans lien entre elles que les premiers astronomes utilisés pour se repérer sur la voûte céleste. Les 5 étoiles principales de Cassiopée sont disposées en un W proche du pôle nord. Dans la mythologie greco-romaine, Cassiopée était une reine éthiopienne, si fière de la beauté de sa fille Andromède qu'elle s'attira la jalousie des nymphes de la mer et de leur dieu Poséidon. Ce dernier déchaina une terrible tempête et un envoya monstre marin vers la côte, contraignant la reine Cassiopée à lui donner sa fille en offrande. C'est Persée qui la sauva de justesse avant de l'épouser. C'est pour cela que les constellations d'Andromède, Persée et Cassiopée sont proches. On raconte que la rotation rapide de Cassiopée la nuit (car elle est proche de l'étoile polaire) est une punition contre son orgueil de fierté.
Rue César Franck
cultureNé à Liège en 1822, César Franck (1822-1890) ne devint français qu'à cinquante et un ans, en 1873, au sortir de la Commune. Enfant prodige poussé par un père autoritaire qui rêvait d'en faire un pianiste virtuose, il étudia au Conservatoire de Paris — brièvement auprès du grand pédagogue Antoine Reicha, qui forma aussi Berlioz, Liszt et Gounod. Une fois adulte, il rompit avec son père et gagna sa vie comme accompagnateur et organiste d'église avant d'obtenir en 1858 le poste où il resterait plus de trente ans : la tribune de Sainte-Clotilde à Paris. On y vint de toute l'Europe pour l'écouter improviser — Liszt lui-même, ébloui, murmura après une visite : « Je songe à Bach. » Compositeur discret et travailleur obstiné de l'architecture musicale, il vécut longtemps dans une relative obscurité, jusqu'à ce qu'un groupe d'élèves passionnés, surnommé la « bande à Franck », fasse peu à peu connaître son maître. En 1874, il obtint la classe d'orgue au Conservatoire, où il forma une véritable école : Vincent d'Indy, Ernest Chausson, Henri Duparc, Guillaume Lekeu, Louis Vierne. Il succéda à Bussine à la tête de la Société nationale de musique en 1886. Ses grandes œuvres — Le Chasseur maudit (1882), la Symphonie en ré mineur (1888), les Six pièces pour grand orgue, ou son émouvant Trio op. 1 composé à dix-neuf ans et joué au concert inaugural de la Société nationale — ne furent vraiment reconnues qu'après sa mort. Fin brutale et prosaïque pour cet homme dont la musique semblait touchée par le sacré : il mourut en 1890 des suites d'un accident d'omnibus dans une rue de Paris.
Rue Chambrelent
histoireEn 1857, la loi relative à l'assainissement et de mise en culture des Landes de Gascogne entre en vigueur. Ardemment souhaitée et développée par l'empereur Napoléon III, cette loi résulte de l'extension du savoir-faire des landais en matière de plantation de pins à l'ensemble de la région en raison d'une volonté politique. L'un des contributeurs à cette loi fut François Jules Hilaire Chambrelent (1817-1893), un ingénieur d'origine martiniquaise. Ayant les faveurs de l'empereur, Chambrelent s'octroya une visibilité de choix dans l'élaboration du projet de loi par rapport à certains de ses collègues comme Henri Crouzet (1817-1880) qui, en 1854, inventa le puits filtrant (puits collectant l'eau de pluie pour faciliter leur évacuation dans le sol). Chambrelent n'en reste pas moins un acteur important de l'assainissement des landes de Gascogne, à l'image de Brémontier que vous trouverez ailleurs dans le quartier. Pour en savoir plus sur la Gacsogne, direction le centre ville, à l'Est du parc du bourdieu !
Rue Chappe
patrimoineRue Charles Baudelaire
patrimoineRue Charles Capsec
patrimoineLe sport occupe un place importante dans la vie des saint-médardais. L'Association Sportive de Saint-Médard-en-Jalles (ASSM), fondée en 1905, vit se succéder 17 directeurs parmi lesquels Robert Monseau (1912-1990), président général de 1955 à 1983 (image de droite). Chirurgien-dentiste de formation, il était également un grand sportif puisqu'il fut sélectionné pour jouer contre la Hongrie en tennis de table en 1936 et obtint sa ceinture noire de judo en 1954. En tant que président de l'Assm omnisport, il assista à la construction de la première piscine de la ville et des courts de tennis en 1960, des courts de tennis couverts en 1968, de la patinoire en 1969, du COSEC en 1976, du stade en 1978 et enfin de la piscine tournesol en 1981... Il aura contribué à la croissance des effectifs de l'association de 300 membres répartis sur 5 sections à 4000 membres sur 21 sections ! Si le complexe sportif en entier (COSEC : COmplexe Sportif Evolutif Couvert) porte le nom de Monseau depuis 1990, ce n'est pas le cas du stade dont le nom est stade Monplaisir. Sur la photo de gauche, vous avez un aperçu du stade de Saint-Médard en 1905 !
Rue Charles Chaplin
cultureRien ne prédestinait Charlie Chaplin (1889-1977) petit garçon né dans la misère du sud de Londres à devenir la plus grande star mondiale du XXᵉ siècle — sauf, précisément, cette misère. Père alcoolique disparu très tôt, mère internée en asile psychiatrique après avoir sombré dans la folie, orphelinats successifs, faim, froid, workhouses victoriennes dignes de Dickens : Charles Spencer Chaplin traversa une enfance qu'il évoquera toute sa vie sans complaisance ni pathos. Il commença à travailler sur scène à cinq ans, remplaçant sa mère aphone lors d'un music-hall où il fit rire le public en imitant les gestes qui l'avaient trahie. Ce fut sa première leçon : du désastre humain naît le comique.À vingt-quatre ans, il embarqua pour l'Amérique avec une troupe de pantomime anglaise. Repéré par un producteur d'Hollywood, il fit ses premiers films en 1914. Dès son deuxième tournage, sur un coup de tête, il enfila un vieux chapeau melon, une redingote trop étroite, un pantalon trop grand, des chaussures démesurées empruntées à Fatty Arbuckle, ajouta une petite moustache et une canne : Charlot venait de naître. Le personnage, mélange de dignité et de gaucherie, d'insolence et de tendresse, fit immédiatement rire le monde entier. En quelques années, Chaplin devint l'homme le plus célèbre de la planète — reconnu jusque dans les villages chinois où l'on ne savait ni où était l'Amérique ni ce qu'était le cinéma.Il fit tout : acteur, réalisateur, scénariste, monteur, compositeur (il signait ses musiques), producteur. Il co-fonda United Artists en 1919 avec Mary Pickford, Douglas Fairbanks et D.W. Griffith, prenant ainsi son indépendance vis-à-vis des grands studios. Les chefs-d'œuvre s'enchaînent : Le Kid (1921), La Ruée vers l'or (1925, où il mange sa chaussure bouillie), Le Cirque (1928), Les Lumières de la ville (1931, dont la scène finale reste l'une des plus émouvantes de l'histoire du cinéma), Les Temps modernes (1936, satire glaciale du travail à la chaîne). Quand le parlant s'imposa, Chaplin résista longtemps : Charlot ne parlait pas, il gestualisait. Puis il céda et fit basculer son cinéma dans la parole avec le film le plus courageux de son époque : Le Dictateur (1940), parodie sublime d'Hitler, dont le discours final au peuple reste l'un des grands textes politiques du siècle. Il l'écrivit et le tourna alors que les États-Unis n'étaient pas encore en guerre.Sa liberté d'esprit lui coûta cher. Après Monsieur Verdoux (1947, où il jouait un tueur en série élégant, réquisitoire contre la peine de mort et le capitalisme), et surtout Les Feux de la rampe (1952), le FBI de J. Edgar Hoover et la commission McCarthy le harcelèrent, l'accusant de sympathies communistes. En 1952, alors qu'il faisait la traversée vers l'Europe pour la première mondiale des Feux de la rampe, son visa américain fut annulé en pleine mer. Il ne reviendrait aux États-Unis que vingt ans plus tard, en 1972, pour recevoir un Oscar d'honneur sous une ovation debout de douze minutes — la plus longue de l'histoire de la cérémonie.Il s'installa en Suisse, au manoir de Ban à Corsier-sur-Vevey, où il vécut vingt-cinq années paisibles avec sa dernière épouse Oona O'Neill (fille du dramaturge Eugene O'Neill, elle était trente-six ans plus jeune que Chaplin) et leurs huit enfants. Il y mourut la nuit de Noël 1977, à quatre-vingt-huit ans. Trois mois plus tard, dans une histoire digne d'un de ses films, deux mécaniciens en chômage volèrent son cercueil pour rançonner sa famille — ils furent vite arrêtés et le corps retrouvé dans un champ de maïs. Chaplin repose depuis, tranquillement, à quelques mètres du lac Léman.
Rue Charles Chaumel
patrimoineMaire de la commune de 1878 à 1888.
Rue Charles Darwin
sciencesPendant son voyage de 5 ans à bord du navire Beagle, le naturaliste anglais Charles Darwin (1802-1882) a développé une théorie de l'évolution basée sur la sélection naturelle. Il publie ses travaux en 1859 sous le titre "L'origine des espèces". La théorie repose sur le fait que les espèces n'évoluent pas spontanément dans une direction mais que l'environnement exerce une pression sélective en favorisant on non tel ou tel caractère. Pour bien comprendre, si la girafe possède un long cou, ce n'est pas "pour manger les feuilles en hauteur" mais parce que "les petites girafes ont dépéris faute de se nourrir correctement". Ainsi l'évolution des espèces n'est par "linéaire" mais "buissonnante". Méditez-y en attendant le 71 !
Rue Charles de Foucauld
patrimoineRue Charles Gounod
cultureÉlevé dans une famille de mélomanes parisienne — sa mère était pianiste et son père peintre —, Charles Gounod (1818-1893) étudia au Conservatoire de Paris et remporta le prestigieux Prix de Rome en 1839. Le séjour à la Villa Médicis lui révéla la musique italienne et la spiritualité catholique romaine, deux influences durables. Devenu maître de chapelle et organiste en 1843, il suivit des cours de théologie et faillit entrer dans les ordres — mais y renonça peu après l'avènement de la Deuxième République. Sa foi profonde imprégnera néanmoins toute son œuvre. Il connut la gloire avec son cinquième opéra, Faust (1859), pourtant en rupture avec les codes de son époque : là où l'opéra italien célébrait la virtuosité vocale, Gounod privilégiait le lyrisme mélodique et l'expression intime des sentiments. Ce fut le succès mondial. Après trois opéras peu remarqués, la reconnaissance revint avec Roméo et Juliette (1867), autre sommet de son art. Mais son œuvre déborde largement l'opéra : Gounod composa un catalogue considérable de musique sacrée — dont la sublime Messe solennelle de sainte Cécile et deux grands oratorios, Rédemption et Mors et Vita — et surtout la mélodie qu'on entend depuis 150 ans dans tous les mariages, tous les baptêmes et tous les enterrements catholiques du monde : son fameux Ave Maria (sous sa forme définitive en 1859), méditation posée en apesanteur sur le premier prélude en do majeur du Clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach — union miraculeuse de deux siècles. Détail plus inattendu : Gounod composa aussi une petite pièce humoristique, la Marche funèbre d'une marionnette (1872), qui devint mondialement célèbre lorsqu'Alfred Hitchcock en fit l'indicatif de son émission télévisée Alfred Hitchcock présente. Après un exil à Londres consécutif à la Commune, marqué par une relation orageuse avec la chanteuse Georgina Weldon, Gounod rentra en France et poursuivit sa carrière. Il mourut à Saint-Cloud en 1893, à soixante-quinze ans, alors qu'il composait un Requiem qu'il ne put achever. Son écriture claire et mesurée aura contribué à définir le style français que développeront après lui Bizet et Saint-Saëns. Connaissez-vous ces deux compositeurs ? Cherchez-les, ils ne sont pas loin !
Rue Charles Nicolle
patrimoineRue Charles Nodier
patrimoineRue Charles Nungesser
sciencesAviateur, Charles Nungesser (1892-1927) remporta au moins 5 victoires aériennes pendant la Première Guerre Mondiale, ce qui lui valut le titre d'As (une carte à jouer As contient cinq fois le symbole As). Si ce nombre semble peu élevé, rappelons nous de la faible maniabilité et précision des avions biplans (ailes dédoublées reliées par des câbles) de l'époque. En outre, Nungesser est le militaire français le plus décoré de tout le XXème siècle. En 1927, avec François Coli (1881-1927), il part de Paris à bord de "L'oiseau blanc" pour tenter la première traversée sans escale de l’Atlantique. Ils y laisseront la vie, et c'est deux semaines plus tard que l'américain Charles Lindbergh (1902-1974) accomplit l'exploit. Il faudra attendre 3 ans pour que Dieudonné Costes (1892-1973) et Maurice Bellonte (1896-1984) réussissent la traversée dans l'autre sens, plus difficile.
Rue Charles Péguy
patrimoineRue Charles Romme
sciencesNicolas-Charles Romme (1745-1805) était un géomètre spécialisé dans la navigation, professeur à Rochefort. Son frère, Charles-Gilbert Romme (1750-1795), fut le révolutionnaire qui mit au point le calendrier républicain. D'après vous, auquel de ces frères amateurs de calcul cette rue rend-t-elle honneur ?
Rue Charles Voisin
sciencesOriginaire de Lyon, Charles Voisin (1882-1912) fait partie de la famille des pionniers de l'aéronautique. Avec son frère Gabriel Voisin (1880-1973) il fonda l'une des premières entreprises aéronautiques française : Aéroplanes Voisin. En 1907, Charles Voisin effectua le premier vol sur un aéroplane muni d’un moteur à explosion. Il périt dans un accident automobile à bord de sa torpédo.
Rue Châteaubriand
patrimoineRue Chico Mendès
patrimoineRue Christine de Pisan
patrimoineRue Claude Bernard
sciencesMédecin et biologiste, Claude Bernard (1813-1878) était considéré comme le fondateur de la médecine expérimentale. Ses œuvres dramatiques n'étant pas apprécié, Bernard s'orienta vers la médecine, discipline dont il estimait qu'elle manquait de rigueur d'après son expérience comme préparateur en pharmacie. Il obtint sa thèse pour ses travaux sur les sucs gastriques et la glucose, une première étape vers ses deux grandes découvertes : la régulation de la glycémie par le foie et le rôle du pancréas dans la digestion (étapes clés dans la compréhension du diabète). Ses méthodes novatrices, basés sur l'expérimentation médicale, rayonèrent au delà du domaine médical, reprises notamment par la doctrine naturaliste d'Émile Zola. Pour en savoir plus sur Zola, direction le centre !
Rue Claude Debussy
patrimoineRue Claude Lorrain
patrimoineRue Clément Ader
patrimoineRue Clément Dessales
patrimoineAdjoint au maire de 1925 à 1927. Le maire de l'époque s'appelait... zut ça m'échappe. Allez voir près du parc de l'ingénieur, vous le trouverez !
Rue Condorcet
sciencesAvant d'entrer en politique, Nicolas de Condorcet (1743-1794) était un mathématicien reconnu pour ses travaux en probabilité, à travers le "paradoxe de Condorcet". Il montra que dans une élection à 3 candidats, il se peut qu'aucun ne l'emporte démocratiquement si les électeurs peuvent les classer (c'est analogue au cas d'un jeu pierre-feuille-ciseaux sans gagnant). Pendant la Révolution française, il s'engagea aux côtés de Jacques Brissot et des Girondins avant d'être, comme ses amis, victime de la Terreur. Mis aux arrêts, il est retrouvé mort dans sa cellule avant l'heure de son exécution.
Rue Copernic
sciencesLe polonais Mikołaj Kopernik (1473-1543), ou Nicolas Copernic en français, était un chanoine (un membre du clergé pouvant être chargé de différents missions comme la pédagogie, le soin, la chorale...) très présent dans la vie civile (il fut médecin, traducteur, diplomate, juriste, économiste et même gouverneur). C'était également un brillant astronome, connu pour son ouvrage "Des révolutions des sphères célestes" dans lequel il place le Soleil au centre du Système solaire (modèle héliocentrique). L'ouvrage, rédigé en 1530, ne parut qu'à sa mort en 1543, Copernic étant parfaitement conscient des risques qu'il pouvait encourir face à l’Église qui défendait que la Terre était le centre du Système solaire (modèle géocentrique). Un magnifique portrait de Copernic réalisé par Jan Matejko (1838-1893) et intitulé "Conversation avec Dieu" traduit le dilemme du savant (image). Les craintes prophétisées par Copernic scellèrent les destins de Giordano Bruno (1548-1600) et de Galilée... Cherchez dans les environs pour en savoir plus !
Rue Costes
sciencesLe 1 septembre 1930 deux pionniers de l'aéronautique français, Dieudonné Costes, (1892-1973) et Maurice Bellonte (1896-1984), traverse d'Ouest en Est l'Atlantique-Nord (effectuée par Lindberg en 1927) à bord de leur avion le Breguet XIX "Point d'Interrogation". Il s'agit d'un nouvel exploit car les vents et les courants contraires rendent la traversée beaucoup plus difficile d' Est en Ouest que dans l'autre sens. Les américains ne s'y étaient pas trompés. Beaux joueurs, ils ont fait une ovation à nos compatriotes lors de leur arrivée. Saurez-vous trouver la rue du pionnier ayant fait la traversée en sens inverse ?
