Rues de Saint-Jean-de-Luz
388 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Akotzaren bidea
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patrimoineAllée Artzamendi
patrimoineAllée Behereko Borda
patrimoineAllée Bordatchoa
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patrimoineAllée Charles Colin
patrimoineAllée Charles Lebout
patrimoineAllée Curlinka
patrimoineAllée Dante Antonini
patrimoineAllée d'Antxeta
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patrimoineAllée de la Quieta
patrimoineAllée de la Soule
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patrimoineAllée de Layats
patrimoineAllée de Peromenia
patrimoineAllée des Chasseurs
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natureAllée des Palombes
natureAllée des Tourterelles
patrimoineAllée des Vanneaux
patrimoineAllée d'Haristeguy
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patrimoineAllée du Ruisseau
natureAllée El Cano
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patrimoineAllée Etchebiague
patrimoineAllée Golitcha
patrimoineAllée Itsas Baster
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patrimoineAllée Juan Urteaga
patrimoineAllée Karzingo Borda
patrimoineAllée Léon Dongaitz
patrimoineAllée Mademoiselle Antoinette Lacarra
patrimoineAllée Oïhan Ttiki
patrimoineAllée Periko Ribera
patrimoineAllée Pierre Benoit
patrimoineAllée Pierre de Ronsard
patrimoineAllée Pottoroa
patrimoineAllée Ramuntcho
patrimoineAllée Recalde
patrimoineAllée René Lahetjuzan
patrimoineAllée Soro Handi
patrimoineAllée Sous-Lieutenant Iribarne
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patrimoineAllée Xalbador
patrimoineAllée Ximista
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patrimoineAutoroute de la Côte Basque
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patrimoineAvenue Andenia
patrimoineAvenue André Ithurralde
patrimoineAvenue Antoine de Saint-Exupéry
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patrimoineAvenue Claude Farrère
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patrimoineAvenue de Lohobiague
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patrimoineAvenue du Parc
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patrimoineAvenue Labrouche
patrimoineAvenue Lamartine
histoireD'abord poète célébré — les Méditations poétiques le rendirent illustre à trente ans —, Alphonse de Lamartine (1790-1869) devint sur le tard un politicien redouté pour son éloquence. Élu député en 1833, il se fit connaître par des discours retentissants sur la question sociale : après la révolte des canuts lyonnais, il dénonça dans un discours resté célèbre « l'horrible volcan sur lequel l'industrie repose » — formule qui frappait les esprits mais agaçait une Chambre bourgeoise que ses envolées mystiques laissaient sceptique. Quand la Monarchie de Juillet s'effondre le 24 février 1848, Lamartine se retrouve, presque malgré lui, à la tête du gouvernement provisoire. Le lendemain, à l'Hôtel de Ville, une foule en armes exige que le drapeau rouge, symbole insurrectionnel, remplace le tricolore. Lamartine s'y oppose dans un discours improvisé qui reste l'un des grands moments d'éloquence du XIXᵉ siècle : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. » Chef de facto de la jeune République, il fit abolir l'esclavage dans les colonies et la peine de mort en matière politique — deux mesures dont l'écho dépasse largement son court passage au pouvoir. L'euphorie de février tourne court. La fermeture des ateliers nationaux, ces chantiers publics créés pour employer les chômeurs parisiens, déclenche en juin 1848 une insurrection ouvrière — les Journées de Juin — matée dans le sang par le général Cavaignac. Lamartine, débordé par des événements qu'il ne maîtrise plus, perd tout crédit auprès du peuple qui l'avait porté en triomphe quatre mois plus tôt. La chute est vertigineuse. À l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, celui qui avait proclamé la République ne recueille que 17 910 voix — 0,23 % —, humilié par Louis-Napoléon Bonaparte (5,4 millions de voix, 74 %). Dans son propre département de Saône-et-Loire, il n'obtient que 1 501 voix contre 27 121 pour Bonaparte. Sa carrière politique s'achève là, aussi vite qu'elle s'était imposée. Il retourne à la littérature et finit sa vie criblé de dettes, vendant sa plume au plus offrant pour survivre — lui qui, quelques décennies plus tôt, écrivait déjà dans L'Isolement son goût pour l'arrachement et la fuite : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Avenue Larramendy
