Rues de Saint-Lambert
265 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
9e Rang
patrimoineAllée de Glycine
patrimoineAllée de la Grange
patrimoineAllée des Champs
patrimoineAllée des Fleurs
patrimoineAllée des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Allée des Merles
patrimoineAllée des Mésanges
patrimoineAllée des Pinsons
patrimoineAllée des Rossignols
patrimoineAllée des Rouges-Gorges
natureCette petite boule de plumes brunes au poitrail orange vif qui vous observe, tête penchée, pendant que vous bêchez le potager, c'est lui : Erithacus rubecula, le rouge-gorge familier. S'il vous suit à la trace, ce n'est pas par affection mais par opportunisme — à l'origine, il escortait les sangliers qui fouissaient le sol et faisaient remonter vers et insectes. Rareté chez les oiseaux, il chante presque toute l'année, y compris en plein hiver ; sa voix flûtée et un peu triste résonne dans les matins gris de novembre alors que tous les autres se sont tus. Sous ses airs mignons, c'est une petite terreur : territorial jusqu'à l'obsession, il chasse sans pitié tout intrus, y compris ses propres congénères, et il n'est pas rare qu'un rouge-gorge meure tué par un autre rouge-gorge. Le folklore chrétien raconte qu'il aurait pris cette teinte en tentant de retirer une épine de la couronne du Christ, tachant sa poitrine à jamais. Dans le monde anglo-saxon, il est indissociable de Noël — vous le verrez sur toutes les cartes de vœux britanniques. Sa vie est brève, deux ans en moyenne. Mais pendant ces quelques saisons, il aura chanté sans relâche, tenu son bout de haie contre vents et marées. Peu d'oiseaux méritent autant qu'on leur laisse une place.
Allée des Sources
patrimoineAllée des Tulipes
patrimoineAllée du Château
patrimoineAllée du Lavoir
patrimoineAutoroute René-Lévesque
patrimoineAvenue Achin
patrimoineAvenue Alexandra
patrimoineAvenue Argyle
patrimoineAvenue Berkley
patrimoineAvenue Bétournay
patrimoineAvenue Birch
patrimoineAvenue Cadzow
patrimoineAvenue Casgrain
patrimoineAvenue Cleghorn
patrimoineAvenue Curzon
patrimoineAvenue d'Alsace
patrimoineAvenue d'Anjou
patrimoineAvenue d'Artois
patrimoineAvenue de Bedford
patrimoineAvenue de Bolton
patrimoineAvenue de Brixton
patrimoineAvenue de Bromley
patrimoineAvenue de Charente
patrimoineAvenue de Dulwich
patrimoineAvenue de la Gironde
patrimoineAvenue de la Moselle
patrimoineAvenue de Lombardie
patrimoineAvenue de Merton
patrimoineAvenue de Mortlake
patrimoineAvenue de Navarre
patrimoineAvenue de Normandie
patrimoineAvenue de Picardie
patrimoineAvenue de Putney
patrimoineAvenue de Rothesay
patrimoineAvenue de Sanford
patrimoineAvenue des Ardennes
patrimoineAvenue des Pyrénées
patrimoineAvenue de Stanley
patrimoineAvenue de Touraine
patrimoineAvenue d'Irvine
patrimoineAvenue d'Isère
patrimoineAvenue du Béarn
patrimoineAvenue du Berri
patrimoineAvenue du Finistère
patrimoineAvenue du Régent
patrimoineAvenue du Rhône
patrimoineAvenue Durocher
patrimoineAvenue Edison
patrimoineAvenue Étienne-Truteau
patrimoineAvenue Filion
patrimoineAvenue Fort
patrimoineAvenue Hall
patrimoineAvenue Henry
patrimoineAvenue Hickson
patrimoineAvenue Kerr
patrimoineAvenue Lemoyne
patrimoineAvenue Lorne
patrimoineAvenue Macaulay
patrimoineAvenue Maple
patrimoineAvenue Mercille
patrimoineAvenue Merton
patrimoineAvenue Notre-Dame
patrimoineAvenue Oak
patrimoineAvenue Pine
patrimoineAvenue Rivermere
patrimoineAvenue Saint-Charles
patrimoineAvenue Saint-Denis
patrimoineAvenue Sainte-Hélène
patrimoineAvenue Saint-Laurent
patrimoineAvenue Townshend
patrimoineAvenue Victoria
patrimoineAvenue Walnut
patrimoineAvenue Whimbey
patrimoineAvenue Wickham
patrimoineBoulevard Churchill
patrimoineBoulevard de l'Union
patrimoineBoulevard de Montrose
patrimoineBoulevard Desaulniers
patrimoineBoulevard Houde
patrimoineBoulevard Marie-Victorin
patrimoineBoulevard Plamondon
patrimoineBoulevard Queen
patrimoineBoulevard Simard
patrimoineBoulevard Sir-Wilfrid-Laurier
patrimoineCarré Gertrude-Émard
patrimoineChemin de la Baigne
patrimoineChemin de la Bondinière
patrimoineChemin de la Conterie
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de la Gréardière
patrimoineChemin de la Haie
patrimoineChemin de la Loge
patrimoineChemin de la Messe
patrimoineChemin de la Petite Sauvagère
patrimoineChemin de la Plaine
patrimoineChemin de la Valette
