Rues de Saint-Gély-du-Fesc
283 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Albert Camus
patrimoineAllée Alfred de Musset
patrimoineAllée Arthur Rimbaud
patrimoineAllée Auprès de mon Arbre
patrimoineAllée d'Augusta
patrimoineAllée de Beauregard
patrimoineAllée de la Calade
patrimoineAllée de la Canelle
patrimoineAllée de la Clairière
patrimoineAllée de la Frégère
patrimoineAllée de la Garrigue
patrimoineAllée de la Marjolaine
patrimoineAllée de la Marquise
patrimoineAllée de la Sarriette
patrimoineAllée de Lauzard
patrimoineAllée de Laval
patrimoineAllée des Arbousiers
patrimoineAllée des Asphodèles
patrimoineAllée des Bergères
patrimoineAllée des Bergeronnettes
patrimoineAllée des Colombes
patrimoineAllée des Combelles
patrimoineAllée des Crocus
patrimoineAllée des Écureuils
patrimoineAllée des Églantiers
patrimoineAllée des Fauvettes
patrimoineAllée des Fées
patrimoineAllée des Jonquilles
patrimoineAllée des Mauves
patrimoineAllée des Micocouliers
patrimoineAllée des Narcisses
patrimoineAllée des Perdrix
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Rouges Gorges
patrimoineAllée des Terrasses de Brissac
patrimoineAllée des Verriès
patrimoineAllée des Vignes d'Amédée
natureAllée du Bois de Vigier
patrimoineAllée du Bosc d'Escary
patrimoineAllée du Clau
patrimoineAllée du Clos Laurent
patrimoineAllée du Levant
patrimoineAllée du Mas des Vautes
patrimoineAllée du Merlot
patrimoineAllée du Parc
patrimoineAllée du Thym
patrimoineAllée Gabriel Fauré
cultureEnfant surdoué venu du Sud-Ouest, Gabriel Fauré (1845-1924) fut envoyé à onze ans à Paris pour intégrer la toute nouvelle École Niedermeyer, institution originale qui, à l'écart du Conservatoire, formait ses élèves à la musique religieuse ancienne et à l'orgue plutôt qu'à la virtuosité pianistique. Cette formation à part fit toute la différence : Fauré développa un langage harmonique unique, aux modulations discrètes et aux tensions douces, qu'on qualifie encore aujourd'hui de « fauréen ». Toute sa vie, il mena de front la composition et la fonction : maître de chapelle puis titulaire du grand orgue de la Madeleine à Paris, cofondateur de la Société nationale de musique, enfin directeur du Conservatoire de Paris de 1905 à 1920 — où ses réformes lui valurent le surnom de « Robespierre », mais où il forma une génération entière de compositeurs : Maurice Ravel, Nadia Boulanger (qui elle-même formera Bernstein, Copland ou Piazzolla), Charles Koechlin, Georges Enesco. Son catalogue pianistique regorge d'œuvres intimistes — barcarolles, nocturnes, impromptus, valses-caprice — et il excella dans la mélodie, avec deux recueils sommets : La Bonne Chanson (1892-1894) et L'Horizon chimérique (1921). Mais l'œuvre par laquelle des millions de gens ont découvert Fauré est son Requiem (1888) — sublime dans son Pie Jesu et bouleversant dans son In Paradisum. À contre-courant des Requiem dramatiques de Berlioz ou Verdi, Fauré y a peint la mort comme « une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur d'au-delà ». Belle prophétie personnelle : à partir de 1902, il devint progressivement sourd, composant ses dernières œuvres dans le silence — comme Beethoven un siècle plus tôt. Il mourut à Paris en 1924. Sur son Requiem, il n'y a rien à ajouter — sinon peut-être ce que Marcel Proust, grand admirateur, disait de sa musique : elle avait le pouvoir de rendre visible ce que d'autres ne pouvaient qu'espérer.