Rue Cuvier
patrimoineRue Damien Rivière
patrimoineMaire de la commune sous l'occupation, entre 1941 et 1944.
Rue d'Aunis
histoireL’Aunis était une ancienne province correspondant au quart nord-ouest de la Charente-Maritime actuelle. Elle fut crée en 1374 à la demande du roi Charles V et perdura jusqu'en 1790 où elle disparut comme les trente-deux autres provinces françaises pour faire place aux départements. La carte représente la province de l'Aunis et les couleurs correspondent au découpage administratif actuel.
Rue d'Autriche
patrimoineRue de Belfort
cultureVille de Bourgogne-Franche-Comté, Belfort est connue pour l'immense lion taillé dans la pierre. Cette œuvre d'Auguste Bartholdi (1834-1904) commémore la résistance de la ville lors du siège des prussiens pendant la guerre de 1870. Le scuplteur est également le père de l staue de la liberté, dont la structure interne fut conçue par Eiffel, que vous retrouverez à quelques rues d'ici... Depuis 2005, Bordeaux possède elle-aussi un lion emblématique, sculpté par Xavier Veilhan. De couleur bleu et d'aspect géométrique, on peut admirer place Stalingrad. Pour en revenir à Belfort, ce mot est surtout la contraction des mots "bel" et "fort" signifiant respectivement "beau" et "forteresse". Ne connaîtriez-vous pas un beau château dans les environs ? Rendez-vous au centre-équestre pour en savoir plus !
Rue de Cante-Coucut
patrimoineRue de Gascogne
patrimoineRue de Gelès
patrimoineGelès est équivalent à Jalès, terme gascon désignant un cours d'eau et qui à donné son nom à la Jalle et à la commune par extension. Alors pourquoi ce "g" ? La variation d'orthographe résulte ici d'une confusion lié au phénomène linguistique de "palatalisation". Au contact de certaines voyelles, un consonne peut changer de prononciation. Prenons le cas de "g", qui se prononce différemment devant "i" ou d'un "e" (gifle, gentil) ou bien suivi d'un "u" ou d'un "a" (guitare, gare). Dans le premier cas, il y a un renforcement articulatoire qui élève le dos de la langue vers le point le plus haut du palais et le "g" se prononce comme un "j". Essayez ! Répetez successivement gelès, vous finirez par avoir envie de l'écrire jalès. Autrefois, on parlait de consonnes mouillées, belle ironie pour le nom d'un ruisseau.
Rue de Grailly
patrimoineFamille noble propriétaire de la Seigneurie de Jalès jusqu'à la Révolution française en 1789.
Rue de Guyenne
patrimoineRue de la Chaumière
patrimoineRue de la Convention
histoireLa Convention nationale est une assemblée qui détint le pouvoir exécutif et législatif de 1792 à 1795. Elle proclama la Première République en rédigeant la Constitution de l'an I, mettant fin à la monarchie constitutionnelle concédée difficilement par Louis XVI depuis 1789. C'est de la Convention Nationale qu'est issu le Comité de Salut Public, responsable des nombreuses exécutions pendant la Terreur. La Convention fut dissoute en 1795 et laissa la place au Directoire, lui même dissout après le coup d'état de Napoléon Bonaparte le 9 novembre 1799.
Rue de la Croix du Lignan
patrimoineRue de la Fonderie
patrimoineLes fonderies sont les lieux dans lesquels métaux et alliages sont chauffés jusqu'au point de fusion pour être coulé dans des moules qui donneront la forme souhaité au produit après refroidissement. Cette résidence a-t-elle été construite sur le site d'une ancienne fonderie ?
Rue de la Lagune
natureComme vous le savez, une lagune est une étendue d'eau généralement peu profonde... Vous la voyez, mais savez-vous d'où elle nous vient ? Pour mener l'enquête, dirigez-vous vers l'allée du moulin de Bonneau !
Rue de la Ville de Mirmont
patrimoineRue de Péricot
patrimoine...
Rue de Saintonge
patrimoineRue des Ajoncs
natureArbuste épineux au feuillage persistant et aux fleurs jaunes, les Ajoncs forment de gros buissons touffus. C'est une espèce très compétitive (capable de s'imposer) car elle possède des racines noueuses (nodosités) où des bactéries fixent l'azote, acidifiant le sol. Cette plante mellifère s'utilisait par le passé comme fourrage après avoir éliminé les graines, qui sont toxiques. C'est l'habitat favori de la fauvette pitchou, un petit passereau piailleur !
Rue des Augustins
histoireLes augustins (ou augustines) sont des clercs réguliers qui ont adopté les principes de la "règle de saint Augustin", une lettre rédigée par Saint Augustin (354-430) et qui décrit les normes de la vie religieuse d'une communauté. De manière générale, un clergé dit "régulier" suit des règles de conduites strictes tandis qu'un clergé "séculier" vit dans son "siècle" autrement dit parmi et comme les laïcs. Les Augustins, dont les premières communautés apparurent en 1256, font partie des ordres mendiants (comme les franciscains ou les dominicains) c'est-à-dire qu'il dépende de la charité pour vivre, conformément à l'idéologie de Saint-Antoine et de Saint-François.
Rue des Chardons
patrimoineRue des Frères Lumière
sciencesFils d'un fabricant de plaques photographiques, Louis Lumière (1864-1948) n'avait pas encore 20 ans quand il mit au point un nouveau type de plaques au gélatino-bromure dont le succès assura la prospérité de l'entreprise familiale. Il se lança ensuite avec son frère Auguste Lumière (1840-1911) dans une série de travaux qui apportèrent de grandes améliorations dans le domaine de la photographie. En 1894, les deux frères examinèrent le kinétoscope d'Edison (sa rue n'est pas loin...) et furent vivement intéressés par l'idée de pouvoir projeter des images animées (le kinétoscope ne permettait qu'une vision individuelle). Après avoir essayé plusieurs mécanismes, Louis imagina la griffe, qui demeure le mécanisme d'avance intermittente de toutes les caméras actuelles. Dès l'été 1894, dans l'usine qu'il a créée à Lyon-Monplaisir, il construisit une première caméra, apte à la prise de vues, au tirage des copies et à la projection, qu'il baptisa « Cinématographe ». En décembre 1895, leur film "L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat" fut projeté à Lyon, en mai 1896 il passait à New York. Voilà qui explique d'une part que chaque décembre s'organise à Lyon la fête des Lumières, et d'autre part pourquoi l'année 1895 est généralement retenu comme année de l'invention du cinéma !
Rue des Martyrs de la Résistance et de la Déportation
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Rue des Ormeaux
naturePouvant vivre entre 400 et 500 ans, l'Orme champêtre ou encore l'Ormeau est une espèce d'arbre originaire du sud-est de l'Europe et mentionnée en France depuis le seizième siècle. Depuis une quarantaine d'années, il est victime du champignon Graphium ulmi (Ulmus est le nom latin de l'Orme) que propage la femelle scolyte (un coléoptère) en pondant ses œufs sous l'écorce du feuillu. Lorsque les vaisseaux conducteurs de sève sont obstrués, ces géants d'une vingtaine de mètres aux houppiers élancés dépérissent. Les fruits de l'orme champêtre sont reconnaissables à leurs formes ailées légèrement excentrées vers l'extrémité afin d'assurer une reproduction efficace en permettant aux graines d'être emportées par les vents.
Rue des Palombes
natureDe leur vrais noms Pigeons ramiers (Columba palumbus), les Palombes sont les plus répandues de toutes les espèces de pigeons. Ce sont aussi les plus gros : environ 500 g, 40 cm de haut et une envergue de 80 cm ! Ces oiseaux possèdent un plumage épais (mais fragile), de couleur nuancée allant du bleu clair au gris. La base de leur cou est orné d’un collier blanc ouvert dont les bords virent au vert sombre et au pourpre. C'est dire si c'est un oiseau haut en couleurs ! Saviez-vous qu'il y a une raison biologique à leurs hochements de tête permanent ? Ces oiseaux ne disposent pas de réflexes "optocinétique", c'est-à-dire de mise au point instantanée de la vue. Si vous, vous pouvez marcher en voyant net à chaque instant, ce n'est pas leur cas : ils voient flous sauf à l'arrêt ! Par conséquent, ils avancent leurs têtes d'abord, observent leur environnement, le mémorisent puis se déplace (le corps se rapproche). Voilà pourquoi ils battent la mesure en marchant...
Rue des Sablons
natureSablon est un terme d'ancien français issu du latin médiéval "sabulonem". Il fait aussi bien référence au sable qu'à la plage de sable elle-même voire à une dune entière. N'oubliez pas votre crème solaire !
Rue des Vergnes
natureL’aulne glutineux (Alnus glutinosa), appelé également verne ou vergne, est un feuillu très présent en Europe. Son écorce brun noir est crevassée et les faces supérieures de ses feuilles ovales sont légèrement gluantes. Saurez-vous le reconnaître ?
Rue des Vimes
patrimoineRue Didier Daurat
sciencesAprès la Première Guerre Mondiale, Didier Daurat (1891-1969) intégra l'Aéropostale pour laquelle il inaugura la ligne entre Toulouse et Rabat au Maroc en 1919. Daurat devint un chef tout à la fois admiré et craint, ne transigeant sur rien pour maintenir pour préserver ce qu'il appelle "l'esprit du courrier". Ses pilotes commençaient leurs carrières au sol à faire de la maintenance pour être forcer de respecter la mécanique qu'ils utilisaient. Daurat forma entre autre Antoine de Saint-Exupéry (quartier Centre), Jean Mermoz (quartier Caupian) et Henri Guillaumet (1902-1940), la vie de ce dernier étant retracée dans le moyen-métrage "Les Ailes du Courage" sorti en 1995 au Futuroscope. Lorsque l'Aéropostiale intégra Air France en 1933, Daurat fut remercié, pour n'être éintégré qu'après la Seconde Guerre Mondiale, en 1945. Il prit sa retraite en 1953, et à sa mort fut enterré à sa demande sur l'aérodrome de Toulouse-Montaudran. Il fut transféré dans un cimetière de Marseille en 2007. Trouvez la partie 1 pour en savoir plus sur ses débuts dans l'armée...
Rue Dominique Ingres
patrimoineRue du 92e Bataillon du Génie
patrimoinePendant la Seconde Guerre Mondiale (1939-1945), un groupuscule de résistants à l'occupation forma le premier bataillon des Sapeurs Pompiers de Saint-Médard-en-Jalles à la Libération. En 1944, le bataillon fusionna avec un utre bataillon et former le 92ème bataillon du Génie ! Ces soldats ont pour mission de limiter les déplacements et le déploiement des adversaires en aménageant des abattis, en posant des mines, en creusant des cratères dans des routes ou en détruisant des ponts. Ils participèrent à de nombreux combats sur le territoire national jusqu'à la dissolution du bataillon en février 1946.
Rue du Chanoine Montfort
patrimoineLe chanoine Montfort (???-1954) fut le curé de Saint-Médard pendant 35 ans.
Rue du Colonel Roux
sciencesPionnier de l'aviation, Didier Daurat (1891-1969) était une figure marquante de l'Aéropostale. Soldat pendant la Première Guerre Mondiale, il fut blessé au cours de la bataille de Verdun (1916) et s'engagea dans l'aviation après s'être rétabli. Daurat se distingua en identifiant le Wilhelmgeschutze (L'arme de Guillaume) ou Parisercanon (Canon de Paris), un titanesque ensemble de sept pièces d’artillerie (750 tonnes, 21 m de canon) longue portée (120 km) destiné au pilonnage de Paris (Surnommé "Grosse Bertha" par les français, il ne s'agit pourtant pas du même canon que les deux obusier de 420 mm de diamètre baptisés "Dicke Bertha" par l'armée allemande et de portée 10 km). Après la guerre Daurat intégra les Lignes Aériennes Latécoère, rapidement devenu l'Aéropostale. Trouver la partie 2 pour en savoir plus sur sa carrière de facteur du ciel...
Rue du Colonel Rozanoff
sciencesOriginaire de Varsovie (dans l'actuelle Pologne, à l'époque annexée à l’Empire russe), l'aviateur militaire Constantin Rozanoff (1905-1954) fut naturalisé français en 1927. Passionné d’aviation, il entreprit des études d’ingénieur en France et participa à la bataille de France lors de la Seconde guerre mondiale, remportant deux victoires. Au sortir de la guerre, Rozanoff, devenu colonel, prit le commandement de la base aérienne de Mont-de-Marsan, puis quitta l’armée de l’air en 1946. Auteur de deux ouvrages (Pilote d’essai et Double Bang), il devint directeur d’essais chez Dassault et contribua à la mise au point de l’Ouragan et du Mystère, les premiers chasseurs à réaction français. Rozanoff se tua accidentellement aux commandes de son Mystère IV au cours d’une démonstration officielle. Un peu plus tôt cette année là, il devint le premier premier pilote français à franchir le mur du son en vol horizontal !
Rue du Commandant Charcot
sciencesMédecin de profession et fils de marin, Jean-Baptiste Étienne Auguste Charcot (1867-1936) était un grand navigateur qui a sillonné les régions polaires. Marié un temps avec la petite-fille de Victor Hugo, Charcot était un grand sportif, terminant champion de France de rugby à XV en 1896 et double-médaillé d'argent en voile aux Jeux olympiques d'été de 1900 à Paris. Les années suivantes, il mena plusieurs expéditions de grande valeur scientifique en Antarctique avant d'être enrôler pendant la Première Guerre Mondiale. Il reprit la direction des pôles après la guerre, jusqu'à ce qu'une tempête ne fasse s'échouer son navire au large de l'Islande en 1936. Il sombre en Capitaine, tout en prenant soin de sortir Rita de sa cage, la mouette mascotte de son navire baptisé le "Pourquoi Pas ?".
Rue du Curé Linars
patrimoineCuré de St-Médard à la fin du XVIIIème siècle.
Rue du Docteur Charles Richet
patrimoineRue du Docteur Corvisart
histoireJean-Nicolas Corvisart (1755-1821) entreprit ses études en médecine par vocation, contre la volonté de son père. N'ayant plus accès aux ressources de la famille pour financer ses études, il commença comme aide-soignant puis finit par obtenir le titre de docteur en 1782. Il exerça et enseigna dans différents établissements, s'intéressant particulièrement à la cardiologie. Pendant les évènements de la Révolution française, il acquit la confiance de Napoléon Bonaparte qui en fit son médecin personnel sous le Consulat puis le Premier Empire. Remarquons qu'il s'occupait uniquement des diagnostics, les interventions chirurgicales étant à la charge du chirurgien personnel de Napoléon Ier, Alexandre-Urbain Yvan (1765-1839). Corvisart mourut quelques mois après l'Empereur des français exilé, dont la grande confiance à l'égard du médecin se retrouve dans ses mots : "je ne crois pas en la médecine, mais je crois en Corvisart".
Rue du Docteur Édouard Robert
patrimoineRue du Docteur Émile Roux
patrimoineRue du Docteur Faure
patrimoineRue du Docteur Férié
patrimoineJean Férié (1865-1911) était un médecin de Saint-Médard. Plus d'informations à venir.
Rue du Docteur François Magendie
patrimoineRue du Docteur Jacques Monod
patrimoineRue du Docteur Jules Eyquem
patrimoineJules Eyquem (???-1922) était un médecin natif de St-Médard, où il résida toute sa vie.
Rue du Docteur Portier
patrimoineRue du Docteur Romefort
patrimoineRue du Docteur Schweitzer
patrimoineRue du Général Malterre
histoirePierre Marie Gabriel Malleterre (1858-1923) était originaire de Bergerac en Dordogne. Grièvement blessé à la bataille de Vassincourt pendant la Première Guerre Mondiale, il dut être amputé de la jambe droite. Malleterre fut promu général l'année suivant et nommé directeur du Musée de l'Armée et commandant de l'institution militaire des Invalides. Il mourut dans l'exercice de ses fonction et son corps fut inhumé dans le caveau des gouverneurs de l'hôtel. Avez-vous remarquer la différence entre le panneau et le nom du général ?
Rue du Général Niox
patrimoineLe moulin de Bonneau était le premier et le plus petit de la série de moulins que comptait Saint-Médard. Appartenez-t-il à un certain Bonneau, était-il considéré comme abreuvé par une "bonne eau" en plein cœur de la forêt ? Qui sait... Quoiqu'il en soit, une retenue d’eau fut construite pour son aménagement, ce qui forma un petit lac (lagune, la voilà !) dont une partie reste visible aujourd’hui. En 1842, le moulin fut remplacé par une forge puis, en 1877, par une scierie. D'abord équipé pour fonctionner avec la force de l’eau, la conversion aux machines à essence fit déserter progressivement les lieux. Bien que rien ne subsiste du moulin à proprement parler, on peut toujours apercevoir les restes du pont et d'une partie du déversoir au prix d'une belle petite randonnée. Il suffit de contourner le site CAEPE afin de rejoindre l'autre extrémité de l'allée du moulin de Bonneau. Partez longer la Jalle au milieu de sa végétation luxuriante, c'est un véritable paradis caché. La promesse d'une belle promenade dominicale !
Rue du Glaëna
patrimoine...
