Rues de Saint-Didier-de-la-Tour
94 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire des Marouettes
patrimoineAllée des Grébilles
patrimoineAllée des Platanes
patrimoineChampagnon
patrimoineChemin de Bellevue
patrimoineChemin de Bois Picot
patrimoineChemin de Chenevatière
natureChemin de Courmourousse
patrimoineChemin de Fouilleuse
patrimoineChemin de la Cassole
patrimoineChemin de la Grande Côte
patrimoineChemin de la Haute Bourbre
patrimoineChemin de la Mûre
patrimoineChemin de la Tournure
patrimoineChemin de Plambois
patrimoineChemin de Ratassière
patrimoineChemin de Revolettes
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patrimoineChemin des Croisettes
patrimoineChemin des Esserts
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patrimoineChemin des Petites Rivoires
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natureChemin du Corsat
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patrimoineChemin du Godard
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patrimoineChemin du Rual
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patrimoineChemin Saint-Félix
patrimoineChemin Veyssin
patrimoineClos Reynaud
patrimoineDiffuseur de la Tour du Pin Est
patrimoineImpasse de Bois Massot
patrimoineImpasse de Bourgeron
patrimoineImpasse de la Fauconnière
patrimoineImpasse de Monsieur Lièvre
patrimoineImpasse de Nivel
patrimoineImpasse de Révolette
patrimoineImpasse des Ayes
patrimoineImpasse des Brosses
patrimoineImpasse des Garennes
patrimoineImpasse du Mollard
patrimoineLe Clos des Noyers
patrimoineLe Ladret
patrimoineLe Luépi
patrimoineLe Pré du Lac
patrimoineLe Ruy Jaillet
patrimoineLes Balcons de la Rivoire
patrimoineLes Charmosses
patrimoineLoissement Le Clos des Rivoires
patrimoineLotissement le Bois de Révolette
patrimoineLotissement le Clos Curtil
patrimoineLotissement le Colombier
patrimoineLotissement Les Hauts de Saint-Didier
patrimoineLotissement Pierre Blanche
patrimoineMontée de Révolette
patrimoineMontée de Suet
patrimoineRoute de Chambéry
patrimoineRoute de Champ Galet
patrimoineRoute de Charpenay
patrimoineRoute de Chatelaret
patrimoineRoute de Chemin
patrimoineRoute de Crète
patrimoineRoute de Demptézieu
patrimoineRoute de Ferrossière
patrimoineRoute de l'Allée
patrimoineRoute de la Tuillière
patrimoineRoute de l'Église
patrimoineSur les cent mille édifices religieux disséminés à travers le pays, quarante-cinq mille sont des églises paroissiales.
Le mot vient du grec ekklêsia — « l'assemblée des convoqués ». Il désignait d'abord la communauté des fidèles rassemblés, avant de glisser vers le bâtiment qui les accueillait. Ce double sens n'a jamais disparu : quand on parle de l'Église catholique, on désigne encore la communauté ; quand on parle d'une église romane, on désigne le bâtiment. Deux mille ans après, le mot porte toujours ses deux mémoires.
Si le clocher en est l'élément le plus emblématique — souvent la première silhouette qu'on aperçoit de loin — chaque église cache un vocabulaire propre qui vaut la peine d'être connu. On franchit le portail (parfois surmonté d'un tympan sculpté qui raconte, en pierre, une scène biblique) et l'on entre dans la nef, longue salle centrale bordée d'une ou de plusieurs travées collatérales. Elle mène au chœur, réservé au clergé, souvent séparé de la nef par un transept — cette « aile » transversale qui donne à l'édifice sa forme de croix latine. Tout au fond, derrière l'autel, le chevet clôt l'édifice, tantôt plat, tantôt arrondi en abside. Les vitraux — véritables bibles de lumière pour les fidèles illettrés du Moyen Âge — colorent la pierre de rouge, de bleu, d'or. Au-dessus, les voûtes sont maintenues par des arcs de pierre scellés en leur sommet par une clé de voûte — pièce maîtresse qui, une fois posée, verrouille tout l'édifice. La grande rosace de la façade occidentale, quand elle existe, achève de faire de l'église un lieu d'harmonie et de lumière.
