Rues de Saint-Laurent-en-Gâtines
49 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Fossettes
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée Marc Paquignon
patrimoineAvenue de Grand Maison
patrimoineAvenue du 11 Novembre
patrimoineAvenue Gustave Moussu
patrimoineChemin de la Roulinière
patrimoineChemin des Charmes
patrimoineChemin des Fresnes
patrimoineChemin des Noisetiers
patrimoineChemin des Saules
patrimoineChemin du Temps
patrimoineChenusson
patrimoineImpasse de l'Isle
patrimoineImpasse des Loisirs
patrimoineImpasse du Long Bois
patrimoineImpasse du Stade
patrimoineImpasse du Vivier
patrimoineImpasse Sarah Bernhardt
patrimoineLa Barbottinière
patrimoineLa Bourdaisière
patrimoineLa Brosse
patrimoineLa Christinerie
patrimoineLa Faraudière
patrimoineLa Fontaine
patrimoineLa Goupillière
patrimoineLa Hallault
patrimoineL'Aître Barbier
patrimoineLa Logerie
patrimoineLa Poterie
patrimoineLa Potterie
patrimoineLe Petit Bois
patrimoineLes Arpents
patrimoineLes Foucauderies
patrimoineL'Hortière
patrimoineLieu Dit Chenusson
patrimoinePlace du 8 Mai
patrimoinePlace du 8 Mai 1945
patrimoineRue de la Tour Carré
patrimoineRue de la Tour Carrée
patrimoineRue des Sociétés
patrimoineRue de Villeneuve
patrimoineRue du Chemin Vert
patrimoineRue du Commerce
patrimoineRue du Long Bois
patrimoineRue du Sentier
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Louise Labbé
patrimoineSquare Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.