Rues de Saint-Brevin-les-Pins
540 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Amiral Leray
patrimoineAllée André
patrimoineAllée Benjamin
patrimoineAllée Berthe
patrimoineAllée d'Alger
patrimoineAllée d'Altaïr
patrimoineAllée Damien Bouteau
patrimoineAllée Daniel Gilard
patrimoineAllée d'Antarès
patrimoineAllée de Capella
patrimoineAllée de Cassiopée
patrimoineAllée de Hoëdic
patrimoineAllée de Houat
patrimoineAllée de la Brévinière
patrimoineAllée de la Chevallerais
patrimoineAllée de la Colonie Saint-Michel
patrimoineAllée de la Guinerais
patrimoineAllée de l'Aisne
patrimoineAllée de la Javin
patrimoineAllée de la Jeunesse
patrimoineAllée de la Lavande
patrimoineAllée de la Loire
patrimoineAllée de la Meuse
patrimoineAllée de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Allée de la Prée de Mindin
patrimoineAllée de l'Argonne
patrimoineAllée de la Somme
patrimoineAllée de la Source
patrimoineAllée de la Tour Carrée
patrimoineAllée de l'Épeautre
patrimoineAllée de l'Erdre
patrimoineAllée de Mayenne
patrimoineAllée de Molène
patrimoineAllée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Allée des Agathes
patrimoineAllée des Aigues Marines
patrimoineAllée des Algues
patrimoineAllée des Alpes
patrimoineAllée des Anémones
patrimoineAllée des Bernaches
patrimoineAllée des Bouillons
patrimoineAllée des Bouleaux
patrimoineAllée des Bréquinets
patrimoineAllée des Camélias
patrimoineAllée des Charmes
patrimoineAllée des Charmettes
patrimoineAllée des Chaumes
patrimoineAllée des Chênes-Verts
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Cigales
patrimoineAllée des Colibris
patrimoineAllée des Coquelicots
patrimoineAllée des Coteaux
patrimoineAllée des Courlis
patrimoineAllée des Cygnes
patrimoineAllée des Cyprès
patrimoineAllée des Cytises
patrimoineAllée des Dahlias
patrimoineAllée des Déportés
patrimoineAllée des Druides
patrimoineAllée des Écureuils
patrimoineAllée de Sein
patrimoineAllée des Embruns
patrimoineAllée des Éparges
patrimoineAllée des Étangs
natureAllée des Étoiles
patrimoineAllée des Fougères
patrimoineAllée des Frênes
patrimoineAllée des Fusains
patrimoineAllée des Garennes
patrimoineAllée des Géraniums
patrimoineAllée des Glycines
patrimoineAllée des Goélands
patrimoineAllée des Grives
patrimoineAllée des Hirondelles
natureAllée des Hortensias
patrimoineAllée des Jasmins
patrimoineAllée des Jonquilles
patrimoineAllée des Lapins
patrimoineAllée des Lichens
patrimoineAllée des Lilas
patrimoineAllée des Lucioles
patrimoineAllée des Malfiches
patrimoineAllée des Marais
patrimoineAllée des Mélières
patrimoineAllée des Mimosas
patrimoineAllée des Moineaux
patrimoineAllée des Moissonneurs
patrimoineAllée des Mouettes
patrimoineAllée des Oeillets
patrimoineAllée des Ormeaux
patrimoineAllée des Pâquerettes
patrimoineAllée des Pensées
patrimoineAllée des Perdrix
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Pins
patrimoineAllée des Pins Maritimes
patrimoineAllée des Platanes
patrimoineAllée des Pleïades
patrimoineAllée des Pluviers
patrimoineAllée des Pyrénées
patrimoineAllée des Roitelets
patrimoineAllée des Roses
patrimoineAllée des Rossignols
patrimoineAllée des Soucis
patrimoineAllée des Tennis