patrimoineAvenue Larreguy
patrimoineAvenue Lohobiague
patrimoineAvenue Louis -Le-Grand
patrimoineAvenue Marie Duhart
patrimoineAvenue Miau
patrimoineAvenue Monseigneur Boyer Mas
patrimoineAvenue Napoléon III
patrimoineAvenue Pellot
patrimoineAvenue Pierre Larramendy
patrimoineAvenue Pierre Loti
patrimoineAvenue René Thion de la Chaume
patrimoineAzkaineko errepidea
patrimoineBoulevard Adolphe Thiers
patrimoineBoulevard du Commandant Passicot
patrimoineBoulevard Thiers
patrimoineBoulevard Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Chemin Arroka
patrimoineChemin Baldareta
patrimoineChemin Behereco Etchea
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patrimoineChemin d'Anterenea
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patrimoineChemin de Baillenia
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patrimoineChemin de Basabeltz
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patrimoineChemin de Chibau Berria
patrimoineChemin de Chingaletenea
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patrimoineChemin de Gaineko Bidea
patrimoineChemin de Jaureguia
patrimoineChemin de Kechiloa
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patrimoineChemin de la Ferme
patrimoineChemin de l'Atlantique
patrimoineChemin de Mayarco
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patrimoineChemin de Miquelenia
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patrimoineChemin de Samarin
patrimoineChemin de Senix
patrimoineChemin de Zulo
patrimoineChemin d'Irachabal
patrimoineChemin Duhartia
patrimoineChemin du Phare
patrimoineChemin d'Urtegi
patrimoineChemin Gaïneko Landa
patrimoineChemin Gassinénia
patrimoineChemin Haineko
patrimoineChemin Hil Harriak
patrimoineChemin Ithurbidea
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patrimoineChemin Malhos Baita
patrimoineChemin Marimiquelena
patrimoineChemin Marimiquelenia
patrimoineChemin Mendi Alde
patrimoineChemin Precha
patrimoineChemin Sédéria
patrimoineChemin Zuhaizti
patrimoineDomaine de Kokotia
patrimoineDomaine de Larraldia
patrimoineImpasse Aice Hegoa
patrimoineImpasse Apestéguy
patrimoineImpasse Arbide
patrimoineImpasse Chiquito de Cambo
patrimoineImpasse de Beraun
patrimoineImpasse des Écoles
patrimoineImpasse des Fleurs
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patrimoineImpasse des Txistularis
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patrimoineImpasse du Bellay
patrimoineImpasse Errota
patrimoineImpasse Etchebat
patrimoineImpasse Geroa
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patrimoineImpasse Haritzak
patrimoineImpasse Jean Urruty
patrimoineImpasse Kuluxka
patrimoineImpasse Lalague
patrimoineImpasse Marimiquelenia
patrimoineImpasse Personnaz
patrimoineImpasse Saint-Jacques
patrimoineImpasse Saint-Jean
patrimoineImpasse Yoko Lekua
patrimoineOlha Etcheverryko borda
patrimoineParking des Saules
patrimoineParking Lebout
patrimoinePassage Bringeons
patrimoinePassage Cépé
patrimoinePassage Ertchia
patrimoinePassage Lohobiague
patrimoinePilota Plaza
patrimoinePlace Antonini Uria Monzon
patrimoinePlace Baillenia
patrimoinePlace de Basse-Navarre
patrimoinePlace de Biscaye
patrimoinePlace de Guipuzcoa
patrimoinePlace de la Soule
patrimoinePlace de Navarre
patrimoinePlace d'Errobi
patrimoinePlace des Basques
patrimoinePlace d'Espagne
patrimoinePlace du Collège
patrimoinePlace du Labourd
patrimoinePlace Ferdinand Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Place Louis XIV
patrimoinePlace Maurice Ravel
patrimoinePlace Port Nivelle
patrimoinePlace Ramiro Arrue
patrimoinePont Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Promenade Alfred de Pose
patrimoinePromenade Feodor Chaliapine
patrimoinePromenade Féodor Chaliapine
patrimoinePromenade Jacques Thibaud
patrimoineQuai de l'Infante
patrimoineRésidence Erromardie
patrimoineRésidence Ibignarry
patrimoineRésidence Oihana
patrimoineRoute d'Ahetze
patrimoineRoute d'Ascain
patrimoineRoute d'Ascain - Véloroute de la Rhune
patrimoineRoute de Balcoin
patrimoineRoute des Plages
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Rue Abbé Txomin de Onaindia
patrimoineRue Adrien Barnetche
patrimoineRue Ahetz-Etcheber
patrimoineRue Alexandre Saint-Martin
patrimoineRue Alturan