patrimoineChemin de Mardet
patrimoineChemin des 4e-et-5e-Rangs Est
patrimoineChemin des Hogues
patrimoineChemin des Mézerets
patrimoineChemin de Tuile
patrimoineChemin du Charme et du Carosse
patrimoineChemin du Cimetière
patrimoineChemin du Val Blaize
patrimoineChemin Jean Racine
patrimoineChemin sous Vertcœur
patrimoineChemin Tiffin
patrimoineCoulée verte
patrimoineCroissant de Navarre
patrimoineÉcluse de St-Lambert
patrimoineImpasse de Germanville
patrimoineLa Riveraine
patrimoinePetite Voie du Fleuve
patrimoinePlace Cartier
patrimoinePlace d'Amboise
patrimoinePlace de Chambord
patrimoinePlace de Chaumont
patrimoinePlace de Fontainebleau
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoineSymbole de la République et cœur administratif de la commune, la mairie est née directement de la Révolution française — c'est le décret du 14 décembre 1789 qui créa les communes modernes, dont chacune, aujourd'hui encore, se rassemble autour de son « hôtel de ville ». Le mot mairie est d'origine médiévale — il apparaît dans le polyptyque d'Irminon, ouvrage de droit rédigé par un abbé de Saint-Germain-des-Prés au IXᵉ siècle. Il désignait alors le maire, régisseur d'un domaine agricole. Le terme a longtemps coexisté avec d'autres formes — le consul dans le Midi de la France, l'échevin dans le Nord, le prévôt des marchands à Paris, tous chargés d'administrer leur cité selon des règles propres à chaque province. La France d'avant 1789 était une mosaïque de coutumes où chaque bourg avait son mode de gouvernement local. Tout bascule avec la Révolution. Le décret du 14 décembre 1789 abolit d'un trait toutes ces institutions anciennes et crée, pour la première fois dans l'histoire française, 44 000 communes dotées d'une structure identique : un conseil municipal élu et un maire à sa tête. C'est l'un des grands actes fondateurs de la France moderne — la naissance de la commune comme cellule élémentaire de la République. La loi de 1884 achèvera cette œuvre en garantissant définitivement les libertés municipales. Longtemps improvisée — dans une maison particulière louée, chez un notaire, chez le maire lui-même, parfois même à l'auberge du village —, la mairie ne s'est fixée dans un bâtiment propre qu'au fil du XIXᵉ siècle. La loi de 1837 est la première à imposer aux communes l'entretien d'un « hôtel de ville ou local affecté à la mairie ». À partir de là, les municipalités françaises se lancent dans la construction de ces édifices sobres et solennels qu'on connaît partout : perron surélevé, drapeau tricolore, buste de Marianne, devise « Liberté, Égalité, Fraternité » en façade. L'architecture des mairies suit l'esprit du temps. Au XIXᵉ siècle, elles s'inspirent souvent des hôtels de ville d'Ancien Régime — colonnes, frontons, campaniles — pour affirmer la dignité républicaine. Beaucoup adoptent le triptyque symbolique de la République : la mairie, l'école, le monument aux morts, souvent regroupés autour d'une même place, formant le « forum républicain » que la loi Ferry sur l'instruction obligatoire (1881-1882) et la Grande Guerre viendront compléter. À l'intérieur, la salle du conseil municipal est le lieu du débat démocratique local. La salle des mariages — souvent la plus belle pièce, ornée du buste de Marianne et de tableaux allégoriques — reste aujourd'hui, pour beaucoup de Français, le seul lieu institutionnel dans lequel ils entreront de leur vivant. C'est aussi à la mairie qu'on déclare une naissance, qu'on reconnaît un enfant, qu'on enregistre un décès, qu'on vote aux élections locales, régionales, présidentielles et européennes. En temps de crise — inondation, tempête, épidémie —, elle devient le centre de coordination de la commune. Elle est aujourd'hui le seul bâtiment public obligatoire dans chaque commune française : plus de 34 000 mairies quadrillent le territoire, du village de 20 habitants aux métropoles millionnaires. Toutes ont, à leur porte, la même plaque tricolore et le même mot inscrit — République française. Peu de nations ont un maillage démocratique aussi dense. La place de la Mairie est probablement, avec la place de l'Église, l'un des noms de lieu les plus répandus du pays. Les deux se répondent souvent, à quelques pas l'une de l'autre : l'ancien et le nouveau cœur du village, la paroisse et la commune, la cloche et le drapeau.
