Rues de Saint-Cyr-sur-Mer
516 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Beauvallon
patrimoineAllée Camille Claudel
patrimoineAllée de Carignan
patrimoineAllée de la Barbade
patrimoineAllée de la Bavarelle
patrimoineAllée de la Cardiole
patrimoineAllée de la Coste
patrimoineAllée de la Farigoulette
patrimoineAllée de la Frégate
patrimoineAllée de la Loube
patrimoineAllée de la Marsanne
patrimoineAllée de la Martinique
patrimoineAllée de la Rascasse
patrimoineAllée de l'Arc
patrimoineAllée de la Sarriette
patrimoineAllée de la Syrah
patrimoineAllée de la Treille
patrimoineAllée de Lerins
patrimoineAllée de l'Esterel
patrimoineAllée Denis-Antoine Chaudet
patrimoineAllée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Allée des Amandiers
patrimoineAllée des Aramons
patrimoineAllée des Arbousiers
patrimoineAllée des Bartavelles
patrimoineAllée des Bernicles
patrimoineAllée des Bruyères
patrimoineAllée des Cadièrens
patrimoineAllée des Cigales
patrimoineAllée des Cocotiers
patrimoineAllée des Coraux
patrimoineAllée des Eglantines
patrimoineAllée des Fauvettes
patrimoineAllée des Frères Fabry
patrimoineAllée des Genêts
patrimoineAllée des Grenaches
patrimoineAllée des Grenadiers
patrimoineAllée des Hirondelles
natureAllée des Lauriers
patrimoineAllée des Lauriers Roses
patrimoineAllée des Lavandes
patrimoineAllée des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Allée des Micocouliers
patrimoineAllée des Mimosas
patrimoineAllée des Mirandoles
patrimoineAllée des Murex
patrimoineAllée des Mûriers
patrimoineAllée des Oliviers
patrimoineAllée des Palmiers
patrimoineAllée des Palombes
natureAllée des Peupliers
natureAllée des Pins
patrimoineAllée des Pinsons
patrimoineAllée des Platanes
patrimoineAllée des Poivriers
patrimoineAllée des Romarins
patrimoineAllée des Sycomores
patrimoineAllée des Tamaris
patrimoineAllée des Tourelles
patrimoineAllée des Vendanges
patrimoineAllée des Vignes
natureAllée de Valensole
patrimoineAllée de Vence
patrimoineAllée du Bourboulenc
patrimoineAllée du Capélan
patrimoineAllée du Château
patrimoineAllée du Cinsault
patrimoineAllée du Fenouil
patrimoineAllée du Grenache
patrimoineAllée du Mourastel
patrimoineAllée du Mourvèdre
patrimoineAllée du Pèbre d'Aï
patrimoineAllée du Petit Bois
patrimoineAllée du Pin du Midi
patrimoineAllée du Salabre
patrimoineAllée du Serpolet
patrimoineAllée du Thym
patrimoineAllée Edmond Rostand
patrimoineAllée Ernest Marguery
patrimoineAllée Françoise Dolto
patrimoineAllée François Rude
patrimoineAllée Frédéric Mistral
patrimoineAllée Germain Pilon
patrimoineAllée Henri Cabannes
patrimoineAllée Jacques Prévert
patrimoineAllée Jean Aicard
patrimoineAllée Jean-Antoine Houdon
patrimoineAllée Jean-Baptiste Carpeaux
patrimoineAllée Jean de la Fontaine
patrimoineAllée Jean Giono
patrimoineAllée Jean Goujon
cultureSculpteur de la Renaissance française dont on ignore presque tout de la jeunesse — probablement né en Normandie vers 1510 —, Jean Goujon (vers 1510 – vers 1567) fut l'un des plus grands artistes de son siècle. Il fit ses premières armes à Rouen, puis monta à Paris où il s'illustra rapidement au service d'Henri II et de l'aristocratie parisienne. Son art combine une admiration profonde pour l'Antique — étudié directement dans ses moulages — et une grâce italienne empruntée aux maniéristes de Florence : élongation gracieuse des corps, drapés mouillés qui semblent chanter, contrapposto élégant. Trois chefs-d'œuvre absolus, toujours visibles à Paris, en témoignent : la Fontaine des Innocents (1547-1549), dont les nymphes drapées à l'antique sont le sommet du maniérisme français ; les majestueuses Cariatides du Louvre (1550), quatre grandes femmes qui soutiennent une tribune de musiciens ; et l'ensemble du décor sculpté de la Cour carrée du Louvre, réalisé en étroite collaboration avec l'architecte Pierre Lescot — les deux hommes formèrent le duo fondateur de la Renaissance architecturale française. Il grava aussi son fameux bas-relief des Quatre Saisons pour l'hôtel Carnavalet. Mais Goujon était protestant, et les persécutions religieuses eurent raison de sa position à la Cour : dès l'ouverture des guerres de Religion vers 1562, il partit s'exiler à Bologne, en Italie, où il mourut cinq ou six ans plus tard, oublié. Sa postérité n'en fut pas moins immense : ses nymphes, ses cariatides et ses drapés antiques deviendront des modèles pour toute la sculpture classique française du XVIIᵉ siècle — Girardon, Coysevox et les grands sculpteurs de Versailles n'ont jamais cessé de le regarder.
