Rues de Saint-Eusèbe
109 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
10e Rang Est
patrimoine10e Rang Ouest
patrimoineAllée René Monneret
patrimoineChemin de la Carrière
patrimoineChemin de la Cordy
patrimoineChemin de la Favée
patrimoineChemin de la Pièce
patrimoineChemin de la Rochette
patrimoineChemin de la Roncière
patrimoineChemin de l'Artillerie
patrimoineChemin de l’Ouche
patrimoineChemin de Marmagne
patrimoineChemin de Merluz
patrimoineChemin de Palaisu
patrimoineChemin des Andolly
patrimoineChemin des Bettes
patrimoineChemin des Châtaigniers
patrimoineChemin des Crêts
patrimoineChemin des Écoirés
patrimoineChemin des Essarts
patrimoineChemin des Féodières
patrimoineChemin des Hirondelles
natureChemin des Martinets
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin d'Orbessy Bas
patrimoineChemin du Bois de Nulle
patrimoineChemin du Bouchet
patrimoineChemin du Brûlard
patrimoineChemin du Château
patrimoineChemin du Chaumont d'en-Haut
patrimoineChemin du Chêne Vert
natureChemin du Cimetière
patrimoineChemin du Marais
patrimoineChemin du Marmot
patrimoineChemin du Méplier
patrimoineChemin du Pré Carré
patrimoineChemin du Tremblay
patrimoineChemin du Verger
patrimoineChemin du Vernay
patrimoineChemin Gérard-Bouchard
patrimoineChemin Massé
patrimoineChemin Rural de Thusy à Saint Eusebe
patrimoineImpasse Bois Bouchet
patrimoineImpasse de la Grande Terre
patrimoineImpasse de la Rue de Bourgogne
patrimoineImpasse de la Sarasine
patrimoineImpasse de l'Écart
patrimoineImpasse des Grives
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Mésarmes
patrimoineImpasse des Pinsons
patrimoineImpasse des Rossignols
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse du Bois Soret
patrimoineImpasse du Mont Blanc
patrimoineImpasse Guinet
patrimoineImpasse Revivre
patrimoineLe Bourg
patrimoinePiste Poids Lourd
patrimoinePlace du 11 Novembre 1918
patrimoinePlace du Tilleul
naturePont d'Écluse de Parizenot
patrimoinePont des Morands
patrimoineRoute 232
patrimoineRoute 232 Ouest
patrimoineRoute Blier
patrimoineRoute de Blanzy
patrimoineRoute de Chalon
patrimoineRoute de la Chaudière
patrimoineRoute de la Fiotte au Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Le mot vient du latin molinum, dérivé de mola — la meule, cette lourde pierre ronde qui broie le grain. De la même racine sont nés le verbe moudre, la mouture, le meunier, le moulinet, et jusqu'à nos dents molaires, ces meules de chair qui écrasent la nourriture. Toute une famille de mots pour dire une seule chose : broyer, réduire en poudre. Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de deux mille ans. Le moulin à vent, lui, gagne l'Europe au XIIᵉ siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile de noix et d'olive, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan. Mais le moulin n'a pas vraiment disparu : leurs descendants, les alternateurs des centrales hydroélectriques, tournicotent tout autant pour fournir l'énergie de nos maisons. Ce sont les mêmes principes — la force de l'eau, du vent, transformée en mouvement utile — qui font aujourd'hui tourner nos vies.
