Rues de Saint-Germain-des-Prés
354 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire de Réveillon
patrimoineAllée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Allée des Bouvreuils
patrimoineAllée des Chardonnerets
patrimoineAllée des Jonquilles
patrimoineAllée des Lauriers
patrimoineAllée des Marguerites
patrimoineAllée des Mésanges
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Pinsons
patrimoineAllée des Roses
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée des Violettes
patrimoineAvenue de la Claudinerie
patrimoineAvenue de la Métairie
patrimoineAvenue de la Pierre du Carreau
patrimoineAvenue de Pourprix
patrimoineAvenue de Saint-Firmin
patrimoineAvenue de Saint-Thibault
patrimoineAvenue des Guiberts aux Ducoins
patrimoineAvenue de Varennes
patrimoineAvenue du Breuillois
patrimoineAvenue du Moulin Plateau
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Avenue Principale
patrimoineBeaune
patrimoineChemin de Bracou
patrimoineChemin de Cayenne
patrimoineChemin de la Blonnière
patrimoineChemin de la Bonnetié
patrimoineChemin de la Derouetterie
patrimoineChemin de la Dioterie
patrimoineChemin de la Fon
patrimoineChemin de La Forge
patrimoineChemin de la Garde
patrimoineChemin de la Gare
patrimoineChemin de la Garenne
patrimoineChemin de la Hase
patrimoineChemin de la Haute Touche
patrimoineChemin de la Mahotte
patrimoineChemin de la Mare
patrimoineChemin de la Mouloire
patrimoineChemin de l'Ancien Marronnier
patrimoineChemin de la Nouvelle France
patrimoineChemin de la Petite Touche
patrimoineChemin de la Pichotterie
patrimoineChemin de la Pinaudière
patrimoineChemin de la Rebillarderie
patrimoineChemin de La Renaudié Haute
patrimoineChemin de la Roche
patrimoineChemin de la Roussière
patrimoineChemin de la Saboraye
patrimoineChemin de la Scierie
patrimoineChemin de la Tour
patrimoineChemin de La Tour
patrimoineChemin de la Vignotte
patrimoineChemin de l'Enclose
patrimoineChemin de l'Espérance
patrimoineChemin de l'Ouillage
patrimoineChemin d'en Aussaguel
patrimoineChemin de Neyris
patrimoineChemin de Pouligny
patrimoineChemin de Puech Couyoul
patrimoineChemin des Argéras
patrimoineChemin des Aviateurs
patrimoineChemin des Beaudenons
patrimoineChemin des Beaunes
patrimoineChemin des Billons
patrimoineChemin des Bois Hauts
patrimoineChemin des Bonins
patrimoineChemin des Brugeauds
patrimoineChemin des Buis
patrimoineChemin des Buttes
patrimoineChemin des Chaillots
patrimoineChemin des Chevreuils
patrimoineChemin des Cigales
patrimoineChemin des Colonies
patrimoineChemin des Commailles
patrimoineChemin des Cyprès
patrimoineChemin de Sénègre
patrimoineChemin des Essards
patrimoineChemin des Frênes
patrimoineChemin des Galépoires
patrimoineChemin des Gatariès
patrimoineChemin des Giers
patrimoineChemin des Godards
patrimoineChemin des Grands Javots
patrimoineChemin des Griboulets
patrimoineChemin des Guézards
patrimoineChemin des Guiberts
patrimoineChemin des Hirondelles
natureChemin des Landes
natureChemin des Maisons Rouges
patrimoineChemin des Marais
patrimoineChemin des Mésanges
patrimoineChemin des Michaux
patrimoineChemin des Moreaux
patrimoineChemin des Murets
patrimoineChemin des Noues Rondes
patrimoineChemin des Oies
patrimoineChemin des Parnets
patrimoineChemin des Petits Javots
patrimoineChemin des Renards
patrimoineChemin des Sapins
patrimoineChemin des Treilles
patrimoineChemin de Volteau
patrimoineChemin du Bas Pruinas
patrimoineChemin du Bois Joli
patrimoineChemin du Boulay
patrimoineChemin du Centre
patrimoineChemin du Couvreur
patrimoineChemin du Daguet