Allée la Souleïado
patrimoineAllée Marcel Pagnol
patrimoineAllée Mistral
patrimoineAllée Nicolas Coustou
patrimoineAllée Pablo Picasso
patrimoineAllée Paul Arène
patrimoineAllée Paul Cezanne
patrimoineAllée Paul Gauguin
patrimoineAllée Pierre Puget
patrimoineAllée Royale
patrimoineAllée Sainte-Lucie
patrimoineAllée Sandro Botticelli
patrimoineAllées des Tamaris
patrimoineAllée Théodore Aubanel
patrimoineAllée Tramontane
patrimoineAllée Vincent Van Gogh
patrimoineAu Cœur de la Vigne
natureAvenue Aimé Carbonnel
patrimoineAvenue André Berton
patrimoineAvenue Aristide Briand
patrimoineAvenue d'Arquier
patrimoineAvenue de Californie
patrimoineAvenue de Floride
patrimoineAvenue de l'Abbé Dol
patrimoineAvenue de la Gache
patrimoineAvenue de la Liberté
patrimoineAvenue de la Mer
patrimoineAvenue de Miami
patrimoineAvenue des Heures Claires
patrimoineAvenue des Tropiques
patrimoineAvenue de Tahiti
patrimoineAvenue de Tauroentum
patrimoineAvenue d'Hawaï
patrimoineAvenue du 8 Mai 1945
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue du Littoral
patrimoineAvenue du Maréchal Juin
patrimoineAvenue du Port
patrimoineAvenue Frédéric Auguste Bartholdi
patrimoineAvenue Frédéric Bartholdi
patrimoineAvenue Giraud
patrimoineAvenue Marc Durando
patrimoineAvenue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Bella Vista
patrimoineBoulevard Anatole Ducros
patrimoineBoulevard de la Litorne
patrimoineBoulevard de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Boulevard de Lattre de Tassigny
patrimoineBoulevard des Lavandes
patrimoineBoulevard Edouard Seillon
patrimoineBoulevard Hélène
patrimoineBoulevard Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Boulevard Jules Ventre
patrimoineCampagne Éléonore
patrimoineCarraire de Fontvieille
patrimoineCarraire de la Taurelle
patrimoineCarraire des Lecques
patrimoineCarraire des Moines
patrimoineCarraire du Gour
patrimoineCarraire du Péras
patrimoineCarraire Rampale
patrimoineCarrefour Denzlingen
patrimoineChateaubanne
patrimoineChem. du Littoral
patrimoineChemin Caune
patrimoineChemin Cordeil
patrimoineChemin de Bellevue
patrimoineChemin de Biquet
patrimoineChemin de Cagueloup
patrimoineChemin de Font Michel
patrimoineChemin de Fontvieille
patrimoineChemin de la Barbarie
patrimoineChemin de la Bégude
patrimoineChemin de la Bourrasque
patrimoineChemin de la Clare
patrimoineChemin de la Galère
patrimoineChemin de la Gavotte
patrimoineChemin de la Girolle
patrimoineChemin de l'Alouette
patrimoineChemin de la Malissonne
patrimoineChemin de la Miolane
patrimoineChemin de la Moutte
patrimoineChemin de la Peguière
patrimoineChemin de la Pinède
patrimoineChemin de la Sablière
patrimoineChemin de l'Aven
patrimoineChemin de la Verdelaise
patrimoineChemin de la Vieille Bastide
patrimoineChemin de l'Estagnol
patrimoineChemin de l'Origan
patrimoineChemin de Naron
patrimoineChemin de Nartette
patrimoineChemin de Pertuas
patrimoineChemin de Puits Martin
patrimoineChemin de Roumanieu
patrimoineChemin des 5 Terres
patrimoineChemin de Saint-Antoine
patrimoineChemin de Saint-Côme
patrimoineChemin de Saint-Marc
patrimoineChemin des Aludes
patrimoineChemin Des Bartavelles
patrimoineChemin des Bastidons
patrimoineChemin des Baumelles
patrimoineChemin des Lavandes
patrimoineChemin des Mouettes
patrimoineChemin de Sorba