L'architecture raconte les siècles superposés. Le roman (XIᵉ-XIIᵉ siècle) est trapu, aux murs épais, aux ouvertures étroites, aux arcs en plein cintre. Le gothique (à partir du XIIᵉ) élance ses voûtes sur croisées d'ogives et laisse entrer la lumière à flots par de vastes verrières. Le baroque (XVIIᵉ-XVIIIᵉ) déploie les courbes, les dorures et les statues théâtrales. Le néogothique du XIXᵉ siècle revient aux flèches élancées, dans un élan de restauration romantique. La plupart des églises paroissiales sont en réalité des palimpsestes où chaque génération a laissé sa trace : un chœur reconstruit, une chapelle ajoutée, un porche refait.
Ces lieux au cœur du village abritent l'âme de la religion catholique, mais leur rôle a longtemps dépassé le seul culte. Au Moyen Âge, on y était baptisé, marié, enterré au cimetière attenant — les trois moments essentiels de la vie. On y payait la dîme — cet impôt d'origine biblique, littéralement le « dixième », prélevé sur toutes les récoltes de la paroisse au profit du clergé pour son entretien et le culte. Devenue au fil des siècles l'une des grandes charges pesant sur les paysans, elle fut abolie dans la nuit du 4 août 1789, symbole de la fin de l'Ancien Régime.
Les cloches, attestées dès le XIIIᵉ siècle, rythmaient la journée : angélus du matin, du midi et du soir, tocsin d'alerte, glas des morts, volées joyeuses des mariages. Le fameux coq au sommet du clocher — symbole de vigilance et de résurrection — apparaît en France dès le IXᵉ siècle et deviendra un emblème national.Route de Lyon
patrimoineRoute de Marlezet
patrimoineRoute de Marlieu
patrimoineRoute de Pin
patrimoineRoute de Saint-André
patrimoineRoute de Saint-Didier
patrimoineRoute des Arphants
patrimoineRoute des Rivoires
patrimoineRoute des Vignes
natureRoute de Veyssin
patrimoineRoute du 19 Mars 1962
patrimoineRoute du Colombier
patrimoineRoute du Lac
patrimoineRoute du Loup
patrimoineRoute du Stade
patrimoineRue du 11 Novembre 1918
patrimoineRue Éluard
patrimoineRue Voltaire
histoireIssu de la bourgeoisie parisienne, François-Marie Arouet (1694-1778) fit de brillantes études chez les jésuites de Louis-le-Grand. Son pseudonyme Voltaire est l'anagramme d'Arovet L.J. — « Arouet le Jeune » — à une époque où u et v ne se distinguaient pas encore à l'écrit. Ses vers irrévérencieux contre le Régent lui valurent onze mois de Bastille en 1717, où il écrivit sa première tragédie et se choisit son nouveau nom. Un franc-parler récidiviste l'exila ensuite en Angleterre pendant trois ans, séjour décisif : il en revint transformé, avec une philosophie réformatrice de la justice et de la société inspirée du modèle anglais, et une défense ardente de la liberté d'expression. Rentré en France, il ne cessa dès lors de critiquer la guerre, le dogme chrétien et surtout la monarchie absolue de droit divin. Historiographe du roi en 1745, il entra à l'Académie française l'année suivante — mais ses écrits scandaleux (Zadig, 1747) le forcèrent à l'exil, d'abord chez Frédéric II à Berlin, puis en Suisse. En 1759, il s'installa à Ferney, village frontalier de la Suisse qui portera désormais son nom : il y accueillit toute l'Europe éclairée pendant vingt ans, devenant le « patriarche de Ferney », référence intellectuelle du siècle. La même année, il publia Candide, roman satirique où sa naïveté imaginaire dénonce le fanatisme, la guerre, l'esclavage et l'optimisme métaphysique de Leibniz — le fameux « Il faut cultiver notre jardin » qui clôt le livre. Avec ses pamphlets mordants, il se battit contre les injustices judiciaires : l'affaire Calas (protestant toulousain roué en 1762, réhabilité grâce à lui en 1765), l'affaire Sirven, l'exécution du jeune chevalier de La Barre. À chacun il opposa sa devise, signée à la fin de ses lettres : « Écrasons l'infâme » — l'infâme étant le fanatisme religieux. En 1778, à quatre-vingt-trois ans, il revint triomphalement à Paris après vingt-huit ans d'absence : la Comédie-Française l'acclama debout, la foule l'idolâtra. Il mourut trois mois plus tard. Refusé de sépulture chrétienne, enterré à la sauvette en Champagne, il fut transféré au Panthéon par la Révolution en 1791. Il y repose depuis, face à Rousseau — les deux frères ennemis des Lumières.
Ventravent
patrimoineVoie Communale Le Fayet
patrimoine