Place de la Moselle
patrimoinePlace de l'Île-de-France
patrimoinePlace de Namur
patrimoinePlace de Saumur
patrimoinePlace de Strasbourg
patrimoinePlace de Valençay
patrimoinePlace d'Isère
patrimoinePlace du Curé-Rabeau
patrimoinePlace du Lieutenant Donald Shapter
patrimoinePlace du Mans
patrimoinePlace du Puits
patrimoinePlace le Marronnier
patrimoinePlace Plamondon
patrimoinePlace Saint-Thomas
patrimoinePlace Strasbourg
patrimoinePlace Térroux
patrimoinePlace Upper-Edison
patrimoinePont Victoria
patrimoinePromenade du Parc
patrimoinePromenade fluviale du Grand Montréal,
patrimoineRang 4e-et-5e
patrimoineRoute de Cauville
patrimoineRoute de Clécy
patrimoineRoute de la Brosse
patrimoineRoute de la Chasse
patrimoineRoute de la Madeleine
patrimoineRoute de la Reine-Saint-Lambert
patrimoineRoute de la Sauvagère
patrimoineRoute de la Vardière
patrimoineRoute des 4e-et-5e-Rangs
patrimoineRoute des 6e-et-7e-Rangs
patrimoineRoute des 8e-et-9e-Rangs
patrimoineRoute de Saint-Pierre
patrimoineRoute des Planches
patrimoineRoute de Thury
patrimoineRoute du 5e-au-8e-Rang
patrimoineRoute du 6e-Rang
patrimoineRoute du Biot
patrimoineRoute du Bosq
patrimoineRoute du Mesnil
patrimoineRoute du Val Raffray
patrimoineRue Aberdeen
patrimoineRue Boissy
patrimoineRue Boudreau
patrimoineRue Bourget
patrimoineRue Burton
patrimoineRue Cartier
patrimoineRue Charron
patrimoineRue Clack
patrimoineRue Closse
patrimoineRue Comeau
patrimoineRue Crescent
patrimoineRue d'Aberdeen
patrimoineRue d'Arran
patrimoineRue d'Auvergne
patrimoineRue de Bourgogne
patrimoineRue de Bretagne
patrimoineRue de Champagne
patrimoineRue de Gascogne
patrimoineRue de Guyenne
patrimoineRue de la Croix Mathurine
patrimoineRue de la Ferme
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Loire
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineSymbole de la République et cœur administratif de la commune, la mairie est née directement de la Révolution française — c'est le décret du 14 décembre 1789 qui créa les communes modernes, dont chacune, aujourd'hui encore, se rassemble autour de son « hôtel de ville ». Le mot mairie est d'origine médiévale — il apparaît dans le polyptyque d'Irminon, ouvrage de droit rédigé par un abbé de Saint-Germain-des-Prés au IXᵉ siècle. Il désignait alors le maire, régisseur d'un domaine agricole. Le terme a longtemps coexisté avec d'autres formes — le consul dans le Midi de la France, l'échevin dans le Nord, le prévôt des marchands à Paris, tous chargés d'administrer leur cité selon des règles propres à chaque province. La France d'avant 1789 était une mosaïque de coutumes où chaque bourg avait son mode de gouvernement local. Tout bascule avec la Révolution. Le décret du 14 décembre 1789 abolit d'un trait toutes ces institutions anciennes et crée, pour la première fois dans l'histoire française, 44 000 communes dotées d'une structure identique : un conseil municipal élu et un maire à sa tête. C'est l'un des grands actes fondateurs de la France moderne — la naissance de la commune comme cellule élémentaire de la République. La loi de 1884 achèvera cette œuvre en garantissant définitivement les libertés municipales. Longtemps improvisée — dans une maison particulière louée, chez un notaire, chez le maire lui-même, parfois même à l'auberge du village —, la mairie ne s'est fixée dans un bâtiment propre qu'au fil du XIXᵉ siècle. La loi de 1837 est la première à imposer aux communes l'entretien d'un « hôtel de ville ou local affecté à la mairie ». À partir de là, les municipalités françaises se lancent dans la construction de ces édifices sobres et solennels qu'on connaît partout : perron surélevé, drapeau tricolore, buste de Marianne, devise « Liberté, Égalité, Fraternité » en façade. L'architecture des mairies suit l'esprit du temps. Au XIXᵉ siècle, elles s'inspirent souvent des hôtels de ville d'Ancien Régime — colonnes, frontons, campaniles — pour affirmer la dignité républicaine. Beaucoup adoptent le triptyque symbolique de la République : la mairie, l'école, le monument aux morts, souvent regroupés