Rues de Saint-Martin-d'Ordon
38 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Autoroute du Soleil
patrimoineBois des Philipiers
patrimoineChein de la Chapelle
patrimoineChemin de Jouys aux Favreaux
patrimoineChemin de l'Orme à Bussy-le-Repos
patrimoineChemin des Faucheries
patrimoineChemin des Mulets
patrimoineFerme d'Arthey
patrimoineImpasse de la Ferme
patrimoineLa Charlotterie
patrimoineLa Mardelle Dorée
patrimoineLa Ragoterie
patrimoineLes Besnards
patrimoineLes Bouviers
patrimoineLes Chapiers
patrimoineLes Cointards
patrimoineLes Favereaux
patrimoineLes Hurets
patrimoineLes Jouys
patrimoineLes Martineaux
patrimoineLes Moreaux
patrimoineLes Renardeux
patrimoineLes Rochers
patrimoineLes Rosées
patrimoineLes Rousseaux
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
L'Orme
patrimoineMontfort
patrimoinePlace de l'Église
patrimoineRue de Bussy
patrimoineRue de Courtenay
patrimoineRue de Piffonds
patrimoineRue des Jouys
patrimoineRue des Petites Vignes
natureRue de Verlin
patrimoineRue du Fourneau
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue Saint-Loup
patrimoineSaint-Phal
patrimoine