Route de la Réserve
patrimoineRoute de La Résurrection
patrimoineRoute de la Seigneurie
patrimoineRoute de Marigny
patrimoineRoute de Pesey
patrimoineRoute des Beaux Lieux
patrimoineRoute des Érables
patrimoineRoute des Vallées
patrimoineRoute des Vignes
natureRoute de Thusy
patrimoineRoute de Tignerant
patrimoineRoute de Toulon
patrimoineRoute de Vallières
patrimoineRoute de Vaulx
patrimoineRoute d'Orbessy
patrimoineRoute du Châtelard
patrimoineRoute du Chêne Vert
natureRoute du Gros Chêne
natureRoute du Lac-Repos
patrimoineRoute Principale
patrimoineRue Creuse
patrimoineRue d'Alluège
patrimoineRue de Bourgogne
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineSymbole de la République et cœur administratif de la commune, la mairie est née directement de la Révolution française — c'est le décret du 14 décembre 1789 qui créa les communes modernes, dont chacune, aujourd'hui encore, se rassemble autour de son « hôtel de ville ». Le mot mairie est d'origine médiévale — il apparaît dans le polyptyque d'Irminon, ouvrage de droit rédigé par un abbé de Saint-Germain-des-Prés au IXᵉ siècle. Il désignait alors le maire, régisseur d'un domaine agricole. Le terme a longtemps coexisté avec d'autres formes — le consul dans le Midi de la France, l'échevin dans le Nord, le prévôt des marchands à Paris, tous chargés d'administrer leur cité selon des règles propres à chaque province. La France d'avant 1789 était une mosaïque de coutumes où chaque bourg avait son mode de gouvernement local. Tout bascule avec la Révolution. Le décret du 14 décembre 1789 abolit d'un trait toutes ces institutions anciennes et crée, pour la première fois dans l'histoire française, 44 000 communes dotées d'une structure identique : un conseil municipal élu et un maire à sa tête. C'est l'un des grands actes fondateurs de la France moderne — la naissance de la commune comme cellule élémentaire de la République. La loi de 1884 achèvera cette œuvre en garantissant définitivement les libertés municipales. Longtemps improvisée — dans une maison particulière louée, chez un notaire, chez le maire lui-même, parfois même à l'auberge du village —, la mairie ne s'est fixée dans un bâtiment propre qu'au fil du XIXᵉ siècle. La loi de 1837 est la première à imposer aux communes l'entretien d'un « hôtel de ville ou local affecté à la mairie ». À partir de là, les municipalités françaises se lancent dans la construction de ces édifices sobres et solennels qu'on connaît partout : perron surélevé, drapeau tricolore, buste de Marianne, devise « Liberté, Égalité, Fraternité » en façade. L'architecture des mairies suit l'esprit du temps. Au XIXᵉ siècle, elles s'inspirent souvent des hôtels de ville d'Ancien Régime — colonnes, frontons, campaniles — pour affirmer la dignité républicaine. Beaucoup adoptent le triptyque symbolique de la République : la mairie, l'école, le monument aux morts, souvent regroupés autour d'une même place, formant le « forum républicain » que la loi Ferry sur l'instruction obligatoire (1881-1882) et la Grande Guerre viendront compléter. À l'intérieur, la salle du conseil municipal est le lieu du débat démocratique local. La salle des mariages — souvent la plus belle pièce, ornée du buste de Marianne et de tableaux allégoriques — reste aujourd'hui, pour beaucoup de Français, le seul lieu institutionnel dans lequel ils entreront de leur vivant. C'est aussi à la mairie qu'on déclare une naissance, qu'on reconnaît un enfant, qu'on enregistre un décès, qu'on vote aux élections locales, régionales, présidentielles et européennes. En temps de crise — inondation, tempête, épidémie —, elle devient le centre de coordination de la commune. Elle est aujourd'hui le seul bâtiment public obligatoire dans chaque commune française : plus de 34 000 mairies quadrillent le territoire, du village de 20 habitants aux métropoles millionnaires. Toutes ont, à leur porte, la même plaque tricolore et le même mot inscrit — République française. Peu de nations ont un maillage démocratique aussi dense. La place de la Mairie est probablement, avec la place de l'Église, l'un des noms de lieu les plus répandus du pays. Les deux se répondent souvent, à quelques pas l'une de l'autre : l'ancien et le nouveau cœur du village, la paroisse et la commune, la cloche et le drapeau.
Rue de la Source
patrimoineRue de l'Étang
natureRue de Pied-du-Lac
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Morands
patrimoineRue des Parriauds
patrimoineRue des Porrons
patrimoineRue de Torcy
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Champ des Pierres
patrimoineRue du Gratoux
patrimoineRue du Puits
patrimoineRue du Puits Wilson
patrimoineRue Rouge
patrimoineVoie Communale 9 dite du Château
patrimoine