Rue du Languedoc
patrimoineRue du Lieutenant-Colonel Le Toullenc
patrimoineLien
Rue du Périgord
patrimoineLe 25 avril 1951, vers 13h, une explosion résonne dans Saint-Médard. La poudrerie ? Non : un avion de chasse P47 qui s'écrase. Venant de Villacoublay (Yvelines) et se rendant à Mérignac, le commandant Marchelidon perdit le contrôle de l'appareil qui ne répondait plus et du sauter en parachute. Le chasseur s'écrasa dans les environs, à quelques centaines de mètres de la ville...
Rue du Pinton
patrimoineUn pinton désignait par le passé un petit récipient contenant le vin destiné à chaque moine pour son repas. Le mot est un dérivé de "pinte", ancienne unité de mesure de capacité pour les liquides, qui valait 0,93 litre à Paris. Aujourd'hui, dans le monde anglophone, le terme "pint" est toujours utilisé dans ce sens, 1 pint étant équivalant à 0,57 litre en Grande-Bretagne et 0,47 litre aux États-Unis... Remarquons enfin qu'au Québec, "pint" désigne familièrement un litre, car par le passé la valeur de la pint dans cette région valait 1,136 litres (ou un quart de gallon dirait un anglophone...). Avouez-le, vous ne pensiez pas qu'il y aurait autant à dire sur cette rue !
Rue du Point du Jour
natureL'expression « point du jour » désigne l'aube, ce moment de transition entre la fin de la nuit et le début du plein jour. Techniquement, les astronomes en distinguent trois : l'aube astronomique (les étoiles disparaissent, soleil à 18° sous l'horizon), l'aube nautique (l'horizon devient identifiable, soleil à 12°), et l'aube civile (l'activité humaine peut se passer d'éclairage, soleil à 6°). À ne pas confondre avec l'aurore, où le disque du soleil est déjà visible mais partiellement masqué par l'horizon. Lorsque l'aube commence à poindre, le ciel se teinte de couleurs rouge-orangées : la lumière du soleil traverse alors une épaisseur d'air bien plus grande qu'au zénith, si bien que le bleu est diffusé sur les côtés et que seules les longueurs d'onde chaudes parviennent jusqu'à nos yeux — c'est le fameux phénomène de diffusion de Rayleigh, celui-là même qui explique aussi la couleur du ciel diurne et des couchers de soleil. Historiquement, beaucoup de rues « du Point du Jour » désignaient à l'origine la sortie orientale d'une ville, du côté où le soleil se lève — repère précieux pour les voyageurs et les paysans qui partaient aux champs à la première clarté. Victor Hugo, lui, a immortalisé cet instant dans un vers célèbre des Contemplations : « à l'heure où blanchit la campagne ».
Rue du Poujau de la Galle
patrimoineRue du Poupay
patrimoineRue du Sous-Lieutenant Tupin
patrimoineLien
Rue Edgar Degas
patrimoineRue Edmond Michelet
patrimoineRue Edmond Rostand
patrimoineRue Édouard Branly
sciencesDocteur en médecine et en physique, Édouard Branly, (1844-1940) fut l'un des pionniers de l'utilisation des ondes radios. Le 20 novembre 1890, il réussit à fermer une circuit électrique à distance, sans le toucher ! Pour cela, il avait placé dans le circuit un tube à limaille (poudre métallique) et avait activé un générateur d'étincelle à quelques mètre de là. Il baptisa le phénomène découvert "radioconduction" et le tube à limaille "radioconducteur", introduisant pour la première le terme "radio". L'expérience repose sur la transmission d'énergie à travers les ondes radios, parfois dites Hertzienne en l'honneur de l'ingénieur allemand Heinrich Hertz (1857-1894) qui réussit à les générer pour la première (elles furent d'abord conceptualisées théoriquement par le physicien anglais James-Clerk Maxwell (1831-1879) dans sa théorie de l'électromagnétisme). Branly passa une grande partie de sa vie à expérimenter sur la radioconduction, ouvrant la voie à la télémécanique c'est-à-dire aux technologie de commande à distance. Une autre grande figure de l'utilisation des ondes radios se cachent non loin, la connaissez-vous ?
Rue Édouard Herriot
patrimoineRue Édouard Manet
patrimoineRue Édouard Vaillant
patrimoineRue Ellie Rallion
patrimoineIl fut procureur de la juridiction de Saint-Médard aux alentours de 1760.
Rue Éloi Dugay
patrimoineAdjoint au maire de 1900 à 1918, période à cheval sur les mandats de deux maires différents. Les connaissez-vous ? Pourquoi ne pas y réfléchir en faisant le tour du parc du bourdieu...
Rue Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Rue Emmanuel-Joseph Siéyès
histoireL'abbé Emmanuel-Joseph Sieyès (1748-1836) participa à la Révolution française, au point de se faire élire au Directoire (Assemblée de la Première République au pouvoir de 1795 à 1799). Soutenant le coup d'état de Napoléon Bonaparte en 1799, il devint Consul Provisoire sous le Consulat (1799-1804) puis termina sa carrière au Sénat Conservateur sous le Premier Empire (1804-1814) avant de se retirer des affaires après la défaite de l'Empereur.
Rue Eridan
patrimoineRue Érik Satie
cultureOriginaire d'Honfleur où il appris la musique auprès le l’organiste de la ville, Erik Satie (1866-1925) commença sa carrière par des résultats médiocres au Conservatoire. En effet, son approche de la musique à contre-courant des standards de l'époque déplaisent et ne s'épanouirent que bien des années plus tard à travers la musique graphique (absence de barres de mesure) et conceptuelle ainsi que la musique de collage. Sa musique avant-gardiste le conduisit à se tenir à l'écart de la vie mondaine parisienne et à mépriser ouvertement les critiques musicaux de son temps. En 1903 il composa son œuvre la plus célèbre, "Trois morceaux en forme de poire" et deux ans plus tard, comme pour contredire ses détracteurs, il décrocha la mention Très Bien à la Schola Cantorum, école renommée dont le fondateur possède une rue près d'ici. Connaissez-vous son nom ?
Rue Étienne Falconnet
patrimoineRue Eugène Chevreul
patrimoineRue Eugène Delacroix
patrimoineRue Eugène Le Roy
patrimoineRue Fernand Braudel
patrimoineRue Fernand Labrousse
patrimoineNé à Saint-Médard-en-Jalles, l'ajusteur mécanicien Fernand Labrousse (1909-1941) adhèra au Parti communiste en 1935 et s’y investit activement pour assurer la victoire du Front Populaire. Aux élections cantonales de 1937 à Saint-Médard-en-Jalles, il fut candidat du PCF, dont il devient membre du bureau régional. Embauché à la SNCASO, il fut l'un des organisateurs de la grève nationale – interdite – du 30 novembre 1938, ce qui conduisit à son licenciement. Démobilisé en août 1940, il s’installa comme artisan et développa l’activité clandestine du Parti communiste. Le 22 novembre 1940, Labrousse fut arrêté au cours d'une rafle de 148 militants communistes. D'abord interné quai de Bacalan, il fut incarcéré au fort du Hâ le 12 décembre 1940 puis condamné le 12 mars 1941 à 6 mois de prison. Libérable le 12 juin, il est, le même jour, interné au camp de Mérignac. Il fut finalement fusillé le 24 octobre 1941 à l'âge de 32 ans, laissant derrière lui deux orphelins : Christian, 9 ans et Gabriel, 12 ans. Pour la police et le préfet « Labrousse est un homme de confiance de la direction centrale. Bien connu dans les milieux syndicalistes non communistes… intelligent,très actif, jouissant d’une influence réelle…il est un élément très dangereux ».
Rue Firmin Montignac
patrimoineAdjoint au maire de 1914 à 1925. Connaissez-vous un autre adjoint au maire pendant la même période ? Cherchez dans les grandes avenues d'Hastignan...
Rue Fleming
patrimoineRue Francisco Goya
patrimoineRue Francis Jammes
patrimoineRue Francis Pélissier
cultureLe coureur cycliste Francis-Maurice Pélissier (1894-1959) commenca sa carrière après le Première Guerre Mondiale, pour laquelle il fut mobilisé. Son palmarès inclut notamment trois titres de champion de France sur route (1921, 1923 et 1924), un succès sur Paris-Tours (1921) et deux victoires sur Bordeaux-Paris (1922 et 1924) qui lui valurent son surnom de "sorcier de Bordeaux-Paris". Outre le vélo de route, il était adepte du cyclo-cross, parcours incluant des chemins, des prairies, d'un peu de route et éventuellement du sable et des obstacles artificiels pour contraindre les participants à poser pied à terre et à transporter le vélo. Pélissier remporta le Critérium international en 1926, titre prestigieux dans cette discipline. S'il participa à six Tour de France dans sa carrière, il fini uniquement celui de 1923, se classant à la 23ème position d'un classement général mené par son propre frère Henri Pélissier (1889-1935). Bien que Francis Pélissier dut évoluer dans l'ombre de son frère sur le Tour de France, il se montra toujours d'une grande solidarité avec lui, ce qui leur valut le surnom de "forçats de la route" par la presse.
Rue Francis Poulenc
patrimoineRue François Arago
sciencesAstronome, mathématicien, orateur, tels sont les attributs que l'on pourrait donner à François Arago (1786-1853). Entré à l'Observatoire de Paris en 1805, il fut mandaté l'année suivante pour poursuivre le tracé du méridien de Paris vers le sud. Ces mesures étaient nécessaire pour comprendre la forme exacte de la Terre (cette science s'appelle la géodésie), qui n'est pas un sphère ou un ellipsoïde parfait... Arago se retrouva donc en Espagne quand la guerre éclata entre Napoléon Ier et le roi d'Espagne Ferdinand VII allié aux britanniques. Fait prisonnier à Majorque, Arago s'échappa et regagna Paris, ce qui lui valut une place à l'académie des sciences. Chef du gouvernement de la Seconde République après la révolution de 1848, il choisit de démissionner après l'ascension au pouvoir de Napoléon III.
Rue François Coli
sciencesRue François Coppée
patrimoineRue François Fourcade
patrimoineMaire de la commune de 1831 à 1834.
Rue François Mauriac
cultureFils d'une riche famille de la bourgeoisie bordelaise, François Mauriac (1885-1970) fut élevé par sa mère dans la stricte rigueur de la foi catholique, après la mort précoce de son père. Le domaine familial de Malagar, sur les coteaux de Langon — aujourd'hui visitable —, et le collège de Grand-Lebrun à Bordeaux, formèrent le décor et l'atmosphère qui hanteront toute son œuvre : celle d'une bourgeoisie provinciale, catholique, prisonnière de ses secrets et de son argent, saisie par la tentation constante du péché. De ce milieu il tira ses plus grands romans — Le Baiser au lépreux (1922), Genitrix (1923), Le Désert de l'amour, et surtout Thérèse Desqueyroux (1927), portrait implacable d'une empoisonneuse landaise devenue l'un des personnages féminins les plus mystérieux de la littérature française. Puis Le Nœud de vipères (1932), sommet de son œuvre, chronique corrosive d'une famille rongée par la haine et la cupidité. Écrivain profondément catholique, il défendait un droit rare : celui d'écrire des romans chrétiens qui n'aient rien d'édifiant. « Un romancier chrétien est celui qui pose des problèmes chrétiens, non celui qui donne des solutions chrétiennes. » Sa foi le mit souvent en tension avec l'Église officielle, qui lui reprochait de peindre trop cruellement les âmes catholiques. Sous l'Occupation, Mauriac fut résistant : membre du Comité national des écrivains, il publia clandestinement en 1943, sous le pseudonyme de Forez, son Cahier noir aux Éditions de Minuit — l'un des textes fondateurs de la Résistance culturelle. Il reçut en 1952 le Prix Nobel de littérature. Après la guerre, il devint l'un des plus grands éditorialistes français : son Bloc-notes publié au Figaro puis à L'Express forme un monument du journalisme politique. Fervent défenseur du général de Gaulle, il prit aussi position contre la torture en Algérie, croisant le fer avec Camus, Sartre et l'ensemble de sa génération. Il mourut à Paris en 1970 et repose à Vémars, dans le Val-d'Oise. Sur la fin de sa vie, il définissait son propre destin littéraire avec cette ironie mélancolique dont il avait le secret : « Personne ne se sera tenu plus opiniâtrement que moi à l'arrière-garde de la littérature. »
Rue François Mitterrand
patrimoineRue François Peychaud
patrimoineMaire de la commune de 1848 à 1851. Son parent Jean Peychaud, forgeron de profession, occupa également le poste de maire de la commune quelques années plus tôt, entre 1820 et 1821.
Rue François Rude
patrimoineRue François Thévenard
patrimoineRue Franz Liszt
cultureMusicien virtuose, le compositeur hongrois Franz Liszt (1811-1886) consacra une grande partie de son œuvre au piano au point d'en faire l'instrument-roi du romantisme. Inventeur du récital (concert avec un seul exécutant) Liszt initia le développement du poème symphonique. Dans le contexte de la « guerre des romantiques », Liszt appartenait au cercle progressiste basé à Weimar, ville d'Allemagne où il fut maître de chapelle à partir de 1848. Les compositions de Liszt servent souvent une narration, la description d'un paysage ou encore l'exaltation du sentiment national hongrois, comme dans Hungaria. Il contribua à la célèbrité du jeune Richard Wagner (1813-1883). Ses apparition scéniques, ses nombreuses aventures sentimentales et ses sympathies pour les causes révolutionnaires ont contribué à faire de lui le symbole du compositeur romantique par excellence. Selon sa mère, "c’est le canon qui l’a guéri" en faisant allusion à la Révolution de Juillet de 1830 qui vit se soulever le peuple de Paris contre le roi Charles X. Inspiré, Liszt ébaucha une Symphonie révolutionnaire, inachevée mais dont il reprit les meilleures pages vingt ans plus tard pour composer l'Héroïde funèbre.
Rue Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Rue Frédéric Delmestre
patrimoineMaire de la commune pour quelques mois en 1871, puis de 1888 à 1908. Un membre aîné de la famille Delmestre, Gérôme-Justin, fut maire de 1836 à 1848 ainsi qu'entre 1866 et 1870 sans qu'une rue ne lui soit attribuée.
Rue Frédéric Mistral
patrimoineRue Frédéric Thévenard
patrimoineAncien notaire royal et capitaine de la garde nationale, Frédéric Thévenard fut deux fois maire de la commune, la première entre 1851 et 1852 et la seconde de décembre 1851 à juin 1866. Jacques Thévenard, membre de la même famille, eut également un mandat municipal entre 1830 et 1831. C'est sur la propriété des Thévenard qu'est construite la mairie (rendez-vous à l'hotel de ville pour en apprendre davantage). Chose remarquable, il existait dans la propriété un vieux puits était surmonté d’une tourelle ronde plus de six mètres de haut ! Après la guerre 39-40, il était encore utilisé par les riverains jusqu’à l’arrivée de l’eau courante. Le puits fut malencontreusement détruit lors de la construction de la halte garderie, devenu depuis le centre Pierre-Mendès France !
Rue Gabriel Durand
patrimoineRue Gabriel Fauré
cultureEnfant surdoué venu du Sud-Ouest, Gabriel Fauré (1845-1924) fut envoyé à onze ans à Paris pour intégrer la toute nouvelle École Niedermeyer, institution originale qui, à l'écart du Conservatoire, formait ses élèves à la musique religieuse ancienne et à l'orgue plutôt qu'à la virtuosité pianistique. Cette formation à part fit toute la différence : Fauré développa un langage harmonique unique, aux modulations discrètes et aux tensions douces, qu'on qualifie encore aujourd'hui de « fauréen ». Toute sa vie, il mena de front la composition et la fonction : maître de chapelle puis titulaire du grand orgue de la Madeleine à Paris, cofondateur de la Société nationale de musique, enfin directeur du Conservatoire de Paris de 1905 à 1920 — où ses réformes lui valurent le surnom de « Robespierre », mais où il forma une génération entière de compositeurs : Maurice Ravel, Nadia Boulanger (qui elle-même formera Bernstein, Copland ou Piazzolla), Charles Koechlin, Georges Enesco. Son catalogue pianistique regorge d'œuvres intimistes — barcarolles, nocturnes, impromptus, valses-caprice — et il excella dans la mélodie, avec deux recueils sommets : La Bonne Chanson (1892-1894) et L'Horizon chimérique (1921). Mais l'œuvre par laquelle des millions de gens ont découvert Fauré est son Requiem (1888) — sublime dans son Pie Jesu et bouleversant dans son In Paradisum. À contre-courant des Requiem dramatiques de Berlioz ou Verdi, Fauré y a peint la mort comme « une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur d'au-delà ». Belle prophétie personnelle : à partir de 1902, il devint progressivement sourd, composant ses dernières œuvres dans le silence — comme Beethoven un siècle plus tôt. Il mourut à Paris en 1924. Sur son Requiem, il n'y a rien à ajouter — sinon peut-être ce que Marcel Proust, grand admirateur, disait de sa musique : elle avait le pouvoir de rendre visible ce que d'autres ne pouvaient qu'espérer.