patrimoineChemin des Poissoniers
patrimoineChemin des Pradeaux
patrimoineChemin des Restanques de Saint-Antoine
patrimoineChemin des Vannières
patrimoineChemin dit de la Douane
patrimoineChemin du Criquet
patrimoineChemin du Galoubet
patrimoineChemin du Gueissard
patrimoineChemin du Jas de David
patrimoineChemin du Péras
patrimoineChemin du Pin
patrimoineChemin du Pont des Anges
patrimoineChemin du Sauvet
patrimoineChemin du Tilleul
natureChemin du Valladou
patrimoineChemin du Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin François Canac
patrimoineChemin Jacques Meyer
patrimoineChemin Jean Racine
patrimoineChemin Jourdan Leca
patrimoineChemin Jules Moulet
patrimoineChemin Lou Ferratie
patrimoineChemin Marini
patrimoineChemin Privé de la Grive
patrimoineChemin Privé de l'Androuno
patrimoineChemin Privé de la Petite Maintenance
patrimoineChemin Privé de la Rocade
patrimoineChemin Privé de la Tigne
patrimoineChemin Privé de l'Oustaou
patrimoineChemin Privé de Paramido
patrimoineChemin Privé des Bartavelles
patrimoineChemin Privé des Oliviers
patrimoineChemin Privé des Vignerons
natureChemin Privé du Baou
patrimoineChemin Privé du Collet Redon
patrimoineChemin Privé du Hameau des Cartelliers
patrimoineChemin Privé du Merle
patrimoineChemin Privé du Plan d'Aou
patrimoineChemin Privé du Pont Long
patrimoineChemin Privé du Vallon
patrimoineChemin Privée de Saint-Jean
patrimoineChemin Privé Taccone
patrimoineChemin Sainte-Croix
patrimoineClos des Sylves
patrimoineClos Janic
patrimoineContre-Allée de la Farandole
patrimoineContre-Allée du Rigaudon
patrimoineCorniche Varoise
patrimoineDomaine de la Mer
patrimoineDomaine d'Estelle
patrimoineImpasse Alphonse Daudet
patrimoineImpasse Beau-Site
patrimoineImpasse Beau Soleil
patrimoineImpasse Bonne Nouvelle
patrimoineImpasse Capri
patrimoineImpasse Chevallier
patrimoineImpasse d'Alep
patrimoineImpasse de Bari
patrimoineImpasse de Corinthe
patrimoineImpasse de la Bignone
patrimoineImpasse de la Calliandre
patrimoineImpasse de la Cardarine
patrimoineImpasse de la Cebette
patrimoineImpasse de la Draine
patrimoineImpasse de la Falouque
patrimoineImpasse de la Galinette
patrimoineImpasse de la Girelle
patrimoineImpasse de la Grive
patrimoineImpasse de la Guadeloupe
patrimoineImpasse de la Mésange Bleue
patrimoineImpasse de la Mure
patrimoineImpasse de la Passiflore
patrimoineImpasse de la République
patrimoineImpasse de la Tortue
patrimoineImpasse de l'Empuse
patrimoineImpasse de l'Opale
patrimoineImpasse de Malaga
patrimoineImpasse des 4 Jeudis
patrimoineImpasse des Agapanthes
patrimoineImpasse des Aloès
natureÉtrange plante que l'aloès. Aucun tronc, aucune branche — juste une rosette charnue de feuilles épaisses, dressées vers le ciel, gorgées d'un gel translucide qui a fait sa gloire à travers les siècles. Cassez une feuille : il en coule une sève fraîche et gluante dont l'humanité s'est servie depuis l'Antiquité pour soigner ses brûlures, ses coupures et ses plaies. Le genre Aloe compte près de 500 espèces, apparues il y a 19 millions d'années en Afrique australe. Contrairement à ce qu'on croit souvent, ce n'est pas un cactus mais une plante succulente de la famille des Asphodélacées. Son usage médicinal est millénaire : on en trouve trace sur des tablettes sumériennes de 2100 avant notre ère, puis dans le célèbre papyrus Ebers d'Égypte (1550 avant J.