patrimoineAllée des Troènes
patrimoineAllée des Turquoises
patrimoineAllée des Verveines
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natureAllée des Vosges
patrimoineAllée d'Orion
patrimoineAllée du 17 Mars 1945
patrimoineAllée du Bas-Maine
patrimoineAllée du Béa
patrimoineAllée du Blé Noir
patrimoineAllée du Bocage
patrimoineAllée du Boivre
patrimoineAllée du Cher
patrimoineAllée du Grand Traict
patrimoineAllée du Grand-Traict
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patrimoineAllée du Petit-Traict
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patrimoineAllée du Soleil Levant
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patrimoineAllée Guitteny
patrimoineAllée Hanneloup
patrimoineAllée Jean-Baptiste Lully
patrimoineAllée Jean Castenet
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patrimoineAllée Jean Mermoz
patrimoineAllée Joëlle
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patrimoineAllée Loic Caradec
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patrimoineAllée Marie-Agnès Peron
patrimoineAllée Marie-Antoinette
patrimoineAllée Marie-Louise
patrimoineAllée Marthe
patrimoineAllée Michel
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patrimoineAllée Stéfanie
patrimoineAllée Terpsichore
patrimoineAllée Testard de Marans
patrimoineAllée Urbain Pion
patrimoineAllée Verte
patrimoineAllée Yvonne
patrimoineAvenue Alain Colas
patrimoineAvenue Alexandre Bernard
patrimoineAvenue André Vien
patrimoineAvenue Anne-Marie de la Blotais
patrimoineAvenue Antoni Jo
patrimoineAvenue Arnaud de Rosnay
patrimoineAvenue Bertie
patrimoineAvenue Brizeux
patrimoineAvenue Bugel
patrimoineAvenue Caroline
patrimoineAvenue Cervantès
patrimoineAvenue Claude Rousseau
patrimoineAvenue d'Alsace
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patrimoineAvenue de Corsept
patrimoineAvenue de Gaël
patrimoineAvenue de la Bresse
patrimoineAvenue de la Brévinière
patrimoineAvenue de la Briançais
patrimoineAvenue de la Brière
patrimoineAvenue de la Briordais
patrimoineAvenue de la Cathelinière
patrimoineAvenue de la Chapelle
patrimoineAvenue de la Chênaie
patrimoineAvenue de la Combe des Bondres
patrimoineAvenue de la Côte d'Or
patrimoineAvenue de la Croix du Sud
patrimoineAvenue de la Duchesse Anne
patrimoineAvenue de la Forêt
natureAvenue de la Fouilleuse
patrimoineAvenue de la Guerche
patrimoineAvenue de la Haute Maillardière
patrimoineAvenue de la Hautière
patrimoineAvenue de la Lavande
patrimoineAvenue de la Lice
patrimoineAvenue de l'Allier
patrimoineAvenue de la Marne
patrimoineAvenue de la Michelière
patrimoineAvenue de la Prinais
patrimoineAvenue de la Sarthe
patrimoineAvenue de la Saulzaie
patrimoineAvenue de la Syrie
patrimoineAvenue de la Trêve
patrimoineAvenue de la Walkyrie
patrimoineAvenue de l'Égalité
patrimoineAvenue de Léon
patrimoineAvenue de l'Étoile Polaire
patrimoineAvenue de l'Ouche au Blé
patrimoineAvenue de l'Yser
patrimoineAvenue de Mindin
patrimoineAvenue de Nantes
patrimoineAvenue de Penthièvre
patrimoineAvenue de Pressigny
patrimoineAvenue de Saint-Nazaire
patrimoineAvenue des Barges
patrimoineAvenue des Bruyères
patrimoineAvenue des Buttes
patrimoineAvenue des Chardonnerets
patrimoineAvenue des Châtaigniers