Rue Gabriel Garbay
patrimoineConseiller municipal de 1947 à 1958, avec notamment Armand Berlan, qui n'est pas loin. Continuez vers le centre-ville, vous le trouverez
Rue Galilée
sciencesLe savant italien Galileo Galillei (1564-1642) mit au point de nombreuses expériences pour étudier la chute des corps, montrant qu'un projectile suit une courbe parabolique et jetant les bases du principe d'inertie (un objet immobile et un objet se déplaçant à vitesse constante sont indiscernables par l'expérience) que reprendra Newton. Galilée est connu pour avoir pointer une lunette terrestre vers le ciel, inventant la lunette astronomique (une lunette est un instrument d'optique exclusivement de lentilles, contrairement aux télescopes qui contiennent des miroirs et dont le développement est attribué à Newton). En scrutant le ciel nocturne, il fit les premières observations des cratères lunaires, découvrit les quatre plus gros satellites de Jupiter (dits galiléens). Ses travaux le conduisirent à soutenir la thèse héliocentrique proposé par Copernic (qui vous en dira plus) un siècle auparavant. S'opposant au dogme de l'église, il fut censuré puis condamné à abjurer ses idées. La légende veut qu'à la fin de son discours, Galilée ait murmuré "Et pourtant, elle tourne" en parlant de la Terre tournant autour du Soleil. En abjurant, Galilée évita le triste sort de Giordano Bruno (1548-1600), immolé 33 ans plus tôt. Devenu aveugle à la fin de sa vie, Galilée s'éteignit en 1642, année de la naissance de Newton. L'auriez-vous vu dans les parages ?
Rue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Gaston Bachelard
cultureRare autodidacte parmi les grands philosophes français, Gaston Bachelard (1884-1962) fut d'abord employé des postes à Remiremont, dans les Vosges, avant de passer son bac à vingt ans, de devenir professeur de physique-chimie en lycée, puis, sur le tard, philosophe. Il finit titulaire de la chaire d'histoire et philosophie des sciences à la Sorbonne (1940-1954), avant de céder la place à Georges Canguilhem — dynastie épistémologique française dont Michel Foucault sera l'héritier. Contemporain d'une transition scientifique majeure — le passage de la science classique (mécanique newtonienne, géométrie euclidienne) à la science moderne (relativité einsteinienne fondée sur les géométries non euclidiennes, physique quantique), Bachelard fut le grand penseur de ce basculement. Il forgea deux concepts fondamentaux : l'obstacle épistémologique — ce ne sont pas les faits qui freinent la science, mais nos propres habitudes de pensée, nos métaphores rassurantes, notre sens commun — et la rupture épistémologique — la science moderne ne prolonge pas l'ancienne, elle rompt avec elle, obligeant à faire violence à nos intuitions les mieux ancrées. D'où sa formule : en sciences, il n'y a pas de « vérités premières » mais des « erreurs premières » — on apprend par l'échec, on se construit par destruction de préjugés. « Le réel n'est jamais ce que nous pourrions croire ; il est toujours ce que l'on aurait dû penser. » Mais Bachelard était double. Le jour, il analysait les révolutions de la physique ; la nuit, il rêvait avec les poètes. Son autre œuvre est consacrée à l'imagination des quatre éléments — La Psychanalyse du feu (1938), L'Eau et les Rêves, L'Air et les Songes, La Terre et les rêveries — et culmine dans La Poétique de l'espace (1957), aujourd'hui son livre le plus lu et le plus traduit dans le monde. Ce grand barbu débonnaire, amateur de Gauloises et de café-crème, qui vivait modestement rue Broca à Paris, aura donc pensé deux fois le monde : par la raison qui rompt et par la rêverie qui prolonge. Peu de philosophes auront su embrasser aussi largement les deux moitiés de l'esprit.
Rue Gay Lussac
sciencesLe scientifique Joseph Louis Gay-Lussac (1778-1850) était connu pour ses travaux sur les gaz (expérience de la détente dite de Joule-Gay Lussac) qui démontre que l'énergie interne d'un gaz parfait ne dépend que de la température. En outre, il s’intéressa au champ magnétique terrestre qu'il étudia en aérostat à l'été 1804, partant faire des mesures sur 7 000 mètres d'altitude, seul. Courageux de sa part, car rappelons que le parachute n'était pas encore au point à l'époque...
Rue Gay-Lussac
sciencesLe scientifique Joseph Louis Gay-Lussac (1778-1850) était connu pour ses travaux sur les gaz qui démontrent que l'énergie interne d'un gaz parfait ne dépend que de la température. En outre, il étudia le champ magnétique terrestre en aérostat à l'été 1804, partant faire des mesures à 7 000 mètres d'altitude, seul. Courageux de sa part, car rappelons que le parachute n'était pas encore au point à l'époque...
Rue Geneste
patrimoineNom d'une famille de législateurs du XVIIIème siècle.
Rue Georges Almon
patrimoineConseiller municipal de 1947 à 1961. Il siègea un temps aux côtés de deux autres conseillers dont des rues proches de la gare cyclistes portent le nom. Les trouverez-vous ?
Rue George Sand
patrimoineRue Georges Bizet
cultureAmené à la musique par ses parents, Georges Bizet (1838-1875) développa ses talents de compositeur auprès de nombreux maîtres au Conservatoire de Paris. Récompensé à de multiples reprises, il s'installa quelques brèves années à Rome avant de revenir en France. Une situation financière précaire le conduisit à transcrire de nombreuses œuvres célèbres en partition pour piano, ce qui aiguisa sa facilité de lecture et la sureté de son jeu. Le premier succès de Bizet eut lieu en 1872 avec la première suite qu'il tira de sa musique de scène pour la pièce l'Arlésienne d'Alphonse Daudet, dont la rue se trouve dans le centre. La consécration de Bizet arriva finalement 1874-1875 avec la création de Carmen, qui souleva l'admiration mais aussi la fureur d'une partie de la critique. Une consécration trop tardive et trop brève, car Bizet s'éteignit subitement quelques mois plus tard. Georges Bizet nous a légué des œuvres lyriques aussi colorées que des peintures sur toiles, laissant transparaître l'atmosphère des pays où se déroule l'action, notamment l'Espagne dans Carmen ou la Provence dans l'Arlésienne, ce qui conduira Nietzsche a qualifier sa musique de « méditerranéisée ».
Rue Georges Braque
patrimoineRue Georges Buffon
sciencesLe comte de Buffon, de son nom complet Georges-Louis Leclerc (1707-1788), se destinait initialement aux mathématiques. Il publia des travaux remarqués, mais finit par s'opposer à la philosophie scientifique cartésienne qu'il considérait comme réductrice. Souhaitant une plus grande proximité de l'expérience et de l'observation, il se tourna vers les sciences naturelles et réussit à devenir intendant du Jardin Royal des Plantes, fondé au début du XVIIᵉ siècle par Louis XIII. Il en fera l'ancêtre du prestigieux Muséum d'Histoire naturelle en y rapportant des espèces végétales du monde entier. Il consacra parallèlement quarante ans de sa vie à son Histoire naturelle, immense inventaire du vivant en trente-six volumes qui fit sa gloire dans toute l'Europe des Lumières. Monarchiste et proche des rois Louis XV et Louis XVI, il resta distant des problèmes politiques de son époque. On peut regretter qu'il dénigra les travaux de Linné et se brouilla avec Daubenton, qui par chance possèdent des rues se trouvant dans le quartier…
Rue Georges Clemenceau
patrimoineLe polytechnicien Charles Garaud (1903-1944) fut notamment Directeur de la Poudrerie de Bergerac, qui était plus ou moins rattachée à celle de celle de Saint-Médard. Il usa au maximum de sa fonction d'aider la résistance pendant l'Occupation, mais fut dénoncé puis arrêté par la Gestapo (police politique nazie) en 1943, notamment pour dissimulation de matériel militaire. Il fut d'abord emprisonné à Compiègne avant d'être déporté à Buchenwald puis à Flossenbürg où il mourrut 3 semaines seulement après son arrivée. A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, son nom fut retenu pour baptisé l'ancienne entrée de la Poudrerie de Saint-Médard par laquelle transitaient matin et soir des flots entiers de travailleurs et de travailleuses.
Rue Georges Danton
histoireAvocat de profession, Georges Jacques Danton (1759-1794) fut un acteur majeur de la Révolution française. Il fut nommé Ministre de la justice grâce aux soutien du parti Girondins, bien qu'il ne soutenait pas leurs idées. Prenant finalement parti pour les Montagnards, comme Robespierre, Danton siégea au Comité de Salut Public sous la Convention Nationale mais commença à s'opposer à la politique de la Terreur qui démultipliait les exécutions. Sa critique lui valut, tout comme son ami Camille Desmoulins, d'être guillotiné le 5 avril 1794.
Rue Georges Duhamel
patrimoineRue Georges Guynemer
sciencesCapitaine dans l'aviation française, Georges Guynemer (1894-1917) naquit un 24 décembre et périt au combat un 11 septembre, pendant la Première Guerre mondiale. Il s'engagea d'ailleurs dans l'aviation la première année du conflit, en 1914, gravit rapidement les échelons et obtient le titre d'As (voir rue Nungesser) en 1916. L'année suivante, il fut porté disparu au cours d'une mission comme en témoigne le rapport de son commandant : "Dans la matinée du 11 septembre, le capitaine Guynemer, parti en reconnaissance dans la région des Flandres, s'est trouvé, au cours des péripéties d'une poursuite d'avion ennemi, séparé de son camarade de patrouille et n'a pas reparu depuis. Tous nos moyens d'investigation mis en jeu n'ont donné jusqu'à ce jour aucun renseignement complémentaire." Guynamer baptisait ses avions "Vieux Charles" pour faire référence à son mécanicien Charles Guerderce, ce qui pourrait expliquer que l'on trouve souvent la mention "rue Charles Guynemer" sur des adresses Saint-Médardaises alors que Guynemer se prénommait Georges.
Rue Georges Méliès
patrimoineRue Gérard de Nerval
patrimoineRue Gérard Philipe
patrimoineRue Germain Pilon
patrimoineRue Gustave Courbet
patrimoineRue Gustave Eiffel
sciencesIngénieur de formation, Gustave Eiffel (1832-1923) fonda une entreprise spécialisée dans les charpentes métalliques dont la tour Eiffel est certainement la plus grande œuvre. Né à Dijon, il fut termina ses études l'année de la première grande Exposition universelle tenue à Paris (1855). Il partit ensuite dans le Sud-Ouest pour superviser les travaux du pont de chemin de fer de Bordeaux qui enjambe la Garonne. Installé à son compte en 1864 comme "constructeur", l'exceptionnelle carrière d'Eiffel fut jalonnée par le viaduc de Porto sur le Douro (1876), la gare de Pest en Hongrie (ouverte en 1877), le viaduc du Garabit (1884), la coupole de l'observatoire de Nice (1887), l'astucieuse structure de la Statue de la Liberté (1886) et naturellement la Tour Eiffel (1889). Conçue pour l'Exposition universelle de 1889, cette œuvre marqua la fin de la carrière d'entrepreneur d'Eiffel, qui dédia le reste de sa vie à des activités de recherches expérimentales.
Rue Gustave Flaubert
patrimoineRue Gustave Gaillard
patrimoineMusicien et compositeur, le saint-médardais Gustave Gaillard (fin XIXème - début XXème) dirigea longtemps la société musicale "l'harmonie Sainte-Cécile".
Rue Gutenberg
histoireArtisan du Saint-Empire Romain Germanique, Johannes Gutenberg (vers 1400-1468) contribua à l'avénement de l'imprimerie moderne. À cette époque, l'accroissement du nombre de lecteurs et la production de papier moins couteux (dit d'imprimerie) incitait à rechercher des méthodes d'imprimerie plus efficaces. Intéressé par la question, Gutenberg obtint un financement auprès de Johan Fust (vers 1400-1466) pour son projet. En ciselant des caractères typographiques mobiles dans un alliage métallique (plomb, étain, antimoine), il pouvait reproduire le texte souhaité, imbiber le modèle d'encre et l'appliquer sur du papier à l'aide d'une presse à bras de sa conception. Si Gutenberg n'est pas l'inventeur de imprimerie (apparue en Chine dès 900), il est celui de l'encre d’imprimerie en tant que mélange d'un colorant (pigments) et d'un véhicule (phase fluide de l'encre différent de l'eau, il utilisait de l'huile de lin). Ses caractères mobiles en métal furent révolutionnaires en Europe, mais notons que le premier livre imprimé par cette méthode fut le Jijki, réalisé en 1377 par un moine bouddhiste en Asie. En 1455 il imprima la Bible, mais le succès commercial mitigé le ruina. Il vécut alors modestement jusqu'en 1465 où il fut nommer gentilhomme, bénéficiant ainsi d'une rente pour ses travaux qui restèrent peu connus de ses contemporains.
Rue Guy de Maupassant
patrimoineRue Hector Berlioz
cultureFils de médecin destiné à la médecine, Hector Berlioz (1803-1869) quitta l'école de santé à Paris pour la musique — au grand désespoir de son père qui lui coupa les vivres. Il entra au Conservatoire en 1823, remporta le prix de Rome en 1830 avec sa cantate Sardanapale, l'année même où sa Symphonie fantastique fit scandale à Paris. Cette œuvre folle et vertigineuse — récit halluciné d'un jeune artiste qui s'empoisonne à l'opium en rêvant qu'il assassine sa bien-aimée, est guillotiné, puis assiste à un sabbat de sorcières — était autobiographique : Berlioz venait de tomber follement amoureux, sans oser lui parler, de l'actrice irlandaise Harriet Smithson, vue au théâtre dans du Shakespeare. Détail savoureux : Harriet finit par entendre la symphonie, comprit qu'elle en était le sujet, rencontra Berlioz, et l'épousa en 1833. Le mariage fut désastreux, mais l'histoire est unique dans les annales musicales. Longtemps méconnu en France, Berlioz gagna sa vie par la critique musicale — plume redoutée et acerbe — et par de longues tournées à l'étranger (Allemagne, Autriche, Russie, Londres) où on l'adulait déjà quand Paris continuait de le bouder. Son Requiem (1837), puis sa Damnation de Faust (1846) et enfin son opéra monumental Les Troyens (composé de 1856 à 1858 mais jamais joué intégralement de son vivant), sommet de son œuvre, imposèrent peu à peu son génie. Maître absolu de l'orchestration — son Traité d'instrumentation et d'orchestration de 1844 fut la bible de tous les compositeurs jusqu'à Ravel —, ami de Liszt, Chopin, Paganini, Hugo et Delacroix, Berlioz mourut en 1869 dans l'amertume et la solitude, sa reconnaissance nationale encore à venir. Il est aujourd'hui considéré comme le plus grand compositeur français du XIXᵉ siècle.
Rue Hélène Boucher
patrimoineRue Henri Dunant
patrimoineRue Henri Farman
patrimoineRue Henri Martin
patrimoineMaire de la commune de 1908 à 1925, la famille d'Henri Martin (1874-1932) résidait dans une propriété de 6 500 mètres carrés incluant une maison d’habitation, celle d'un gardien, un jardin d'agrément et un vaste parc. Les habitations se trouvaient à l'angle de la rue actuelle, en voyez-vous les vestiges ?
Rue Henri Masse
patrimoineRue Henri Matisse
culture« Un fauteuil pour l'esprit fatigué »Rien ne destinait Henri Matisse (1869-1954), fils d'un marchand de grains du Nord, à devenir l'un des plus grands peintres du XXᵉ siècle. Étudiant en droit à Paris, employé chez un avoué à Saint-Quentin, Henri Matisse menait une vie modeste et sans éclat quand, à vingt ans, une crise d'appendicite le cloua au lit pour de longues semaines. Sa mère lui offrit une boîte de peinture pour l'occuper. Ce fut une révélation. « Le moment où j'ai eu cette boîte de couleurs dans les mains, j'ai senti que là était ma vie. » Il abandonna le droit, monta à Paris étudier la peinture, et n'arrêta plus jamais.Ses débuts furent obscurs et pauvres. Il copiait des maîtres au Louvre pour survivre, épousa Amélie Parayre en 1898, eut trois enfants, exposa dans l'indifférence. Puis vint le scandale fondateur : au Salon d'automne de 1905, il présente avec Derain, Vlaminck et quelques autres des toiles aux couleurs pures, violentes, non naturalistes. Un critique, effaré, les traite de « fauves ». Le nom est resté : le fauvisme venait de naître, premier mouvement d'avant-garde du siècle. En quelques années, Matisse devient le rival déclaré de Picasso à Paris — les deux hommes se surveillent, s'admirent, se moquent, s'influencent secrètement. « Nous devons parler l'un à l'autre autant que nous le pouvons », disait Picasso. « Quand l'un de nous mourra, il y a des choses que l'autre ne pourra plus dire à personne. »À partir des années 1910, Matisse voyage — Maroc, Russie, Tahiti — et cherche partout la même chose : la couleur pure, la ligne dansante, la joie. En 1908, il avait formulé son idéal dans une phrase célèbre : « Ce que je rêve, c'est un art d'équilibre, de pureté, de tranquillité… un lambrissement qui repose de la fatigue, un fauteuil pour l'esprit fatigué. » Cette exigence de sérénité, à contre-courant des angoisses du siècle, lui vaudra parfois d'être jugé décoratif — reproche qu'il portera comme une décoration.Installé à Nice à partir de 1917, il peint ses grandes odalisques baignées de lumière méditerranéenne, puis se réinvente à chaque décennie : lithographies, sculptures, illustrations pour Mallarmé et Joyce. En 1941, un cancer du duodénum le laisse alité pour la vie — mais loin d'abandonner, il invente une nouvelle technique : les gouaches découpées. Depuis son lit, ciseaux à la main, il « dessine dans la couleur » de vastes compositions collées, éclatantes, joyeuses. La Tristesse du roi, La Piscine, Nu bleu — les chefs-d'œuvre de sa dernière période sont ceux d'un homme couché qui, à quatre-vingts ans, réinvente son art.Sa dernière grande œuvre est la chapelle du Rosaire de Vence (1948-1951), qu'il conçoit intégralement — vitraux, fresques, mobilier, chasubles — comme un cadeau à la religieuse dominicaine qui l'avait soigné pendant sa maladie. Il mourut à Nice en 1954, à quatre-vingt-quatre ans. Picasso, apprenant la nouvelle, se serait tu longuement, puis aurait murmuré : « Il n'y a plus que moi maintenant. »
Rue Henri Moissan
patrimoineRue Henri Rol-Tanguy
histoireOuvrier métallurgiste communiste, Henri Tanguy (1908-2002) était commissaire politique dans les Brigades internationales durant la guerre d'Espagne. En 1940, Tanguy entra dans la clandestinité et contribua à la naissance de l'organisation spéciale (OS) communiste, puis à la mise en place des Francs-tireurs et Partisans français (FTP) un peu plus tard. Le 5 juin 1944, il devint le chef d'état-major Forces françaises de l'Intérieur (FFI) de l'Île-de-France. Il prit alors le pseudonyme de « Rol » et diriga l'insurrection de Paris au mois d'août. Avec le général Philippe Leclerc (1902-1947), il reçut la capitulation du général allemand Dietrich von Choltitz (1894-1966).