Allée Georges Bizet
patrimoineAllée Gustave Flaubert
patrimoineAllée Jean de la Fontaine
patrimoineAllée Joseph Delteil
patrimoineAllée Paul Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Allée Sacha Guitry
patrimoineAllée Saint-Exupéry
patrimoineAncien chemin rural de Saint-Gely au moulin de Lafous
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Avenue des Cévennes
patrimoineAvenue du Clapas
patrimoineAvenue du Mas de Finet
patrimoineAvenue du Pichagret
patrimoineAvenue du Pic Saint-Loup
patrimoineBoulevard du Couchant
patrimoineCentre Commercial Les lavandins
patrimoineChantier du LIEN
patrimoineChemin d'Albertine
patrimoineChemin de la Buffette
patrimoineChemin de l'Oeillade
patrimoinechemin des Cavaliers
patrimoineChemin de Valene
patrimoineChemin du Bois de Vigier
patrimoineChemin du Rouquet
patrimoineClos de l'Oliveraie
patrimoineClos du Cinsault
patrimoineClos du Couchant
patrimoineClos du Jeu de Boules
patrimoineClos du Petit Paris
patrimoineClos du Pous
patrimoineDépose minute
patrimoineDomaine du Rouquet
patrimoineDriving Range
patrimoineEsplanade du Devois
patrimoineGrand Rue
patrimoineImpasse de la Cane de Jeanne
patrimoineImpasse de la Carrée
patrimoineImpasse de la Treille
patrimoineImpasse de la Valfere
patrimoineImpasse de l'Hortus
patrimoineImpasse des Argalas
patrimoineImpasse des Courrèges
patrimoineImpasse des Frênes
patrimoineImpasse des Lucques
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse des Pastourelles
patrimoineImpasse des Picholines
patrimoineImpasse des Trois Pointes
patrimoineImpasse du Carrosse
patrimoineImpasse du Couchant
patrimoineImpasse du Jardin
patrimoineImpasse du Petit Cheval
patrimoineImpasse du Pioch
patrimoineImpasse du Pioch Agret
patrimoineImpasse du Val Gély
patrimoineLongue Filée
patrimoineMail des Hauts de Saint-Gély
patrimoinePlace de la Claire Fontaine
patrimoinePlace de l'Affenage
patrimoinePlace de la Gaffe
patrimoinePlace de l'Auvergnat
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Bancs Publics
patrimoinePlace des Cistes
patrimoinePlace des Copains d'Abord
patrimoinePlace de Verdun
patrimoinePlace du Chasselas
patrimoinePlace du Vermentino
patrimoinePuech des Vautes
patrimoineRésidence Château Cézanne
patrimoineRond-Point de la Frégère
patrimoineRond-Point de la Machine
patrimoineRond-Point des Cévennes
patrimoineRond-Point du Lauzard
patrimoineRond-Point du Pic Saint-Loup
patrimoineRoute de Combaillaux
patrimoineRoute de Ganges
patrimoineRoute de Prades
patrimoineRoute de Saint-Gély
patrimoineRoute des Matelles
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue Charles Baudelaire
patrimoineRue Claude Debussy
patrimoineRue de Beauregard
patrimoineRue de Belle Viste
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de Coulondres
patrimoineRue de la Bruyère
patrimoineRue de la Buffette
patrimoineRue de la Cannelle
patrimoineRue de la Chasse aux Papillons
patrimoineRue de la Clairière
patrimoineRue de la Colline
patrimoineRue de la Croix de Tricoux
patrimoineRue de la Draille
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Fontgrande
patrimoineRue de la Fregère
patrimoineRue de la Frigoule
patrimoineRue de la Gaffe
patrimoineRue de la Jassette
patrimoineRue de l'Alphonse Lavallée
patrimoineRue de la Mine
patrimoineRue de l'Aramon
patrimoineRue de la Rompude
patrimoineRue de la Roussanne
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de la Syrah
patrimoineRue de la Taillade
patrimoineRue de la Tour
patrimoineRue de la Tourangelle
patrimoineRue de la Traversière
patrimoineRue de la Treille
patrimoineRue de l'Auvergnat
patrimoineRue de l'Aven
patrimoineRue de L'Espendir
patrimoineRue de l'Hortus
patrimoineRue de l'Olivette
patrimoineRue de l'Orée du Bois
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Aires
patrimoineRue des Amandiers
patrimoineRue des Amours d'Antan
patrimoineRue des Argalas
patrimoineRue des Bergères
patrimoineRue des Boutons d'Or
patrimoineRue des Bragalous
patrimoineRue des Cades
patrimoineRue des Caravettes
patrimoineRue des Chanterelles
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Combelles
patrimoineRue des Érables
patrimoineRue des Frênes
patrimoineRue des Genevriers
patrimoineRue des Genévriers
patrimoineRue des Grenaches
patrimoineRue des Iris
patrimoineRue des Kermés
patrimoineRue des Lauriers
patrimoineRue des Lavandes
patrimoineRue des Lavandins
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Marguerites
