Rues de Saint-Étienne-sur-Usson
51 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Chemin de Chabanol
patrimoineChemin de la Garde
patrimoineChemin de la Plane
patrimoineChemin de la Promenade
patrimoineChemin des Cabarets
patrimoineChemin des Jardins
patrimoineChemin de Tigoulin
patrimoineChemin du Coudert
patrimoineChemin du Pradet
patrimoineChemin Vert
patrimoineImpasse Bourbon
patrimoineImpasse de la Limagne
patrimoineImpasse de l'Argentier
patrimoineImpasse de La Ribeyre
patrimoineImpasse des Hirondelles
natureImpasse des Potagers
patrimoineImpasse des Puits
patrimoineImpasse des Suquets
patrimoineImpasse du Chalard
patrimoineImpasse du Soleil
patrimoinePlace du Village
patrimoinePont Merlin
patrimoineRoute de La Geneste
patrimoineRoute de l'Améthyste
patrimoineRoute de Salamot
patrimoineRoute des Mouteyres
patrimoineRoute du Château
patrimoineRoute du Vernet
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de la Bascule
patrimoineRue de la Fenade
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Font de Belle
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Pierre
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de l'Auberge
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Etivade
patrimoineRue des 4 Vents
patrimoineRue des Fours à Pain
patrimoineRue des Granges
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Marronniers
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Puits
patrimoineRue des Sagnes
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue du Cézallier
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Maquis
histoire