-C.). La légende veut même qu'Aristote ait persuadé Alexandre le Grand de s'emparer de l'île de Socotra pour approvisionner ses armées. Sa feuille cache deux substances distinctes : le gel intérieur, cicatrisant et hydratant, utilisé dans mille crèmes et boissons ; et le latex jaune juste sous l'écorce, riche en aloïne — puissant laxatif que l'ANSES a classé depuis 2018 parmi les cancérogènes possibles. Le remède et son excès, dans la même feuille. Un pot d'aloès sur un rebord de fenêtre, c'est peut-être le seul objet dans une cuisine à réunir sur lui-même quatre mille ans de médecine, une part d'Égypte antique, et une petite pharmacie familiale — le tout sans jamais parler.
Impasse des Bananiers
patrimoineImpasse des Canisses
patrimoineImpasse des Cèdres
patrimoineImpasse des Coccinelles
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Coraux
patrimoineImpasse des Datiers
patrimoineImpasse des Figuiers
patrimoineImpasse des Grillons
patrimoineImpasse des Heures Claires
patrimoineImpasse des Manguiers
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse des Restanques
patrimoineImpasse des Rouges Gorges
patrimoineImpasse des Tourdres
patrimoineImpasse des Troènes
patrimoineImpasse de Tauroentum
patrimoineImpasse du Bleuet
patrimoineImpasse du Cachouflier
patrimoineImpasse du Caroubier
patrimoineImpasse du Cassissier
patrimoineImpasse du Compas
patrimoineImpasse du Coudon
patrimoineImpasse du Genois
patrimoineImpasse du Géographe
patrimoineImpasse du Goupil
patrimoineImpasse du Lagon
patrimoineImpasse du Lantana
patrimoineImpasse du Lapereau
patrimoineImpasse du Loup
patrimoineImpasse du Mérou
patrimoineImpasse du Paradou
patrimoineImpasse du Pétou
patrimoineImpasse du Roitelet
patrimoineImpasse du Rouget
patrimoineImpasse du Sagittaire
patrimoineImpasse du Sémaphore
patrimoineImpasse du Terroir
patrimoineImpasse du Vallat
patrimoineImpasse du Vieux Gréement
patrimoineImpasse Édith Piaf
patrimoineImpasse Édouard Holstein
patrimoineImpasse Emile Sicard
patrimoineImpasse Estournaou
patrimoineImpasse Gustave Flaubert
patrimoineImpasse Joseph Roumanille
patrimoineImpasse Joseph Vernet
patrimoineImpasse La France
patrimoineImpasse la Garonnette
patrimoineImpasse La Largade
patrimoineImpasse La Palmeraie
patrimoineImpasse Lavandière
patrimoineImpasse Le Clos
patrimoineImpasse le Jardin des Vignes
natureImpasse Lou Chinchare
patrimoineImpasse Lou Merle
patrimoineImpasse Lou Perdigaou
patrimoineImpasse Lou Quinson
patrimoineImpasse Lou Rigaou
patrimoineImpasse Lou Terraie
patrimoineImpasse Lou Tolissier
patrimoineImpasse Lucette
patrimoineImpasse Lutèce
patrimoineImpasse Marius Audran
patrimoineImpasse Martine Carol
patrimoineImpasse Matheron
patrimoineImpasse Max Barel
patrimoineImpasse Pastourelle
patrimoineImpasse Petit Sablon
patrimoineImpasse Privée des Amandiers
patrimoineImpasse Privée des Iris
patrimoineImpasse Privée du Gros Chêne
natureImpasse Provence
patrimoineImpasse Quiétude
patrimoineImpasse Roumanieu
patrimoineImpasse Saint-Louis
patrimoineImpasse Victor Gelu
patrimoineImpasse Victor Prouvé
patrimoineJean-Jaques Pradier
patrimoineLa Clé des Champs
patrimoineLa Deidière
patrimoineLa Granière
patrimoineL'Amiradou
patrimoineL'Andalou
patrimoineLa Pastourelle
patrimoineLa Pléiade