Rue Honoré de Balzac
patrimoineRue Ignacio Zuluaga
cultureNé à Eibar au Pays basque espagnol, fils et petit-fils d'orfèvres et de damasquineurs réputés qui décoraient les armes de luxe de la Cour d'Espagne, Ignacio Zuloaga (1870-1945) y Zabaleta grandit dans un univers d'artisanat exigeant qui forgea son goût du travail précis et du noir intense. Il se forma d'abord à Madrid en copiant Vélasquez et Goya au Prado, puis vint à Paris de 1889 à 1893 : il y fréquenta Gauguin, Toulouse-Lautrec, Degas, et se lia à jamais au monde artistique français, où il exposa toute sa vie. Ses tableaux à l'atmosphère sombre et tragique connurent rapidement un immense succès en Europe du Nord et aux États-Unis — les collectionneurs américains s'arrachaient ses toiles pour leurs grandes fondations. Face à Joaquín Sorolla, peintre de la lumière méditerranéenne et de la joie de vivre, Zuloaga incarnait au contraire « l'Espagne noire » : paysages arides de Castille, femmes en deuil, danseuses gitanes au regard sombre, taureaux dans la poussière ocre. Grand amateur de tauromachie (il fut lui-même torero à ses heures dans sa jeunesse), il donna à la corrida ses plus poignants tableaux : Veille de course de taureaux (1898), Mes cousines, La Victime de la fête. Il fut aussi le portraitiste officiel de la Génération de 98, cette génération intellectuelle espagnole qui repensa son pays après le désastre colonial : Unamuno, Manuel de Falla, mais aussi Maurice Ravel, Anatole France, Colette posèrent devant son chevalet. Sa position politique fut plus controversée : il soutint Franco pendant la guerre civile (1936-1939) et lui offrit son portrait officiel, ce qui ternit ensuite sa réputation en France. Il mourut à Madrid en 1945. Un musée lui est aujourd'hui consacré à Zumaia, sur la côte basque, dans son ancienne maison-atelier face à la mer.
Rue Irène et Frédéric Joliot-Curie
sciencesEn 1926, Jean Frédéric Joliot (1900-1958) épousa Irène Joliot-Curie (1897-1956). Elle est la fille du physicien français Pierre Curie (1859-1906), mort dans un accident de circulation, et de la physicienne polonaise Maria Skłodowska (1867-1934), décédée des suite de son exposition prolongée à des rayonnements radioactifs. Tout comme le couple Skłodowska-Curie, les Joliot-Curie obtinrent le prix Nobel de physique pour leurs recherches sur la radioactivité. Militants de gauche très impliqués en politique, les Joliot-Curie participèrent au développement des grandes institutions de recherche scientifique française : le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique, fondé en 1939) et le CEA (Commissariat à l'Énergie Atomique, fondé en 1945). Frédéric Joliot décéda d'une maladie du foie tandis que le destin fit qu'Irène Curie mourut des mêmes complications que sa mère.
Rue Jacques Brissot
histoirePendant la Révolution française, Jacques Pierre Brissot (1754-1793) était considéré comme étant à la tête du parti des Girondins. Il s'opposa énergiquement à l'exécution de Louis XVI réclamée par les Montagnards, mais sans succès. Sous la Convention, le Comité de Salut Public le déclara "ennemi de la Révolution" et le condamna à la peine capitale. Après une évasion avortée aux portes de Paris, il fut exécuté avec de nombreux autres Girondins le 30 octobre 1793.
Rue Jacques Callot
patrimoineRue Jacques Daguerre
sciencesD'abord peintre puis décorateur de théâtre, Louis Daguerre (1787-1851) est connu ses inventions en matière de photographies. En 1822, il inventa le diorama, méthode combinant l'éclairage avant et arrière d'une toile peinte pour reconstituer le cycle jour-nuit. Plus tard, il devint l'associé de Nicéphore Niepce (1765-1833), ingénieur parvenu à fixer les images sur un support en 1826 (Point de vue du gras, voir image). Suite au décès de ce dernier, Daguerre poursuivit seul, déposant le brevet du premier procédé photographique en 1837, appelé le daguerréotype. Ce procédé, dont le support consiste en une surface polie d'argent pur, fut révélé au public en 1839 sous l'impulsion de François Arago, qui se cache quelque part à Magudas. Mais pourquoi rue Jacques Daguerre et non pas Louis Daguerre ? Est-ce parce que son nom de naissance est Louis-Jacques-Mandé Daguerre ?
Rue Jacques Gabriel
patrimoineRue Jacques Tati
cultureRien ne destinait Jacques Tati (1907-1982), grand escogriffe d'un mètre quatre-vingt-onze, petit-fils d'un général comte russe émigré et fils d'un encadreur d'art parisien, à devenir l'un des plus grands cinéastes du monde. Jacques Tatischeff — son vrai nom — passa d'abord par le rugby (il joua au Racing Club de France) puis par les music-halls où il inventa dans les années 1930 des numéros de pantomime sportive stupéfiants : il mimait à lui seul un match de tennis, un combat de boxe, une partie de rugby, un cheval au galop, jusqu'à devenir une gloire des cabarets parisiens. Colette, son admiratrice, écrivit qu'il avait « créé quelque chose de tout à fait extraordinaire, à savoir un athlète imaginaire ».Il ne réalisa que six longs métrages en trente-cinq ans. Six seulement — mais chacun est un monument. Jour de fête (1949) invente sur la place d'un village le facteur cycliste François, jamais rassuré face à la vitesse américaine. Puis vient Les Vacances de Monsieur Hulot (1953), où naît son double éternel : silhouette efflanquée, chapeau, pipe, parapluie, gabardine trop courte, démarche à la fois pressée et suspendue. Hulot ne parle presque pas. Il traverse le monde moderne comme un enfant curieux et perpétuellement en retard, faisant apparaître, par sa seule présence, tout ce que ce monde a d'absurde. Suivront Mon Oncle (1958), critique féroce et tendre de la modernité pavillonnaire — Oscar du meilleur film étranger —, puis le vertigineux Playtime (1967), tourné dans un immense décor de verre et d'acier que Tati fit construire à ses frais dans la banlieue parisienne : « Tativille ». Le film le ruina. C'est aujourd'hui l'un des films préférés des cinéastes du monde entier (Wes Anderson, David Lynch, Roy Andersson, Miyazaki en font une référence obsessionnelle).Tati était un maniaque du son. Dans ses films, on entend chaque pas, chaque grincement de porte, chaque tintement de couvert, chaque bruit de machine — la musique du monde moderne devient une partition comique. Il retravaillait ses bandes-son pendant des mois. Il retouchait, remontait, ajoutait des détails invisibles qui n'apparaissent qu'à la dixième vision. Playtime comporte des scènes où des dizaines de gags se déroulent simultanément dans le même plan — comme dans une toile de Bruegel — et où le spectateur doit choisir où poser son regard.Après la ruine de Playtime, il ne réalisa plus que Trafic (1971) et le tardif Parade (1974), commande de la télévision suédoise. Il mourut en 1982 dans une relative discrétion, sans jamais avoir été richement récompensé de son vivant en France. Sa réhabilitation viendra après, portée par les cinéastes plus que par le public. Aujourd'hui, la silhouette de Hulot est reconnue dans le monde entier au même titre que Chaplin ou Buster Keaton — comme si un immense inventeur du burlesque s'était glissé, discrètement, entre les tours de verre et les ronds-points de nos vies.
Rue Jasmin
patrimoineRue Jean Baldé
patrimoineRue Jean-Baptiste Carpeaux
patrimoineRue Jean-Baptiste Chardin
patrimoineRue Jean-Baptiste Clément
cultureFils d'un meunier de l'Oise, le jeune Jean-Baptiste Clément (1836-1903) monta à Paris travailler comme ouvrier boulanger puis employé de commerce, avant de trouver dans la chanson populaire sa véritable vocation. Républicain fervent, opposant résolu au Second Empire, il collabora à plusieurs journaux socialistes et se produisit dans les cafés-concerts et les goguettes — ces sociétés chantantes populaires du XIXᵉ où l'on composait et lançait, souvent le verre à la main, des couplets satiriques et engagés. Ses publications lui valurent plusieurs procès et l'obligèrent à se réfugier un temps en Belgique, où il composa en 1866 la mélancolique chanson qui allait faire sa gloire éternelle, Le Temps des cerises, sur une mélodie d'Antoine Renard : « Mais il est bien court le temps des cerises / Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant / Des pendants d'oreille… / Cerises d'amour aux robes pareilles / Tombant sous la feuille en gouttes de sang. » Simple chanson d'amour printanière à l'origine, elle deviendrait bientôt l'hymne éternel de la Commune. De retour en France, Clément fut en 1871 élu délégué du 18ᵉ arrondissement à la Commune de Paris, défendit les barricades de Montmartre, et vécut au premier rang la répression versaillaise. La Semaine sanglante entre les dimanches 21 et 28 mai — près de 20 000 morts fusillés dans les rues de Paris — lui inspira une chanson bouleversante du même nom. Sur les dernières barricades tenues rue Fontaine-au-Roi, il croisa une infirmière communarde inconnue, une certaine Louise ; en 1885, il lui dédia officiellement Le Temps des cerises, faisant définitivement basculer la chanson d'amour dans la mémoire révolutionnaire. Condamné à mort par contumace en 1874, il s'exila à Londres — rejoignant la longue tradition française des poètes proscrits, sur les traces d'Hugo à Guernesey — jusqu'à l'amnistie générale de 1879. Il rentra alors à Paris, poursuivit son œuvre (plus de 400 chansons au total) et milita jusqu'à sa mort en 1903. Ses cendres reposent au Père-Lachaise, à quelques mètres du Mur des Fédérés où furent fusillés les derniers Communards. Détail savoureux : la comptine que les enfants du monde entier chantent encore, Dansons la Capucine, est en réalité une composition satirique de Clément (1868), reprenant l'air du chant révolutionnaire La Carmagnole. Une satire dissimulée derrière des airs de goguette — la marque du chansonnier militant, qui savait toujours danser sur le fil.
Rue Jean-Baptiste Corot
patrimoineRue Jean-Baptiste Greuze
patrimoineRue Jean Berha
culturePilote motocycliste et automobile d'origine niçoise, Jean Marie Behra (1921-1959) disputa notamment le championnat du monde de Formule 1 de 1951 à 1959. Comptabilisant 53 départs en Grand Prix pour 56 engagements contre seulement 3 forfaits, il disparut tragiquement lors d'une épreuve sur le circuit de l'AVUS à Berlin.
Rue Jean Bouin
cultureSpécialiste de la course de fond, l'athlète marseillais Jean Bouin (1888-1914) remporta successivement trois Cross des nations, à l'époque considéré comme le championnat du monde de la discipline. Son palmarès compte également une médaille d'argent aux Jeux olympiques d'été de 1912 sur 5 000 mètres ainsi que sept records du monde sur différentes distances et durées.
Rue Jean Deris
patrimoineRue Jean Dupérier
patrimoineJean Dupérier (??? -1685) peut être considéré comme l'un des fondateurs de Saint-Médard en y construisant le premier moulin à poudre, point de départ pour fonder la poudrerie nationale. Il mourut accidentellement à la poudrerie qu'il avait développé suite à une explosion.
Rue Jean Fragonard
patrimoineRue Jean Giono
patrimoineRue Jean Giraudoux
patrimoineRue Jean Goujon
cultureSculpteur de la Renaissance française dont on ignore presque tout de la jeunesse — probablement né en Normandie vers 1510 —, Jean Goujon (vers 1510 – vers 1567) fut l'un des plus grands artistes de son siècle. Il fit ses premières armes à Rouen, puis monta à Paris où il s'illustra rapidement au service d'Henri II et de l'aristocratie parisienne. Son art combine une admiration profonde pour l'Antique — étudié directement dans ses moulages — et une grâce italienne empruntée aux maniéristes de Florence : élongation gracieuse des corps, drapés mouillés qui semblent chanter, contrapposto élégant. Trois chefs-d'œuvre absolus, toujours visibles à Paris, en témoignent : la Fontaine des Innocents (1547-1549), dont les nymphes drapées à l'antique sont le sommet du maniérisme français ; les majestueuses Cariatides du Louvre (1550), quatre grandes femmes qui soutiennent une tribune de musiciens ; et l'ensemble du décor sculpté de la Cour carrée du Louvre, réalisé en étroite collaboration avec l'architecte Pierre Lescot — les deux hommes formèrent le duo fondateur de la Renaissance architecturale française. Il grava aussi son fameux bas-relief des Quatre Saisons pour l'hôtel Carnavalet. Mais Goujon était protestant, et les persécutions religieuses eurent raison de sa position à la Cour : dès l'ouverture des guerres de Religion vers 1562, il partit s'exiler à Bologne, en Italie, où il mourut cinq ou six ans plus tard, oublié. Sa postérité n'en fut pas moins immense : ses nymphes, ses cariatides et ses drapés antiques deviendront des modèles pour toute la sculpture classique française du XVIIᵉ siècle — Girardon, Coysevox et les grands sculpteurs de Versailles n'ont jamais cessé de le regarder.
Rue Jean-Henri Fabre
sciencesInstituteur à l'âge de 19 ans, Jean-Henri Fabre (1823-1915) devint un naturaliste reconnu doublé d'un poète talentueux. Il était spécialiste en entomologie (l'étude des insectes) dont il releva avec une grande précision le comportement, ouvrant la voie à l'ethologie moderne (l'étude du comportement des animaux dans leur milieu naturel). Dans son œuvre "Souvenirs entomologiques", voilà comment Fabre témoigne de sa première rencontre avec un champignon : "Le sol est matelassé de mousse. Dès les premiers pas sur le moelleux tapis, un champignon est aperçu, non étalé encore et pareil à un œuf laissé là par quelque poule vagabonde. C'est le premier que je cueille, le premier qu'entre mes doigts je tourne et je retourne, m'informant un peu de sa structure avec cette vague curiosité qui est l'éveil de l'observation." La forêt n'est pas loin, allez vous aussi vous émerveiller de la nature !
Rue Jean-Jacques Rousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Rue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Mermoz
sciencesEn mai 1930, Jean Mermoz (1901-1936) traverse l'Atlantique-Sud à bord de son avion le Latécoère-28, baptisé Comte-de-La-Vaulx, en décollant de Saint-Louis du Sénégal. Pendant tout le vol, il a été aidé par des moyens radio (Télégraphie Sans Fil ou T.S.F.) et radionavigation. Il a pu, en volant au ras de l'eau, franchir les énormes cumulo-nimbus du "Pot-au-Noir", au dessus de l'équateur. À la suite de cet exploit, l'Aéropostale (compagnie aérienne fondée en 1927 et dissoute en 1933 - année de la création d'Air France) établit de manière définitive la liaison par air entre Toulouse et Santiago du Chili, pour un vol de quatre jours et demi ! Deux aviateurs proches d'ici ont poursuivi l'exploit... les trouverez-vous ?
Rue Jean Nicot
sciencesSaviez-vous que Jean Nicot (1530-1604) était considéré comme l'introducteur du tabac en France ? Ambassadeur français au Portugal, il fit envoyer en 1560 de la poudre de tabac à Catherine de Médicis afin qu'elle puisse en administrer à son fils souffrant, le roi François II. C'est en l'honneur de Nicot que Carl von Linné choisit de nommer Nicotiana le genre auquel appartient l'espèce tabac. Le nom scientifique du tabac est donc Nicotiana tabacum. On comprend mieux l'origine du terme nicotine...
