Rues de Saint-Dézéry
35 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Chemin Camp Ferrier
patrimoineChemin de Font Guiraude
patrimoineChemin de la Cagalane
patrimoineChemin des Olivettes
patrimoineChemin du Pigeonnier
patrimoineChemin du Rieu
patrimoineChemin du Vieux Chêne
natureChemin Sauze de Barre
patrimoineImpasse de Bouisson
patrimoineImpasse des Hirondelles
natureImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Vignes
naturePassage de l'Arceau
patrimoinePassage du Figuier
patrimoinePassage du Porche
patrimoinePlace du Griffe
patrimoinePlace Marc Hermet
patrimoineRoute de Collorgues
patrimoineRoute de Moussac
patrimoineRoute de Saint-Chaptes
patrimoineRoute de Saint-Dezery
patrimoineRoute de Valence
patrimoineRoute d'Uzès
patrimoineRue de la Chêneraie
natureUne chênaie n'est pas une simple forêt, c'est un écosystème : un monde patiemment tissé autour de l'arbre dominant, où chaque plante, chaque animal, chaque champignon trouve sa place précise. Marcher dans une vieille chênaie, c'est entrer dans une cathédrale végétale — silence feutré, colonnes claires, humus épais qui craque sous les pas. Un seul vieux chêne héberge plus de 400 espèces d'insectes, dix fois plus qu'un pin. Ajoutez les mésanges, les pics, les écureuils qui dispersent les glands, les sangliers qui les mangent en automne, les cerfs qui s'y frottent leurs bois, et les geais qui les enterrent — c'est d'ailleurs à ces oiseaux amnésiques que la chênaie doit sa propagation. À la fin de l'été, elle livre son plus précieux secret : les champignons, cèpes, girolles, trompettes-de-la-mort, et surtout les truffes du Sud-Ouest et du Périgord, toutes en symbiose invisible avec les racines du chêne. Longtemps forêts nourricières où l'on menait les cochons se gaver de glands à l'automne — le fameux droit de « paisson » —, les chênaies furent aussi les grandes réserves de bois royales : Fontainebleau, Compiègne, Tronçais, plantées sous Colbert pour la marine et devenues aujourd'hui parmi les plus belles forêts d'Europe. Le nom même de « chênaie » qui subsiste dans tant de lieux-dits rappelle parfois un massif ancien, défriché, dont le souvenir persiste dans les mots. Un mot est parfois tout ce qui reste d'une forêt.
Rue de l'Église
patrimoineRue des Canneliers
patrimoineRue des Magnans
patrimoineRue des Olivettes
patrimoineRue des Puits
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Docteur Paul Michel Marguerit
patrimoineRue du Plagnol
patrimoineRuelle des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue Raoul Maruejols
patrimoineRue Trémontel
patrimoine