Rues de Saint-Benoît
609 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire de la Cabane
patrimoineAllée Alexander Bell
patrimoineAllée Bernard Oudin
patrimoineAllée Charcot
patrimoineAllée de Bois Fontaine
patrimoineAllée de Jappe-Chien
patrimoineAllée de la Calypso
patrimoineAllée de la Vanille
patrimoineAllée de la Vigne
natureAllée des Anciennes Serres
patrimoineAllée des Champs Ronds
patrimoineAllée des Champs Téneaux
patrimoineAllée des Cocos
patrimoineAllée des Cryptomérias
patrimoineAllée des Fauvettes
patrimoineAllée des Figuiers
patrimoineAllée des Helvelles
patrimoineAllée des Iris
patrimoineAllée des Mangoustans
patrimoineAllée des Manguiers
patrimoineAllée des Marnières
patrimoineAllée des Mésanges
patrimoineAllée des Palmistes
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Pinsons
patrimoineAllée des Pluviers
patrimoineAllée des Tamarins
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée des Troènes
patrimoineAllée des Verges
patrimoineAllée du 19 Mars 1962
patrimoineAllée du Coq Hardi
patrimoineAllée du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Allée du Nautilus
patrimoineAllée du Pen Duick
patrimoineAllée Fernand Hyvernat
patrimoineAllée Gustave Eiffel
patrimoineAllée Jean Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Allée Jean Monnet
patrimoineAllée Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Ancienne voie ferrée de Poitiers à Saint-Martin-l'Ars
patrimoineAncien Tronçon
patrimoineAvenue Champ de la Caille
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de Lorch
patrimoineAvenue des Grottes de Passelourdain
patrimoineAvenue des Hauts de la Chaume
patrimoineAvenue du 11 Novembre
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue François Mitterrand
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue Jean Monnet
patrimoineBasse Rue
patrimoineCalade de l'École
patrimoineChemin Abondance Les Jacques
patrimoineChemin Anais Grondin
patrimoineChemin André Barret
patrimoineChemin Arlanda
patrimoineChemin Babou Ramjane
patrimoineChemin Baptiste
patrimoineChemin Bartadeau
patrimoineChemin Bassin Bleu
patrimoineChemin Bassin Bleu (Sainte-Anne)
patrimoineChemin Beaumont
patrimoineChemin Beauvallon
patrimoineChemin Bellier
patrimoineChemin Blèmir
patrimoineChemin Boneré
patrimoineChemin Bougainvilliers
patrimoineChemin Bras Canot
patrimoineChemin Bras Fusil
patrimoineChemin Bras Madeleine
patrimoineChemin Bras Mussard
patrimoineChemin Cabanon
patrimoineChemin Camalon
patrimoineChemin Carreau Sirop
patrimoineChemin Carron
patrimoineChemin Chatel
patrimoineChemin Cité Moreau
patrimoineChemin Communal de l'Abondance
patrimoineChemin Communal Numéros 15 et 19
patrimoineChemin Créole
patrimoineChemin de Beaufond
patrimoineChemin de Beaufonds
patrimoineChemin de Ceinture
patrimoineChemin de Derrière les Murs
patrimoineChemin de Fondaumiere
patrimoineChemin de Gary
patrimoineChemin de Gennebry
patrimoineChemin de la Bézole
patrimoineChemin de l'Abondance
patrimoineChemin de la Borie
patrimoineChemin de la Borne au Beurre
patrimoineChemin de la Braudière
patrimoineChemin de la Cadoulière
patrimoineChemin de la Chapelle
patrimoineChemin de la Confiance
patrimoineChemin de la Convenance
patrimoineChemin de la Croix
patrimoineChemin de la Cure
patrimoineChemin de la Cybellerie
patrimoineChemin de la Fauquerie
patrimoineChemin de la Gare
patrimoineChemin de la Marine
patrimoineChemin de la Matauderie
patrimoineChemin de la Merigotte
patrimoineChemin de la Paix
patrimoineChemin de la Rampe des Chicots
patrimoineChemin de l'Ermitage
patrimoineChemin de l'Harmonie
patrimoineChemin de Ligne 440
patrimoineChemin de Lilet Danglas
patrimoineChemin de Mérigotte à Jappe Chien
patrimoineChemin de Piégut
patrimoineChemin de Raulet
patrimoineChemin Deroland
patrimoineChemin des Azalées
patrimoineChemin des Bleuets