Rue Jean-Paul Sartre
culturePhilosophe, romancier, dramaturge, essayiste, journaliste politique — Jean-Paul Sartre (1905-1980) fut l'intellectuel le plus influent de la France de l'après-guerre, incarnation même de la figure de « l'intellectuel engagé ». Sa pensée, l'existentialisme, se résume en une formule fulgurante : « L'existence précède l'essence ». Autrement dit, l'être humain ne naît pas avec un but ou une nature définis ; il est d'abord une existence libre, condamnée à se choisir à chaque instant. Ses actes construisent, jour après jour, ce qu'il est — jusqu'à la mort, qui le fige enfin dans une essence. Cette philosophie de la liberté et de la responsabilité éclate dans son grand œuvre philosophique L'Être et le Néant (1943), et se déploie dans ses romans (La Nausée, 1938), ses pièces (Huis clos, Les Mains sales), et sa splendide autobiographie Les Mots (1964). Politiquement, Sartre incarne dès la fin de la guerre une gauche radicalement critique du capitalisme occidental. Longtemps compagnon de route du Parti communiste sans jamais y adhérer, il rompt avec l'URSS après l'écrasement de la révolte hongroise en 1956, puis avec toute forme d'orthodoxie communiste après l'invasion de la Tchécoslovaquie en 1968. Il se rapproche alors des mouvements gauchistes issus de Mai 68, dont il partage un temps le maoïsme. Cette trajectoire l'opposa à son ami de jeunesse Raymond Aron, philosophe libéral et atlantiste — d'où la formule célèbre : « Il vaut mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron. » En 1964, il refuse le prix Nobel de littérature, geste inédit dans l'histoire : « Un écrivain doit refuser de se laisser transformer en institution. » Sa vie sentimentale et intellectuelle fut inséparable de celle de Simone de Beauvoir, avec qui il scella en 1929 un pacte de couple libre, sans mariage, mais avec une complicité à vie qui durera cinquante-et-un ans. Ils reposent ensemble au cimetière du Montparnasse.
Rue Jean-Pierre Florian
patrimoineRue Jean Richepin
patrimoineRue Jean Valmy-Baysse
patrimoineSecrétaire général de la Comédie française, le saint-médardais, Jean Valmy Baysse (1874-1962) était également un écrivain talentueux.
Rue Jean Vilar
patrimoineRue Jean Zay
patrimoineRue Joséphine Baker
patrimoine...
Rue Joseph Vieilleville
patrimoineJoseph Vieilleville (???-???) était un chirurgien de saint-médard. Il était le gendre du notable Jacques Thevenard, maire de la ville entre 1830 et 1831 et dont un parent, également un ancien maire, possède une rue sur la commune ? Savez vous de qui il s'agit ? Est-ce une erreur dans le nom de la rue ou est-ce que Joseph Villevieille était une personnalité locale ? Quoiqu'il en soit, n'hésitez pas à vous rendre sur la route du Feydit pour en apprendre plus sur le domaine de Vieilleville.
Rue Jules Delaube
patrimoineAdjoint au maire de la commune de 1908 à 1914.
Rue Jules Ferry
histoireJules Ferry (1832-1893) fut un homme d'état très influent de la Troisième République. En 1881, il fit promulguer les célèbres lois Ferry qui assurèrent désormais que l'instruction publique (et non l'école) serait gratuite et obligatoire de 6 à 13 ans. Victime de plusieurs tentatives d'assassinats, il resta handicapé de nombreuses années à cause d'une balle dans la poitrine. En termes de système éducatif, les lois Ferry sont dans la continuité de la loi de 1881 déclarant que chaque commune se doit de posséder une école primaire. Cette loi de 1881 fut proposé par François Guizot (1787-1874), que vous retrouverez dans l'histoire de la révolution de 1848, rue de Lamartine...
Rue Jules Gravey
patrimoineMembre d'une ancienne famille de Saint-Médard, Jules Gravey (???-???) fonda une société de secours mutuel qu'il présida plus de 25 années. Ce type d'organisations visait à stimuler l'entraide entre les adhérents pour réduire l'impact de problèmes allant de la santé au chômage, un embryon de la sécurité sociale.
Rue Jules Guesde
patrimoineRue Jules Ladoumègue
cultureNé à Bordeaux, l’athlète Jules Ladoumègue (1906-1973) était un spécialiste des courses de demi-fond. Surnommé "Julot", Ladoumègure fut sélectionné en équipe de France de 1926 à 1931. Médaillé d'argent du 1 500 m lors des Jeux Olympiques de 1928, il améliora six records du monde sur des distances allant du 1 000 m au 2 000 m entre 1930 et 1931. Radié à vie en 1932 par la fédération pour "faits de professionnalisme" après avoir perçu de l'argent de la part d'organisateurs. La presse ironisa sur l'hypocrisie cette décision, pointant du doigt que beaucoup d'autres formes de cadeaux acceptés par la plupart des athlètes ressemblent à s'y méprendre à des cachets. Le 10 novembre 1935, Julot courrut seul de la Porte Maillot à la Place de la Concorde devant 400 000 personnes venues le soutenir, comme une mesure de sa popularité. Par la suite, il anima des émissions sportives à la radio nationale jusqu'à publier son autobiographie "Dans ma foulée" en 1955. Il disparut des suites d'un cancer de l'estomac à l'âge de 66 ans.
Rue Jules Massenet
cultureAprès avoir obtenu deux premiers prix (piano et fugue), le compositeur Jules Massenet (1842-1912) remporta le prestigieux Grand Prix de Rome à 21 ans avec sa cantate David Rizzio. Il séjourna par la suite à la villa Médicis, où il composa une grande partie de son répertoire. En 1869 il fut nommé professeur de composition au Conservatoire de Paris, fonction qu’il occupa jusqu’en 1896. Ce fut au cours de cette période qu'il composa ses opéras les plus appréciés parmi lesquels Thaïs (1894), qui fut dix ans après sa sortie, et Don Quichotte (1910) qui enthousiasma le public. Massenet s'éteignit des suites d'un cancer à soixante-dix ans. Le style de Massenet, avec son goût prononcé pour les sujets religieux et un sens naturel de la mélodie, le rapproche de Charles Gounod. D'ailleurs, savez-vous où se trouve la rue de ce dernier ?
Rue Kléber Ferron
patrimoineUn certain Kléber Ferron naquit dans la commune du Temple en 1922 et mourut à Chelan, dans le Gers, en 1976. Est-ce de lui dont il s'agit ? Plus d’informations à venir...
Rue Lamartine
histoireD'abord poète célébré — les Méditations poétiques le rendirent illustre à trente ans —, Alphonse de Lamartine (1790-1869) devint sur le tard un politicien redouté pour son éloquence. Élu député en 1833, il se fit connaître par des discours retentissants sur la question sociale : après la révolte des canuts lyonnais, il dénonça dans un discours resté célèbre « l'horrible volcan sur lequel l'industrie repose » — formule qui frappait les esprits mais agaçait une Chambre bourgeoise que ses envolées mystiques laissaient sceptique. Quand la Monarchie de Juillet s'effondre le 24 février 1848, Lamartine se retrouve, presque malgré lui, à la tête du gouvernement provisoire. Le lendemain, à l'Hôtel de Ville, une foule en armes exige que le drapeau rouge, symbole insurrectionnel, remplace le tricolore. Lamartine s'y oppose dans un discours improvisé qui reste l'un des grands moments d'éloquence du XIXᵉ siècle : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. » Chef de facto de la jeune République, il fit abolir l'esclavage dans les colonies et la peine de mort en matière politique — deux mesures dont l'écho dépasse largement son court passage au pouvoir. L'euphorie de février tourne court. La fermeture des ateliers nationaux, ces chantiers publics créés pour employer les chômeurs parisiens, déclenche en juin 1848 une insurrection ouvrière — les Journées de Juin — matée dans le sang par le général Cavaignac. Lamartine, débordé par des événements qu'il ne maîtrise plus, perd tout crédit auprès du peuple qui l'avait porté en triomphe quatre mois plus tôt. La chute est vertigineuse. À l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, celui qui avait proclamé la République ne recueille que 17 910 voix — 0,23 % —, humilié par Louis-Napoléon Bonaparte (5,4 millions de voix, 74 %). Dans son propre département de Saône-et-Loire, il n'obtient que 1 501 voix contre 27 121 pour Bonaparte. Sa carrière politique s'achève là, aussi vite qu'elle s'était imposée. Il retourne à la littérature et finit sa vie criblé de dettes, vendant sa plume au plus offrant pour survivre — lui qui, quelques décennies plus tôt, écrivait déjà dans L'Isolement son goût pour l'arrachement et la fuite : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Lavoisier
patrimoineRue Lebon
patrimoineRue Léo Lagrange
patrimoineRue Léonard de Vinci
patrimoineRue Louis Barthou
patrimoineRue Louis Blanc
histoirePoliticien socialiste, Louis Blanc (1811-1882) pointa très tôt du doigt la misère sociale du prolétariat sous la Monarchie de Juillet (mortalité infantile élevée, bas salaires). Membre du gouvernement provisoire de Lamartine après la révolution de 1848, il soutint la loi d'abaissement de la durée de travail de 12 à 10h par jour. Le patronat réagit en fermant les usines, ce qui décupla le chômage dans Paris et força le gouvernement à créer des "ateliers nationaux". Ces ateliers faisaient effectuer des travaux de voiries contre un salaire. Malgré les efforts de Blanc, en charge de ses ateliers, les opposants conservateurs réussirent à saper l'avancée des travaux et l'opinion populaire (retard d’approvisionnement, contre-ordres). Il s'en suit une défaite des républicains face aux conservateurs lors des élections d'avril 1848 organisées par le gouvernement provisoire. Si Lamartine fut élu parce que les conservateurs voyaient en lui, à tort, un conservateur malin et non un républicain (c'était un bourgeois), ce ne fut pas le cas de Blanc. Suite au renversement de Lamartine en juin 1848, il fut contraint de s'exiler pendant 20 ans en Belgique et en Angleterre, jusqu'à la chute du Second Empire. De retour en politique, il œuvra à construire la Troisième République aux côtés de Clémenceau (qui est à Caupian) et de Gambetta (à Gajac).
Rue Louis Blériot
sciencesLouis Charles Joseph Blériot, (1872-1936) était ingénieur et aviateur. En 1907, il effectua son premier vol sur un avion de sa conception et trois ans plus tard (1910), il obtint le brevet français de pilote n°1. Ce brevet, supprimé depuis 2020, autorisait des pilotes non-professionnels à voler jusqu'à 30 km autour de l’aérodrome de rattachement. Blériot produisit de nombreux prototypes d'avions mais c'est avec le Blériot XI (image) qu'il partit accomplir l’exploit du franchissement de la Manche, le 25 juillet 1909. Son périple, effectué à 100 m d'altitude, dura 37 minutes pour un parcours de 35 km, soit une vitesse voisine de 60 km/h.
Rue Louis Braille
patrimoineRue Louis Cayx
patrimoine...
Rue Louis Daubenton
sciencesLe naturaliste Louis Jean-Marie D’Aubenton (1716-1799) fut un pionnier en matière d'anatomie comparée, notamment pour l'étude des quadrupèdes et des fossiles. Il fut le tout premier directeur du Museum d'Histoire Naturelle de Paris, élu et non nommé comme c'était le cas pour ces prédécesseurs (les surintendants du roi). N'hésitez pas à chercher un autre ancien directeur qui se cache non loin d'ici et surtout, si vous avez un potager, plantez du choux Daubeton, c'est délicieux !
Rue Louis Daubeton
sciencesLe naturaliste Louis Jean-Marie Daubenton (1716-1799) fut un pionnier en matière d'anatomie comparée, notamment pour l'étude des quadrupèdes et des fossiles. Il fut le tout premier directeur du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, élu et non nommé comme c'était le cas pour ses prédécesseurs. N'hésitez pas à chercher un autre ancien directeur qui se cache non loin d'ici et surtout, si vous avez un potager, plantez du chou Daubenton, c'est délicieux !
Rue Louis David
patrimoineRue Louis Jouvet
patrimoineRue Louis Maurel
patrimoineRue Lucie et Raymond Aubrac
patrimoineRue Madame Roland
histoireJeanne Marie Phlipon (1754-1793), épouse de Jean-Marie Roland de La Platière (1734 -1793), était une activiste politique pendant la Révolution française. Dans les salons parisiens, elle conforta la cohésion du parti des Girondins grâce à ses nombreux contacts et elle porta son mari au cœur de la vie politique. Trop proche des Girondins, elle fut arrêtée et exécutée comme nombre d'entre eux pendant la Terreur, n'ayant pas choisi de fuir au contraire de son mari... Et vous, qu'auriez-vous fait ?
Rue Magellan
patrimoineRue Maizonnobe
patrimoineMaire de la commune de pour quelques mois en 1870, puis de 1871 à 1878.
Rue Marc Bloch
patrimoineRue Marcel Cerdan
cultureC'est sur le ring placé au milieu de la salle de bal du café familial à Casablanca (Maroc) que Marcel Cerdan (1916-1949) s'initia à la boxe anglaise sous l'impulsion de son père. Passé professionnel en 1933, il acquiert le surnom de "bombardier marocain" et d' "homme aux mains d'argiles". Plusieurs fois sacré champion de France et deux fois champion d'Europe (catégories des poids moyens), Cerdan atteignit des sommets en remportant 1948 en devenant champion du monde. Compagnon d'Édith Piaf, sa notoriété dépassa le cadre sportif au point d'apparaître dans plusieurs œuvres cinématographiques. Il était également un footballer talentueux, au point d'avoir été sélectionné en équipe nationale marocaine. Cerdan disparut aussi soudainement que tragiquement au cours de l'accident aérien du vol Paris-New York de la nuit du 27 octobre 1949.
Rue Marcellin Berthelot
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Marcel Proust
patrimoineRue Marconi
sciencesSept ans après la découverte des ondes radios par Henrich Hertz (1857-1894), l'inventeur Guglielmo Marconi (1874-1937) réalisa ses premières expériences de télégraphie sans fil (TSF - méthode de communication basée sur l'utilisation des ondes radios et l'alphabet morse). Aidé par les travaux de Branly que vous trouverez non loin d'ici, il améliore la technique de Hertz pour émettre et recevoir des ondes. N'étant pas soutenu par le gouvernement italien, il poursuivit ses travaux en Angleterre. Le 12 décembre 1901, Marconi réalisa la première transmission radio transatlantique entre Poldhu (Angleterre) et Saint-Jean de Terre-Neuve (Canada) ! Il partagea avec l'allemand Ferdinand Braun (1850-1918) le prix Nobel en 1909 pour leur développement de la TSF. Ce prix va au-delà de l'aspect communication, puisque la TSF permis de mettre en évidence les propriétés électromagnétiques de la ionosphère (réflexion des ondes radios). Marconi était originaire de Bologne en Italie, ce qui explique que l'aéroport de la région porte son nom. Pourquoi ne pas aller découvrir cette belle région ?
Rue Marguerite-Elie Guadet
histoireRévolutionnaire originaire de Saint-Emilion, Marguerite-Élie Guadet (1758-1794) fut élu député à l'assemblée Législative (successeur de l'assemblée Constituante, elle-même issue de la débâcle des Etats-Généraux convoqués par Louis XVI en 1789). Guadet fut l'un des fondateurs du parti des Girondins, ce qui lui valut d'être l'un des premiers exécutés pendant la Terreur.
Rue Marguerite Élie Guadet
histoireRévolutionnaire originaire de Saint-Emilion, Marguerite-Élie Guadet (1758-1794) fut élu député à l'assemblée Législative (successeur de l'assemblée Constituante, elle-même issue de la débâcle des Etats-Généraux convoqués par Louis XVI en 1789). Guadet fut l'un des fondateurs du parti des Girondins, ce qui lui valut d'être l'un des premiers exécutés pendant la Terreur. Ironiquement, un autre révolutionnaire du quartier vécut de 1758 à 1794... le trouverez-vous ?
Rue Marguerite Yourcenar
patrimoineRue Maria Callas
cultureNée à New York de parents grecs, la soprano Maria Kalogeropoulos (1923-1977) décida à quatorze ans de rentrer en Grèce avec sa mère et sa sœur pour y poursuivre ses études de musique. Entrée à l'opéra d'Athènes en 1941, elle fut remarquée aux Arènes de Vérone en 1947 dans La Gioconda de Ponchielli, où le chef Tullio Serafin la prit sous son aile. Ce fut le début de sa carrière italienne : d'abord des rôles dramatiques et lourds — Turandot de Puccini, ou l'Isolde wagnérienne de Tristan et Isolde —, puis, tournant décisif, la découverte du bel canto italien avec Les Puritains de Bellini. Voix dramatique capable pourtant d'une souplesse et d'une virtuosité inouïes, elle réinventa des partitions oubliées (Cherubini, Spontini, Donizetti), qu'elle rendit à jamais siennes. Sous la direction du metteur en scène Luchino Visconti, notamment dans La Traviata à la Scala en 1955, elle imposa une révolution : Callas ne chantait pas les rôles, elle les vivait, avec une intensité théâtrale qui bouleversa l'opéra du XXᵉ siècle. Sa carrière prit un tournant en 1962 : usée par le surmenage, marquée par sa passion tragique pour l'armateur Aristote Onassis — qui l'abandonna en 1968 pour épouser Jackie Kennedy —, elle perdit peu à peu son étendue vocale, qui avait atteint les trois octaves. Elle mourut seule à Paris en 1977, à cinquante-trois ans, dans son appartement de l'avenue Georges-Mandel. Actrice admirable doublée d'une musicienne inspirée, la Divina a profondément marqué l'évolution du théâtre lyrique — au point que, presque un demi-siècle après sa mort, aucune soprano ne peut interpréter Norma ou Violetta sans que son ombre plane encore.