autour d'une même place, formant le « forum républicain » que la loi Ferry sur l'instruction obligatoire (1881-1882) et la Grande Guerre viendront compléter. À l'intérieur, la salle du conseil municipal est le lieu du débat démocratique local. La salle des mariages — souvent la plus belle pièce, ornée du buste de Marianne et de tableaux allégoriques — reste aujourd'hui, pour beaucoup de Français, le seul lieu institutionnel dans lequel ils entreront de leur vivant. C'est aussi à la mairie qu'on déclare une naissance, qu'on reconnaît un enfant, qu'on enregistre un décès, qu'on vote aux élections locales, régionales, présidentielles et européennes. En temps de crise — inondation, tempête, épidémie —, elle devient le centre de coordination de la commune. Elle est aujourd'hui le seul bâtiment public obligatoire dans chaque commune française : plus de 34 000 mairies quadrillent le territoire, du village de 20 habitants aux métropoles millionnaires. Toutes ont, à leur porte, la même plaque tricolore et le même mot inscrit — République française. Peu de nations ont un maillage démocratique aussi dense. La place de la Mairie est probablement, avec la place de l'Église, l'un des noms de lieu les plus répandus du pays. Les deux se répondent souvent, à quelques pas l'une de l'autre : l'ancien et le nouveau cœur du village, la paroisse et la commune, la cloche et le drapeau.
Rue de l'Écluse
patrimoineRue de Lorraine
patrimoineRue de Namur
patrimoineRue de Nice
patrimoineRue de Port-Royal
patrimoineRue de Provence
patrimoineRue de Riverdale
patrimoineRue de Rutledge
patrimoineRue des Alpes
patrimoineRue de Savoie
patrimoineRue des Bois
patrimoineRue des Champs
patrimoineRue des Flandres
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Landes
natureRue des Vosges
patrimoineRue de Vaumurier
patrimoineRue de Wagram
patrimoineRue de Woodstock
patrimoineRue d'Orléans
patrimoineRue du Clair Bois
patrimoineRue du Clos de Launay
patrimoineRue du Curé-Guay
patrimoineRue du Curé-Rabeau
patrimoineRue du Dauphiné
patrimoineRue du Docteur-Chevrier
patrimoineRue du Golf
patrimoineRue du Havre
patrimoineRue du Jura
patrimoineRue du Languedoc
patrimoineRue du Limousin
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Le mot vient du latin molinum, dérivé de mola — la meule, cette lourde pierre ronde qui broie le grain. De la même racine sont nés le verbe moudre, la mouture, le meunier, le moulinet, et jusqu'à nos dents molaires, ces meules de chair qui écrasent la nourriture. Toute une famille de mots pour dire une seule chose : broyer, réduire en poudre. Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de deux mille ans. Le moulin à vent, lui, gagne l'Europe au XIIᵉ siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile de noix et d'olive, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan. Mais le moulin n'a pas vraiment disparu : leurs descendants, les alternateurs des centrales hydroélectriques, tournicotent tout autant pour fournir l'énergie de nos maisons. Ce sont les mêmes principes — la force de l'eau, du vent, transformée en mouvement utile — qui font aujourd'hui tourner nos vies.
Rue du Pas-de-Calais
patrimoineRue du Perche
patrimoineRue du Poitou
patrimoineRue du Prince-Arthur
patrimoineRue Elm
patrimoineRue Estelle-Mouton
patrimoineRue Green
patrimoineRue Hooper
patrimoineRue Horsfall
patrimoineRue Industrielle
patrimoineRue Jean-Bariteau
patrimoineRue Le Royer
patrimoineRue Lespérance
patrimoineRue Logan
patrimoineRue Mercier
patrimoineRue Morley
patrimoineRue Osborne
patrimoineRue Patenaude
patrimoineRue Regina
patrimoineRue Reid
patrimoineRue River
patrimoineRue Riverside
patrimoineRue Robitaille
patrimoineRue Saint-Charles Ouest
patrimoineRue Saint-Francis
patrimoineRue Saint-Georges
patrimoineRue Saint-Gérald
patrimoineRue Saint-Joseph
patrimoineRue Saint-Paul
patrimoineRue Saint-Thomas
patrimoineRue Simms
patrimoineRue Smiley
patrimoineRue Terroux
patrimoineRue Upper-Edison
patrimoineRue Venne
patrimoineRue Waterman
patrimoineRue Webster
patrimoineTerrasse d'Isère
patrimoine