Rues de Saint-Béron
86 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Avenue de la Gare
patrimoineAvenue du Borboillon
patrimoineChemin d'Attignat Oncin
patrimoineChemin de la Croix du Thy
patrimoineChemin de la Déserte
patrimoineChemin de la Girondière
patrimoineChemin de la Gourmandière
patrimoineChemin de la Millière
patrimoineChemin de l'Ancienne Carrière
patrimoineChemin de l'Ancienne Voie Sarde
patrimoineChemin de la Perche
patrimoineChemin des Bonnes
patrimoineChemin des Châtaigniers
patrimoineChemin des Contrebandiers
patrimoineChemin des Copettes
patrimoineChemin des Pêcheurs
patrimoineChemin des Promeneurs
patrimoineChemin des Renardes
patrimoineChemin des Roches
patrimoineChemin des Roses
patrimoineChemin des Roses aux Mâtres
patrimoineChemin des Soldats
patrimoineChemin du Bajat
patrimoineChemin du Bateau
patrimoineChemin du Bernerd
patrimoineChemin du Bert
patrimoineChemin du Boissard
patrimoineChemin du Borboillon
patrimoineChemin du Bouvier
patrimoineChemin du Champier
patrimoineChemin du Château d'Eau
patrimoineChemin du Châtelard
patrimoineChemin du Clayet
patrimoineChemin du Croibier
patrimoineChemin du Favre
patrimoineChemin du Grand Bois
patrimoineChemin du Gravend
patrimoineChemin du Loridon
patrimoineChemin du Marais
patrimoineChemin du Mignon
patrimoineChemin du Montcellier
patrimoineChemin du Mornet
patrimoineChemin du Neyton
patrimoineChemin du Pomarin
patrimoineChemin du Raclet
patrimoineChemin du Roti
patrimoineChemin du Val Fleuri
patrimoineChemin du Villard
patrimoineChemin Jean-Jacques Rousseau
patrimoineChemin Louis Mandrin
patrimoineImpasse de la Déserte
patrimoineImpasse de la Girondière
patrimoineImpasse de la Gourmandière
patrimoineImpasse de la Marbrerie
patrimoineImpasse de la Mâtre
patrimoineImpasse de la Rose Trémière
patrimoineImpasse de la Source
patrimoineImpasse des 4 Chemins
patrimoineImpasse des Lilas
patrimoineImpasse des Noyers
patrimoineImpasse des Plagnes
patrimoineImpasse des Roses
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse du Bettet
patrimoineImpasse du Lavoir
patrimoineImpasse du Petit Cevoz
patrimoineImpasse du Puits
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Sports
patrimoinePlace du Foyer Communal
patrimoinePlace Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Pont du Guiers
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