Rues de Saint-Fortunat-sur-Eyrieux
101 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Mairie
patrimoineAllée de Reymondon
patrimoineAllée de Rochaty
patrimoineCalade de Rochevieille
patrimoineChemin de Caron
patrimoineChemin de Chauvignon
patrimoineChemin de Comborie
patrimoineChemin de Crumière
patrimoineChemin de la Chanal
patrimoineChemin de la Grange
patrimoineChemin de la Mure
patrimoineChemin de la Peyrete
patrimoineChemin de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Chemin de l'Aubepine
patrimoineChemin de la Vignasse
patrimoineChemin de Leymare
patrimoineChemin de l'Eyrieux
patrimoineChemin de l'Hubac
patrimoineChemin de Monge
patrimoineChemin de Pelet
patrimoineChemin de Pontpierre
patrimoineChemin de Prahy
patrimoineChemin de Rancurel
patrimoineChemin des Bruyères
patrimoineChemin des Cerisiers
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Enclos
patrimoineChemin des Moineries
patrimoineChemin des Muriers
patrimoineChemin des Pêchers
patrimoineChemin des Salamandres
patrimoineChemin de Viron
patrimoineChemin du Bouchet
patrimoineChemin du Col d'Aurelle
patrimoineChemin du Perrier
patrimoineChemin du Puy
patrimoineChemin du Riouvel
patrimoineChemin Rural du Serre de Doux
patrimoineDolce Via
patrimoineImpasse Bellevue
patrimoineImpasse de Beauregard
patrimoineImpasse de Blanc
patrimoineImpasse de Bonne
patrimoineImpasse de Chaussiere
patrimoineImpasse de l'Aiguillon
patrimoineImpasse de la Plaine
patrimoineImpasse de Pontpierre
patrimoineImpasse des Boutons d'Or
patrimoineImpasse de Séguin
patrimoineImpasse de Sidonie
patrimoineImpasse des Libellules
patrimoineImpasse du Bassin
patrimoineImpasse du Bateau
patrimoineImpasse du Commandant Milhot
patrimoineImpasse du Ruisseau
natureLa Prat
patrimoineLe Batiment
patrimoineMontée des Primevères
patrimoineMontée du Glandoux
patrimoinePassage de Mondon
patrimoinePlace de l'Alambic
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace du Temple
patrimoinePlace Olivier de Serres
patrimoinePlace René Cassin
patrimoineRochaty
patrimoineRoute d'Avezac
patrimoineRoute de Blanc
patrimoineRoute de Chalavon
patrimoineRoute de Crumière
patrimoineRoute de la Gare
patrimoineRoute de la Vallée
patrimoineRoute de l'Orangere
patrimoineRoute de Prat
patrimoineRoute de Saint-Cierge-La-Serre
patrimoineRoute de Saint-Vincent-de-Durfort
patrimoineRoute de Séguin
patrimoineRoute des Menets
patrimoineRoute de Suc
patrimoineRoute du Cros
patrimoineRoute du Mas
patrimoineRoute du Serre de Doux
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue des Iris
patrimoineRue du Clocheron
patrimoineRue du Coulassou
patrimoineRue du Jardin
patrimoineRue du Parc
patrimoineRue Général Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Général Rampon
patrimoineRuelle de la Mercerie
patrimoineRuelle de l'Arca
patrimoineRuelle de la Tour
patrimoineRuelle des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Ruelle du Manoir
patrimoineRuelle du Temple
patrimoineRue Panassac
patrimoineRue René Cassin
patrimoineRue Saint-Joseph
patrimoineRue Tallagros
patrimoineVenelle des Jonquilles
patrimoine