patrimoineLa Promenade Rose
patrimoineLa Provence I
patrimoineLa Provence II
patrimoineL'Athénée
patrimoineL'Azur
patrimoineLe Carthage
patrimoineLe Chat Blanc
patrimoineLe Clos de la Cour Pavée
patrimoineLe Clos de la Mar
patrimoineLe Clos des Cépages
patrimoineLe Clos des Vignes
natureLe Clos Sauvet
patrimoineLe Florentin
patrimoineLe Florida
patrimoineLe Grand Soleil
patrimoineLe Madrilène
patrimoineLe Nautilus
patrimoineLe Nil
patrimoineL'Ensoleillade
patrimoineLe Palais Vénitien
patrimoineLe Plazza
patrimoineLes Aigues Marines
patrimoineLes Aigues-Marines
patrimoineLe Salamanca
patrimoineLes Astérie
patrimoineLes Astéries
patrimoineLes Capriers
patrimoineLes Cartelliers
patrimoineLes Embruns
patrimoineLes Hauts du Port
patrimoineLes Jardins de la Mer
patrimoineLes Jardins de la Miolane
patrimoineLes Jardins des Pradeaux
patrimoineLes Jardins du Port
patrimoineLes Maldives
patrimoineLes Marquises
patrimoineLes Mas de la Coste
patrimoineLes Oliviers
patrimoineLes Romarins
patrimoineLes Sagates
patrimoineLes Sarments
patrimoineLes Sycomores
patrimoineLes Terres Marines
patrimoineLes Vignes Vierges
natureLes Villas des Sarments
patrimoineLe Syracuse
patrimoineLe Village
patrimoineLe Village de la Madrague
patrimoineL'Île Heureuse
patrimoineL'Olympe
patrimoineLotissement Docteur Henri Mauriès
patrimoineLotissement Frédéric Mistral
patrimoineLotissement Les 4 Saisons
patrimoineLotissement Litorne
patrimoineLotissement Pons Salettes
patrimoineMarie-Jeanne
patrimoineMon Domaine
patrimoineMontée de la Voute
patrimoineMontée de l'Orange Douce
patrimoineMontée des Fleurs
patrimoineMontée des Oliviers
patrimoineMontée des Pins
patrimoineMontée des Vignes Vierges
natureMontée Privé des Cartelliers
patrimoinePassage de l'Issole
patrimoinePassage Poséïdon
patrimoinePlace de l’Albizzia
patrimoinePlace de Reyran
patrimoinePlace du Docteur Roux
patrimoinePlace Émile Désirat
patrimoinePlace Portalis
patrimoinePort de la Madrague
patrimoinePromenade Auguste Amic
patrimoinePromenade de la Rambla
patrimoinePromenade Donata
patrimoineProvence Parc
patrimoinePunta Marina
patrimoineQuai Gélu
patrimoineRampe Bâbord
patrimoineRampe Tribord
patrimoineRésidence La Bressado
patrimoineRésidence Les Lavandes
patrimoineRestanque de la Colline
patrimoineRestanque du Golf
patrimoineRond-Point Aqualand
patrimoineRond-Point Marro
patrimoineRoute de Bandol
patrimoineRoute de la Cadière
patrimoineRoute de la Calanque
patrimoineRoute de la Madrague
patrimoineRoute de Port d'Alon
patrimoineRoute du Port d'Alon
patrimoineRoute Privé du Deffend
patrimoineRue Alexandre Dumas
patrimoineRue Antoine Charras
patrimoineRue Auguste Rodin
patrimoineRue Chanoine Magloire Giraud
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Chapelle Prolongée
patrimoineRue de la Ciste
patrimoineRue de la Gourse
patrimoineRue de la Pilotine
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de l'Argens
patrimoineRue de l'Artuby
patrimoineRue de la Tartane
patrimoineRue des Cardalines
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Colibris
patrimoineRue des Haubans
patrimoineRue des Lentisques
patrimoineRue des Pétugues
patrimoineRue des Serins
patrimoineRue des Verdiers
patrimoineRue du Cap Saint Cyr
patrimoineRue du Clos Saint-Cyr
patrimoineRue du Jabron
patrimoineRue du Karité
patrimoineRue du Pointu