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Mûriers
patrimoineRue des Oiseaux de Passage
patrimoineRue des Oliviers
patrimoineRue des Orchidées Sauvages
patrimoineRue des Parennettes
patrimoineRue des Photinias
patrimoineRue des Picholines
patrimoineRue des Pins
patrimoineRue des Rocailles
patrimoineRue des Romarins
patrimoineRue des Roseaux
patrimoineRue des Sabots d'Hélène
patrimoineRue des Vautes
patrimoineRue des Verriès
patrimoineRue des Vignes Blanches
natureRue de Valène
patrimoineRue de Valmont
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Baptistou
patrimoineRue du Bayle
patrimoineRue du Bel Horizon
patrimoineRue du Belvédère
patrimoineRue du Bois de la Vierge
patrimoineRue du Bois de Vigier
patrimoineRue du Bosc
patrimoineRue du Bosc de la Plaine
patrimoineRue du Bosquet
patrimoineRue du Cabernet
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Carignan
patrimoineRue du Carrosse
patrimoineRue du Champ de la Blanche
patrimoineRue du Champ de la Croix
patrimoineRue du Chasselas
patrimoineRue du Château de Rouquet
patrimoineRue du Clau
patrimoineRue du Combals
patrimoineRue du Devois
patrimoineRue du Fournil
patrimoineRue du Grand Pan
patrimoineRue du Grand Plantier
patrimoineRue du Jeu de Ballon
patrimoineRue du Jeu de Mail
patrimoineRue du Juge
patrimoineRue du Margal
patrimoineRue du Mas de Finet
patrimoineRue du Mas du Juge
patrimoineRue du Mazet
patrimoineRue du Mont Fleuri
patrimoineRue du Parc
patrimoineRue du Patus
patrimoineRue du Patus Lou Patus
patrimoineRue du Petit Bois
patrimoineRue du Petit Houx
patrimoineRue du Petit Paris
patrimoineRue du Pezouillet
patrimoineRue du Pica de Talen
patrimoineRue du Pioch
patrimoineRue du Plan du Lecas
patrimoineRue du Plateau
patrimoineRue du Plein Soleil
patrimoineRue du Pont
patrimoineRue du Pontil
patrimoineRue du Pous
patrimoineRue du Presbytère
patrimoineRue du Puech
patrimoineRue du Puech de Brissac
patrimoineRue du Puech de Fedediou
patrimoineRue du Puits du Père
patrimoineRue du Roch
patrimoineRue du Rossignol
patrimoineRue du Rouergas
patrimoineRue du Servent
patrimoineRue du Temps qui Passe
patrimoineRue du Thym
patrimoineRue du Vermentino
patrimoineRue du Viognier
patrimoineRue Frédéric Mistral
patrimoineRue Georges Courteline
patrimoineRue Hector Berlioz
cultureFils de médecin destiné à la médecine, Hector Berlioz (1803-1869) quitta l'école de santé à Paris pour la musique — au grand désespoir de son père qui lui coupa les vivres. Il entra au Conservatoire en 1823, remporta le prix de Rome en 1830 avec sa cantate Sardanapale, l'année même où sa Symphonie fantastique fit scandale à Paris. Cette œuvre folle et vertigineuse — récit halluciné d'un jeune artiste qui s'empoisonne à l'opium en rêvant qu'il assassine sa bien-aimée, est guillotiné, puis assiste à un sabbat de sorcières — était autobiographique : Berlioz venait de tomber follement amoureux, sans oser lui parler, de l'actrice irlandaise Harriet Smithson, vue au théâtre dans du Shakespeare. Détail savoureux : Harriet finit par entendre la symphonie, comprit qu'elle en était le sujet, rencontra Berlioz, et l'épousa en 1833. Le mariage fut désastreux, mais l'histoire est unique dans les annales musicales. Longtemps méconnu en France, Berlioz gagna sa vie par la critique musicale — plume redoutée et acerbe — et par de longues tournées à l'étranger (Allemagne, Autriche, Russie, Londres) où on l'adulait déjà quand Paris continuait de le bouder. Son Requiem (1837), puis sa Damnation de Faust (1846) et enfin son opéra monumental Les Troyens (composé de 1856 à 1858 mais jamais joué intégralement de son vivant), sommet de son œuvre, imposèrent peu à peu son génie. Maître absolu de l'orchestration — son Traité d'instrumentation et d'orchestration de 1844 fut la bible de tous les compositeurs jusqu'à Ravel —, ami de Liszt, Chopin, Paganini, Hugo et Delacroix, Berlioz mourut en 1869 dans l'amertume et la solitude, sa reconnaissance nationale encore à venir. Il est aujourd'hui considéré comme le plus grand compositeur français du XIXᵉ siècle.
Rue Jean Giono
patrimoineRue Jules Massenet
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue Marcel Proust
patrimoineRue Maurice Ravel
patrimoineRue Paul Éluard
patrimoineRue Paul Valéry
patrimoineRue Verte
patrimoineTraverse de Bellevue
patrimoineTraverse de la Colline
patrimoineTraverse du Cardinal
patrimoineVéloligne 10a
patrimoine