patrimoineChemin des Cascavels
patrimoineChemin des Diamants
patrimoineChemin des Hirondelles
natureChemin des Jonquilles
patrimoineChemin des Lonjoies
patrimoineChemin des Martins
patrimoineChemin des Mouliniès
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin des Soeurs
patrimoineChemin de Tourris
patrimoineChemin de Tout Vent
patrimoineChemin de Varenne
patrimoineChemin du Cap
patrimoineChemin du Case
patrimoineChemin du Champ de la Caille
patrimoineChemin du Cimeau
patrimoineChemin du Cotrau Fleuri
patrimoineChemin du Cratère
patrimoineChemin du Grand Étang
natureChemin du Grand Rocfer
patrimoineChemin du Grand Roc Fer
patrimoineChemin du Petit Flée
patrimoineChemin du Petit Gué
patrimoineChemin du Petit Rocfer
patrimoineChemin du Petit Roc Fer
patrimoineChemin du Sartre
patrimoineChemin du Val Béni
patrimoineChemin Émile Jista
patrimoineChemin Évelyne Peyronel
patrimoineChemin Furcy Pitou
patrimoineChemin Gallias
patrimoineChemin Gallias les Hauts
patrimoineChemin Gazet
patrimoineChemin Goyaves
patrimoineChemin Grand Fond
patrimoineChemin Harmonie de Fondaumiére
patrimoineChemin Helvetia
patrimoineChemin Jacquemin
patrimoineChemin Jacques
patrimoineChemin Jean Robert
patrimoineChemin Lamandiere
patrimoineChemin Lamarque
patrimoineChemin Laporte
patrimoineChemin Latchimy
patrimoineChemin Lebeau
patrimoineChemin Leconardel
patrimoineChemin Leocadie
patrimoineChemin les Jacques
patrimoineChemin Maingard
patrimoineChemin Mandrin
patrimoineChemin Manès
patrimoineChemin Marc Boyer
patrimoineChemin Marianne
patrimoineChemin Millecols
patrimoineChemin Montjol
patrimoineChemin Morange
patrimoineChemin Natchan
patrimoineChemin Neuf de Beaufond
patrimoineChemin Oléry
patrimoineChemin Pêche
patrimoineChemin Pinguet
patrimoineChemin Piton Armand
patrimoineChemin Prévoisy
patrimoineChemin Rebua
patrimoineChemin Robespierre
patrimoineChemin Rural de la Borne au Beurre
patrimoineChemin rural de la Cadoulière à Smarves
patrimoineChemin Rural de la Gennebry à la RN 741
patrimoineChemin Rural de la RN 741 à Fontarnaud
patrimoineChemin Safer
patrimoineChemin Sainte-Marguerite
patrimoineChemin Sainte-Marguérite
patrimoineChemin Sévère
patrimoineChemin Sinamouny
patrimoineChemin Trente Mille
patrimoineChemin Vabois
patrimoineChemin Véry
patrimoineChemin Vidot
patrimoineChemin Zitto
patrimoineCité Amiral Bouvet
patrimoineCité Artisanale
patrimoineCité Daudenberger
patrimoineCité Denis Robert
patrimoineCité Duhal III
patrimoineCité Jacques Duclos
patrimoineCité Joseph Hubert
patrimoineCité Labourdonnais
patrimoineCité Ouvriere Beaufond
patrimoineCité Passelourdain
patrimoineCité Poivre
patrimoineCité Rotary
patrimoineCité Sarda Garriga
patrimoineCité Satec
patrimoineCité S.M.A
patrimoineCôte du Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Gare de St-Benoît
patrimoineGrand Rue
patrimoineHameau Clairs Matins
patrimoineImpasse Antoine Voltaire
histoireIssu de la bourgeoisie parisienne, François-Marie Arouet (1694-1778) fit de brillantes études chez les jésuites de Louis-le-Grand. Son pseudonyme Voltaire est l'anagramme d'Arovet L.J. — « Arouet le Jeune » — à une époque où u et v ne se distinguaient pas encore à l'écrit. Ses vers irrévérencieux contre le Régent lui valurent onze mois de Bastille en 1717, où il écrivit sa première tragédie et se choisit son nouveau nom. Un franc-parler récidiviste l'exila ensuite en Angleterre pendant trois ans, séjour décisif : il en revint transformé, avec une philosophie réformatrice de la justice et de la société inspirée du modèle anglais, et une défense ardente de la liberté d'expression. Rentré en France, il ne cessa dès lors de critiquer la guerre, le dogme chrétien et surtout la monarchie absolue de droit divin. Historiographe du roi en 1745, il entra à l'Académie française l'année suivante — mais ses écrits