Rues de Saint-Bonnet-de-Mure
184 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Croze
patrimoineAllée de la Sauvageonne
patrimoineAllée de la Serve
patrimoineAllée de l'Église
patrimoineAllée des Buissières
patrimoineAllée des Capucines
patrimoineAllée des Châtelaines
patrimoineAllée des Oiseaux
patrimoineAllée des Poètes
patrimoineAllée des Roses
patrimoineAllée des Tulipes
patrimoineAllée des Violettes
patrimoineAllée des Visitandines
patrimoineAllée du Grand Champ
patrimoineAllée du Lilium
patrimoineAllée George Sand
patrimoineAllée Jean-Jacques Rousseau
patrimoineAvenue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue de Chandieu
patrimoineAvenue de l'Hôtel de Ville
patrimoineAvenue du Gay
patrimoineAvenue Gaspard Monge
patrimoineAvenue Georges Bizet
patrimoineAvenue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Bois Granger
patrimoineChemin de Beaulieu
patrimoineChemin de Grange Haute
patrimoineChemin de la Châtaigneraie
patrimoineChemin de la Forêt
natureChemin de la Groa
patrimoineChemin de la Motte
patrimoineChemin de la Planta
patrimoineChemin de la Roche
patrimoineChemin de la Toussière
patrimoineChemin de la Volière
patrimoineChemin de Manissieux
patrimoineChemin de Mezely
patrimoineChemin de Miribel
patrimoineChemin de Puianglon
patrimoineChemin de Quincieu
patrimoineChemin de Reconfranches
patrimoineChemin des Ardillaux
patrimoineChemin des Bruyères
patrimoineChemin des Engrives
patrimoineChemin des Ferratières
patrimoineChemin des Pierres
patrimoineChemin des Sept Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin de Teyssin
patrimoineChemin du Bengali
patrimoineChemin du Bois Rond
patrimoineChemin du Branchu
patrimoineChemin du Chanay
patrimoineChemin du Chatenay
patrimoineChemin du Coprin Chevelu
patrimoineChemin du Couinaret
patrimoineChemin du Dix-Neuf Mars 1962
patrimoineChemin du Lyonnais
patrimoineChemin du Petit Chapulay
patrimoineChemin Sous La Cote
patrimoineClos des Cèdres Bleus
patrimoineImpasse Alphonse Daudet
patrimoineImpasse de la Comète
patrimoineImpasse des Airelles
patrimoineImpasse des Chevaliers
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Cottages
patrimoineImpasse des Épinettes
patrimoineImpasse des Framboisiers
patrimoineImpasse des Frênes
patrimoineImpasse des Frères Lumière
patrimoineImpasse des Gentianes
patrimoineImpasse des Magnanarelles
patrimoineImpasse des Peupliers
natureImpasse des Presles
patrimoineImpasse des Primevères
patrimoineImpasse des Rampaux
patrimoineImpasse des Templiers
patrimoineImpasse du Bélier
patrimoineImpasse du Matineau
patrimoineImpasse du Pré Camille
patrimoineImpasse du Pré Carré
patrimoineImpasse du Revolay
patrimoineImpasse du Verger
patrimoineImpasse Florian
patrimoineImpasse Gustave Moreau
patrimoineImpasse Isabella
patrimoineImpasse Joannès Marius Ferlet
patrimoineImpasse Le Clos des Sapins
patrimoineImpasse Philidor
patrimoineImpasse Rabatel
patrimoineImpasse Toulouse Lautrec
patrimoineLotissement le Clos Jean Bacconnier
patrimoineMontée du Château
patrimoineParvis de l'Hôtel de Ville
patrimoineParvis du Parc du Château
patrimoinePlace de l'Ancienne Mairie
patrimoinePlace de Plein Soleil
patrimoinePlace des Quatre Vents
patrimoinePlace du Paleyron
patrimoinePlace du Plâtre
patrimoinePlacette de l'Entente
patrimoineRoute d'Azieu
patrimoineRoute de Dormon
patrimoineRoute de la Fouillouse
patrimoineRoute de la Gare des Portes du Dauphiné
patrimoineRoute de Meyzieu
patrimoineRoute de Saint-Bonnet de Mure
patrimoineRoute de Toussieu
patrimoineRue Barthélémy Thimonnier
patrimoineRue Benoit Max
patrimoineRue Chante Margot
patrimoineRue Chante Merle
patrimoineRue Charles Marie Widor
patrimoineRue Charles Plagniard
patrimoineRue Colette
patrimoineRue de la Commanderie
patrimoineRue de la Forestière
patrimoineRue de la Fraternité
patrimoineRue de la Mésange
patrimoineRue de l'Ancienne Mairie
patrimoineRue de la Perdrix
patrimoineRue de la Pérouse
patrimoineRue de la Quadrette
patrimoineRue de l'Enclume
patrimoineRue de l'Entente
patrimoineRue de l'Horizon
patrimoineRue de Luyzine
patrimoineRue des 4 Fontaines
patrimoineRue des Alizés
patrimoineRue des Alouettes
patrimoineRue des Alpes
patrimoineRue des Érables
patrimoineRue des Fauvettes
patrimoineRue des Frères Lumière
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Lucioles
patrimoineRue des Maïs
patrimoineRue des Moineaux
patrimoineRue des Mouettes
patrimoineRue des Muguets
patrimoineRue des Mûriers
patrimoineRue des Quatre Vents
patrimoineRue du 11 Novembre 1918
patrimoineRue du Carré des Bois
patrimoineRue du Chardonneret
patrimoineRue du Croissant
patrimoineRue du Forgeron
patrimoineRue du Huit Mai 1945
patrimoineRue du Mollard
patrimoineRue du Mont-Blanc
patrimoineRue du Parc Alix
patrimoineRue du Parc aux Lièvres
patrimoineRue du Plâtre
patrimoineRue du Rossignol
patrimoineRue du Triévoz
patrimoineRue du Vercors
patrimoineRue François-Joseph Bietrix
patrimoineRue Hector Berlioz
patrimoineRue Jacques Vaucanson
patrimoineRue Jean-François Ligonnet
patrimoineRue Jean-François Veyret
patrimoineRue Jean-Henri Dunant
patrimoineRue Jean-Henri Fabre
patrimoineRue Joseph Cugnot
patrimoineRue Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Lavoisier
patrimoineRue Louise Labé
patrimoineRue Louise Michel
patrimoineRue Louis Jouvet
patrimoineRue Louis Pergaud
patrimoineRue Madame de Sévigné
natureRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Marius Berliet
patrimoineRue Michel Servet
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Olivier de Serres
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Philippe Chat
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue René Dumont
patrimoineRue Rosa Bonheur
patrimoineRue Tournebise
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Vie de Genas
patrimoine