patrimoineAvenue des Échaliers
patrimoineAvenue des Érables
patrimoineAvenue des Fosses
patrimoineAvenue des Frères Lumière
patrimoineAvenue des Genêts
patrimoineAvenue des Iris
patrimoineAvenue des Jardins
patrimoineAvenue des Lauriers
patrimoineAvenue des Maillardières
patrimoineAvenue des Mésanges
patrimoineAvenue des Mondrues
patrimoineAvenue des Nouelles
patrimoineAvenue des Pierres Couchées
patrimoineAvenue des Poilus
patrimoineAvenue des Sports
patrimoineAvenue des Sylphes
patrimoineAvenue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Avenue des Tourterelles
patrimoineAvenue des Vendéens
patrimoineAvenue des Vingt Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Avenue des Violettes
patrimoineAvenue de Tunis
patrimoineAvenue de Verdun
patrimoineAvenue de Vila
patrimoineAvenue Donatien Béché
patrimoineAvenue Donation Béché
patrimoineAvenue du 11 Novembre 1918
patrimoineAvenue du 8 Mai 1945
patrimoineAvenue du Bel Air
patrimoineAvenue du Bois
patrimoineAvenue du Bourgneuf
patrimoineAvenue du Champ de la Roche
patrimoineAvenue du Colonel Pénot
patrimoineAvenue du Commerce
patrimoineAvenue du Courtil-Rivaud
patrimoineAvenue du Gai-Matin
patrimoineAvenue du Grand Pré
patrimoineAvenue du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Avenue du Maréchal Juin
patrimoineAvenue du Maroc
patrimoineAvenue du Moulin Corbin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Avenue Dupetit Thouars
patrimoineAvenue du Pont Renaud
patrimoineAvenue du Port
patrimoineAvenue du Pré aux Belles
patrimoineAvenue du Président Roosevelt
patrimoineAvenue du Recteur Desclos
patrimoineAvenue du Rozay
patrimoineAvenue du Stade
patrimoineAvenue du Val Coquet
patrimoineAvenue du Val d'Or
patrimoineAvenue du Vieux Logis
patrimoineAvenue Édouard Branly
patrimoineAvenue Egazel
patrimoineAvenue Émile Turbé
patrimoineAvenue Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Avenue Françoise
patrimoineAvenue François II Couperin
patrimoineAvenue François Mercier
patrimoineAvenue François-René Chateaubriand
patrimoineAvenue Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Avenue Gabrielle
patrimoineAvenue Georges Brassens
patrimoineAvenue Georges Clemenceau
patrimoineAvenue Georges Rabier
patrimoineAvenue Guitton-Lainé
patrimoineAvenue Gustave Eiffel
patrimoineAvenue Gustave Lusseaud
patrimoineAvenue Guy Lafontaine
patrimoineAvenue Hélène
patrimoineAvenue Henri Baslé
patrimoineAvenue Jacques Cassard
patrimoineAvenue Jean
patrimoineAvenue Jean-Claude Brialy
patrimoineAvenue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Avenue Jeanne d'Arc
patrimoineAvenue Jean-Philippe Rameau
patrimoineAvenue Joseph Porcher
patrimoineAvenue Jules Rialland
patrimoineAvenue Jules Verne
patrimoineAvenue Julien Comte
patrimoineAvenue Julien Grellier
patrimoineAvenue Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Avenue Léa
patrimoineAvenue Louis Ferrand
patrimoineAvenue Marcel
patrimoineAvenue Maréchal Joffre
patrimoineAvenue Maurice Ravel
patrimoineAvenue Mélusine
patrimoineAvenue Mondain
patrimoineAvenue Pelletier d'Oisy
patrimoineAvenue Pierre Guillou
patrimoineAvenue Pierre Le Bloch
patrimoineAvenue Pierre Rolland
patrimoineAvenue Plantagenêt
patrimoineAvenue Racine