patrimoineChemin du Gouyat
patrimoineChemin du Grand Ayrault
patrimoineChemin du Grand Tilleul
natureChemin du Juge
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Lièvre
patrimoineChemin du Migré
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Moulin Gras
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Petit Bois
patrimoineChemin du Petit Étang
natureChemin du Pigeonnier
patrimoineChemin du Pré Fleuri
patrimoineChemin du Puit
patrimoineChemin du Ravillou
patrimoineChemin du Relais
patrimoineChemin du Ruisseau
natureChemin du Solitaire
patrimoineChemin du Vallon
patrimoineChemin du Vieux Breil
patrimoineChemin En Couderc
patrimoineChemin En Jeantet
patrimoineChemin En Payssière
patrimoineChemin Gaulois
patrimoineChemin les Cornilleaux
patrimoineChemin Les Petits Pingrins
patrimoineChemin Neuf
patrimoineChemin Rural
patrimoineChemin rural de Montjean à Saint-Germain des Prés
patrimoineChemin Rural des Grands Javots
patrimoineChemin Truffière à la Lande
natureCour des Cornets
patrimoineImpasse de Crins
patrimoineImpasse de Cufroid
patrimoineImpasse de Foulitourne
patrimoineImpasse de la Boire Boileau
patrimoineImpasse de La Bourrelié
patrimoineImpasse de la Camuserie
patrimoineImpasse de la Chênée
natureImpasse de la Croix Verte
patrimoineImpasse de la Grande Morinière
patrimoineImpasse de l'Allouettière
patrimoineImpasse de la Mairie
patrimoineImpasse de La Mare
patrimoineImpasse de La Planche
patrimoineImpasse de La Sayssié
patrimoineImpasse de Las Costos
patrimoineImpasse de La Tourette
patrimoineImpasse de La Trappe Haute
patrimoineImpasse de la Tronce
patrimoineImpasse de Malacam
patrimoineImpasse de Marian
patrimoineImpasse de Montantaume
patrimoineImpasse des Aigrettes
patrimoineImpasse des Boussards
patrimoineImpasse des Bruyères
patrimoineImpasse des Ceps
patrimoineImpasse des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Cocards
patrimoineImpasse des Deux Maisons
patrimoineImpasse des Fours
patrimoineImpasse des Granges
patrimoineImpasse des Guillots
patrimoineImpasse des Houzons
patrimoineImpasse des Jonquilles
patrimoineImpasse des Limousines
patrimoineImpasse de Soulet Haut
patrimoineImpasse des Pasteliers
patrimoineImpasse du Cerisier
patrimoineImpasse du Champ du Jardin
patrimoineImpasse du Haut
patrimoineImpasse du Haut Pruinas
patrimoineImpasse du Vieux Cèdre
patrimoineImpasse En Brugas
patrimoineImpasse En Jaquet
patrimoineImpasse En Testou
patrimoineImpasse Hameau du Colombier
patrimoineImpasse Hameau En Pradelat
patrimoineImpasse Hameau En Sarrat
patrimoineImpasse Jeanne d'Arc
patrimoineImpasse La Crouzette
patrimoineImpasse La Godinière
patrimoineImpasse La Haie
patrimoineImpasse Lotissement de La Bonnetié
patrimoineImpasse Lotissement de Plaisance
patrimoineImpasse Lotissement Domaine de la Bonnetié
patrimoineImpasse Saint-Germain
patrimoineL’Océane
patrimoinePlace de La Garenne
patrimoinePlace de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Place de La Liberté
patrimoinePlace de l'Église
patrimoineRésidence Les Beaudenons
patrimoineRoute Ancienne
patrimoineRoute d'Angers
patrimoineRoute de Bel'Air
patrimoineRoute de Bellevue
patrimoineRoute de Brive
patrimoineRoute de Castres
patrimoineRoute de Chantepie
patrimoineRoute de Garrigue Mejanne
patrimoineRoute de la Boire aux Dauneaux
patrimoineRoute de la Boire aux Jubins
patrimoineRoute de la Boire Guyard
patrimoineRoute de la Borderie
patrimoineRoute de la Chauffeterie
patrimoineRoute de la Chauvière
patrimoineRoute de la Corvée
patrimoineRoute de la Crouas
patrimoineRoute de La Gare
patrimoineRoute de la Levée