scandaleux (Zadig, 1747) le forcèrent à l'exil, d'abord chez Frédéric II à Berlin, puis en Suisse. En 1759, il s'installa à Ferney, village frontalier de la Suisse qui portera désormais son nom : il y accueillit toute l'Europe éclairée pendant vingt ans, devenant le « patriarche de Ferney », référence intellectuelle du siècle. La même année, il publia Candide, roman satirique où sa naïveté imaginaire dénonce le fanatisme, la guerre, l'esclavage et l'optimisme métaphysique de Leibniz — le fameux « Il faut cultiver notre jardin » qui clôt le livre. Avec ses pamphlets mordants, il se battit contre les injustices judiciaires : l'affaire Calas (protestant toulousain roué en 1762, réhabilité grâce à lui en 1765), l'affaire Sirven, l'exécution du jeune chevalier de La Barre. À chacun il opposa sa devise, signée à la fin de ses lettres : « Écrasons l'infâme » — l'infâme étant le fanatisme religieux. En 1778, à quatre-vingt-trois ans, il revint triomphalement à Paris après vingt-huit ans d'absence : la Comédie-Française l'acclama debout, la foule l'idolâtra. Il mourut trois mois plus tard. Refusé de sépulture chrétienne, enterré à la sauvette en Champagne, il fut transféré au Panthéon par la Révolution en 1791. Il y repose depuis, face à Rousseau — les deux frères ennemis des Lumières.
Impasse Armand Lebeau
patrimoineImpasse Bellevue
patrimoineImpasse Caron
patrimoineImpasse Citron
patrimoineImpasse de la Grand’ Maison
patrimoineImpasse de l'Eau Vive
patrimoineImpasse de l'Église
patrimoineImpasse des Caramboles
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Églantiers
patrimoineImpasse des Emeraudes
patrimoineImpasse des Lys
patrimoineImpasse des Moineaux
patrimoineImpasse des Pailles en Queue
patrimoineImpasse des Pelargoniums
patrimoineImpasse des Pensées
patrimoineImpasse des Roses de Bourbon
patrimoineImpasse des Vavangues
patrimoineImpasse des Vergnes
patrimoineImpasse du Miosson
patrimoineImpasse du Presbytère
patrimoineImpasse du Prieuré
patrimoineImpasse Émile Legros
patrimoineImpasse Hubert Barret
patrimoineImpasse Jean Huet
patrimoineImpasse Jean Marc Riviere
natureImpasse Leconte de Lisle
patrimoineImpasse Lee Fong Chi
patrimoineImpasse Luciano Lauret
patrimoineImpasse Marco
patrimoineImpasse Maurice Alagapin
patrimoineImpasse Napoleon Larisson
patrimoineImpasse Onésime Boyer
patrimoineImpasse Prévoisy
patrimoineImpasse Raphaël Cochard
patrimoineImpasse Rotrou
patrimoineImpasse Saint-Martin
patrimoineLotissement Amanda
patrimoineLotissement Amandine
patrimoineLotissement Badamier
patrimoineLotissement Baobab
patrimoineLotissement Castors 1
patrimoineLotissement Champack
patrimoineLotissement Chay Pack Thing
patrimoineLotissement Clotilda
patrimoineLotissement Clotilda Beaufonds
patrimoineLotissement Cotur 1
patrimoineLotissement Dalleau
patrimoineLotissement de Balmann
patrimoineLotissement de la Clinique
patrimoineLotissement de la Marine
patrimoineLotissement de l'Église 2
patrimoineLotissement de l'Evêché 1
patrimoineLotissement de l'Evêché 2
patrimoineLotissement du Cap (Sainte-Anne)
patrimoineLotissement Duhal 1
patrimoineLotissement Hubert (Bourbier Les Hts)
patrimoineLotissement la Canal
patrimoineLotissement la Pierre 2
patrimoineLotissement Le Canal
patrimoineLotissement le Clos Cascavels
patrimoineLotissement Le Grand Bleu
patrimoineLotissement le Poivre Vert
patrimoineLotissement les Benjoins
patrimoineLotissement les Castors 2
patrimoineLotissement les Clarisses
patrimoineLotissement les Letchis
patrimoineLotissement les Longanis
patrimoineLotissement les Orchidées
patrimoineLotissement Les Palmiers
patrimoineLotissement Les Petrels
patrimoineLotissement l'Oree
patrimoineLotissement Magnolia;Lotissement les Orchidées
patrimoineLotissement Mombolo
patrimoineLotissement Moreau
patrimoineLotissement Pierre 1
patrimoineLotissement Pignolet de Fresnes