patrimoineAvenue Raffin
patrimoineAvenue Raymond Poincaré
patrimoineAvenue Robinson
patrimoineAvenue Roger
patrimoineAvenue Saint-Georges
patrimoineAvenue Saint-Hubert
patrimoineAvenue Théodore Botrel
patrimoineAvenue Thiers
patrimoineAvenue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Boulevard de l'Océan
patrimoineBoulevard Padioleau
patrimoineChemin de Briord
patrimoineChemin de derrière Grand'Ville
patrimoineChemin de derrière la Grand'Ville
patrimoineChemin de la Bridelais
patrimoineChemin de la Châtaigneraie
patrimoineChemin de la Croix Châtre
patrimoineChemin de la Culette
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de la Franchais
patrimoineChemin de la Gilardière
patrimoineChemin de la Grognais
patrimoineChemin de la Lambrossais
patrimoineChemin de la Marine
patrimoineChemin de la Maulevrais
patrimoineChemin de la Nicolerie
patrimoineChemin de la Rivauderie
patrimoineChemin de la Rollanderie
natureChemin de la Ruette
patrimoineChemin de la Virée Neuve
patrimoineChemin des Bois Écrignés
patrimoineChemin des Champs Carrés
patrimoineChemin des Gatinais
patrimoineChemin des Grandes Rivières
natureChemin des Grinchais
patrimoineChemin des Hislettes
patrimoineChemin des Longeais
patrimoineChemin des Marchais
patrimoineChemin des Parquais
patrimoineChemin des Passiflores
patrimoineChemin des Pinluettes
patrimoineChemin des Potences
patrimoineChemin des Poules Grises
patrimoineChemin des Prés Clos
patrimoineChemin des Roches Plates
patrimoineChemin des Rues
patrimoineChemin du Breneau
patrimoineChemin du Châtelais
patrimoineChemin du Coucou
patrimoineChemin du Faydreau
patrimoineChemin du Fief
patrimoineChemin du Fort-Aguet
patrimoineChemin du Grand Ruau
patrimoineChemin du Haut-Chemin
patrimoineChemin du Pas du Gu
patrimoineChemin du Pâtis de Villeneuve
patrimoineChemin du Plessis
patrimoineChemin du Reveau
patrimoineChemin du Rochaffais
patrimoineChemin du Serpillon
patrimoineChemin Marchand
patrimoineChemins de la Gamatais
patrimoineEsplanade Christian Massicot
patrimoineImpasse Alexis Maneyrol
patrimoineImpasse Arthémas
patrimoineImpasse Beauséjour
patrimoineImpasse Casa Bella
patrimoineImpasse Corneteau
patrimoineImpasse de la Bresse
patrimoineImpasse de la Carrière
patrimoineImpasse de la Courance
patrimoineImpasse de la Douverie
patrimoineImpasse de la Grande Ourse
patrimoineImpasse de la Mercellerie
patrimoineImpasse de la Muloterie
patrimoineImpasse de l'Aufrou
patrimoineImpasse de l’Héraudais
patrimoineImpasse des Abeilles
natureLes abeilles sont des insectes volants que l'on reconnaît au pelage (contrairement aux guêpes) qui recouvre leur abdomen zébré de jaune de et noir. Il y existe plus de 20 000 espèces différentes dans le monde, mais c'est l'abeille mellifère qui est la plus présente sur le sol européen. Elles butinent pour collecter du nectar, un liquide sucré qui dont elles se nourrissent et qu'elles utilisent pour faire des réserves sous forme de miel (d'où "mellifère"). En prélevant ce précieux nectar, leur corps se couvrent de poussière de pollen qu'elles transportent inconsciemment vers d'autres fleurs, contribuant au cycle de reproduction des plantes. Les abeilles sont précieuses : protégeons-les !
