Rues de Saint-Martin-la-Plaine
135 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Chambeyronne
patrimoineAllée de la Tour
patrimoineAllée des Cerisiers
patrimoineAllée des Collines
patrimoineAllée des Fartonnières
patrimoineAllée des Marronniers
patrimoineAllée des Merisiers
patrimoineAllée des Pins
patrimoineAllée des Pommiers
patrimoineAllée du Belvédère
patrimoineAllée du Crey de Cros
patrimoineAncienne-Voie-Ferrée-C.R.L.
patrimoineAncienne-Voie-Ferrée-de-la-F.O.L.
patrimoineAux Plantiers
patrimoineBoulevard de Verdun
patrimoineChemin de Beaulieu
patrimoineChemin de Boursefolle
patrimoineChemin de Fer
patrimoineChemin de la Bichette
patrimoineChemin de la Champagnière
patrimoineChemin de la Chevalière
patrimoineChemin de la Colache
patrimoineChemin de la Creuse
patrimoineChemin de la Danne
patrimoineChemin de La-Durantière
patrimoineChemin de la Grande Catonnière
patrimoineChemin de la Petite Catonnière
patrimoineChemin de la Provende
patrimoineChemin de Montjoint
patrimoineChemin de Piroche
patrimoineChemin des Alysses
patrimoineChemin des Châtaigniers
patrimoineChemin des Flaches
patrimoineChemin des Fontanes
patrimoineChemin de Trémolin
patrimoineChemin du Caillou Blanc
patrimoineChemin du Grand Féloin
patrimoineChemin du Grand Soulier
patrimoineChemin du Petit Feloin
patrimoineChemin du Pilât
patrimoineChemin du Plon
patrimoineChemin du Sud
patrimoineChemin Saint-Martin
patrimoineChemin sur la Ville
patrimoineCour des Miracles
patrimoineCoursière Chantelézard
patrimoineCoursière de Chantelézard
patrimoineDomaine du Parc
patrimoineHameau de la Bourdinière
patrimoineImpasse de l'Aqueduc
patrimoineImpasse de la Ronze
patrimoineImpasse de la Traverse
patrimoineImpasse de l'Église
patrimoineImpasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Impasse des Fruits
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Thuyas
patrimoineImpasse du Château
patrimoineImpasse du Munat
patrimoineImpasse du Noyer
patrimoineImpasse du Puits
patrimoineImpasse du Viaduc
patrimoineImpasse Pré Bayard
patrimoineLa Champagnière
patrimoineLa Côte du Munat
patrimoineLa Croix de Fer
patrimoineLieu-dit Bel Air
patrimoineLotissement Les Peupliers
natureMontée de Zévieux
patrimoinePassage Croix de Mission
patrimoinePassage de la Voûte
patrimoinePassage du 8 Mai 1945
patrimoinePlace de la Bascule
patrimoinePlace de la Croix de Mission
patrimoinePlace de la Paix
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Abricotiers
patrimoinePlace des Jeunes Conseillers
patrimoinePlace du 8 Mai 1945
patrimoinePlace Grenette
patrimoineRoute de Gitoux
patrimoineRoute de la Cula
patrimoineRoute de la Gare
patrimoineRoute-de-la-Plaine
patrimoineRoute de la Tour
patrimoineRoute de la Vigne
natureRoute de l'Europe
patrimoineRoute de Montbressieux
patrimoineRoute de Munat
patrimoineRoute de Popenot
patrimoineRoute de Sainte-Catherine
patrimoineRoute de Saint-Genis
patrimoineRoute de Saint-Martin
patrimoineRoute du Mas
patrimoineRue Antoine Boudard
patrimoineRue Antoine Goutagneux
patrimoineRue Antoine Marrel
patrimoineRue Antoine Seytre
patrimoineRue Béthenod
patrimoineRue Charles Meley
patrimoineRue Claude Bruyas
patrimoineRue Croix de Mission
patrimoineRue de Fontanes
patrimoineRue de la Cure
patrimoineRue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de la Manine
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