patrimoineLotissement Riviere des Roches
natureLotissement Teyssèdre
patrimoineLotissement Tomi Bras Fusil
patrimoineN° 2 Bourbier Les Bas
patrimoineN° 2 Petit Saint-Pierre
patrimoinePasserelle de Saint Benoit
patrimoinePiste Forestière 3 de Takamaka
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de la Tour
patrimoinePlace de l'eglise
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l'Hôtel de Ville
patrimoinePlace des Érables
patrimoinePlace des Ordres Nationaux
patrimoinePlace des Résistants
patrimoinePlace Saint-Pierre
patrimoinePont de Gueydan
patrimoinePont de la Reine Jeanne
patrimoinePont du Bassin Bleu
patrimoinePont suspendu de la Rivière de l'Est
natureRadier du Bassin Bleu
patrimoineRésidence d'Artimon
patrimoineRésidence Europe
patrimoineRésidence Muscade
patrimoineRocade Ouest
patrimoineRond-Point des Plaines
patrimoineRoute d'Annot
patrimoineRoute de Braux
patrimoineRoute de Chalabre
patrimoineRoute de Flée
patrimoineRoute de Fontarnaud
patrimoineRoute de Gençay
patrimoineRoute de la Capelanie
patrimoineRoute de la Fontaine plus Haute
patrimoineRoute de la Matauderie
patrimoineRoute de Ligugé
patrimoineRoute de Mon Repos
patrimoineRoute de Nouaillé
patrimoineRoute d'Entrevaux
patrimoineRoute de Passe Lourdain
patrimoineRoute de Peyrefitte du Razès
patrimoineRoute de Poitiers
patrimoineRoute de Saint-Benoît
patrimoineRoute des Groges
patrimoineRoute des Plaines
patrimoineRoute des Plans
patrimoineRoute du Butor
patrimoineRoute du Cratère
patrimoineRoute du Petit Saint-Benoit
patrimoineRoute du Savelet
patrimoineRoute du Villard
patrimoineRoute Forestière Numéro 22 de Duvernay
patrimoineRoute Forestière Numéro 2 de Bébour au Bélouve
patrimoineRoute Imperiale
patrimoineRoute Nationale 2 Sainte-Anne
patrimoineRue Alain Colas
patrimoineRue Alain Savary
patrimoineRue Alexis de Villeneuve
patrimoineRue Amiral Bouvet
patrimoineRue Amodé Mogalia
patrimoineRue Ancienne Voie du Cfr
patrimoineRue André Duchemann
patrimoineRue Antoina Chauvet
patrimoineRue Auguste Brunet
patrimoineRue Auguste de Villèle
patrimoineRue Barthelemy Hoareau
patrimoineRue Benignia Faustin
patrimoineRue Benoite Boulard
patrimoineRue Benolle
patrimoineRue Bertin
patrimoineRue Blanche Jacquemin
patrimoineRue Capucines
patrimoineRue Champierre de Villeneuve
patrimoineRue Chatel
patrimoineRue Christophe Colomb
patrimoineRue Coq Hardi
patrimoineRue d'Artimon
patrimoineRue David Moreau
patrimoineRue de Beaulieu
patrimoineRue de Chantejeau
patrimoineRue de Feré Scubillion
patrimoineRue de Grande Maison
patrimoineRue de l'Abbé Chopin
patrimoineRue de la Berlonnière
patrimoineRue de l'Abreuvoir
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Chaume
patrimoineRue de la Claire Fontaine
patrimoineRue de la Futaie
patrimoineRue de la Goélette
patrimoineRue de la Marie
patrimoineRue de la Marine
patrimoineRue de la Matauderie
patrimoineRue de la Medoquerie
patrimoineRue de la Mer
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de l'Aqueduc
patrimoineRue de la Santa Maria
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de la Vallée
patrimoineRue de la Vallée Mouton
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Ermitage
patrimoineRue de l'Hermione
patrimoineRue de l'Ormeau Garreau
patrimoineRue de Magnac
patrimoineRue de Mauroc
patrimoineRue de Mérigotte
patrimoineRue de Naintre
patrimoineRue de Parigny
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
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natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
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natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
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histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
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