patrimoineRoute de la Loge
patrimoineRoute de la Maison Neuve
patrimoineRoute de la Missonnière
patrimoineRoute de la Montagne Noire
patrimoineRoute de la Palaterie
patrimoineRoute de la Pellerie
patrimoineRoute de la Perchalerie
patrimoineRoute de la Pierre Salée
patrimoineRoute de la Potherie
patrimoineRoute de La Pradezié
patrimoineRoute de l'Arboretum
patrimoineRoute de La Renaudié Basse
patrimoineRoute de la Rue Courbée
patrimoineRoute de la Selle-en-Hermoy
patrimoineRoute de la Serre
patrimoineRoute de la Touche
patrimoineRoute de l'École
patrimoineRoute de Lempaut
patrimoineRoute de Lescout
patrimoineRoute de Malacam
patrimoineRoute de Puylaurens
patrimoineRoute de Rennes
patrimoineRoute de Réveillon
patrimoineRoute de Saint-Augustin
patrimoineRoute de Saint-Georges-sur-Loire
patrimoineRoute de Saint Roch
patrimoineRoute des Bergères
patrimoineRoute des Breils
patrimoineRoute des Brouchilles
patrimoineRoute des Carrières
patrimoineRoute des Cimes
patrimoineRoute des CLoseaux
patrimoineRoute des Coteaux
patrimoineRoute de Sémalens
patrimoineRoute de Sénègre
patrimoineRoute des Goganes
patrimoineRoute des Graves
patrimoineRoute des Grillons
patrimoineRoute des Gués
patrimoineRoute de Sirius
patrimoineRoute des Jamétries
patrimoineRoute des Lavandières
patrimoineRoute des Marronniers
patrimoineRoute des Mines
patrimoineRoute des Noyers
patrimoineRoute des Prés
patrimoineRoute des Quatre Vents
patrimoineRoute des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Route des Vaux
patrimoineRoute des Vignes
natureRoute du Boyau
patrimoineRoute du Cantonnier
patrimoineRoute du Château
patrimoineRoute du Chatenet
patrimoineRoute du Coeur du Roy
patrimoineRoute du Grand Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Grand Soucy
patrimoineRoute du Milieu
patrimoineRoute du Pastel
patrimoineRoute du Rivalou
patrimoineRoute du Viaduc
patrimoineRoute En Izarn
patrimoineRoute En Tounty
patrimoineRoute Rémy Bernier
patrimoineRue André Dumas
patrimoineRue aux Oies
patrimoineRue Basse
patrimoineRue Boris Vian
patrimoineRue Chevrette
patrimoineRue Constant Lebreton
patrimoineRue Courte
patrimoineRue de Bataflème
patrimoineRue de Bel Air
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de Cocagne
patrimoineRue de Conflans
patrimoineRue de la Boulairie
patrimoineRue de la Cane
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Charmille
patrimoineRue de la Cure
patrimoineRue de la Fonderie
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Garenne
patrimoineRue de la Glycine
patrimoineRue de la Loire
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de La Mairie
patrimoineRue de la Plaine
patrimoineRue de la Soie
patrimoineRue de la Varenne
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Évêque
patrimoineRue de l'Hommet
patrimoineRue de l'Île aux Prunes
patrimoineRue de l'Île Monsieur
patrimoineRue de l'Impasse
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue de Saint-Firmin
patrimoineRue des Anciens Combattants
patrimoineRue des Arches
patrimoineRue des Commailles
patrimoineRue des Crêtes
patrimoineRue des Fleurs
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Puits
patrimoineRue des Roses Trémières
patrimoineRue des Saradins
patrimoineRue des Vignes
natureRue Donadille
patrimoineRue du Champ de la Plaine
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Débarquement 6 Juin1944
histoireRue du Joulai
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patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
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