patrimoineRue Anderemarienea
patrimoineRue Arrieta
patrimoineRue Auguste Rousseu
patrimoineRue Augustin Chaho
patrimoineRue Axular
patrimoineRue Belharra
patrimoineRue Bizcarbidea
patrimoineRue Cépé
patrimoineRue Chauvin Dragon
patrimoineRue Choko Alde
patrimoineRue Coursic
patrimoineRue Daguenet
patrimoineRue Dalbarade
patrimoineRue Danglade
patrimoineRue d'Archilua
patrimoineRue Dargaignaraz
patrimoineRue d'Artizarra
patrimoineRue de Belzunce
patrimoineRue de Chanienia
patrimoineRue de Haraneder
patrimoineRue de Harguigniena
patrimoineRue de Hirigoyen
patrimoineRue de la Baleine
patrimoineRue de la Belette
patrimoineRue de la Clairière d'Ichaca
patrimoineRue de la Corderie
patrimoineRue de la Ferme Dai Baita
patrimoineRue de la Gabarre
patrimoineRue de l'Agent Fauthous
patrimoineRue de la Pile d'Assiettes
patrimoineRue de la Providence
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Rhune
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Industrie
patrimoineRue de l'Infante
patrimoineRue de l'Y
patrimoineRue de Moleressenia
patrimoineRue Denise Simonet
patrimoineRue de Olazabal
patrimoineRue d'Errobi
patrimoineRue de Sainte-Barbe
patrimoineRue de Sansu
patrimoineRue des Artisans
patrimoineRue des Champs
patrimoineRue des Corsaires
patrimoineRue des Dunes
patrimoineRue des Érables
patrimoineRue des Jardins de Millazka
patrimoineRue des Métiers
patrimoineRue des Ormeaux
patrimoineRue d'Euskara
patrimoineRue d'Iratzia
patrimoineRue Dominique Larrea
patrimoineRue du 14 Juillet
patrimoineRue du 17 Pluviôse
patrimoineRue du 4 Septembre
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Chevalier Van Bree
patrimoineRue du Colonel de Laveaucoupet
patrimoineRue Duconte
patrimoineRue du Docteur Albert Goyeneche
patrimoineRue du Docteur Paul Ricau
patrimoineRue du Docteur Wauthier
patrimoineRue du Dr Marie Thérèse Wauthier
patrimoineRue Dufourq
patrimoineRue du Hayet
patrimoineRue du Lac
patrimoineRue du Midi
patrimoineRue du Midi Prolongée
patrimoineRue du Professeur Renon
patrimoineRue d'Urkia
patrimoineRue d'Urthaburu
patrimoineRue Élie de Sèze
patrimoineRue Élise Arramendy
patrimoineRue Elvira Viñes
patrimoineRue Etchegaray
patrimoineRue Etcheverrigaray
patrimoineRue Etxalde
patrimoineRue Fargeot
patrimoineRue François Rabelais
patrimoineRue Gabriel Deluc
patrimoinerue Gaëtan Bernoville
patrimoineRue Gaëtan Bernoville
patrimoineRue Gilbeau
patrimoineRue Gorena
patrimoineRue Harguignenia
patrimoineRue Hegoalde
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Henri et Pierre Dop
patrimoineRue Ibagnette
patrimoineRue Ignace François Bibal
patrimoineRue Ithur Baïta
patrimoineRue Ithurrico Etchea
patrimoineRue Itsas Mendi
patrimoineRue Jean Bague
patrimoineRue Jean Isidore Harispe
patrimoineRue Jeanne Courtade
patrimoineRue Joachim de Aristeguy
patrimoineRue Joaquim de Haristeguy
patrimoineRue Joseph Garat
patrimoineRue Jules Vedrines
patrimoineRue Karzingo Borda
patrimoineRue Landa Handi
patrimoineRue Léonce Goyetche
patrimoineRue León Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Léon Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Lohitzun
patrimoineRue Loquin
patrimoineRue Louis Paulhan
patrimoineRue Mademoiselle Etcheto
patrimoineRue Manuel Sein dit Xanpun
patrimoineRue Marcel Hiribarren
patrimoineRue Marie Meharra
patrimoineRue Marion Garay
patrimoineRue Martin de Sopite
patrimoineRue Maryse Bastié
patrimoineRue Mazarin
patrimoineRue Mendi Alde
patrimoineRue Michel le Basque
patrimoineRue Michel Montaigne
patrimoineRue Moco
patrimoineRue Monseigneur Bellevue
patrimoineRue Murillo
patrimoineRue Ondicola
patrimoineRue Ortz Adarra
patrimoineRue Paul Gelos
patrimoineRue Philippe Veyrin
patrimoineRue Pierre de Chibau
patrimoineRue Pierre Garrouteigt
patrimoineRue Pierre-Louis Tourasse
patrimoineRue Pierre Mirande
patrimoineRue Rapatzé
patrimoineRue R. Daguenet
patrimoineRue Renau d'Ellissagaray
patrimoineRue Rodolphe Caillaux
patrimoineRue Saint-Jacques
patrimoineRue Saint-Jean
patrimoineRue Saint-Pierre et Miquelon
patrimoineRue Salagoity
patrimoineRue Sébastien Vauban
patrimoineRue Sœur Vincent
patrimoineRue Uhalden Borda
patrimoineRue Vincent Barjonnet
patrimoineRue Vionnois
patrimoineSentier Lazuren Borda
patrimoineSquare de la Croix de d'Archilua
patrimoineSquare Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Vieille Route de Saint-Pée
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