patrimoineRue du Verdon
patrimoineRue Félix Benet
patrimoineRue Félix Mayol
patrimoineRue Général Onofri
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Lamartine
histoireD'abord poète célébré — les Méditations poétiques le rendirent illustre à trente ans —, Alphonse de Lamartine (1790-1869) devint sur le tard un politicien redouté pour son éloquence. Élu député en 1833, il se fit connaître par des discours retentissants sur la question sociale : après la révolte des canuts lyonnais, il dénonça dans un discours resté célèbre « l'horrible volcan sur lequel l'industrie repose » — formule qui frappait les esprits mais agaçait une Chambre bourgeoise que ses envolées mystiques laissaient sceptique. Quand la Monarchie de Juillet s'effondre le 24 février 1848, Lamartine se retrouve, presque malgré lui, à la tête du gouvernement provisoire. Le lendemain, à l'Hôtel de Ville, une foule en armes exige que le drapeau rouge, symbole insurrectionnel, remplace le tricolore. Lamartine s'y oppose dans un discours improvisé qui reste l'un des grands moments d'éloquence du XIXᵉ siècle : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. » Chef de facto de la jeune République, il fit abolir l'esclavage dans les colonies et la peine de mort en matière politique — deux mesures dont l'écho dépasse largement son court passage au pouvoir. L'euphorie de février tourne court. La fermeture des ateliers nationaux, ces chantiers publics créés pour employer les chômeurs parisiens, déclenche en juin 1848 une insurrection ouvrière — les Journées de Juin — matée dans le sang par le général Cavaignac. Lamartine, débordé par des événements qu'il ne maîtrise plus, perd tout crédit auprès du peuple qui l'avait porté en triomphe quatre mois plus tôt. La chute est vertigineuse. À l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, celui qui avait proclamé la République ne recueille que 17 910 voix — 0,23 % —, humilié par Louis-Napoléon Bonaparte (5,4 millions de voix, 74 %). Dans son propre département de Saône-et-Loire, il n'obtient que 1 501 voix contre 27 121 pour Bonaparte. Sa carrière politique s'achève là, aussi vite qu'elle s'était imposée. Il retourne à la littérature et finit sa vie criblé de dettes, vendant sa plume au plus offrant pour survivre — lui qui, quelques décennies plus tôt, écrivait déjà dans L'Isolement son goût pour l'arrachement et la fuite : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Martin
patrimoineRue Roger Moutte
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Saint-Cyr Village
patrimoineSauf Service et Livraison
patrimoineSentier des Vignes
natureSentier du Défens
patrimoineSentier du littoral
patrimoineSentier du littoral de Saint-Cyr à Bandol
patrimoineSentier Littoral
patrimoineTerra Vinea
patrimoineTraverse de la Banette
patrimoineTraverse de la Mer Égée
patrimoineTraverse de la République
patrimoineTraverse de la Salle
patrimoineTraverse des Aulnes
patrimoineTraverse des Écoles
patrimoineTraverse des Frères Fabry
patrimoineTraverse du Cycas
patrimoineTraverse du Pas de Graine
patrimoineTraversée Flescher
patrimoineTraverse Fauvenargues
patrimoineTraverse Joseph Kessel
patrimoineTraverse Raimu
patrimoineVilla Borromées
patrimoineVillas Les Marquises
patrimoineVoie de la Peguière
patrimoineVoie des Costes Piches
patrimoine