Rues de Saint-Germain-Laval
127 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
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patrimoineBoulevard des Vingtains
patrimoineChemin Charra
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patrimoineChemin de Cherchant
patrimoineChemin de Grande Genetine
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natureChemin de Marcilleux
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patrimoineChemin des Côtes
patrimoineChemin des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Chemin des Malezoles
patrimoineChemin des Rossignols
patrimoineChemin des Royets
patrimoineChemin des Templiers
patrimoineChemin des Verrières
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin de Virieux
patrimoineChemin d'Oddes
patrimoineChemin du 19 Mars 1962
patrimoineChemin du Bois Chazeau
patrimoineChemin du Chassin
patrimoineChemin du Creux
patrimoineChemin du Grand Vernay
patrimoineChemin du Pont
patrimoineChemin du Pont Morut
patrimoineChemin du Pressoir
patrimoineChemin d’Urfé
patrimoineChemin du Tacot
patrimoineChemin du Tramble
patrimoineChemin du Val d'Aix
patrimoineChemin Moulin Michon
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin Saint-Vincent
patrimoineImpasse de la Fabrique
patrimoineImpasse de la Pagne
patrimoineImpasse des Gasses
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Merles
patrimoineImpasse des Pres Verts
patrimoineImpasse des Vergers
patrimoineImpasse des Verrières
patrimoineImpasse d'Oddes
patrimoineImpasse Jean du Crozet
patrimoineLotissement Le Panorama
patrimoinemontée des cochons
patrimoineMontée des Rameaux
patrimoineMontée des Roches
patrimoineMontée du Château
patrimoineMontée Piotery
patrimoinePlace Arthaud de Saint-Germain
patrimoinePlace de la Madeleine
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de Revarin
patrimoinePlace de Verdun
patrimoinePlace Dorian
patrimoinePlace du 8 Mai
patrimoinePlace Henry Fortoul
patrimoinePlace Jules Ferry
patrimoinePlace Waldeck Rousseau
histoireDeux lois portent le nom de Pierre Waldeck-Rousseau ((1846-1904), et chacune a changé la vie quotidienne de millions de Français. La loi Waldeck-Rousseau du 21 mars 1884 autorisa pour la première fois la création des syndicats professionnels, abrogeant la loi Le Chapelier de 1791 qui les interdisait depuis près d'un siècle. La loi du 1er juillet 1901 consacra la liberté d'association — cette même loi qui, aujourd'hui encore, régit toutes les associations françaises, du club de pétanque au grand mouvement caritatif. Peu d'hommes politiques ont laissé une trace juridique aussi durable dans le tissu social du pays. Il naquit à Nantes le 2 décembre 1846, fils d'un avocat républicain élu à l'Assemblée constituante de 1848 et maire de Nantes. Formé au droit à Rennes puis à Paris, avocat brillant à la parole sèche et précise, Waldeck-Rousseau fut élu député de Rennes en 1879 à trente-deux ans, prit place à la Chambre parmi les républicains opportunistes, et se fit rapidement remarquer par la solidité juridique de ses interventions. Gambetta le fit ministre de l'Intérieur en 1881 ; Jules Ferry le reconduisit dans cette fonction de 1883 à 1885. C'est à ce poste qu'il porta devant le Parlement la première grande loi qui porta son nom : celle qui rendait leurs droits aux travailleurs organisés. Déçu par la politique parlementaire, il s'écarta un temps du pouvoir après la chute de Ferry en 1885, redevint avocat au barreau de Paris — où son cabinet spécialisé dans les affaires financières devint l'un des plus recherchés — puis revint à la vie politique comme sénateur de la Loire en 1894. Son grand rendez-vous historique vint quatre ans plus tard, en pleine affaire Dreyfus. Alors que la France se déchirait sur la culpabilité ou l'innocence du capitaine, que les nationalistes et les antisémites menaçaient l'ordre républicain, le président Émile Loubet l'appela le 22 juin 1899 pour former un gouvernement. Le pari était audacieux : Waldeck-Rousseau réussit à faire cohabiter dans le même cabinet de « Défense républicaine » le général de Galliffet — le sinistre « fusilleur de la Commune » — et le socialiste Alexandre Millerand, première entrée d'un socialiste dans un gouvernement de la République. Le ministère dura trois ans, le plus long de toute la IIIᵉ République. Waldeck-Rousseau y ramena la paix civile, gracia Dreyfus en 1899 (avant sa réhabilitation complète en 1906), fit voter la loi de 1901 sur les associations, réorganisa l'armée et pacifia les relations sociales. Cette loi de 1901, qui reste son grand testament, avait une dimension politique très concrète : elle visait aussi à soumettre les congrégations religieuses à autorisation, dans le contexte tendu du combat pour la laïcité. Elle serait prolongée dès 1905 par la loi de séparation des Églises et de l'État, dont Waldeck-Rousseau posa les fondations sans en voir l'aboutissement. Rongé par le cancer, il démissionna en juin 1902 et mourut à Corbeil deux ans plus tard, à cinquante-sept ans. Son cabinet d'avocat, sa parole sèche et sa hauteur de vue avaient permis à la République de traverser sa plus grave crise depuis la Commune. Un siècle plus tard, chaque association déclarée en préfecture, chaque syndicat qui négocie une convention collective porte encore la trace discrète de son nom.
Pont sur l'Aix dit de Baffie
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patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Poncet
patrimoineRue Robert Lugnier
patrimoineRue Saint-Pierre
patrimoineRue Traversière
patrimoineRue Vernin
patrimoine