Rues de Saint-Beauzire
161 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de l’École
patrimoineAllée des Blés d’Or
patrimoineAllée des Bleuets
patrimoineAllée des Coquelicots
patrimoineAllée des Grillons
patrimoineAllée des Lilas
patrimoineAllée des Mésanges
patrimoineAllée des Moines
patrimoineAllée des Platanes
patrimoineAllée des Roses
patrimoineAllée des Vergers
patrimoineChemin chez Legay
patrimoineChemin Chez Legay
patrimoineChemin de Janade
patrimoineChemin de la Chade
patrimoineChemin de la Maison Rouge
patrimoineChemin de la Sandure
patrimoineChemin de Malintrat
patrimoineChemin de Sainte-Hélène
patrimoineChemin des Deux Bognes
patrimoineChemin des Pradeaux
patrimoineChemin du Champ des Treilles
patrimoineChemin rural de Gerzat
patrimoineChez Duportail
patrimoineDomaine de Bessier
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse de la Fourme
patrimoineImpasse de la Pommeraie
patrimoineImpasse de la Saussaie
patrimoineImpasse de la Vigne
natureImpasse des Chabonnes
patrimoineImpasse des Granges
patrimoineImpasse des Hortensias
patrimoineImpasse des Marronniers
patrimoineImpasse des Pradeaux
patrimoineImpasse du Breuil
patrimoineImpasse du Chabry
patrimoineImpasse du Château
patrimoineImpasse du Cimetière
patrimoineImpasse du Clos
patrimoineImpasse du Colombier
patrimoineImpasse du Commerce
patrimoineImpasse du Coteau
patrimoineImpasse du Four
patrimoineImpasse du Fousou
patrimoineImpasse du Muguet
patrimoineImpasse du Petit Cabanon
patrimoineImpasse du Stade
patrimoineImpasse Georges Brassens
patrimoineLa Chomette
patrimoineL'Arverne
patrimoineLe Quai
patrimoineLes Grands Champs
patrimoineLotissement des Dômes
patrimoineLotissement Le Coin des Moines
patrimoineLotissement Les Grands Champs
patrimoineLotissement Les Grands Espaces
patrimoineLotissement les Mésanges
patrimoinePlace de la Croix
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de l'église
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des 3 Sapins
patrimoinePlace des Sanchots
patrimoinePlace de Verdun
patrimoinePlace du Coudert
patrimoinePlace du Grand Pré
patrimoinePlace du Jardin
patrimoinePlace du Monument aux Morts
patrimoinePlace du Puits - Targnat
patrimoinePlace du Tilleul
natureRoute de la Violette
patrimoineRoute de Montferrand
patrimoineRoute de Targnat
patrimoineRoute de Vichy
patrimoineRoute du Bos
patrimoineRoute du Bosbomparent
patrimoineRoute du Panorama
patrimoineRue Blaise Pascal
sciences« L'homme est un roseau pensant », « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie »… Les Pensées de Blaise Pascal (1623-1662) sont un incontournable de la philosophie française. Le penseur y décrit la condition humaine avec une profondeur pénétrante qui laisse difficilement indifférent. Il voit en Dieu la réponse à la faiblesse de l'Homme, qui ne peut ni douter de tout ni tout savoir absolument — ce en quoi il s'oppose au rationalisme de Descartes, qu'il jugeait trop orgueilleux : pour Pascal, Dieu se sent « au cœur, non à la raison ». Toute son œuvre porte la trace d'une nuit fondatrice : le 23 novembre 1654, il vit une expérience mystique bouleversante qu'il note fébrilement sur un parchemin — le fameux « Mémorial » — cousu dans la doublure de son pourpoint et qu'il portera sur lui jusqu'à sa mort, à trente-neuf ans. Une brièveté qui n'aura empêché ni sa géniale carrière de mathématicien et de physicien, ni la révolution philosophique qu'il aura, en si peu de temps, laissée derrière lui. Inventeur à dix-neuf ans d'une machine à calculer — la fameuse Pascaline, ancêtre lointain de nos ordinateurs, voir l'image — Blaise Pascal fut aussi l'un des plus grands physiciens de son siècle. On lui doit notamment l'expérience du crève-tonneau : introduire dans un tonneau fermé un fin tuyau vertical de plusieurs mètres, puis le remplir d'eau. À partir d'une certaine hauteur, la pression exercée par la petite colonne d'eau du tuyau suffit à faire exploser le tonneau ! En 1648, il mit également son beau-frère à contribution pour gravir le puy de Dôme avec un baromètre au mercure, prouvant que la colonne baissait en altitude — preuve définitive de l'existence de la pression atmosphérique et démentant les cartésiens qui prétendaient que « la nature a horreur du vide ». C'est d'ailleurs en son honneur que l'unité internationale de pression s'appelle le pascal (1 hectopascal = 100 pascals) — celle-là même qu'affichent les baromètres et les bulletins météo. La pression correspond à une force par unité de surface. Qu'est-ce qu'une force, au fait ?
Rue Blanche de Castille
patrimoineRue de Cronveille
patrimoineRue de la Barrière
patrimoineRue de la Béate
patrimoineRue de la Combe
patrimoineRue de la Font
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Limagne
patrimoineRue de la Limagne Noire
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Malherbe
patrimoineRue de la Pereyre
patrimoineRue de la Reine Blanche
patrimoineRue de la Ria Reire
patrimoineRue de l'Horloge
patrimoineRue de Lussat
patrimoineRue de Pont-du-Château
patrimoineRue de Riom
patrimoineRue des 3 Cures
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue des Aubépines
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Dômes
patrimoineRue des Douves
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Floralies
patrimoineRue des Gages
patrimoineRue des Guelles
patrimoineRue des Lavandes
patrimoineRue des Littes
patrimoineRue des Marais
patrimoineRue des Marronniers
patrimoineRue des Moines
patrimoineRue des Ouches
patrimoineRue des Pins
patrimoineRue des Pradeaux
patrimoineRue des Quatre Vents
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Tisserands
patrimoineRue de Villevaud
patrimoineRue du Chabry
patrimoineRue du Champ de Garay
patrimoineRue du Charensat
patrimoineRue du Chavanial
patrimoineRue du Commerce
patrimoineRue du Couvent
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Four Banal
patrimoineRue du Général de Gaulle
patrimoineRue du Gensat
patrimoineRue du Grais
patrimoineRue du Levant
patrimoineRue du Maringot
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Pastre
patrimoineRue du Pérou
patrimoineRue du Pont Neuf
patrimoineRue du Presbytère
patrimoineRue du Rameau
patrimoineRue du Ruisseau
natureRue du Stade
patrimoineRue du Tarare
patrimoineRue du Trieur à Grains
patrimoineRue Émile Duclaux
patrimoineRue Fleurie
patrimoineRue Fromenteau
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Henri Mondor
patrimoineRue Jean Giraud dit Moebius
patrimoineRuelle de la Batteuse
patrimoineRue Louise Michel
patrimoineRue Lucie Aubrac
patrimoineRue Major Thibault Miloche
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Mayrand
patrimoineRue Michel Renaud
patrimoineRue Sainte Hélène
patrimoineRue Sainte-Hélène
patrimoineRue sous Couveau
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Square des Anciens Combattants d'Afrique du Nord
patrimoine