Impasse des Ajoncs
patrimoineImpasse des Amandiers
patrimoineImpasse des Barbadines
patrimoineImpasse des Blins
patrimoineImpasse des Bouvreuils
patrimoineImpasse des Cactus
patrimoineImpasse des Chênes des Marais
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Choysias
patrimoineImpasse des Couteillières
patrimoineImpasse des Doires
patrimoineImpasse des Émeraudes
patrimoineImpasse des Fûtreaux
patrimoineImpasse des Gabarres
patrimoineImpasse des Grandes Vignes
natureImpasse des Granits
patrimoineImpasse des Grenadilles
patrimoineImpasse des Grillons
patrimoineImpasse des Herbisses
patrimoineImpasse des Jachères
patrimoineImpasse des Libellules
patrimoineImpasse des Marais à la Prinais
patrimoineImpasse des Oliviers
patrimoineImpasse des Papillons
patrimoineImpasse des Piautres
patrimoineImpasse des Porteaux
patrimoineImpasse des Primevères
patrimoineImpasse des Roseaux
patrimoineImpasse des Sternes
patrimoineImpasse des Toues
patrimoineImpasse des Vallauderies
patrimoineImpasse du Bout de la Lande
natureImpasse du Briage
patrimoineImpasse du Champ Mulon
patrimoineImpasse du Château d'Eau
patrimoineImpasse du Feu Follet
patrimoineImpasse du Logis du Chalet
patrimoineImpasse du Père de Foucault
patrimoineImpasse du Seigle
patrimoineImpasse Egazel
patrimoineImpasse Hérault
patrimoineImpasse Jeanne d'Arc
patrimoineImpasse Jeanne de Rais
patrimoineImpasse Julien Grellier
patrimoineImpasse la Favorite
patrimoineImpasse Louis Blériot
patrimoineImpasse Mozart
patrimoineImpasse Paul Cézanne
patrimoineImpasse Pierre Le Bloch
patrimoineImpasse Quador
patrimoineImpasse Quinoa
patrimoineImpasse Raimbault
patrimoineImpasse Raymond
patrimoineImpasse Tout Grain
patrimoineImpasse Vénus
patrimoineLe Petit Bois
patrimoineLe Roiloup
patrimoineMoulin de la Guerche
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Passage
patrimoinePassage Brisolier
patrimoinePassage de la Ruette
patrimoinePlace Alexis Martel
patrimoinePlace Bougainville
patrimoinePlace De Lattre de Tassigny
patrimoinePlace de la Victoire
patrimoinePlace de l'Ermitage
patrimoinePlace d'Ouessant
patrimoinePlace du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Place du Ralliement
patrimoinePlace Henri Baslé
patrimoinePlace Hervé Ruello Kermelin
patrimoinePlace Pierre Hamel
patrimoinePlace René Guy Cadou
patrimoinePont de Saint-Nazaire
patrimoineRond-Point d'Ayent-Anzere
patrimoineRond-Point de la Motte Féodale
patrimoineRond-Point des Anciens Combattants d'Afrique du Nord
patrimoineRond-point du France
patrimoineRond-Point du France
patrimoineRond-Point du Normandie
patrimoineRond-Point René Brus
patrimoineRond-Point Santoméra
patrimoineRoute Bleue
patrimoineRoute de la Croix
patrimoineRoute de la Gendarmerie
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patrimoineRoute des Combergeries
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patrimoineRoute des Viviers Neufs
patrimoineRoute du Bel Air
patrimoineRue Albert Chassagne
patrimoineRue Alfred Durand
patrimoineRue Callisto
patrimoineRue Daniel Savary
patrimoineRue de Belle Sève
patrimoineRue de la Boisselée
patrimoineRue de la Caravelle
patrimoineRue de la Cathelinière
patrimoineRue de la Corbinais
patrimoineRue de la Forge
patrimoineRue de la Goélette
patrimoineRue de la Grenouillère
patrimoineRue de la Haute Lande
natureRue de la Lande Mouron
natureRue de la Morgeline
patrimoineRue de la Musse
patrimoineRue de la Nomluce
patrimoineRue de la Nonluce
patrimoineRue de la Petite Vallée
patrimoineRue de la Pierre Levée
patrimoineRue de la Quatretais
patrimoineRue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Rue de la Vallée
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de Pornic
patrimoineRue des Albizias
patrimoineRue des Célosies
patrimoineRue des Courtilets
patrimoineRue des Dolmens
patrimoineRue des Flettes
patrimoineRue des Frucheaux
patrimoineRue des Grands Bois
patrimoineRue des Ouchettes
patrimoineRue des Quatre Vents
patrimoineRue des Sableaux
patrimoineRue des Troislins
patrimoineRue de Talitha
patrimoineRue du Banc de Bilho
patrimoineRue du Bouvron
patrimoineRue du Châtelais
patrimoineRue du Général de Gaulle
patrimoineRue du Lieutenant Maurice Legris
patrimoineRue du Manioc
patrimoineRue du Pain Bénit
patrimoineRue du Pressoir
patrimoineRue du Sagittaire
patrimoineRue Henri Dardelin
patrimoineRue Jean-Baptiste Bernède
patrimoineRue Jean Fouché
patrimoineRue Jean Gernioux
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Louis Lavoix
patrimoineRue Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Caniot
patrimoine