Rue Marqueyrol
patrimoineRue Martin Balade
patrimoineRue Maryse Bastié
patrimoineRue Maryse Hilsz
patrimoineRue Maurice Cayrou
patrimoineRue Maurice Duport
patrimoineConseiller municipal. Plus d'infos à venir.
Rue Maurice François
patrimoine...
Rue Maurice Lestage
patrimoine...
Rue Maurice Ravel
cultureCompositeur au caractère indépendant et énigmatique, Maurice Ravel (1875-1935) laissa derrière lui une œuvre à son image, entre esthétiques de l’avenir et du passé, loin des querelles entre modernistes et traditionalistes de son temps. Admirateur d'Erik Satie (que vous trouverez non loin d'ici), Ravel resta aussi à l’écart de la révolution portée par Arnold Schoenberg (1874-1961) que de l’académisme de la Schola Cantorum (dont le fondateur est également à quelques rues d'ici), ce qui lui valut de nombreux échecs. Son écriture musicale, souvent comparée à celle de Debussy (lui aussi tout proche...), fut qualifiée d'être d’une "sincérité désarmante" par son professeur Gabriel Fauré (1845-1924). L'inspiration de Ravel prend racine aussi bien chez les maîtres que dans la musique noire américaine comme le jazz et le blues ou encore la musique hispanique. Cette influence hispanique - sa mère étant d'origine espagnole - se ressent particulièrement dans le célèbre ballet pour orchestre en ut majeur de 1928 : Boléro. Ravel réalisa un catalogue de 111 œuvres, dont une grande majorité de chefs-d’œuvre, avant qu'une atrophie cérébrale ne l'empêche de s'exprimer pour les quatre dernières années de sa vie.
Rue Maurice Utrillo
patrimoineRue Maurouard
patrimoineRue Maximilien Fitte
patrimoineAdjoint au maire Antonin Larroque de 1925 à 1941. Savez-vous d'ailleurs où se trouve la rue de ce maire ?
Rue Meste-Verdié
cultureAntoine Verdié (1779-1820) Meste Verdié, le poète gascon Issu d'une famille modeste bordelaise, Antoine Verdié était grenadier dans la garde nationale quand il commença à écrire des vers. Ses mimes et déclamations publiques, servis d'une gouaille irrésistible et d'un sens aigu de la satire des bourgeois affectés, le rendirent rapidement populaire sur les places de Bordeaux. Le peuple le baptisa affectueusement « Meste Verdié » — « Maître Verdié » en gascon, titre de respect populaire donné aux artisans et personnages estimés. Fondateur de la Société des Poètes Gascons, il publia entre 1815 et 1820 comédies et poèmes dans sa langue maternelle, contribuant à maintenir vivant le gascon à une époque où le français officiel gagnait du terrain sur les langues régionales. Son plus grand poème, Alexis ou l'Infortuné Laboureur, débute ainsi : « D'aou coustat de Bourdeoux, tiran capat la Lande, / Dens un petit endreyt qu'à peine on pot cita, / Un sage labourur d'aou cantoun de Marmande, / Aprés bien das rebers y bingut l'habita. / N'aouré jamey sourtit d'aou loc de sa néchence, / Si das machans besins, jaloux de soun bounhur, / Ne l'abében fourçat, per lur impertinence, / A quitta de sous paeys l'asile protectur. » (Du côté de Bordeaux, en tirant vers la Lande, / dans un petit endroit qu'à peine on peut citer, / un sage laboureur du canton de Marmande, / après bien des revers y vint l'habiter. / Il n'aurait jamais quitté le lieu de sa naissance, / si de méchants voisins, jaloux de son bonheur, / ne l'avaient pas forcé, par leur impertinence, / à quitter de son pays l'asile protecteur.) Grand humoriste populaire, satiriste des riches et des affectés, Meste Verdié fut à sa manière un précurseur du Félibrige — le grand mouvement de renaissance des lettres occitanes qu'allaient fonder Frédéric Mistral et ses amis en 1854, trente-quatre ans après sa mort. Il mourut à seulement quarante et un ans, en 1820, à Bordeaux. Il repose dans la mémoire du peuple bordelais comme un des derniers grands ambassadeurs d'une langue à la fois populaire, rieuse et savoureuse.
Rue Michel Crauste
patrimoineRue Montgolfier
sciencesEn 1782, les ardéchois Joseph-Michel et Jacques-Étienne Montgolfier (1740/1745-1810/1799) constatèrent qu'une chemise fermée placée au dessus d'une cheminée s'élève ! En avril 1783, après de nombreuses expériences à leurs frais, ils réussirent à faire s'élever un ballon gonflé d’air chaud à 1000 mètres d’altitude, ce qui attira l’attention de l'Académie Royale des Sciences. En septembre 1783, à Versailles, ils réitèrent l'expérience devant la cour en embarquant cette fois un mouton, un coq et un canard dans la nacelle (le roi Louis XVI avait interdit à quiconque de risquer sa vie). Les animaux atterirent 3 kilmomètres plus loin sains et saufs, ce qui motiva l'essai du premier vol captif le 17 octobre 1783 ! Les Montgolfier ayant du promettre à leur père de ne jamais monter dans leur ballon, ce fut le physicien Jean-François Pilâtre de Rozier (1754-1785) qui embarqua, s'élevant à plus de 100 mètres ! Le dernier pas fut franchi le 21 novembre 1783 avec le premier vol de l'histoire (image), Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes ayant voyagé sur 8 kilomètres en 20 minutes, et cela "sans avoir éprouvé la plus légère incommodité". Pour en savoir plus sur les ballons, c'est au bout de la rue !
Rue Nelson Mandela
patrimoineRue Newton
sciencesQui n'a pas jamais remarqué que les objets tombent ? Pourtant, c'est au savant anglais Isaac Newton (1642-1727) que l'on doit la formulation mathématique de la loi de gravitation universelle. Publiée dans "Philosophiae naturalis principia mathematica" en 1687, cette loi stipule que deux objets s'attirent d'autant plus qu'ils sont massifs et proches l'un de l'autre. Derrière ce concept de "Force gravitationnelle", Newton unifie les problèmes de trajectoires planétaires et balistiques. En effet, un boulet de canon lancé suffisamment vite (11 km/s = 40 000 km/h) peut être satellisé autour de la Terre à l'image de la Lune ! Newton introduisit pour cela des flèches mathématiques (les vecteurs) et égalisa la force totale exercée sur un objet avec le produite masse par accélération de cet objet (2ème loi de Newton, la 1ère loi étant la reformulation mathématique du principe d'inertie de Galilée). Nous lui devons aussi le principe d'action-réaction (3ème loi, la force d'un objet sur un autre et égale à celle de l'autre sur l'un), et de nombreuses travaux d'optique sur la décomposition de la lumière par un prisme (phénomène de l'arc-en-ciel) et le développement d'instruments astronomiques à miroir (télescopes, par opposition aux lunettes qui ne contiennent que des lentilles comme vous verrez avec Galilée).
Rue Nicolas Poussin
patrimoineRue Pablo Picasso
patrimoineRue Parmentier
sciencesC'est probablement au pharmacien Antoine Parmentier (1737-1813) que le célèbre hachis doit son nom. D'origine modeste, il s'engagea jeune dans l'armée en tant qu’apothicaire. Cette fonction, précieuse pour l'armée, lui valut d'être libéré au cours d'échanges de prisonniers les 5 fois où il fut capturé par l'ennemi au cours de la Guerre de Sept ans (1756-1763). Ses incarcérations furent pour lui l'occasion de goûter à la bouillie de pomme de terre. Déjà connue par les français, la pomme de terre avait l'image d'un légume fade et farineux pour la noblesse. Après la guerre, Parmentier intégra l’hôpital des Invalides où Louis XVI l'autorisa à résidence pour se consacrer à ses recherches. Amélioration de la préparation du pain, de l'appertisation (voir rue Appert), étude du sucre de canne, des raisins, des farines, des produits laitiers, Parmentier s'intéressa à tout ce qui touche à la nutrition (mais également à la question de l'hygiène comme la qualité de l'air ou le nettoyage des "fosses d'aisance"). Ayant pu apprécier toutes les qualités de la pomme de terre (nutrition et culture), il entreprit des actions de promotions du légume (publication, grands dîners...) et elle devint peu à peu un élément important de l'alimentation des français. Homme de science dédié à ses travaux, Parmentier ne fonda aucune famille mais reposa sur l'assistance de sa sœur qui l'aida dans ses nombreux projets.
Rue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Berninet
patrimoineMaire de la commune en 1815 puis de 1821 à 1830.
Rue Paul Broca
patrimoineRue Paul Cézanne
patrimoineRue Paul Claudel
patrimoineRue Paul Dethomas
patrimoineMort au combat pendant la Première Guerre Mondiale, Paul Dethomas (?-?) appartenait à une famille saint-médardaise. C'est sur la propriété familiale, rachetée par la commune, qu'est construit le Collège François Mauriac. Vous voyez certainement où il se trouve, mais qu'en-est-il de la rue François Mauriac ?
Rue Paul Doumer
histoireIssu d'un milieu très modeste, Paul Doumer (1857-1932) s'engagea en politique après une courte carrière comme enseignant et journaliste. Entre 1897 et 190, il exerça les fonctions de gouverneur d'Indochine (ancienne colonie française du sud-est de l'Asie correspondant au Cambodge, Laos et Viet-nâm actuels). Il acquit une grande renommée pour la rigueur et la qualité de son administration (fiscalité, aménagement). De retour en France, il se présenta sans succès à l'élection présidentielle de 1906 et poursuivit de développer ses idées politiques au sein des mouvements de gauche. Contributeur à la fondation de la société des Nations, il fut honorer du prix Nobel de la paix en 1920. L'instabilité politique courante sous la Troisième République, le conduit à la présidence du Sénat en 1927 puis à la plus haute fonction de l'état en 1931 lorsqu'il fut élu président de la République face à Aristide Briand (sa rue est dans le quartier, cherchez bien). Son mandat ne dura qu'une année à peine, Doumer étant victime d'un assassinat par balle (image de droite) perpétré par un anticommuniste russe. Le coupable fut guillotiné et l'épouse du défunt déclina une inhumation au panthéon en disant : "Ils me l'ont pris toute sa vie, ils me l'ont tué. Je veux au moins être avec lui dans la mort".
Rue Paul Gauguin
patrimoineRue Paul Langevin
sciencesPhysicien parisien, Paul Langevin (1872-1946) formula la fonction de Langevin qui décrit l'influence de la température (agitation thermique) sur les milieux paramagnétiques (Il s'agit de matériaux qui, sous l'action d'un champ magnétique extérieur, s'aimantent dans le même sens que ce champ, par opposition aux milieux diamagnétiques qui s'y opposent, ou aux ferromagnétiques qui présentant une aimantation permanente comme les aimants). C'est également lui qui formalisa l'équation de Langevin, qui modélise le mouvement brownien des particules (par exemple une molécule d'eau dans un verre d'eau, voir image) en introduisant une force aléatoire dite stochastique. Communiste et fervent opposant au régime de Vichy (il perdit son poste), il présida la Ligue des Droits de l'Homme de 1944 à sa mort. Son petit-fils épousa la petite fille de Pierre Curie (1859-1906), qui avait été le professeur de Langevin. La physique, une histoire de familles ? Cherchez donc les Joliot-Curie près du stade...
Rue Paul Rivet
patrimoineRue Paul Valéry
patrimoineRue Philippe François
patrimoineSaint-Médardais (???-1962) qui mourut dans la ville de Bab-el-oued pendant la guerre d'Algérie.
Rue Pierre Benoît
patrimoineRue Pierre Curie
sciencesDans l'ombre immense de Marie, on oublie souvent son mari Pierre Curie (1859-1906). C'est pourtant un physicien de premier rang, l'un des plus brillants de son temps, et sans lui l'histoire du radium n'aurait sans doute jamais été écrite. Né à Paris dans une famille de médecins libres-penseurs, Pierre Curie n'est jamais allé à l'école. Son père, jugeant l'instruction publique trop rigide pour ce fils rêveur et lent à l'écrit, se charge lui-même de son éducation, dans le jardin familial et devant les vitrines des herboristes. Il apprend en observant la nature, en dessinant les fleurs, en démontant les mécanismes. À 16 ans, il entre à la Sorbonne. À 21, il est agrégé de physique. Avec son frère Jacques, il fait sa première grande découverte à 21 ans : certains cristaux — comme le quartz — produisent un courant électrique quand on les comprime, et se déforment quand on leur applique une tension. C'est la piézoélectricité. Découverte élégante et discrète, dont personne ne mesure alors la portée : elle équipe aujourd'hui les briquets, les montres à quartz, les échographies, les capteurs de smartphones, les sonars. Un siècle et demi plus tard, notre monde vibre littéralement au rythme de sa trouvaille de jeunesse. Il consacre ensuite quinze ans à étudier le magnétisme, formule la fameuse loi de Curie — qui décrit comment les matériaux magnétiques se comportent en fonction de la température — et découvre la température de Curie, au-delà de laquelle un aimant perd ses propriétés. Ces travaux lui vaudront enfin son doctorat, à 36 ans seulement. Il est brillant, mais lent, désintéressé, absorbé par ses expériences. Il travaille dans un laboratoire misérable à l'École de physique et chimie de Paris. Il refuse la Légion d'honneur, refuse les mondanités, refuse à peu près tout ce qui ressemble à un honneur. En 1894, un ami lui présente une jeune Polonaise venue étudier à Paris : Maria Skłodowska. Elle cherche un laboratoire pour ses recherches sur le magnétisme, il en cherche une pour partager sa vie. Ils se marient en 1895 — voyage de noces à vélo à travers la France, chacun un baluchon sur le porte-bagages. Pierre a 36 ans, Marie 27. Naît alors l'un des couples scientifiques les plus féconds de l'histoire. Quand Marie décide d'explorer les mystérieux rayons de l'uranium découverts par Becquerel, Pierre abandonne ses propres recherches pour s'associer à elle. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage ni ventilation, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême. En 1898, ils isolent successivement deux nouveaux éléments : le polonium (baptisé en l'honneur de la patrie de Marie) et le radium. Ils inventent le mot « radioactivité ». Prix Nobel de physique en 1903 — que Pierre exige de partager avec Marie, alors que le comité voulait n'honorer que les hommes. Les mains couvertes de brûlures, épuisé par les longues heures de laboratoire, il souffre de douleurs osseuses de plus en plus violentes — les premiers effets, ignorés à l'époque, des rayonnements. Il continue pourtant : professeur enfin à la Sorbonne en 1904, élu à l'Académie des sciences en 1905. Il commence à peine à goûter la reconnaissance. Une rue sous la pluie. Le 19 avril 1906, à Paris, il traverse la rue Dauphine sous une pluie battante, distrait, épuisé, sans doute déjà malade. Il glisse. Un lourd fardier tiré par un cheval passe à cet instant : sa roue lui écrase le crâne. Il meurt sur le coup, à 46 ans. Marie ne s'en remettra jamais tout à fait ; elle poursuivra seule leurs travaux, obtiendra un second Nobel en son honneur autant qu'au sien. En 1995, presque un siècle après sa mort, il entre au Panthéon aux côtés de Marie. Sur son cercueil, quelques mots gravés — les seuls qui lui vont : physicien, savant, humble. On disait de lui qu'il aurait suffi qu'il tende la main pour recevoir toutes les gloires. Il ne l'a jamais tendue. C'est peut-être pour cela qu'on ne les lui a jamais retirées.
Rue Pierre de Coubertin
patrimoineRue Pierre Fresnay
patrimoineRue Pierre Hugon
sciencesCharentais de naissance, ingénieur civil devenu directeur de la Compagnie du gaz de Paris, Pierre Hugon (1824-1901) fait partie de ces pionniers de la mécanique française que l'histoire industrielle a laissés dans l'ombre du plus célèbre — en l'occurrence, son contemporain Étienne Lenoir. Pourtant, ce que Hugon inventa entre 1858 et 1862 fait de lui l'un des tout premiers artisans du moteur à combustion interne, cette technologie qui allait, un demi-siècle plus tard, révolutionner les transports du monde entier.L'histoire commence en 1858, à Paris. Cette année-là, alors que les ateliers tournent encore massivement à la vapeur, Hugon dépose le brevet français n° 210-212 « par rapport au pouvoir des moteurs par l'explosion de mélanges gaz/air ». Son principe : un cylindre à double effet alimenté par un mélange de gaz d'éclairage et d'air (13,5 volumes d'air pour 1 de gaz), enflammé alternativement des deux côtés du piston par deux petites veilleuses de gaz — solution ingénieuse qui contournait les problèmes d'allumage électrique dont souffrait alors la machine concurrente de Lenoir. Le résultat : un moteur fixe destiné aux manufactures, promettant de remplacer les lourdes chaudières à vapeur. Le slogan commercial de Hugon, resté célèbre dans les archives industrielles, tenait en une phrase : « Dépense garantie au frein de 1 500 à 1 800 litres de gaz par force de cheval et par heure. »Le moteur Hugon fut effectivement commercialisé — c'est le deuxième moteur à combustion interne produit dans l'histoire, juste après celui de Lenoir. Il équipa plusieurs manufactures parisiennes dans les années 1860. Hugon poursuivit ses recherches en déposant en 1860, 1861 et 1862 de nouveaux brevets, cette fois pour des moteurs mobiles, préfigurant les usages qui deviendraient courants avec la voiture automobile un quart de siècle plus tard. Le grand savant Jean-Augustin Barral consacra en 1863 un long article de la Revue des deux mondes à décrire sa mécanique.Comme souvent en histoire des techniques, la postérité fut ingrate. Le moteur Hugon fut vite éclipsé par le moteur à quatre temps de Nikolaus Otto (1867, médaille d'or à l'Exposition universelle de Paris), puis par la véritable révolution du moteur à essence qui allait porter les noms de Daimler et Benz. Pierre Hugon mourut à Paris en 1901, presque oublié, alors même que les premières voitures commençaient à envahir les rues de la capitale — filles lointaines de ce moteur à gaz qu'il avait imaginé quatre décennies plus tôt, dans le bruit et la fumée des ateliers du Second Empire.
