Rues de Saint-Étienne-de-Lugdarès
84 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Accès Château d'Eau
patrimoineAccès Déchèterie
patrimoineAncien Chemin de Pradelles à la Souche
patrimoineChemin d'Alary
patrimoineChemin de Blanchinèche
patrimoineChemin de Chabanis
patrimoineChemin de Chaumiselle
patrimoineChemin de Huédour au Cellier-du-Luc
patrimoineChemin de Labrot au Cellier-du-Luc
patrimoineChemin de la Calade
patrimoineChemin de la Combe à Huédour
patrimoineChemin de la Croisette
patrimoineChemin de la Gazelle
patrimoineChemin de Lalevade-d'Ardèche à Luc
patrimoineChemin de Lespinasse
patrimoineChemin de l'Œil-de-Luc
patrimoineChemin de Masméjean à Champ-Longe
patrimoineChemin de Montgros
patrimoineChemin de Pranlas au Grand-Bois
patrimoineChemin de Rieu Bournet
patrimoineChemin de Roche-Paris
patrimoineChemin de Saint-Étienne-de-Lugdarès au Cellier-du-Luc
patrimoineChemin de Saint-Étienne-de-Lugdarès aux Hubacs
patrimoineChemin de Sevenette
patrimoineChemin du Bois des Hubacs à Laveyrune
patrimoineChemin du Doulay
patrimoineChemin du Doulay à la Baraque
patrimoineChemin du Doulay à la Croix-du-Fau
patrimoineChemin du Doulay au Pommier
patrimoineChemin du Loup
patrimoineChemin du Pradal
patrimoineChemin du Relais
patrimoineDépôt Verres et Papiers
patrimoineHuedour-Les Hubacs
patrimoineImpasse de la Combe
patrimoineImpasse de la Gentiane
patrimoineImpasse de l'Arnica
patrimoineImpasse de l'Église
patrimoineSur les cent mille édifices religieux disséminés à travers le pays, quarante-cinq mille sont des églises paroissiales.
Le mot vient du grec ekklêsia — « l'assemblée des convoqués ». Il désignait d'abord la communauté des fidèles rassemblés, avant de glisser vers le bâtiment qui les accueillait. Ce double sens n'a jamais disparu : quand on parle de l'Église catholique, on désigne encore la communauté ; quand on parle d'une église romane, on désigne le bâtiment. Deux mille ans après, le mot porte toujours ses deux mémoires.
Si le clocher en est l'élément le plus emblématique — souvent la première silhouette qu'on aperçoit de loin — chaque église cache un vocabulaire propre qui vaut la peine d'être connu. On franchit le portail (parfois surmonté d'un tympan sculpté qui raconte, en pierre, une scène biblique) et l'on entre dans la nef, longue salle centrale bordée d'une ou de plusieurs travées collatérales. Elle mène au chœur, réservé au clergé, souvent séparé de la nef par un transept — cette « aile » transversale qui donne à l'édifice sa forme de croix latine. Tout au fond, derrière l'autel, le chevet clôt l'édifice, tantôt plat, tantôt arrondi en abside. Les vitraux — véritables bibles de lumière pour les fidèles illettrés du Moyen Âge — colorent la pierre de rouge, de bleu, d'or. Au-dessus, les voûtes sont maintenues par des arcs de pierre scellés en leur sommet par une clé de voûte — pièce maîtresse qui, une fois posée, verrouille tout l'édifice. La grande rosace de la façade occidentale, quand elle existe, achève de faire de l'église un lieu d'harmonie et de lumière.
L'architecture raconte les siècles superposés. Le roman (XIᵉ-XIIᵉ siècle) est trapu, aux murs épais, aux ouvertures étroites, aux arcs en plein cintre. Le gothique (à partir du XIIᵉ) élance ses voûtes sur croisées d'ogives et laisse entrer la lumière à flots par de vastes verrières. Le baroque (XVIIᵉ-XVIIIᵉ) déploie les courbes, les dorures et les statues théâtrales. Le néogothique du XIXᵉ siècle revient aux flèches élancées, dans un élan de restauration romantique. La plupart des églises paroissiales sont en réalité des palimpsestes où chaque génération a laissé sa trace : un chœur reconstruit, une chapelle ajoutée, un porche refait.
Ces lieux au cœur du village abritent l'âme de la religion catholique, mais leur rôle a longtemps dépassé le seul culte. Au Moyen Âge, on y était baptisé, marié, enterré au cimetière attenant — les trois moments essentiels de la vie. On y payait la dîme — cet impôt d'origine biblique, littéralement le « dixième », prélevé sur toutes les récoltes de la paroisse au profit du clergé pour son entretien et le culte. Devenue au fil des siècles l'une des grandes charges pesant sur les paysans, elle fut abolie dans la nuit du 4 août 1789, symbole de la fin de l'Ancien Régime.
Les cloches, attestées dès le XIIIᵉ siècle, rythmaient la journée : angélus du matin, du midi et du soir, tocsin d'alerte, glas des morts, volées joyeuses des mariages. Le fameux coq au sommet du clocher — symbole de vigilance et de résurrection — apparaît en France dès le IXᵉ siècle et deviendra un emblème national.Impasse de Pieds Moussio
patrimoineImpasse des Champs
patrimoineImpasse des Fauvettes
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse Illuminée
patrimoineImpasse Papillon
patrimoineImpasse Saint-Roch
patrimoineLa Gazelle
patrimoinePlace du Jumelage
patrimoinePlan Moussio
patrimoineRoute de Champ Longe
patrimoineRoute de Combe Brut
patrimoineRoute de la Baraque
patrimoineRoute de Labrot
patrimoineRoute de Luc
patrimoineRoute de Saint-Étienne
patrimoineRoute des Hubacs
patrimoineRoute des Paturaux
patrimoineRoute de Vesseaux
patrimoineRoute du Celey
patrimoineRoute du Col du Pendu
patrimoineRoute du Cros
patrimoineRoute du Mas
patrimoineRoute du Serre
patrimoineRue de Fourmareche
patrimoineRue de la Croix d'Appel
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Narce
patrimoineRue de la Trappe
patrimoineRue de la Traverse
patrimoineRue des Cayres
patrimoineRue des Cimes
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Herons
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Trois Seigneurs
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Charron
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Couderc
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Le mot vient du latin molinum, dérivé de mola — la meule, cette lourde pierre ronde qui broie le grain. De la même racine sont nés le verbe moudre, la mouture, le meunier, le moulinet, et jusqu'à nos dents molaires, ces meules de chair qui écrasent la nourriture. Toute une famille de mots pour dire une seule chose : broyer, réduire en poudre. Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de deux mille ans. Le moulin à vent, lui, gagne l'Europe au XIIᵉ siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile de noix et d'olive, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan. Mais le moulin n'a pas vraiment disparu : leurs descendants, les alternateurs des centrales hydroélectriques, tournicotent tout autant pour fournir l'énergie de nos maisons. Ce sont les mêmes principes — la force de l'eau, du vent, transformée en mouvement utile — qui font aujourd'hui tourner nos vies.
Rue du Ranc
patrimoineRue du Réservoir
patrimoineRue du Rioufrey
patrimoineVira Vents
patrimoine