Rue Pierre Lasserre
patrimoinePierre Lasserre (???-1814) était un médecin qui contribua activement à l'administration de la commune pendant la période de la Révolution française , de Consulat puis du Premier Empire. Il mourut d'ailleurs l'année de abdication de Napoléon Ier.
Rue Pierre Loti
patrimoineRue Pierre Mauroy
patrimoineRue Pierre Ramond
patrimoineMaire de la commune entre 1947 et 1953. Les 26 avril et 3 mai 1953, ont lieu les nouvelles élections municipales. Les électeurs saint-médardais sont invités à choisir leurs vingt-trois conseillers d'après la liste d'Union républicaine pour la défense des intérêts communaux avec Pierre Ramond, la liste d'Union ouvrière et paysanne avec Léon Delord et la liste d'Entente républicaine et socialiste amenée par Albert Menaut. Dès le premier tour, quatre conseillers sont élus : Ramond, Montignac, Chazeau et Dussédat. Pour le second, chaque liste qui doit comprendre dix-neuf candidats est remaniée. Au soir du 3 mai, vingt-deux conseillers sont élus sur la première liste et un seul sur la deuxième, René Lestage. Le 10 mai 1953, Christian Dussédat est élu maire par dix-sept voix sur vingt-deux, avec pour premier adjoint Pierre Ramond (qui ne souhaitait pas renouveler son mandat de maire), pour second adjoint René Puyo et pour adjoints supplémentaires André Montignac et Aurel Chazeau.
Rue Pierre Vergniaud
histoireGrand acteur de la Révolution française, Pierre Victurnien Vergniaud (1753-1793) était le président de l'assemblée Législative lorsque le roi Louis XVI vint s'y réfugier avant d'abdiquer au profit de la Première République. Membre du parti des Girondins, il s'opposa à l’exécution du roi mais vota finalement la peine capitale à son encontre. En tant que président de la Convention (l'assemblée qui succéda à la Législative, ouvrant le régime de la Première République) lors de ce vote fatidique, c'est à lui qu'incomba la rédaction de l’ordonnance de mise à mort. Quelques mois plus tard, Vergniaud est lui-même condamné avec de nombreux autres Girondins et se rendit à la guillotine le 31 octobre 1793.
Rue Prosper Mérimée
patrimoineRue Raoul Dufy
patrimoineRue Raoul Larche
patrimoineRue Raymond Aron
culturePhilosophe, sociologue et journaliste — éditorialiste du Figaro pendant trente ans —, Raymond Aron (1905-1983) fut l'une des grandes consciences politiques et intellectuelles de la France du XXᵉ siècle. Issu d'une famille juive alsacienne, camarade de promotion à Normale sup de Jean-Paul Sartre (avec qui il partagea l'amitié la plus intime avant les brouilles politiques d'après-guerre), il rejoignit Londres dès 1940 pour devenir rédacteur en chef de La France libre, la grande revue de la France libre. Dans l'après-guerre, alors que l'intelligentsia française majoritaire se rangeait derrière l'URSS, Aron devint le spectateur engagé — titre d'un de ses livres — de la Guerre froide : anticommuniste ferme, libéral au sens philosophique, défenseur des démocraties parlementaires, il incarna un courant profondément minoritaire dans une France intellectuelle largement gagnée aux idéaux marxistes. Son grand essai L'Opium des intellectuels (1955) fut un pamphlet célèbre contre la fascination communiste de ses collègues — dont Sartre, précisément. La postérité résuma cette fracture par la formule fameuse : « Il vaut mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron. » Aron aurait souri : elle disait tout ce contre quoi il avait lutté. Il n'en poursuivit pas moins une œuvre immense — Paix et Guerre entre les nations (1962), traité fondateur des relations internationales, Les Étapes de la pensée sociologique, cours à la Sorbonne devenu classique, et ses splendides Mémoires (1983), best-seller inattendu publié peu avant sa mort. Pour Aron, savoir et action n'étaient pas incompatibles : « La possession du savoir objectif, si elle n'est peut-être pas indispensable, est à coup sûr favorable à une action raisonnable. » Il fut réhabilité tardivement, dans les années 1970-1980, comme la conscience lucide et libérale de son siècle. Sa fin fut à l'image de sa vie : il mourut d'une crise cardiaque au Palais de Justice de Paris, le 17 octobre 1983, alors qu'il venait témoigner en faveur d'un journaliste attaqué en diffamation. Il mourut en défendant la liberté de la presse — meilleur épilogue possible pour l'éditorialiste qu'il n'avait cessé d'être.
Rue René Dongey
patrimoineRue René Laënnec
patrimoineRue Robert Koch
patrimoineRue Roland Garros
sciencesPratiquant intensément le sport pour lutter contre une pneunomie attrapée dans sa jeunesse, le réunionnais Roland Garros (1888-1918) se classa 15ème au Tour de France de 1907 alors qu'il étudiait à HEC. L'école lui ayant financé des cours de pilotage (onéreux à l'époque), Garros décida d'entamer une carrière d'aviateur après avoir été diplômé en 1910. Voulant marquer l'histoire, il traversa la Méditerranée en 1913, reliant Fréjus à la Tunisie aux commandes de son Morane-Saulnier H. Malgré quelques difficultés techniques, il réalisa la première traversée en solitaire et sans escale de la mer Méditerranée. Mobilisé lors de la Première Guerre mondiale comme nombres d'aviateurs, il développa en 1915 un système de tir au travers des hélices qui améliora les performances de la chasse française. Capturé avec son appareil la même année, Garros dut collaborer avec l'ingénieur allemand Anthony Fokker (1890-1939) au perfectionnement de son système. Il réussit à s'échapper en 1918, regagna la France et reprit les airs mais fut abattu quelques mois plus tard, à quelques semaines de la fin du conflit et à un jour de son trentième anniversaire.
Rue Romain Gary
patrimoineRue Ronsard
patrimoineRue Rosemonde Gérard
patrimoineRue Sainte-Beuve
patrimoineRue Saint-Exupéry
patrimoineRue Serge Noailles
patrimoineFervent défenseur de la culture populaire, Serge Noailles (1937-1958) fut notamment à la tête d'une troupe de théâtre amateur de la commune. Issu d'une famille modeste, ce saint-médardais très apprécié mourut au combat en Algérie.
Rue Siéyès
histoireL'abbé Emmanuel-Joseph Sieyès (1748-1836) participa à la Révolution française, au point de se faire élire au Directoire (Assemblée de la Première République au pouvoir de 1795 à 1799). Soutenant le coup d'état de Napoléon Bonaparte en 1799, il devint Consul Provisoire sous le Consulat (1799-1804) puis termina sa carrière au Sénat Conservateur sous le Premier Empire (1804-1814) avant de se retirer des affaires après la défaite de l'Empereur.
Rue Simone Signoret
patrimoineRue Stendhal
patrimoineRue Sully Prud'homme
patrimoineRue Theobald Turon
patrimoinePharmacien doublé d'un écrivain régionaliste, Théobald Turon (???-1945) vécut sa vie entière sur la commune.
Rue Théophile Gautier
patrimoineRue Thiers
histoireOriginaire de Marseille, l'avocat et journaliste Adolphe Thiers (1797-1877) soutint la prise de pouvoir du roi Louis-Philippe en 1830 et prit part au gouvernement de la Monarchie de Juillet. En 1840, il fut contraint de démissionner de son poste de président du Conseil à cause d'une politique étrangère agressive (sauf envers le Royaume-Uni). Mis à l'écart pendant la révolution de 1848, Thiers revint au premier plan politique sous le Second Empire, en tant que député de l'opposition. Critique envers l'empereur, il vota contre l'entrée en guerre contre le Prusse en 1870 ce qui lui permit de prendre la tête de l'exécutif provisoire après défaite de la France à Sedan. La république tout juste proclamée reprendre l'avantage et Thiers fit ratifier l'armistice, ce qui entraîna la cession de l'Alsace-Lorraine et la reconnaissance d'une dette de 5 milliards de francs au profit de la Prusse. Dans les semaines suivantes, Thiers réprima violemment une insurrection parisienne (Commune de Paris) de républicains qui se soulevèrent contre une assemblée nationale à majorité monarchiste. Finalement, Thiers remporta les élections d'avril 1871 (avec le soutien de Ferry et Clémenceau que vous rencontrez non loin d’ici) et devint le premier président de la Troisième République. Rapidement mis en minorité à l'assemblée, il céda à la pression des monarchistes et démissionna de ses fonction en 1873.
Rue Thomas Edison
sciencesEn 1835, James Bownman Lindsay (1799-1862) dévoila publiquement la première ampoule électrique : une "source lumineuse constante qui permet de lire un livre à une distance d'un pied et demi" (soit 50 cm). Bien plus tard, Thomas Edison (1847-1931) déposa un brevet sur l'ampoule, qu'il avait lui-même amélioré en ajoutant une fibre de coton carbonisé permettant d'allonger la durée de vie et d'en diminuer le cout de fabrication. Avec ce brevet, il put se lancer dans l'élaboration de réseaux d'éclairage public, le premier voyant le jour dans les beaux quartiers de New York en 1882. Edison exerça de nombreux métiers (dès l'âge de 9 ans) avant de devenir télégraphiste. Ce fut en autodidacte qu'il mit au point la télégraphie sous-marine, dont la vente du brevet lui permis de fonder un laboratoire de recherche industrielle à Menlo Park (New Jersey, Etats-Unis) en 1876. Avec son équipe, il inventa le phonographe, le premier appareil capable d'enregistrer la voix humaine, ce qui lui valut le surnom de "sorcier de Menlo Park" !
Rue Toulouse-Lautrec
patrimoineRue Toussaint Balestic
patrimoineMaire de la commune entre les années 1870 et 1871.
Rue Ulysse Maleyran
patrimoine....
Rue Václav Havel
patrimoineRue Victor Grignard
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Rue Vincent d'Indy
cultureAyant découvert et appris la musique auprès de sa grand-mère, Vincent d'Indy (1851-1931) passa sa vie à composer, jouer, orchestrer et transmettre sa passion. Profondément ancré dans les traditions, il admirait le style germanique de Wagner et les anciens maîtres français dont il réédite certaines œuvres. Malgré son admiration pour Debussy, qui se trouve non loin d'ici, Vincent d'Indy resta loin du genre que celui-ci insufflait à l'époque. Il se consacra également à l'enseignent, domaine dans lequel Vincent d'Indy fut particuliérement prolifique tant par le nombre de cours que le nombre d'ouvrages didactiques qu'il rédigea. Il fonda même une école en 1894, la Schola cantorum, au sein de laquelle il eut de nombreux élèves. Néanmoins, chaque année depuis sa plus tendre enfance, ce travailleur infatiguable partait se ressourcer dans les Cévennes, montagnes de son cœur où il se fit construire une résidence : le château des Faugs.
Rue Vital Lauba
patrimoineVital Lauba (1857-1948) était un animateur de Sociétés Agricoles.
Rue Vivaldi
cultureDestiné à la prêtrise par sa famille, le Vénitien Antonio Vivaldi (1678-1741) fut très tôt admis à la Chapelle ducale grâce à ses talents de violoniste, transmis par son père. Ordonné prêtre en 1703 à vingt-cinq ans, il fut connu de toute l'Europe sous le surnom pittoresque de il Prete Rosso — « le Prêtre roux », en raison de sa flamboyante chevelure. Une santé fragile (probablement une asthme sévère depuis l'enfance) l'empêcha d'exercer pleinement son ministère : il devint alors maître de violon et compositeur en résidence à l'Ospedale della Pietà, célèbre orphelinat vénitien pour jeunes filles. Il y dirigea un orchestre réputé dans toute l'Europe, composant sans relâche aussi bien pour les concerts dominicaux qu'offrait l'hospice que pour ses élèves. Ses tournées européennes, où il apparaissait souvent en interprète de ses propres œuvres, assurèrent une immense diffusion à sa musique. Son catalogue vertigineux dépasse les 700 compositions, dont plus de 500 concertos et 45 opéras. Prenez quelques minutes pour vous laisser bercer par l'Estro armonico (« L'invention harmonique », 1711), la Stravaganza (« L'extravagance », 1714), ou surtout les célébrissimes Quattro Stagioni (« Les Quatre Saisons », 1723), quatre des douze concertos réunis sous le titre Il cimento dell'armonia e dell'inventione — « Le combat entre l'harmonie et l'invention ». Ironie tragique : ce musicien encensé de son vivant mourut misérable à Vienne en 1741, enterré à la fosse commune de l'hôpital des pauvres — puis presque entièrement oublié pendant deux siècles, avant d'être redécouvert au XXᵉ siècle grâce à la mise au jour de ses manuscrits à Turin. Aujourd'hui, ses Quatre Saisons sont l'œuvre classique la plus jouée au monde. Il aura fallu à Vivaldi trois siècles pour retrouver sa gloire — mais quelle gloire.
Rue William Chaumet
patrimoineRue Yves du Manoir
cultureD'origine normande, le joueur de rugby Yves Le Pelley Dumanoir (1904-1928), dit Yves du Manoir, mourrut à l'âge de 23 ans aux commandes de son avion. Le sportif polytechnicien bénéficia très tôt d'une grande popularité, à la fois en dépit et en raison de la brièveté de sa vie. Un grand nombre de stades et de rues portent son nom, à l'image du stade olympique de Colombes (région parisienne), emblème du rugby, qui fut renommé stade Yves du Manoir quatre mois après sa mort, ou encore à travers le challenge Yves du Manoir, créé en 1931.
Square du 19 Mars 1962
histoireColonisée en 1830 par les français, l'indépendance de l'Algérie n'a été accordé qu'à la suite d'une éprouvante guerre qui dura de 1954 à 1962. Le 18 mars 1962 furent ratifiés les accords d'Evian qui mirent fin au conflit et se traduisirent le lendemain, 19 mars, par un cessez-le-feu. Par le passé, ce square abritait une statue qui a été retravaillé et déplacé ailleurs sur la commune. Savez-vous où elle se trouve aujourd'hui ?
Square Renée Monchany
patrimoinePour l'école de Magudas, Renée Monchany (1934-2011) est plus qu'une personne, c'est une part entière de son histoire. Elle vit se construire l'école grâce aux efforts du couple Carrié, y fut écolière, enseignante puis directrice. La retraite ne l'empêcha pas de revenir de temps à autre pour partager quelques connaissances et larges sourires avec les enfants, comme certains d'entre nous s'en souviennent. Au début des années 2000, elle contribua au changement de nom de l'école, passant d'"école élémentaire de Magudas" à "école élémentaire Pierre et Maïa Carrié".
Voie du CAEPE
patrimoineVoie Jean Ferrat
cultureÂgé de onze ans lorsque son père fut déporté à Auschwitz, d'où il ne revint jamais, Jean Tenenbaum (1930-2010) échappa au même destin grâce à l'aide de militants communistes. Cette enfance marquée par la Shoah et la Résistance forgera à jamais ses convictions. Il embrassa la carrière d'artiste, fit du théâtre avec Jean Vilar (1912-1971), puis se lança dans la chanson sous le nom de Jean Ferrat — pseudonyme choisi en clin d'œil à Saint-Jean-Cap-Ferrat, où il avait passé de belles vacances. Après avoir écrit des textes pour d'autres et chanté le répertoire d'Yves Montand dans les cabarets parisiens, il connut la consécration en 1960 avec Ma môme, imposant une forme de lyrisme populaire aux mélodies vibrantes et aux paroles exigeantes. Homme en colère contre les injustices de l'histoire et de la société, il dédia à l'Ardèche sa chanson La Montagne (1964) — avant de quitter réellement Paris en 1973, au sommet de sa gloire, pour s'installer à Antraigues-sur-Volane où il vivra jusqu'à sa mort, conseiller municipal de son village adopté. Artiste engagé aux côtés du Parti communiste français, il n'en fut pourtant jamais membre et prit ses distances quand il l'estima nécessaire, notamment après l'invasion de la Tchécoslovaquie en 1968. Souvent dérangeant, parfois iconoclaste, il connut de nombreux démêlés avec la censure de la radio et de la télévision. Plusieurs de ses chansons sont des adaptations de poèmes de Louis Aragon (1897-1982) — à l'image d'Aimer à perdre la raison (1971), sommet fragile d'un art qui refusait toujours de séparer l'émotion de l'intelligence.
Voie sans issue
patrimoine